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Yves Alphé est le dirigeant actuel de la société de pompes funèbres Caritas Obsèques implantée à Orléans.

Yves Alphé

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Yves Alphé

Yves Alphé vous propose de découvrir différents aspects du monde du funéraire à travers articles et actualités sur le sujet.

https://yvesalphe.blogspot.com/
Décès d'un enfant : les démarches auprès des pompes funèbres, par Yves Alphé
14 sept. 2018
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Après la mort d'un enfant, les parents doivent, malgré leur intense douleur face à cette tragédie, trouver les meilleurs moyens pour organiser des funérailles en hommage à leur progéniture.

Pour ce faire, il faut tout d'abord trouver une société de pompes funèbres fiable et compréhensive, indique Yves Alphé. Parallèlement, le couple peut échanger et communiquer sur leur expérience de deuil afin d'aider à surmonter cette épreuve.

Le premier choix à faire, rappels par Yves Alphé

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Yves Alphé peut vous conseiller
Plusieurs choix s'imposent aux parents face à cette situation difficile. L'un des premiers à prendre en compte est le choix de l'inhumation (ou enterrement) ou bien de la crémation. Sans testament ni volonté exprimée du vivant de l'enfant, il est difficile d'opter pour l'un ou l'autre. De plus, les deux parents peuvent ne pas être d'accord sur laquelle des cérémonies funéraires choisir.

C'est notamment là que le conseiller funéraire, et plus généralement le personnel funéraire qualifié (comme Yves Alphé) intervient. En effet, il conseille, explique le déroulement de chacune de ces cérémonies, répond aux éventuelles interrogations souvent taboues sur la mort et l'organisation précise des funérailles…afin d'orienter les parents vers le choix qui leur semble le plus légitime en tenant compte de certains critères (croyances, budget, culture, passif…)

Les détails de la cérémonie

S'en suivent ensuite les détails concernant les obsèques de l'enfant. Prenons l'exemple du choix des fleurs : plusieurs couleurs sont possibles. Généralement, pour des obsèques "traditionnelles", l'on se tournera vers un choix de fleurs de couleur mauve ou blanche, indique Yves Alphé. Si les fleurs mauves sont symboliques de souffrance et tristesse, le blanc est cependant très souvent utilisé dans le cas du décès d'un enfant.

En choix floral, le blanc représente l'amour, la lumière, la spiritualité ou encore la pureté, des concepts proches de la relation parents-enfants ou de l'innocence propre à la petite enfance. Les tons pastels peuvent également être employés, conseille Yves Alphé. Par exemple, le bleu clair est associé au ciel et au paradis. Dans tous les cas, plusieurs combinaisons sont possibles et l'usage de couleurs légères vous permettra d'éviter les fautes de goûts. Enfin, les couleurs vives ne sont pas à bannir pour autant, rappelle Yves Alphé.

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Un exemple de cercueil pour enfant
Ainsi les tons orangés permettent de rappeler les tendres moments passés avec l'enfant tandis que le rouge, plus intense, représente l'amour et la vie et permettent de transmettre un message positif, précise Yves Alphé. Au niveau musical, il est possible d'opter pour des chants religieux si la cérémonie n'est pas laïque ou bien pour des morceaux que l'enfant affectionnait tout particulièrement, pour une cérémonie moins conventionnelle mais plus personnalisée pour le défunt.

 Autre aspect à prendre en compte : l'aspect du cercueil ou de l'urne (dans le cas d'une crémation). Nombreuses sont les possibilités qui s'offrent à vous en termes de formes, de couleurs, avec ou sans motifs…les pompes funèbres comme Caritas Obsèques d'Yves Alphé proposent de nombreuses variantes afin d'organiser un hommage le plus fidèle possible à l'enfant décédé.

 Enfin, vous pourrez également demander, dans le cas d'une inhumation, à ce que le corps de l'enfant soit accompagné d'un objet en particulier comme un bijou ou la peluche préférée de l'enfant. En effet, nombreux sont les défunts enterrés dans leur tenue vestimentaire préférée ou avec des objets qui leur étaient chers, rappelle Yves Alphé.
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Décès d'un enfant : comment choisir ses funérailles ? Conseils par Yves Alphé
07 sept. 2018
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La perte d'un être proche, quel que soit son âge, est toujours une étape difficile et douloureuse. Elle l'est encore plus lorsqu'il s'agit d'un enfant ou d'un nourrisson.

Dans un sens, le décès d'une jeune personne peut être considéré comme "injuste" ou "contre-nature" : en effet, rappelle Yves Alphé, la mort d'un enfant survient logiquement après celle de ses parents, une fois qu'il est adulte voire âgé. Face à cette situation dramatique, les parents se trouvent face à un double désarroi, explique Yves Alphé : la perte de leur enfant et que faire en conséquence?

La première des choses est d'organiser les obsèques de l'enfant à l'aide d'un bon opérateur de pompes funèbres.

Le choix des pompes funèbres, conseils par Yves Alphé


Le choc de la mort d'un enfant ou d'un nourrisson étant très lourd, les parents doivent pouvoir trouver du calme pour réfléchir au moyen d'organiser les funérailles de leur enfant. Aussi, pour des raisons pratiques, il s'avère pertinent de s'adresser à une société de pompes funèbres proche du domicile, conseille Yves Alphé.

En effet, les parents en deuil ont généralement plusieurs rencontres avec l'opérateur funéraire et pouvoir se rendre aux rendez-vous facilement et rapidement est alors essentiel. Cependant, l'aspect géographique ne fait pas tout.

La qualité de la prestation doit bien entendu être au rendez-vous. Pour ce faire, les parents peuvent consulter des témoignages d'autres familles sur Internet, des sites de notation de pompes funèbres ou demander conseil à un ou une proche ayant eu recours à telle ou telle société de pompes funèbres, précise Yves Alphé.

Le soutien psychologique adéquat

Le soutien face au deuil est très important, rappelle Yves Alphé
Le soutien face au deuil est très important, rappelle Yves Alphé

Les démarches funéraires peuvent être lourdes, voire incompréhensibles pour certains parents…un sentiment de trouble renforcé par le deuil de l'enfant. Les parents ne doivent donc pas hésiter à demander de l'aide, que cela soit à la famille ou aux amis pour les accompagner dans cette dure épreuve.

Par ailleurs, des professionnels peuvent également intervenir comme un psychiatre ou un psychologue, dont le métier sera d'analyser le comportement et les émotions suite au deuil de l'enfant pour permettre à la blessure psychologique de cicatriser. Il existe également des groupes de soutien face au deuil d'un enfant ou nourrisson, indique Yves Alphé, qu'ils soient de visu ou virtuels.

Il peut en effet être très difficile pour les parents, au moins durant les premières semaines voire les premiers mois qui suivent le décès de l'enfant, de s'adresser à un groupe de parfaits inconnus en face à face. La technologie moderne nous permet d'accéder à des groupes de paroles et de soutien sur le web, à travers des forums d'associations dédiés par exemple.

Chaque parent sera alors en mesure de trouver le soutien psychologique qui lui conviendra au mieux, explique Yves Alphé car se murer dans le silence n'est pas une solution. Il faut pouvoir exprimer ses émotions, partager son expérience pour extérioriser la douleur du drame.

Le soutien et l'aide pour les étapes des obsèques

Les professionnels du funéraire comme Yves Alphé sont également présents dans l'accompagnement de cette étape difficile en faisant le nécessaire pour procéder à des obsèques de l'enfant dans le respect de sa dignité et de ses proches, tout en permettant des funérailles personnalisées avec par exemple des musiques que l'enfant aimait particulièrement qu'il est possible de passer au cours de la cérémonie d'obsèques.

En effet, comme pour toutes funérailles, il incombe aux personnes les plus proches du défunt, en l'occurrence ici les parents de faire différents choix délicats, un enfant n'ayant généralement pas rédigé de testament préalable ni donné de directives concernant ses obsèques.
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Les étapes d'une crémation expliquées par Yves Alphé
31 août 2018



Si la pratique funéraire de la crémation était rarissime dans les années 80 (1% des services funéraires), elle s'est rapidement démocratisée si bien que presque un tiers des défunts se font incinérer dans l'Hexagone, voire 50% dans les grandes villes. Cependant, le sujet reste, tout comme la mort en général précise Yves Alphé, un sujet tabou. En effet, face à la perte d'un être proche ayant précisé de son vivant vouloir une crémation, de nombreuses familles se trouvent désemparées et se posent plusieurs questions. Yves Alphé, spécialiste du funéraire propose d'expliquer comment se déroule une crémation.

Le principe de la crémation expliqué par Yves Alphé

Comme son nom l'indique, la crémation consiste à "crématiser" ou incinérer un corps défunt, au lieu de l'inhumer. Le terme "crématiser" prend d'ailleurs de plus en plus d'ampleur car certains trouvent que le terme "incinérer" fait davantage référence aux déchets, précise Yves Alphé. A travers le processus funéraire de crémation, le corps est donc brûlé après avoir été placé dans un cercueil destiné à cet usage. Une fois la cérémonie de la crémation terminée, les cendres du défunt sont placées dans une urne ensuite donnée à la famille. Cette dernière peut alors faire le choix de disperser les cendres dans des lieux où cela est autorisé, ou placer l'urne dans le lieu cinéraire qu'est le columbarium.

C'est la société de pompes funèbres(comme celle d'Yves Alphé, Caritas Obsèques) qui est en charge d'organiser le processus de crémation qui va maintenant vous être expliqué plus en détails.

La cérémonie d’adieu et le dernier hommage

Comme pour toute pratique funéraire, la première étape est une cérémonie d'hommage envers le défunt qui se déroule dans le calme et le respect de la personne disparue. Celle-ci dure entre 30 et 45 minutes, la durée varie selon le nombre de convives ainsi que la façon dont le maître de cérémonie orchestre cette étape.

Plusieurs cas de figure se présentent alors : il peut, selon les volontés du défunt, s'agir d'une bénédiction religieuse (durant environ une demi-heure) en présence d'un professionnel religieux et se déroulant dans le lieu de culte correspondant. La cérémonie peut tout aussi bien être laïque, rappelle Yves Alphé. Dans ce cas, un moment de recueillement est également prévu mais en l'absence de tout signe religieux. Dans les deux cas, la cérémonie d'adieu peut se tenir dans les locaux du crématorium, une salle étant dédiée à cet effet. La société de pompes funèbres (ex : Caritas Obsèques, d'Yves Alphé) est en charge de la coordination des différents intervenants au cours de la cérémonie, qu'elle soit religieuse ou laïque.


Le déroulement de la crémation

Deux grandes étapes marquent le déroulement du processus de crémation précise Yves Alphé :

Premièrement le cercueil est placé, par le personnel du crématorium, dans le four où va se dérouler l'opération. Yves Alphé précise qu'une crémation dure entre une heure et demie et deux heures, selon la corpulence du corps crématisé. La température du four est initialement à 850°C mais peut monter ensuite jusqu'à 1000°C.

Durant ces 90 minutes (en moyenne), les proches du défunt sont amenés dans un salon de recueillement situé dans le crématorium. Ils n'assistent donc pas au processus de crémation. Dans certains crématoriums, les proches peuvent à travers une vitre voir le cercueil s'avancer vers le four mais cette demande a tendance à diminuer.

Cependant, un téléviseur est parfois présent dans la salle de recueillement et permet par exemple de retracer les moments importants de la vie de la personne disparue, via des photos ou vidéos fournies préalablement par la famille et les amis.

Une fois le corps et le cercueil crématisés, les os du défunt sont réduits en poudre via un pulvérisateur de cendres, explique Yves Alphé. Ces dernières sont ensuite placées dans une urne funéraire comprenant nom, prénom, dates de naissance et de décès de la personne concernée. L'urne est remise à la famille qui devra déclarer au crématorium le devenir des cendres (dispersion, inhumation…). Cependant, depuis 2008 il est interdit de conserver une urne cinéraire chez soi comme le précise la loi.




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Connaître le Jardin du Souvenir : explications par Yves Alphé
27 août 2018
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Dans le monde du funéraire l’on trouve plusieurs sites cinéraires, dont le Jardin du Souvenir. Ce dernier est concerné lorsque le défunt a été incinéré. Yves Alphé, expert du funéraire, vous propose de découvrir ce qu’est ce Jardin du Souvenir.

Définition du jardin du souvenir

Ce lieu funéraire est l’une des destinations possibles pour disperser les cendres d’un défunt ayant précédemment subi une crémation, indique Yves Alphé. Il se situe dans une aire de dispersion dédiée, au sein d’un cimetière d’une commune. C’est donc un véritable lieu de recueillement pour les proches endeuillés. Il s’agit donc d’un espace commun et libre de concessions.

Mode de fonctionnement

Cet espace de dispersion des cendres du défunt et de recueillement est relativement petit puisqu’il ne se compose que de quelques mètres carrés au sol. Toutefois, il fonctionne selon un mode opératoire bien précis. Après la crémation, l’urne funéraire est confiée à la personne ayant organisé les obsèques. S’en suit alors une cérémonie solennelle de dispersion des cendres que le responsable chargé des funérailles supervise.
L’urne est ouverte puis retournée pour permettre la dispersion des cendres indique Yves Alphé.

Cependant, une alternative encore méconnue existe, il s’agit du dispersoir. Dans ce cas de figure, l’urne cinéraire est légèrement différente car c’est son fond qui s’ouvre après intervention humaine. Le maître de cérémonie ouvre alors ce fond de l’urne et balance le bras pour répandre progressivement les cendres dans le jardin du souvenir.

Répandre les cendres du défunt dans un jardin du souvenir est une procédure quasiment gratuite. En effet, la commune peut exiger, une fois la demande de dispersion préalablement posée et acceptée, une somme entre 50 et 100 euros. Toutefois, la famille bénéficiera en retour d’une petite plaque contenant l’identité du défunt. Celle-ci sera destinée à être apposée là où les cendres auront été dispersées dans le jardin du souvenir, indique Yves Alphé, sur un petit support par exemple. Cela permet aux proches du défunt d’avoir un élément concret de recueillement. En effet, la dispersion des cendres diffère d’une inhumation dans le sens où il n’y a pas d’élément concret de recueillement.

Règlementation

Depuis le 1er janvier 2013, toute commune de plus de 2000 habitants est tenue de disposer d’un jardin du souvenir. Par ailleurs, la dispersion des cendres suit elle aussi une réglementation bien précise.

On ne peut par exemple pas disperser les cendres d’un défunt dans n’importe quel lieu public ni dans une propriété privée précise Yves Alphé. Que la dispersion se fasse sur un espace végétal ou minéral ou bien dans un réceptacle communautaire, celle-ci devra être signalée via l’inscription au registre du cimetière.

Une fois la dispersion dans le jardin du souvenir terminée, l’urne est ensuite déposée dans une case de columbarium. Elle peut également être inhumée dans une sépulture, indique Yves Alphé ou bien scellée dans une nécropole.
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Comprendre les funérailles laïques avec Yves Alphé
21 août 2018

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Si beaucoup de cérémonies funéraires sont réalisées selon une religion, indique Yves Alphé, cela n’est pas le cas de toutes. En effet, si la personne disparue ou la famille sont athées ou de religion différentes, les proches opteront davantage pour des funérailles laïques.

Que sont les funérailles laïques ?

On appelle aussi funérailles laïques obsèques républicaines ou civiles, précise Yves Alphé, fondateur et dirigeant de son agence de pompes funèbres.

Les funérailles laïques furent officiellement et légalement reconnues le 15 novembre 1887. En revanche, les communes éprouvaient parfois des difficultés à gérer les obsèques. Par conséquent, les proches endeuillés se tournaient soit vers des organismes religieux pour organiser les funérailles soit des sociétés privées de pompes funèbres. C’est en grande partie de là que proviennent les funérailles laïques, explique Yves Alphé. Depuis lors, les obsèques non religieuses n’ont de cesse de progresser.

A titre indicatif, on recensait 30%, soit presque un tiers de funérailles laïques en 2013 contre un quart seulement en 2008. Le choix d’une cérémonie funéraire laïque est d’ailleurs souvent indiqué lorsque le défunt avait de son vivant souscrit à une assurance prévoyance ou précisé ses dernières volontés dans un testament.

Une salle fournie gratuitement par la commune pour les funérailles laïques

Malgré la loi de 1887, les familles du défunt étaient souvent contraintes de faire appel à une société de pompes funèbres privées. L’évolution de la législation a permis de réduire le clivage entre ceux souhaitant des obsèques religieuses et ceux souhaitant des obsèques civiles. Ainsi, la loi de 2016 instituant des obsèques républicaines.

Concrètement, grâce à cette loi, les communes possédant une salle municipale adaptée peuvent la mettre, à titre gratuit, à disposition des proches du défunt pour d’une part organiser les funérailles et d’autre part de se recueillir et rendre hommage au défunt, rappelle Yves Alphé. Par ailleurs, cette loi récente permet également la présence d’un officier d’état civil lors des funérailles laïques : c’est lui qui va alors procéder à la cérémonie.

Enfin, sachez qu’il est également possible d’organiser des obsèques laïques au domicile-même du défunt. C’est alors le service des pompes funèbres qui sera chargé de la mise en bière.

Différences avec des obsèques religieuses

Lors d’obsèques religieuses (prenons l’exemple du catholicisme), la cérémonie se tient dans un lieu de culte bien précis, ce qui n’est évidemment pas le cas lors de funérailles laïques. Elle se tiendra dans une chambre funéraire à la place de l’église par exemple.

Ce cas de figure est utilisé pour les crémations, tandis que les inhumations ont directement lieu au cimetière. Cependant, tout comme des funérailles religieuses, nombreuses sont les façons de rendre hommage au défunt : lecture de textes, musiques, fleurs, bougies, recueillement… le maître de cérémonie sera quant à lui un officier de la mairie ou un salarié des pompes funèbres, et non un prêtre.

Ainsi, les proches en deuil peuvent bénéficier d’un large choix dans les éléments qui constitueront la cérémonie. L’accent n’est donc pas mis sur la foi mais sur les souvenirs du défunt.

Recueillement post-cérémonie

Suite à la cérémonie des obsèques, les proches peuvent ensuite se rassembler autour d’un repas ou une collation. Il représente la clôture définitive de la cérémonie, indique Yves Alphé, comme une « transition » vers le retour au monde des vivants. C’est également l’occasion pour les proches de renouer des liens interfamiliaux, se remémorer de bons souvenirs avec la personne disparue etc.
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Pourquoi appelle-ton un corbillard ainsi ? Réponse par Yves Alphé
31 juil. 2018

L'origine : un transport de marchandises

Il faut remonter au Moyen-Âge, plus précisément à Corbeil-Essonnes, en région parisienne, pour comprendre l'origine de ce terme, indique Yves Alphé. Il ne s'agissait à l'époque bien sûr pas d'une voiture mais d'un bateau du nom de "corbeillard".

Loin du côté funèbre qui est aujourd'hui associé au corbillard, le bateau corbeillard était un simple bateau de transport fluvial via la Seine. En effet, Corbeil-Essonnes était à cette lointaine époque un port qui recevait principalement du bois, des céréales ou du vin. Les corbeillards étaient alors chargés d'acheminer ces marchandises vers la capitale française.

La transformation en corbillard, explications par Yves Alphé

Ces bateaux se sont avérés extrêmement pratiques lors de l'épidémie de peste au XVIe siècle. Ils ont alors été réquisitionnés non plus pour de la marchandise mais pour transporter les cadavres victimes de l'épidémie.

En termes littéraire, "corbeillard" s'est transformé en "corbillard", l'on pense par analogie au petit du corbeau (que l'on associe souvent à la mort) qui se nomme "corbillat". Ce terme date de 1798. C'est d'ailleurs à cette époque que furent inventés les termes de "croque-mort" et "bière" pour désigner le cercueil, ajoute Yves Alphé.

L'évolution du corbillard

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Un exemple de corbillard hippomobile présenté par Yves Alphé
Le corbillard était en premier lieu destiné aux plus aisés, précise Yves Alphé et se présentait sous la forme d'une charrette à bras avant de devenir dès la période de la Renaissance un carrosse hippomobile. En revanche, le peuple non aisé devait se contenter d'une charrette basique voire du transport du cercueil à la main.

La Révolution française marqua un véritable tournant également dans le monde du funéraire, indique Yves Alphé : la voiture hippomobile fut démocratisée pour tous comme corbillard. C'était alors à l’Église que revenait le monopole des pompes funèbres. La démarcation gens aisés/peuple était encore présente : d'un seul cheval pour les plus pauvres à six chevaux pour les plus riches. C'est au début du XXème siècle que le corbillard devint motorisé. Tantôt chevaux, tantôt moteurs à explosion servait de source pour déplacer le corbillard.

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Exemple d'un ancien corbillard motorisé
Les premières obsèques à corbillard motorisé se déroulèrent à Chicago en janvier 1909. Puis, plus tard dans les années 1970, le corbillard hippomobile disparu en faveur du corbillard motorisé.

Le corbillard de notre ère : rappels par Yves Alphé

De nos jours, le corbillard pour le transport des défunts peut être scindé en deux véhicules ou un seul polyvalent et peut être équipé d'un compartiment réfrigéré (notamment pour les longues distances).

D'un point de vue réglementaire, le corbillard doit être homologué et disposer d'un numéro d'agrément. Il doit également s'équiper d'un catafalque (estrade pour supporter le cercueil).
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Le deuil, cette émotion encore mystérieuse, par Yves Alphé
24 juil. 2018

Comprendre ce qu'est le deuil

 

Rappelons d'abord que le terme même de "deuil" provient du latin "dolere" qui signifie souffrir. En effet, le deuil est une émotion négative pouvant s'exprimer par de la tristesse, mais aussi de la colère, de la culpabilité ou un sentiment d'injustice et parfois tous ces élément à la fois, précise Yves Alphé.

 Telle une plaie ouverte, le deuil va passer par un processus de cicatrisation. La cicatrice sera toujours présente mais la plaie beaucoup moins douloureuse. Mais attention : cela ne veut pas dire que le deuil signifie l'oubli. De plus, le deuil n'est jamais vécu de la même manière pour tout le monde, signale Yves Alphé : le chagrin ne peut se manifester qu'après quelques temps après le décès ou tout de suite après, la douleur peut submerger quelques mois après la disparition du proche, la période dite "de reconstruction" peut s'effectuer de manière plus ou moins longue…

Tous ces éléments dépendent du caractère de chacun, de son approche de la mort et du deuil et de sa relation avec la personne décédée, précise Yves Alphé.

Les derniers instants passés avec l'être proche, exemples avec Yves Alphé

Suivant la cause du décès et des derniers instants passés avec la personne concernée, le deuil sera totalement différent, explique Yves Alphé. Dans le cas d'une maladie incurable en phase terminale par exemple, les proches commencent déjà à faire leur deuil implicitement et communiquent en général plus facilement avec le proche malade qu'ils savent bientôt parti.
C'est en quelque sorte un "au revoir" du vivant de la personne malade. Toutefois, le dialogue concernant la mort avec une personne condamnée reste cependant encore très tabou, comme la mort elle-même, rappelle Yves Alphé.

Prenons un autre cas : suite à une violente dispute avec un de ses proches, une personne commet un suicide. Le proche en question ressentira une violente culpabilité car il se sentira responsable de l'acte suicidaire de la personne avec qui il s'était disputé. Dans ce type de deuil, colère et culpabilité sont deux émotions très fortes ressenties au cours du décès de l'être cher, indique Yves Alphé.

Enfin, dans le cas d'une mort accidentelle et soudaine (homicide, accident de la route, catastrophes naturelles…), c'est le sentiment d'injustice qui prendra le dessus. Les proches se poseront la question "pourquoi lui/elle?". Les derniers mots prononcés avec l'être disparu prennent là encore leur importance précise Yves Alphé : l'on ressentira une sorte de soulagement si l'on s'était confié au proche disparu alors que l'on se sentira coupable si les derniers instants passés n'étaient pas très positifs. Pourtant, si la mort est accidentelle, il faut arriver à se dire que les derniers instants passés ne sont pas liés au décès de la personne, afin de déculpabiliser dans le processus de deuil, précise Yves Alphé.

Une multitude de deuils

Il faut savoir qu'en matière de deuil, il existe en vérité une multitude de deuils. Tout dépend de la personne endeuillée, la personne disparue et leur relation. Ainsi, un conjoint perdant sa moitié perdra également le "nous" que constituait le couple et tout ce qui l'accompagne : la chaleur humaine, une oreille attentive, le besoin physique de serrer l'autre contre soi…d'autres considérations plus terre-à-terre sont à prendre en compte dans le deuil d'un conjoint dans un couple, précise Yves Alphé, surtout s'il y a des enfants : le décès d'un des parents peut chambouler le train de vie complet de toute la famille en raison d'un manque de ressources financières que cela induit. En d'autres termes, le décès d'un conjoint implique souvent une restructuration de la vie familiale (ex : déménagement, changement de poste professionnel, nouveau conjoint…) qui peut fondamentalement toucher l'enfant ou l'adolescent orphelin de son père ou de sa mère.

L'enfant face à la mort

C'est une question qu'Yves Alphé avait abordé lors d'un colloque spécialement dédié à ce sujet et dont vous pourrez retrouver la retranscription sur le blog Midilibre d'Yves Alphé. En effet, l'âge auquel survient le deuil chez l'enfant varie grandement selon l'âge de ce dernier. Il n'appréhendera en effet pas la mort de la même façon selon qu'il ait 3, 7 ou 10 ans par exemple.

Ainsi, avant l'âge de trois ans, indique Yves Alphé, l'enfant perçoit la détresse et les émotions de ses proches. S'il n'est déjà plus un nourrisson, il peut se mettre à rechercher, dans le cadre de la perte d'un proche, ce dernier. Il peut également vivre le deuil comme une absence prolongée, indique Yves Alphé, tout en ressentant la douleur des autres.

Jusqu'à l'âge de 6 ans, le décès est perçu par l'enfant comme quelque chose de réversible. Il peut alors vivre avec "un parent/frère/sœur imaginaire" en attendant le véritable retour de l'être disparu, indique Yves Alphé.

Le caractère irréversible de la mort n'est compris par l'enfant qu'à partir de 6,7 ou 8 ans (cela dépend des enfants et de l'éducation reçue). Il peut alors, du fait de son deuil, se sentir marginalisé voire "anormal". Il aura alors tendance à ne pas montrer ses émotions et poser peu de questions, indique Yves Alphé. Une attitude qui peut également s'accompagner par moments de réactions agressives et comportements de régression. Par ailleurs, l'enfant peut percevoir la mort comme contagieuse et peut avoir la crainte de l'attraper comme une maladie.

Enfin, rappelle Yves Alphé, après l'âge de 8 ans, l'enfant est en mesure de comprendre le sens de la vie et de la mort. Il a alors besoin de connaître les véritables causes du décès pour mieux faire son deuil. Il peut chercher à se protéger en masquant ses émotions ou en se confiant à quelqu'un d'extérieur à la famille comme un professionnel ou un bénévole afin d'exprimer son ressenti.
Voir l'article
Comprendre les soins palliatifs à domicile avec Yves Alphé
11 juil. 2018

Les soins palliatifs en général

De façon globale, les soins palliatifs sont destinés aux individus en fin de vie. Ils visent à minimiser la souffrance de la personne malade et de ses proches, aussi bien physique que psychologique. Il s'agit donc de traitements médicaux et paramédicaux. Ils ne visent pas à soigner la maladie mais à en atténuer les conséquences comme par exemple la déshydratation (surtout chez les sujets âgés) ou la diminution des défenses immunitaires.

Ces soins soulagent les douleurs physiques et psychologiques indique Yves Alphé.
Ces soins sont donc prodigués par des professionnels soignants. Si la personne concernée souffre d'une maladie en phase terminale comme un cancer, une sclérose en plaques ou encore le SIDA, elle peut bénéficier des soins palliatifs soit là où elle est hospitalisée (maison de retraite, clinique, hôpital) soit à domicile. Yves Alphé se concentre aujourd'hui sur ceux prodigués au domicile de la personne souffrante.

Déroulement à domicile, explications par Yves Alphé

Certaines personnes souhaitent quitter la vie à leur domicile et non dans une institution. Ce choix est tout à fait respectable puisque des soins palliatifs peuvent être prodigués à la personne en fin de vie, indique Yves Alphé. Le premier des symptômes à soulager est la douleur physique liée à la maladie/fin de vie.

Une équipe de soignants va donc s'assurer de prodiguer si nécessaires des médicaments sédatifs à base de morphine ou de cortisone en cas de problèmes respiratoires par exemple. La deuxième chose très importante à prendre en compte également est la douleur psychologique, précise Yves Alphé. Il est en effet aussi difficile pour la personne concernée que pour les proches (famille, amis, conjoint…) de se trouver dans une situation où la fin de vie est proche. Un accompagnement psychologique est donc proposé à domicile afin de lutter contre de possibles dépressions, des symptômes d'anxiété ou de regret. La dignité de la personne en fin de vie doit également être respectée, insiste Yves Alphé.

L'équipe soignante doit donc respecter le choix de rester à domicile pour l'individu en fin de vie et ne pas prodiguer de doses trop fortes de médicaments qui entraveraient la communication entre la personne et ses proches. Elle doit également être à l'écoute de la personne si cette dernière souhaite se confier ou n'a pas de proches à qui s'adresser. De façon globale, proches comme équipe soignante doivent montrer leur engagement auprès de la personne en fin de vie : communication orale mais également non-verbale.
L'on peut par exemple prendre la main de la personne, échanger des regards de sympathie, se montrer serein pour rassurer pendant ce moment difficile. Il faut savoir accepter la mort imminente sans laisser de regrets une fois que la personne sera décédée.

Les soins palliatifs, à fortiori à domicile (un lieu familier et en général plus chaleureux qu'un institut) sont donc là pour aborder le tabou de la mort, savoir y faire face, aussi bien pour la personne concernée que pour ses proches. Ces soins sont en quelque sorte une préparation pour le futur deuil, indique Yves Alphé.

Des aides accessibles

Contrairement aux soins palliatifs en institut, les soins dispensés à domicile requièrent une logistique particulière puisque le lieu de vie de la personne n'est à la base pas conçu pour les soins palliatifs. Il faut en effet faire venir les équipes soignantes, certains équipements médicaux, des médicaments et aliments adaptés etc. La personne malade est en droit de bénéficier d'aides financières via la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie).

Un autre organisme peut compléter les aides financières, informe Yves Alphé : il s'agit par exemple du Fnass (Fonds national d'action sanitaire et social). Par ailleurs, des bénévoles d'associations de malades peuvent également intervenir pour accompagner le proche en fin de vie. Enfin, les proches de la personne qui souhaitent rester à son chevet peuvent bénéficier d'un congé d'accompagnement.

Cependant, la demande doit être effectuée auprès de l'employeur au moins deux semaines avant le début du congé, être accompagnée d'un certificat médical et être envoyée par lettre recommandée. Ce congé peut durer trois mois maximum, indique Yves Alphé.

Enfin, le site Internet de la SFAP indique les différentes aides possibles de façon locale (ex : personnel comme l'auxiliaire de vie, fournisseurs d'équipements médicaux etc.)
Voir l'article
Être conseiller funéraire : explications par Yves Alphé
02 juil. 2018
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Yves Alphé vous explique en détails le métier de conseiller funéraire
 Vous souhaitez vous orienter vers le secteur du funéraire ? Plus précisément, vous aimeriez devenir conseiller funéraire ? Yves Alphé vous indique la formation à suivre (qu'il a lui-même suivie) afin de démarrer dans ce métier et comprendre les enjeux du secteur funéraire.

Les missions du conseiller funéraire

Comme son nom l'indique, le conseiller funéraire est là, au sein d'une agence de pompes funèbres, pour prodiguer des conseils et orienter les proches endeuillés lors d'un décès. Il va donc accompagner les familles en deuil par exemple en leur proposant des prestations d'obsèques dans le respect des volontés du défunt. Celles-ci peuvent avoir été exprimées par testament ou contrat obsèques, rappelle Yves Alphé.Il agit donc d'un point de vue psychologique (accompagnement et soutien aux proches en deuil), mais pas seulement.

Il intervient également d'un point de vue logistique car il aide les proches à choisir le déroulement de la cérémonie funéraire comme la musique, les discours… ainsi que les biens matériaux comme le cercueil, les fleurs, la décoration lors des funérailles). Enfin, le conseiller funéraire assure la partie administrative en effectuant les formalités nécessaire suite au décès d'un individu (ex : avis de décès dans la presse, autorisation de transport du corps, formulaires pour la mairie de la commune du décès...) C'est par exemple avec l'aide d'un conseiller funéraire que les proches pourront choisir une cérémonie religieuse correspondant aux croyances du défunt ou bien une cérémonie funéraire laïque, précise Yves Alphé.

Quelles qualités pour être conseiller funéraire ?

Tout d'abord, sachez que devenir conseiller funéraire n'est pas à la portée de tous, ne serait-ce que d'un point de vue psychologique. En effet, vous serez confronté à la mort tous les jours et à des proches dans le désarroi, rappelle Yves Alphé. Il est donc crucial de savoir faire preuve d'écoute et d'empathie au moment de recevoir les familles, tout en contenant ses émotions (maîtrise de soi) pour arriver à se détacher de la tristesse déjà présente chez les proches du défunt. Il faut savoir faire preuve également de discrétion et de calme pour pouvoir expliquer posément aux endeuillés les différentes démarches qui vont s'effectuer suite au décès.

Bien entendu, il convient de bien connaître le monde du funéraire pour savoir comment organiser les obsèques et ainsi l'expliquer aux proches de la personne disparue, rappelle Yves Alphé. Le sens de l'organisation est donc crucial pour les aspects logistique et administratif, ainsi que lors du discours présenté aux proches en deuil. En effet, ces derniers subissent une tragédie, et faire appel à un conseiller funéraire doit permettre de les aiguiller, les comprendre et les rassurer et non de les induire en erreur.

En résumé, le conseiller funéraire doit savoir faire preuve d'écoute, d'organisation, d'excellentes connaissances dans le domaine funéraire et disposer d'une faculté d'adaptation irréprochable, indique Yves Alphé. En effet, il sera confronté à des personnes différentes, des circonstances de décès différentes (maladie, accident, suicide…), des défunts allant d'un bébé à une personne âgée et adapter son discours en conséquence sans se laisser déborder par ses émotions. Enfin, il faut savoir se rendre disponible 24h/24 et 7j/7, un décès pouvant survenir à tout moment. Jours fériés et weekends sont également compris dans les jours de travail d'un conseiller funéraire pour la même raison.

Carrière et perspectives d'évolution

A ses débuts, le conseiller funéraire touche environ 1600€ brut mensuellement. Il est recruté par des services funéraires au sein d'une commune ou structure intercommunale (plusieurs communes regroupées).

Il exerce ainsi une fonction publique territoriale. Cependant, le nouveau conseiller funéraire peut par la suite évoluer vers des postes supérieurs s'il est recruté au sein d'une agence funéraire privée. Plusieurs années d'expérience permettent même de devenir gérant d'une agence de pompes funèbres et pourquoi pas fonder la leur, comme l'a fait Yves Alphé, gérant et fondateur de Caritas Obsèques à Orléans.

La formation à suivre pour être conseiller funéraire, rappels par Yves Alphé

Une formation est nécessaire pour prétendre au poste de conseiller funéraire. En effet, il faut suivre une formation à la fois théorique et pratique.

L'on peut suivre la formation requise au sein de plusieurs établissements, indique Yves Alphé : par exemple Effa, Ceficem ou encore CNFP. En termes d'horaires, il faut compter 140 heures de formation théorique. Cette théorie concerne l'hygiène, la sécurité ainsi que les aspects réglementaires du monde du funéraire ainsi que les aspects plus orientés psychologie comme le conseil.

Enfin, dans la théorie s'inscrivent également des heures consacrées à la connaissance des produits et prestations funéraires. La formation pratique s'effectue quant à elle au sein d'une société de pompes funèbres, indique Yves Alphé.

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Comprendre l'autopsie avec Yves Alphé
25 juin 2018

 

 

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Yves Alphé vous explique l'autopsie

Qu'est-ce qu'une autopsie ?

Une autopsie est une procédure médicale impliquant l'examen d'un défunt. Une autopsie est parfois appelée examen post-mortem. Le mot autopsie est dérivé du grec autopsía, qui signifie "voir de ses propres yeux", indique Yves Alphé.
Les autopsies sont effectuées par des pathologistes, des médecins qui ont reçu une formation spécialisée dans le diagnostic des maladies par l'examen des fluides corporels et des tissus.

Pourquoi une autopsie est-elle réalisée ?

Les autopsies sont effectuées pour diverses raisons, notamment pour déterminer la cause du décès si celle-ci n'est pas claire. Elle permet également de vérifier si les diagnostics cliniques sont corrects, d'évaluer l'efficacité d'un traitement médical ou chirurgical ou d' obtenir de l'information pour la famille sur d'éventuelles maladies héréditaires ou génétiques.

 L'autopsie, rappelle Yves Alphé sert également à des fins d'enseignement et/ou de recherche dans les hôpitaux universitaires, pour faciliter les enquêtes criminelles en cas de mort injustifiée et pour assurer la fermeture et rassurer les membres de la famille qui ont des questions sur le diagnostic ou le traitement. Les autopsies médico-légales sont une forme spécialisée d'autopsie avec des implications légales qui sont effectuées pour déterminer si un décès donné était un accident, un homicide, un suicide ou un événement naturel.

La réglementation de l'autopsie, rappels par Yves Alphé

Une autopsie peut être ordonnée par un coroner ou un médecin légiste s'il y a des circonstances suspectes entourant le décès. Des autopsies peuvent également être ordonnées, selon la juridiction, dans des circonstances spéciales, par exemple, si un décès survient chez une personne qui n'est pas sous traitement médical pour une condition connue, si un décès survient dans les 24 heures suivant l'admission à l'hôpital, ou si le décès survient pendant une intervention chirurgicale.

Si l'autopsie n'est pas ordonnée par le coroner ou le médecin légiste, les parents de la personne décédée doivent donner leur consentement pour qu'une autopsie soit pratiquée. La famille qui donne son consentement a également le droit de limiter la portée de l'autopsie, ce qui signifie qu'elle spécifie les organes ou les zones du corps qui peuvent être examinés ou non, indique Yves Alphé.

La procédure de l'autopsie

La procédure d'autopsie varie selon l'étendue et le but de l'examen. S'il n'y a pas de restrictions imposées par la famille, la plupart des autopsies standard consistent en un examen de la cavité thoracique, de la cavité abdominale et du cerveau.

Pour examiner les organes de la poitrine et de l'abdomen, le pathologiste pratique habituellement une incision en forme de Y ou de U à partir des épaules qui se rencontre au niveau du sternum (os du sein) et se poursuit verticalement jusqu'à l'os pubien. L'examen du cerveau s'effectue par une incision pratiquée à l'arrière du crâne d'une oreille à l'autre, indique Yves Alphé. Avant toute incision, l'autopsie commence par un examen physique complet de l'extérieur du corps, y compris la détermination de la taille et du poids.

Les cicatrices, incisions chirurgicales, plaies ou signes de lésions sur la peau sont également décrits. À des fins d'examen, les organes sont habituellement prélevés du corps. Le pathologiste peut peser les organes individuellement et disséquer (couper) le tissu pour rechercher des anomalies à l'intérieur des organes. Après que les organes sont vus à l'œil nu, de petits morceaux de tissu sont prélevés des organes pour un examen microscopique.

Les caractéristiques physiques et microscopiques de chaque tissu sont soigneusement décrites en détail. A la fin de l'autopsie, les incisions pratiquées dans le corps sont fermées. Les organes peuvent être rendus au corps ou être conservés à des fins d'enseignement, de recherche ou de diagnostic. L'exécution d'une autopsie n'interfère pas avec un service funéraire en cercueil ouvert pour permettre aux proches de faire le deuil, car aucune des incisions faites n'est apparente après que le corps a été préparé pour l'inhumation, précise Yves Alphé.

Que contient le rapport d'autopsie ?

Lorsque l'autopsie et toutes les études spéciales, y compris les cultures microbiennes et les tests de toxicité ont été réalisées, le pathologiste prépare un rapport détaillé, précise Yves Alphé. Ce rapport décrit les observations faites pendant la procédure d'autopsie et explique les résultats microscopiques et les résultats des études spéciales qui ont été faîtes.

Le rapport donne une liste des diagnostics médicaux et un résumé du cas, en mettant l'accent sur la corrélation entre les diagnostics cliniques et les résultats de l'autopsie.

À quelle fréquence les autopsies sont-elles effectuées ?

À partir des années 1950, les taux d'autopsie dans les hôpitaux ont commencé à chuter, passant d'une moyenne d'environ 50 % de tous les décès à 10 % à la fin des années 1990. Actuellement, les taux sont encore plus bas dans les hôpitaux non universitaires, indique Yves Alphé. De nombreux facteurs sont probablement responsables de la réduction des taux d'autopsie, y compris la croyance que la technologie diagnostique moderne rend obsolète l'examen post-mortem.

Cependant, de multiples études ont montré que les autopsies révèlent encore un certain nombre d'affections et de constatations importantes qui étaient auparavant inconnues et qui peuvent fournir des renseignements précieux aux médecins et aux proches de la personne décédé, précise Yves Alphé.
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Quand le funéraire rencontre l'écologie, par Yves Alphé
19 juin 2018
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L'écologie doit être prise en compte dans les obsèques, évoque Yves Alphé
Vous souhaitez enterrer l'être cher dans un éco-cercueil de laine ou voir les cendres de votre animal de compagnie se transformer en rosier ? Pour tout individu souhaitant un mode de vie plus vert, il est temps de commencer à penser à votre style de vie de mort aussi, indique Yves Alphé.

Il n'est pas facile d'écrire sur la mort d'un point de vue éthique et écologique. Certains lecteurs pourraient même être offensés par l'idée de la "Faucheuse verte". Mais avec une population mondiale de plus de sept milliards d'habitants et environ 150 000 décès par jour, il est temps que nous prenions les impacts environnementaux de la mort un peu plus au sérieux. En gardant cela à l'esprit, voici quelques conseils pour des funérailles plus vertes proposés par Yves Alphé :

Boules de récif de deuil

La crémation n'est pas une voie particulièrement durable, mais si c'est la voie que vous choisissez, pourquoi ne pas s'assurer que vos cendres sont transformées en quelque chose de bénéfique pour l'environnement ?
Yves Alphé prend l'exemple des récifs éternels, qui transforment les restes incinérés en récifs coralliens artificiels ou " boules de récif " pour soutenir la vie marine à un moment où les récifs traditionnels subissent une détérioration significative.

Éviter le gaz

Au-delà des cendres, une alternative à la crémation se présente sous la forme d'une résomation, qui utilise l'hydrolyse alcaline au lieu du feu pour décomposer chimiquement le corps, réduisant les émissions de gaz à effet de serre des funérailles d'environ 35%, indique Yves Alphé.
Le liquide stérile et sans ADN qui en résulte est renvoyé dans le cycle de l'eau tandis que les cendres osseuses qui l'accompagnent vont dans une urne pour les donner à leurs proches. Le processus doit être réglementé avant qu'il puisse avoir lieu, il est actuellement disponible dans certains États américains et la société attend les résultats d'une approche auprès des gouvernements européens.

Une urne biodégradable, présentation par Yves Alphé

En parlant d'urnes, Bios Urn a créé une urne fantastique, biodégradable, conçue pour accueillir une graine d'arbre. Une fois l'urne enfouie, l'arbre commence à pousser, puis l'urne se décompose, et finalement la structure entière devient une partie du sous-sol et de l'engrais pour l'arbre.

Les cercueils biodégradables : l'exemple du Royaume-Uni

La croissance rapide du marché des cercueils biodégradables va de pair avec l'augmentation du nombre de matériaux disponibles pour l'enfouissement.
En Grande-Bretagne, l'osier et le carton restent les alternatives les plus courantes, mais tout est maintenant utilisé, de la feuille de bananier et de la jacinthe d'eau au bambou. La laine est également de plus en plus populaire - Hainsworth, l'une des principales usines textiles du Royaume-Uni, a signalé une augmentation de 700 % de la demande pour ses cercueils en laine de 2011 à 2012.

Le choix du bois par Yves Alphé 

Exemple de cercueil à bois durable

 

Pour ceux qui veulent s'en tenir à des cercueils plus traditionnels, vous n'avez pas besoin de recourir à l'acajou, qui est souvent utilisé pour fabriquer des cercueils en bois haut de gamme malgré le fait qu'il provient d'un arbre de forêt pluviale en voie de disparition. Au lieu de cela, il est possible d'opter pour des cercueils en bois d'origine durable, composés de 80 % de déchets de bois et de 20 % de bois certifié FSC, avec une doublure en coton biodégradable.

L'importance des fleurs

Il est courant d'envoyer des fleurs aux personnes endeuillées, rappelle Yves Alphé. Bien que ce geste soit réfléchi, les fleurs coupées exercent une influence environnementale élevée. Une option consiste à demander une option " au lieu de fleurs " lors de vos funérailles, les dons allant plutôt à un organisme de bienfaisance écologique de votre choix.

Même sans demande spécifique, rien n'empêche les amis et la famille d'envoyer une alternative à un arrangement floral : une plante ou un arbre qui vivra ; un bon de soins personnels pour quelqu'un en deuil ; ou quelque chose de pratique comme prendre quelques repas pour les personnes endeuillées - à un moment si difficile, de petits gestes de solidarité peuvent faire toute la différence.
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Yves Alphé vous explique comment entretenir une sépulture
29 mai 2018

Comment entretenir une sépulture correctement? Réponse par Yves Alphé

Après l'inhumation d'un défunt, l'on peut continuer à honorer sa mémoire de diverses façons indique Yves Alphé : repensez aux bons souvenir que l'on avait avec le proche, venir poser des fleurs sur sa tombe, prendre soin de ses biens, gérer les aspects administratifs de sa disparition etc. Une autre des manières de rendre hommage au défunt et d'entretenir sa sépulture régulièrement. Il est bien sûr possible de faire appel à un professionnel du funéraire pour cette tâche, rappelle Yves Alphé. Cependant, sachez qu'il est tout à fait possible de le faire vous-mêmes. Vous économisez ainsi le prix de la prestation et rendez un hommage plus proche à la personne que vous aimiez.

Les matériaux des sépultures

Il en existe différentes sortes, qu'Yves Alphé va vous présenter maintenant, avec chacune leurs particularités. Tout d'abord, nous avons les pierres peu poreuses que l'on qualifie aussi de "pierres dures". En majorité parmi les sépultures récentes, elles sont très résistantes et généralement noires, brunes et tachetées. Les marbres qui sont dans la plupart des cas en font partie mais sont moins résistants. Viennent ensuite les pierres poreuses, indique Yves Alphé, qualifiées de "tendres". Généralement dans les tons beiges, roses ou gris, elles ne prennent pas le poli et s'altèrent plus facilement. Il existe aussi des fausses pierres.

Dans ce cas-là, ce sont des graviers en pierre qui sont enchâssés dans du ciment coloré qui donnent l'impression de pierre authentique, explique Yves Alphé. Les métaux font eux aussi partie intégrante des sépultures avec les ferreux comme le fer forgé ou la fonte, les cuivreux avec le bronze et le laiton et parfois le plomb. Yves Alphé rappelle que certaines sépultures contiennent la photo de la personne disparue. Le cadre est généralement en céramique c’est-à-dire de la terre cuite ou des porcelaines émaillées. Parfois même l'on peut trouver des vitraux sur les sépultures, soit des associations de verres pour un aspect plus coloré et maintenu par un châssis en métal ferreux, indique Yves Alphé.

L'eau : mise en garde par Yves Alphé

Principale cause de dégradation des sépultures à cause de la pluie ou du nettoyage par les responsables des cimetières, l'eau provoque des dommages mécaniques sur des pierres endommagées.

Par ailleurs, elle apporte des sels minéraux aux pores de la pierre. Ces sels se déposent alors sous forme d'efflorescences lors de l'évaporation, comme l'explique Yves Alphé. L'eau peut également être à l'origine d'apparition de tâches ou de destruction des peintures des vitraux et émaux des céramiques photographiques (photo du défunt sur la sépulture comme abordé précédemment avec Yves Alphé). Elle participe également au phénomène de corrosion des métaux, la rouille des métaux ferreux en étant le parfait exemple. Enfin, algues, mousse et lichens sont largement favorisés dans leur pousse par une présence hydraulique.

Comment intervenir pour prendre soin d'une sépulture?

Vous pouvez pulvériser du biocide (trouvable dans le commerce) à base d'ammonium quaternaire. La pulvérisation devra se faire par temps sec avec 2-3 applications espacées de 24 heures. Dans le cas de la présence de végétaux, il vous faudra les brosser à secs une fois qu'ils se seront desséchés. Le traitement se renouvelle généralement tous les deux ans, rappelle Yves Alphé.

Dans le cas de la présence de lierre, ne surtout pas l'arracher ! Il faut le couper à la base des racines et renouveler cette opération jusqu'à la mort du végétal. Pour la mousse, un simple grattage à sec via une spatule en bois ou en plastique suffit.

Intervention de spécialistes

Dans certains cas, l'intervention de spécialistes pour l'entretien de sépultures s'avère indispensable, informe Yves Alphé. Par exemple, lors de l'accumulation de croûtes noires ou grises sur la sépulture fortement adhérentes au support et localisées dans les zones abritées de la pluie. Dans le cas d'éclatements de pierre, l'intervention d'un spécialiste sera requise aussi, indique Yves Alphé. Ces éclatements sont le résultat de pressions internes liées à l'augmentation de volume d'éléments internes métalliques.

La pierre peut également se désagréger avec le détachement de grains individuels ou, plus gros, d'agrégats. Les métaux ainsi que les sculptures en métal peuvent subir de la corrosion. Les vitraux peuvent eux aussi être endommagés (cassure ou dessertissage). Dans ces deux cas aussi, l'appel à un professionnel s'avèrera nécessaire, expose Yves Alphé.

Les conseils d'entretien de sépultures d'Yves Alphé

Plusieurs astuces vous permettront d'éviter les dommages causés aux sépultures de vos proches décédés au fil du temps. Tout d'abord, rappelle Yves Alphé, n'utilisez jamais d'eau de Javel car elle attaquerait la pierre et les minéraux. Même le meilleur des rinçages ne saurait réparer les dégâts causés sur la sépulture par la Javel, informe Yves Alphé. La brosse métallique est également proscrite car elle crée des rayures sur la pierre.

Cette dernière peut également souffrir d'une eau sous pression (phénomène de désagrégation) dont l'usage est donc fortement déconseillé. Yves Alphé vous a parlé des choses à ne pas faire pour ne pas endommager la sépulture. Voici maintenant les conseils des choses à faire pour bien l'entretenir. Enlever régulièrement les feuilles mortes (en particulier en période automnale) et les débris végétaux (exemple : plantes mortes), dépoussiérez à l'aide d'une balayette (et non d'une brosse métallique trop agressive comme expliqué par Yves Alphé). Nettoyer également sous les jardinières et les plaques commémoratives.

Pour le nettoyage à l'eau, le faire à l'eau douce et à la brosse douce. Au niveau de la régularité, le traitement s'effectue tous les deux ans environ et de préférence au printemps. Cependant, nombreux sont les individus qui viennent entretenir les sépultures au cours de la Toussaint, indique Yves Alphé, puisqu'il s'agit de la fête des morts. Sachez qu'il existe également des services d'entretien de sépulture à distance si vous n'êtes pas en mesure de vous déplacer pour le faire.
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Frais des obsèques : comment faire face ? Conseils par Yves Alphé
26 mars 2018
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Le coût des obsèques peut s'avérer problématique, rappelle Yves Alphé


La perte d’un proche est un évènement tragique auquel on ne s’attend pas forcément. Outre la douleur psychologique engendrée par le processus de deuil, des questions d’ordre administratif et financier se posent : en effet, quelles sont les démarches à effectuer suite à un décès et comment honorer le défunt par des obsèques convenables et faire face au financement de celles-ci ?

Lors du premier article de son blog, Yves Alphé vous avait expliqué les démarches administratives à effectuer en cas de constat de décès d’une personne, proche ou non, que le décès ait lieu à domicile, à l’hôpital, dans un lieu public…
Voyons aujourd’hui avec le fondateur et directeur de Caritas Obsèques, agence de pompes funèbres orléanaise comment il est possible de trouver des aides financières pour payer les obsèques.

Combien coûtent les obsèques ?

C’est une question dont la réponse est en vérité très variable. Cela dépend de la société de pompes funèbres, cela dépend du cercueil, du type de fleurs, du nombre de faire-parts…en d’autres termes, explique Yves Alphé, le prix des obsèques est extrêmement variable. Toutefois, on l’estime en moyenne entre 3000 et 4000 euros, ce que certaines familles ont du mal à financer.

Rendre hommage au défunt, une démarche cruciale rappelle Yves Alphé

Afin de pouvoir faire ses adieux, rendre un dernier hommage à la personne disparue et faire son deuil du mieux possible, il est essentiel de permettre des obsèques propres au défunt et soignées pour mieux vivre la tragédie.
En effet, un enterrement « low-cost » peut ne pas convenir à certaines familles qui n’ont, pour des raisons financières, pas le choix, mais qui au final finissent par ressentir de la culpabilité à l’idée d’avoir fait réaliser des obsèques à bas prix. Si cette démarche n’influe certes pas sur le défunt, elle influe cependant sur les proches pour qui le deuil devient encore plus difficile à effectuer, indique Yves Alphé.

Aides au financement des obsèques, plusieurs solutions

Les biens du défunt

Si les obsèques peuvent coûter une certaine somme, il faut savoir que plusieurs solutions existent pour parvenir à réunir les fonds nécessaires. Il est par exemple possible de revendre les biens du défunt. Ainsi, légalement parlant, si le compte bancaire du défunt est créditeur alors il est possible de prélever jusqu’à 5000 euros sur celui-ci depuis l’organisme bancaire.

Le rôle des assurances et contrats de prévoyance

Les contrats de prévoyance comme chez Caritas Obsèques fondé par Yves Alphé permettent aux gens en fin de vie d'alléger financièrement leurs proches pour les obsèques.

 

Le proche disparu peut également avoir, préalablement à son décès (pensons aux personnes en fin de vie) souscrit à une assurance-vie, une assurance-décès ou une assurance obsèques. Par exemple, la société d’Yves Alphé Caritas Obsèques, permet à quiconque de souscrire à un contrat obsèques via lequel la personne peut régler à l’avance ses obsèques et alléger le poids financier risquant de peser sur les proches au moment des funérailles.

Les aides de la commune, rappels par Yves Alphé

Autre alternative : les descendants non solvables peuvent bénéficier de la gratuité des frais d’obsèques grâce à la commune du lieu de décès. Toutefois, cette procédure n’est applicable que lorsque l’on peut justifier de revenus nuls ou modestes. En termes administratifs, il faut s’adresser à la mairie pour effectuer la demande d’exonération. C’est d’ailleurs la mairie qui sera maître de décider l’organisme de pompes funèbres mandaté pour effectuer les obsèques, indique Yves Alphé.

Les aides octroyées par différents organismes

La Sécurité Sociale joue également un rôle dans la participation financière aux obsèques : la famille endeuillée peut bénéficier d’un « capital décès » dans le cas où le proche décédé travaillait, était en recherche d’emploi ou titulaire d’une pension d’invalidité.
La demande devra se faire auprès de la Caisse primaire d’assurance maladie dans les deux années qui suivent le décès.

Autre organisme à prendre en compte, rappelle Yves Alphé : la caisse d’assurance retraite. 
Si la personne décédée était à la retraite et en recevait une pension, alors une aide peut être accordée aux proches en deuil. La demande de remboursement est alors mise en œuvre auprès de la caisse nationale d’assurance vieillesse. L’allocation est variable mais n’excède pas les 2287 euros. Enfin, indique Yves Alphé, d’autres aides sont également disponibles pour les familles endeuillées.

Citons par exemple la CAF qui peut vous faire bénéficier de 700 euros, à condition d’avoir au moins un enfant à charge.

Le financement participatif en ligne

Pour ceux et celles vivant dans la capitale, sachez que le site web des services funéraires de la ville de Paris dispose d’un « espace mémoire ». Il s’agit d’une plateforme numérique permettant à chacun de créer une cagnotte en ligne pour financer les funérailles de la personne disparue. C’est le principe du financement participatif, explique Yves Alphé. Le site propose également des aides en termes de logistique, comme le fait une agence de pompes funèbres (comme Caritas Obsèques) pour faciliter les démarches des proches touchés par le deuil. Ceci peut concerner les fleurs, envois de faire-part, livret de condoléance interactif etc.

Enfin, si vous avez la charge du financement des funérailles d’un parent au titre de l’obligation alimentaire, l’argent engagé est déductible du montant imposable de l’année en cours, précise Yves Alphé.
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Yves Alphé : découvrons les rites funéraires au Japon
13 févr. 2018
Aujourd’hui, Yves Alphé vous propose de découvrir des rites funéraires bien différents de ceux pratiqués en France avec un zoom sur le Japon.

L’incinération quasi-obligatoire

Les croyances religieuses de la plupart des Japonais sont une combinaison du bouddhisme et du shintoïsme. Mais plus de 90% des funérailles au Japon sont organisées selon le bouddhisme.

L'estimation faite par l'Agence statistique japonaise en mars 2012 a montré que le Japon a une population de 127 650 000 habitants. Le pays n'a qu'une superficie de 377 873 kilomètres carrés. Compte tenu de ces deux éléments, il n'est pas étonnant que presque tous les défunts du Japon soient incinérés.

Après la mort se tient une cérémonie appelée "Eau du dernier moment" ou "Matsugo-no-mizu" et où les lèvres du défunt sont humidifiées avec peu d'eau. La plupart des Japonais ont un sanctuaire domestique.
Après la mort, le sanctuaire est fermé et recouvert d'un morceau de papier blanc. Il est fait pour éloigner les esprits impurs de la mort. Les Japonais appellent ça Kamidana-fuji. Une petite table est placée à côté du lit avec le défunt. Sur cette table sont placés fleurs, de encens et bougie. Certaines personnes mettent un couteau sur la poitrine du défunt dans le but de le défendre des mauvais esprits.

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Un cimetière japonais typique, présenté par Yves Alphé

Indications des procédures par Yves Alphé

La famille du défunt informe alors cousins et amis. Pour signaler un décès, la famille met une lanterne en papier blanc devant la maison. Un certificat de décès est délivré. La famille contacte également le temple local pour organiser les funérailles. Les gens sont assez prudents lorsqu'ils déterminent le jour des funérailles.
Il est coutume de croire qu'il y a des jours spécifiques quand il est bon d'organiser un mariage mais qui ne conviennent pas pour les funérailles, précise Yves Alphé.
Les Japonais diraient "vous ne voudriez pas rejoindre les morts dans la tombe". Le corps du défunt est lavé. Un peu de coton ou de gaze est mis dans les orifices.
Les vêtements féminins de la défunte est un kimono. Les hommes le portent parfois aussi. Mais d'habitude, un homme décédé porte un costume. Pour améliorer l'apparence du défunt, un maquillage peut être appliqué. Le corps est ensuite mis sur une glace sèche dans le cercueil, indique Yves Alphé.

 C'est une tradition que peu d'autres choses sont placées dans le cercueil aussi. Il s'agit d'un kimono blanc, de six pièces de monnaie pour le franchissement de la rivière Sanzu ("Sanzu-no-kawa") ou de la rivière des Trois Traversées et de plusieurs objets que le défunt aimait comme par exemple des bonbons.

On pense que le fleuve Sanzu est situé au Mont Osore, loin dans le nord du Japon. C'est un fleuve que les morts doivent traverser le septième jour après la mort sur le chemin de l'au-delà. Le nombre de mauvaises choses faites dans la vie terrestre détermine le lieu de passage. Quand le cercueil est prêt, on le met sur un autel. La tête du corps dans le cercueil doit être orientée vers le nord ou l'ouest.

La veillée funèbre

La deuxième étape des activités funéraires est la veillée funèbre. La couleur traditionnelle du chagrin dans le bouddhisme est blanche. Aujourd'hui encore, la plupart des Japonais portent du noir lorsqu'ils assistent à la veillée funèbre. Les gens à la veillée portent parfois des perles de prière appelées "juzu", semblables à un chapelet.

Les gens qui arrivent à la veillée amènent de l'argent de condoléances ou "koden" dans une enveloppe spéciale entourée d'un ruban noir et blanc. Le montant est inscrit sur l'enveloppe. Ensuite, les gens s’assoient.

La famille et les proches sont assis au premier rang. Le prêtre bouddhiste chantera alors une partie d'un sutra (écritures religieuses). Une urne d’encens est placée devant le défunt. Les membres de la famille offriront un encens trois fois. D'autres personnes à la veillée offriront de l'encens à l'endroit derrière les sièges où les membres de la famille sont assis. Le prêtre complète le sutra et la veillée se termine ainsi. En partant, chaque invité reçoit un cadeau.

Le présent a une valeur entre 25% et 50% de l'argent que les gens ont donné comme condoléances. La veillée du défunt est organisée par la famille et les proches parents durant la nuit précédant les funérailles.

L’enterrement

Au cours des funérailles, de l’encens et un soutra chantés par le prêtre rendent les funérailles assez semblables à la veillée funèbre. À l'enterrement, le défunt reçoit "Kaimy" ou un nouveau nom bouddhiste. Le but de ce nom spécial est d'empêcher le retour du défunt si son nom est appelé. Kaimy n'est pas toujours pareil. La durée ou le prestige du nom dépend de la somme d'argent donnée au temple.

Il y a des noms gratuits mais il y a aussi ceux que vous devez payer. La famille et d'autres personnes présentes aux funérailles auront disposé des fleurs autour de la tête et des épaules du défunt. Le cercueil est ensuite fermé et transporté dans un véhicule funéraire décoré qui l'amène au crématorium. La famille du crématorium est présente lorsque le cercueil est déplacé vers la chambre de crémation. La crémation dure environ deux heures. La famille revient une fois le processus terminé.

Après environ 15 minutes nécessaires au refroidissement des os et de la cendre, ils sont donnés à la famille. Ensuite, la séparation des os et des cendres est faite. Deux membres de la famille déplacent les os à l'urne en utilisant de grosses baguettes ou des aiguilles de métal. Les os des jambes sont déplacés en premier et les os de la tête sont les derniers.

Il est important que le défunt ne soit pas à l'envers. Les cendres sont habituellement gardées dans une urne, mais il y a des cas où elles sont partagées entre les membres de la famille. Parfois, une partie des cendres est donnée au temple. Cela peut sembler un peu inhabituel, mais il y a des tombes d'entreprises avec les restes de leurs employés.

 L'urne reste sur un autel dans une maison familiale pendant 35 jours. Les bâtonnets d'encens ou "osenko" continuent de brûler tout le temps. Ensuite, l'urne est transportée au cimetière. Certaines personnes portent l'urne au cimetière immédiatement après que l'urne soit prête.

Le tombeau familial

Le "haka" ou tombeau familial est typique des cimetières japonais. Il se compose de deux parties - un monument en pierre et une chambre ou crypte où sont placées les urnes. Sur le côté du monument, on peut parfois voir gravé le nom de la personne qui a payé le monument. Les noms des personnes enterrées dans la tombe peuvent être inscrits sur le monument. Elles peuvent aussi être écrites sur une pierre séparée devant la tombe.

Le nom du défunt peut être inscrit sur un sotoba ou une planche en bois derrière ou à côté de la tombe. Le sotoba est enlevé quelque temps après les funérailles ou changé lors des services commémoratif, indique Yves Alphé. Il y a une tradition particulière, mais aujourd'hui assez rare, que l'on peut voir sur les tombes des couples. Le nom de la femme et du mari sont écrits. La seule différence réside dans la couleur des lettres. Le nom du conjoint encore vivant est écrit en rouge. A sa mort, la couleur rouge est enlevée.

Pourquoi est-ce ainsi? Certains disent que c'est pour des raisons financières mais il y a aussi ceux qui disent que c'est un signe du conjoint vivant qui attend de rejoindre celui qui est dans la tombe. Certaines tombes au Japon ont un détail supplémentaire. C'est une boîte pour les cartes de visite de ceux qui ont visité la tombe et ont rendu hommage.

Le Japon est un pays de haute technologie. Mentionnons simplement les tombes très chères qui comprennent un petit pc avec un écran tactile montrant toutes sortes de détails sur le défunt - une photo de la victime, différents messages, un arbre généalogique, etc.

Les services commémoratifs diffèrent d'une région à l'autre. Au cours de la première semaine suivant le décès, ils sont détenus tous les jours. Il y a des services spéciaux le 7ème, 49ème et 100ème jour. Un service commémoratif traditionnel a lieu pendant le festival d'Obon.

Finissons cette présentation par Yves Alphé sur les funérailles japonaises au domicile du défunt. Sa photo est conservée sur ou près de l'autel familial. Au cours de la première année suivant le décès, les cartes traditionnelles du Nouvel An ne peuvent pas être envoyées ou reçues.
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La garantie en cas de décès : explications par Yves Alphé
24 janv. 2018

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Yves Alphé vous explique brièvement le fonctionnement de la garantie en cas de décès

Pour protéger ses proches en cas de décès, il existe des contrats de prévoyance qui intègrent des garanties spécifiques. Lors de la souscription du contrat, vous pouvez désigner librement les bénéficiaires et définir à l’avance le montant du capital ou de la rente qui leur sera destinée, indique Yves Alphé. Pour fixer le montant de la cotisation, trois paramètres sont à prendre en compte.

Les 3 critères à considérer pour la garantie en cas de décès, rappels par Yves Alphé

L’âge, l’état de santé et le montant du capital ou de la rente versée sont à prendre en considération avant de souscrire à une garantie en cas de décès. Ainsi, plus le montant sera élevé, plus la cotisation sera elle aussi élevée, rappelle Yves Alphé. Il est possible de choisir deux durées de couverture : temporaire ou vie entière.

La garantie temporaire

Cette forme de garantie est limitée dans le temps, pour une durée de 20 ans par exemple. Si à l’échéance du contrat, la personne concernée est toujours en vie, la société d’assurance conserve l’ensemble des cotisations versées. On parle alors d’assurance à fonds perdus.

La garantie à vie entière

Par contre, la garantie à vie entière dure jusqu’au décès de la personne concernée ou jusqu’à la clôture du contrat. Au moment du décès, rappelle Yves Alphé, le capital ou la rente est alors versée au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) dans le contrat. Les sommes versées sont exonérées d’impôts dans la majorité des cas. En revanche, les rentes intègrent les revenus imposables des bénéficiaires.

Le cas des exclusions

A noter, souligne Yves Alphé, que dans certains contrats, les frais d’obsèques sont aussi pris en charge. Enfin, plusieurs exclusions peuvent venir annuler le versement du capital ou de la rente au(x) bénéficiaire(s). Les exclusions concernent les modalités du décès de l’assuré. Ainsi par exemple, un contrat sera déclaré nul si le décès est provoqué par un suicide pendant la première année de souscription ou si l’assuré décède au cours d’un sport dangereux exclu au contrat.
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Le deuil d’une célébrité
03 janv. 2018


Comme chaque deuil, celui d’une célébrité est une étape à passer, rappelle Yves Alphé. Pourtant, contrairement à un deuil familial par exemple, les proches ne sont pas toujours en mesure de comprendre la peine que peut engendrer une telle perte dans la mesure où il ne s’agissait pas d’un individu que l’on connaissait directement.

La mort d’une icône

Le décès d’une célébrité est avant tout la mort d’une icône, voire pour certains d’un idéal. Qu’il s’agisse d’un auteur, un chanteur, acteur, politicien, scientifique…le deuil de la personne célèbre renvoie automatiquement à ses créations et au fait qu’elle ne pourra plus en générer de nouvelles. Prenons l’exemple de cet américain fan incrédule de Mickael Jackson décédé en 2009. Participant à un véritable deuil parfois international, le fan est soumis à un tsunami émotionnel, aussi complexe et contradictoire que la vie de la célébrité elle-même.

Des réactions contradictoires

Ce qui est psychologiquement contradictoire lors du décès d’une célébrité, c’est à la fois l’ignorance et la solidarité. Yves Alphé s’explique : ceux qui ne connaissaient que peu voire qui n’appréciaient pas la célébrité disparue ne comprendront pas la souffrance qui émane du deuil de cette perte. Pire encore, ils peuvent la trouver ridicule.
Cependant, paradoxalement on rencontre un élan de solidarité parmi les adeptes ou fans de la célébrité disparue, qu’elle quelle soit. Le deuil peut même être « célébré » via des hommages (chant d’une musique connue dans le cas d’un artiste musical par exemple), réunion de communautés de fans…
Un élan de solidarité que l’on retrouve beaucoup sur Internet, rappelle Yves Alphé, puisque ce média ne rencontre que peu de frontières géographiques et temporelles. On se retrouve sur des forums dédiés à la célébrité, on laisse des messages d’hommages, on partage ses œuvres posthumes…

Yves Alphé vous propose un exemple : à la mort de Mickael Jackson, célébrité planétaire, la fréquentation des sites d'information a augmenté de 50 % et les commentaires de 200 %. Et, sr les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, les « RIP MJ » se sont multipliés. Ainsi, contrairement au deuil d’une personne que l’on connaissait et côtoyait, le décès d’une personne célèbre se manifeste de façon très différentes, même si, finalement, on retrouve les mêmes étapes du deuil mais manifestées de façon différente.

Source
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Les évolutions du droit en thanatopraxie par Yves Alphé
08 déc. 2017


 
Plusieurs décrets viennent modifier le monde du funéraire, indique Yves Alphé

Nous arrivons à la fin de l’année 2017, une année riche en changements dans le monde du droit de la thanatopraxie. Comment ne pas évoquer les soins de conservation prodigués aux victimes du VIH ou d’hépatite. Quel est l’ensemble des décrets et arrêtés propres à ce domaine d’activité ? Yves Alphé fait un point.

 

Soins à domicile encadrés

« Lessoins de conservation ne peuvent être réalisés au domicile du défunt que lorsque le décès est survenu au domicile du défunt dans un délai de 36 heures après le décès. » De cette manière, on limite le nombre de soins réalisés dans ce cadre. Il n’y aura plus de rapatriement de l’hôpital par exemple vers un domicile.

Une décision qui ne convient pas nécessairement à tous les thanatopracteurs : il y a ceux qui pensent que c’est absurde, que les thanatopracteurs ont toujours fait ainsi, que c’est inapplicable dans les campagnes, que c’est un surcoût pour les familles etc. En face nous avons les thanatopracteurs satisfaits de cette mesure qui voient dans cet encadrement une amélioration de leurs conditions d’exercice.

Pour eux, ce sont aux pompes funèbres (comme Caritas Obsèques gérée par Yves Alphé) de prendre la pleine responsabilité de ces nouvelles mesures sans laisser le thanatopracteur seul face à cela. Cela veut dire adapter le matériel mais aussi transférer les corps au funérarium sans surcoût supplémentaire pour les familles, en évitant une trop grande marge sur les soins par exemple.

Le risque, préviennent certains, c’est que face à la complexité des procédés, les soins reculent en refusant tout simplement de les proposer aux familles lorsque celles-ci veulent garder le corps à domicile. Un risque mesuré néanmoins car la majorité des pompes funèbres refuse de garder les corps à domicile lorsqu’un soin n’est pas réalisé pour des questions d’hygiène.

Mesures dès le premier janvier 2018

Le problème étant, rappelle Yves Alphé, que de nombreux professionnels du funéraire ne sont pas bien informés quant aux évolutions juridiques (vaccination obligatoire, soins sur les porteurs du VIH). Pourtant, être bien informé quant à ces nouvelles pratiques s’avère nécessaire d’un point de vue judiciaire mais également sanitaire

Pour conclure, ces mutations profondes doivent faire l’objet d’une véritable transmission d’informations et doit mener à des questions essentielles : les décrets sont-ils réalisables ? Quels impacts pour les pompes funèbres et les familles ? Autant de questions auxquelles Yves Alphé vous proposera des réponses au cours de prochains articles.
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Le columbarium
16 nov. 2017
Yves Alphé vous présente le columbarium du cimetière du père Lachaise

 

 

Origines du columbarium

Issu du latin « columba » signifiant « niche », le columbarium est un espace destiné à recevoir les cendres d’un défunt précédemment incinéré. Il faut savoir, rappelle Yves Alphé, qu’il existe depuis l’époque romaine : des niches étaient alors creusées dans les murs des nécropoles.

Le columbarium aujourd’hui : rappels par Yves Alphé

Le columbarium est aujourd’hui encore utilisé pour inhumer les urnes des cendres des défunts incinérés. Principalement situé dans les cimetières, il peut également se situer dans un crématorium. Il est géré soit par la Mairie soit par le crématorium concerné. Les familles du défunt peuvent acquérir une case de columbarium pour y disposer une voire plusieurs urnes, cela dépend des emplacements disponibles, indique Yves Alphé.

Comment se présente un columbarium ?

Il faut savoir qu’il existe plusieurs types d’architecture de columbarium. Qu’il soit en colonne, superposé, en pyramide, son objectif est toujours de recevoir l’urne des cendres de la personne disparue. Toutefois, il peut parfois être orné de fleurs et des plaques via des étagères devant la porte. Au niveau des matériaux, on note la prédominance du granit, même si certains columbariums peuvent être directement dans les murs, comme au cimetière du Père Lachaise. Le principal avantage architectural des columbariums est le gain de place par rapport aux tombeaux classiques, dans la mesure où ils peuvent être disposés verticalement.

Quelle législation ?

C’est la loi du 19 décembre 2008 qui indique le devenir des cendres. Par ailleurs, les communes de plus de 2000 habitants sont tenues, d’après le Code Général des Collectivités Territoriales de disposer à minima d’un site cinéraire pour accueillir les cendres. Ce site cinéraire se présente concrètement sous la forme d’un espace aménagé appelé « jardin du souvenir » pour disperser les cendres ou bien d’un columbarium ou de concessions cinéraires. Au même titre qu’un cercueil, une urne déposée dans un columbarium devra être autorisée par la Mairie via l’article R2213-39 du Code Général des Collectivités Territoriales.

La concession en columbarium par Yves Alphé

Contrairement à la concession « classique » où la famille est tenue d’entretenir le lieu, la concession d’une case de columbarium doit être entretenue par la commune elle-même. La concession en columbarium peut donner lieu à une disposition libre (gravure, porcelaine, soliflore ou autres décorations). Toutefois, l’inconvénient du manque de place par rapport à un tombeau rend difficile la mise en place de décorations florales élaborées ou de plaques de taille conséquente. Au niveau de la contenance, une case peut contenir jusqu’à 4 urnes (rarement plus) selon le type de construction. C’est la société de pompes funèbres (comme Caritas Obsèques gérée par Yves Alphé) qui se charge de l’inhumation de l’urne après en avoir fait la demande auprès de la Mairie et de la famille concernée. Avant fermeture de la case où reposera l’urne du défunt, la société de pompes funèbres peut proposer une cérémonie civile. Cette cérémonie peut s’avérer « complète » si aucune cérémonie n’a été tenue au crématorium ou bien intervenir en complémentarité par un hommage supplémentaire de la famille.
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Yves Alphé : le deuil périnatal en France en 2017
10 oct. 2017
Selon une étude de 2013, la France est le pays d’Europe qui a le plus haut taux de morti-natalité. La morti-natalité c’est le décès du bébé pendant la grossesse à partir de 22 semaines de grossesse jusqu’à 1 mois après la naissance. C’est environ 11,9 cas pour 1000 c’est-à-dire entre 7000 et 10 000 cas par an, ce qui peut paraître peu mais finalement est beaucoup parce que c’est un deuil qui s’il n’est pas pris en charge qui va durer sur des années, voire qui ne sera jamais fait, si tenté qu’on puisse faire un deuil (voir article Yves Alphé les étapes du deuil). Les personnes n’arriveront pas à réinvestir leur vie privée, leur vie professionnelle si elles n’ont pas été prises en charge. 400 parents concernés ont été interrogés au cours d’une étude pour arriver à un constat assez mitigé.
 En ressortent 3 ou 4 associations qui malgré le petit budget qu’elles ont font de leur mieux. Elles mettent en place de belles initiatives dans l’idée de soutenir les parents, d’une reconnaissance au niveau des pouvoirs publics, une sensibilisation du public également mais malgré tout, de nombreux témoignages de parents indiquent qu’en France la prise en charge est totalement disparate selon la région, indique Yves Alphé.
Il n’y a aucune uniformité sur la prise en charge des parents qui vivent un deuil périnatal. C’est-à-dire qu’il y a des régions où il n’y a pas d’associations. Il y a des régions où les personnes accouchent et le personnel soignant n’est pas formé souvent parce que l’hôpital n’a pas les moyens pour former son personnel. Lorsque le personnel n’est pas formé, cela veut dire que la prise en charge dès le départ est souvent mal faîte. En d’autres termes, le personnel ne va pas oser pleurer devant la personne, va avoir des paroles maladroites (« vous êtes jeunes, vous en aurez un autre »).
Le personnel de la mairie peut lui aussi être mal formé ou pas formé du tout, c’est-à-dire qu’une fois que les parents ont du faire les formalités à l’hôpital voire en mairie pour indiquer le prénom de l’enfant sur le livret de famille.
S’ils tombent sur un personnel qui n’est pas au courant qu’on peut le faire à partir de 15 semaines de grossesse, cela pose à nouveau des difficultés à s’expliquer alors qu’on est dans une grande situation de fragilité avec une forte charge émotionnelle, cela peut être le personnel de la CAF… On a donc une énorme disparité, rappelle Yves Alphé et des parents qui se retrouvent totalement démunis avec aucun interlocuteur vers qui se tourner pour obtenir de l’aide, pour obtenir du soutien. Pourquoi ? Parce que 10 000 c’est peu mais c’est quand même beaucoup.

Le deuil, ce sujet tabou, indique Yves Alphé

Parce que le deuil reste quand même un tabou en France, parce que aujourd’hui même si selon une étude du CREDOC , 42% des français sont en deuil, le deuil reste un sujet tabou. Cela s’explique par plein de raisons, par la culture de notre société actuelle qui est de la consommation, on « ne vieillit pas » donc on ne fait que se distraire et compenser, ce qui fait que le deuil c’est un sujet donc on ne parle pas, ou peu. Ce qui est compliqué pour le deuil périnatal car c’est un deuil complexe, c’est le deuil d’un enfant que les autres ont rarement vu donc ils n’ont pas partagé de souvenirs avec cet enfant ce qui amplifie le déni qu’il peut y avoir pour l’entourage et ce qui place les parents dans des situations de grande difficulté. On ne parle que peu du deuil au final et pourtant c’est un sujet essentiel rappelle Yves Alphé. Lorsque l’on perd un enfant pendant la grossesse, cela remet en question nos valeurs, cela remet en question nos priorités, notre rapport au monde…souvent ces personnes-là deviennent vraiment conscientes de leur finitude parce qu’elles savent que tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Cela fait des gens qui sont tout sauf déprimants, tout sauf inintéressant, c’est souvent de gens qui sont authentiques donc là encore il y a un problème vis-à-vis de la société c’est-à-dire que souvent les parents qui vivent ça sont stigmatisés parce qu’on a peur de se rapprocher du malheur de la mort alors que souvent ce sont des gens qui ont vécu qui épreuve qui les a fait vraiment grandir et évoluer et qui sont dans une empathie énorme par rapport aux autres. Espérons que les mentalités vont évoluer, cela commence, avec des associations mettant en place de très bonnes initiatives. Maintenant le tabou de la mort est incroyable. A partir du moment où l’on parle de deuil, c’est comme si l’on mettait une alarme en route, tous les voyants sont au rouge, c’est la catastrophe alors qu’en parler de nous fait pas mourir, au contraire ça nous rend encore plus vivant, rappelle Yves Alphé et qu’on réalise à quel point tout cela peut être fragile.
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Vers un nouveau certificat de décès
26 sept. 2017
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Plusieurs changements sont intervenus cette année dans la législation du monde du funéraire, vous indique Yves Alphé. Citons notamment le certificat de décès dématérialisé, la levée de l’interdiction des soins sur les défunts porteurs du VIH possibles dès 2018 ou encore des soins de conservation à domicile. Aujourd’hui, Yves Alphé évoque les tous nouveaux certificats de décès qui entreront en vigueur le 1er Janvier 2018.

Pour les défunts nouveau-nés

Dans le cas du décès d’un bébé avant son 28ème jour de vie, un nouveau type de certificat de décès devra être mis en place. Ce dernier ne concerne ni les nourrissons mort-nés ni les bébés décédés au-delà du 28ème jour de vie.

Un volet médical complémentaire

Yves Alphé nous rappelle que tout certificat de décès comporte un volet administratif et un volet médical. Désormais, un volet médical supplémentaire viendra compléter les deux volets existants. Son objectif sera d’indiquer les causes de décès à la suite d’une autopsie médicale ou judiciaire une fois les deux premiers volets transmis. L’intérêt de ce nouveau volet est de transmettre les informations à l’INSERM pour prévenir les épidémies par exemple.

Vers une dématérialisation du certificat de décès

Enfin, dernier point évoqué par Yves Alphé : la dématérialisation du certificat de décès. Cette avancée technologique pourrait permettre de diminuer les temps de délai et maintiendra le caractère obligatoire du certificat pour la délivrance de l’autorisation de fermeture du cercueil.
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Documentaire : conseiller funéraire
16 août 2017


Yves Alphé, après vous avoir invité à découvrir l’indispensable métier de thanatopracteur dans le monde du funéraire, vous présente aujourd’hui celui de conseiller funéraire à travers la retranscription d’un documentaire sur le sujet. 

Une atmosphère paisible, le recueillement règne au cours de la Toussaint, mais pour les pompes funèbres (telles que Caritas Obsèquesfondées par Yves Alphé), c’est le jour le plus chargé de l’année. Fleurs, plaques…à l’approche de la fête des défunts, les conseillers funéraires sont très sollicités. Ainsi, certaines agences de pompes funèbres ne vendent des fleurs naturelles qu’au cours la Toussaint, comme nous l’explique Julie Prédalle, conseillère funéraire. 

De la pierre tombale au cercueil, le conseiller funéraire guide les familles dans le déroulement de la cérémonie. Plus de 500 000 obsèques ont eu lieu en 2013, pour cette même année, l’INSEE recense 3457 entreprises de pompes funèbres dans l’Hexagone. Ainsi, Yvon Aladière, conseiller funéraire à Versailles, nous explique : « Vous avez des gens, qui rentrent et demandent un modèle de cercueil bien particulier. Pourquoi ? La défunte épouse du monsieur travaillait le bois particulier 
correspondant au cercueil en question. En tant que conseiller funéraire, il y a une partie accueil, relations humaines, organisation et aussi une partie commerciale mais la première chose c’est cette relation humaine avec les gens. » Une valeur que l’on retrouve d’ailleurs chez Yves Alphé, à travers sa société de pompes funèbres implantée à Orléans. 

Commerciaux, organisateurs, administrateurs…le métier de conseiller funéraire a plusieurs facettes. Une formation d’un an post-baccalauréat dispense en 200 heures environ les rudiments du métier. A côté les conseillers en devenir ont une formation pratique en agence ; la psychologie et le contact avec les familles sont essentiels pour appréhender chaque situation.

« Chaque décès est complètement différent, tout dépend des personnes à qui vous faîtes face, que ce soit pour une personne d’un certain âge, ou un enfant, un ado même si la relation humaine est là pour l’organisation, nous sommes à l’écoute des familles et nous organisons comme elles le veulent bien entendu, mais avant toute chose, il y a un petit recul quand même, nous ne pleurons pas avec les familles »

20% des 25 000 salariés travaillant dans les pompes funèbres sont des conseillers funéraires. Le secteur attire peu pourtant il recrute. Dans les pompes funèbres, un tiers des embauches relèvent d’une création de poste. 

Caritas Obsèques fondée et dirigée par Yves Alphé recherche d’ailleurs actuellement un(e) assistant(e) de direction à partir du mois de Septembre. Vous pouvez en savoir plus sur cette offre sur la page Facebook deCaritas Obsèques et postuler en envoyant un mail à Yves Alphé (voir offre).
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Yves Alphé : un point sur la crémation
02 août 2017
En France, lorsqu’une personne décède, on peut procéder, selon ses dernières volontés et le choix de la famille, à son inhumation ou sa crémation. Yves Alphé vous ayant déjà parlé du premier de ces rites funéraires il y a quelques temps, il vous présente aujourd’hui la crémation.
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La crémation est un rite funéraire qui connaît de plus en plus de succès, rappelle Yves Alphé

Origines de la crémation en France

En 1885 fut décidée la construction de l’un des premiers crématoriums de France au père Lachaise à Paris suite à l’épidémie de choléra à l’origine de nombreux décès. La crémation est ainsi autorisée depuis 1887 et la première crémation française eu lieu deux années plus tard. En 1889, le crématorium du père Lachaise procéda ainsi à 49 crémations. Il a cependant fallu attendre la fin des années 90 pour que la crémation connaisse son essor.

Comment organiser la crémation du défunt ?

La crémation d’un proche décédé se fait nécessairement par un opérateur funéraire (tel que Caritas Obsèques, entreprise de pompes funèbres fondée et dirigée par Yves Alphé) et non pas directement avec le crématorium. Elle doit avoir lieu dans les mêmes délais que ceux d’une inhumation. Certaines formules permettent aux familles d’assister, derrière une vitre spéciale, à l’introduction du cercueil dans l’appareil de crémation. Il n’est en revanche plus légal de conserver chez soi des cendres funéraires, rappelle Yves Alphé. En effet, la loi de 2008 a imposé depuis 2013 à toutes les communes de plus de 2000 habitants de disposer d’un espace cinéraire dans son cimetière. Cet espace est destiné à accueillir les urnes cinéraires des personnes décédées. C’est pourquoi, après une crémation, l’urne contenant les cendres du proche est remise à la famille. Cette dernière peut alors faire le choix de les conserver dans un espace dédié dans le cimetière de la commune ou disperser les cendres. Yves Alphé vous proposera d’en apprendre plus sur la législation de la dispersion des cendres au cours d’un prochain article sur le présent blog.

Qui décide de la crémation ?

Le défunt doit avoir fait part, de son vivant, par écrit, de sa volonté d’être crématisé. Toutefois, si cette décision n’a pas été officiellement inscrite par le défunt, elle peut être prise par « toute personne qui a qualité pour pourvoir aux funérailles et justifie de son état civil et de son domicile ». Concrètement, cette personne peut être le conjoint survivant, les enfants ou parents de la personne disparue ou encore une personne proche assurant la charge financière des obsèques.

La crémation en quelques chiffres

En 1980, seules 0,9% des familles endeuillées préféraient la crémation à l’inhumation, rappelle Yves Alphé. En 1994, ce processus commençait déjà à se démocratiser avec 10,5% des familles optant pour la crémation. En 2006, ce chiffre serait de 28% (voire 40% dans certaines régions) ce qui représentait un total de 140 000 crémations annuelles.
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Le métier de thanatopracteur
19 juil. 2017

thanatopracteur


Yves Alphé vous invite aujourd’hui à découvrir l’un des métiers-clés des pompes funèbres : le thanatopracteur. Ce métier consiste à prodiguer aux défunts des soins dits d’hygiène et de présentation, des gestes nécessaires si l’on veut présenter le corps à la famille avant l’inhumation ou la crémation. On estime qu’en France, un décès sur quatre donne lieu à l’intervention d’un thanatopracteur. Préserver la dignité du défunt peut permettre d’atténuer la souffrance qu’éprouve la famille lors du processus de deuil suite à la perte d’un être cher.

Différents soins de conservation

Une intervention de thanatopraxie dure environ une heure et demie. En effet, le thanatopracteur procède tout d’abord à la désinfection du corps pour empêcher la propagation des maladies. Il extrait ensuite, par ponctions de gaz une partie des fluides corporels (pouvant être source de prolifération des bactéries). Il injecte par ailleurs au défunt une solution biocide par voie intra-artérielle. Ces interventions indispensables pour des raisons d’hygiène permettent de retarder la dégradation du corps et l’admission en chambre funéraire.
Une fois ces soins de conservation effectués, le thanatopracteur lave et sèche le corps et passe ensuite aux soins de présentation : il clôt les paupières et mâchoires du défunt avant de remodeler si nécessaire les parties du corps avec de la cire, du plastique et du coton. Il procède ensuite à l’habillement du corps, l’application de cosmétiques si nécessaire (fond de teint, fard à paupière), coiffe le défunt et place son corps dans une position naturelle, propre et bien agencée.

Le recours à un thanatopracteur

En France, 25% des décès donnent lieu à l’intervention d’un professionnel de la thanatopraxie. Les cas d’intervention les plus fréquents sont souvent précédés d’un décès à domicile ou dans un établissement de santé ou bien d’une volonté de retarder le processus de mise en bière pour veiller plus longtemps le corps du défunt. Yves Alphé rappelle d’ailleurs que la mise en bière ne relève pas de la compétence du thanatopracteur mais de celle des agents de pompes funèbres.
Certains cas bien précis imposent le recours à des soins de conservation pratiqués par le thanatopracteur au corps de l’être disparu : lors d’un transport sans mise en bière sur une distance de plus de 600 km, lorsque le transport a lieu entre 24 et 48h après le décès et lors d’un rapatriement à l’étranger. Enfin, le défunt peut avoir souscris à un contrat obsèques comprenant un soin. Ce dernier est alors pratiqué même en l’absence d’obligation.

Pour qui travaille le thanatopracteur ?

Dans la plupart des cas, le thanatopracteur exerce auprès de maisons funéraires, d’hôpitaux, d’écoles de médecine ou de morgues. Certains thanatopracteurs travaillent toutefois à leur compte.

Quelques rappels sur la réglementation

L’autorisation du maire de la commune où a eu lieu le décès est nécessaire avant toute intervention. Pour obtenir cette autorisation, il faut présenter une déclaration mentionnant le lieu et l’heure de l’intervention, le nom et l’adresse du thanatopracteur concerné, le mode opératoire ainsi que le produit utilisé. Ensuite, avant de procéder aux soins effectifs, le thanatopracteur devra détenir différents éléments obligatoires tels que les dernières volontés écrites du défunt, le certificat de décès et le procès-verbal en cas de mort violente.

Le profil du thanatopracteur

Pour exercer cette profession du monde du funéraire, il faut savoir faire preuve de beaucoup de tact et de discrétion. La maîtrise des émotions et la rigueur sont également deux qualités indispensables pour devenir un bon thanatopracteur. Une bonne condition physique est également cruciale dans la mesure où le thanatopracteur est amené à manipuler le corps ou des objets lourds au cours des soins de conservation et de transport du matériel.
En termes de cursus, il faut avoir suivi une formation spécialisée et posséder un diplôme national de thanatopracteur. Anatomie, microbiologie, médecine légale, théorie des soins de conservation sont autant de disciplines étudiées lors du cursus de thanatopraxie.
Enfin, des vaccinations spécifiques sont obligatoires et le casier judiciaire du futur thanatopracteur doit être exempt de toute mention contradictoire.
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La concession funéraire
29 juin 2017
Yves Alphé vous propose aujourd’hui de comprendre ce qu’est une concession au cimetière et quelles sont les lois qui la régissent.
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Yves Alphé nous rappelle qu'il existe trois types de concessions

Qu’est-ce qu’une concession ?

On appelle concession le terrain concédé par la commune à un particulier destiné à l’inhumation des défunts. C’est un emplacement dont l’usage est acheté, mais pas le terrain. La concession et sa durée de validité sont régies par un acte administratif qu’Yves Alphé va vous présenter par la suite.

Délivrance de la concession


L’article L2223-13 du Code Général des Collectivités Territoriales définit la délivrance de la concession par la commune. Le conseil municipal fixe le tarif de la concession selon sa taille et sa durée. Généralement, toute personne ayant un lien avec la commune peut posséder une concession au sein de celle-ci.
Un acte est alors rédigé, c'est l'acte de concession. Il prend la forme d'un arrêté municipal ou d'un véritable contrat. Il faut savoir qu’il existe plusieurs types de concession :

Les différents types de concession

On distingue, comme le rappelle Yves Alphé, trois types de concession :
  • La concession individuelle est destinée à la personne qui y sera inhumée et à personne d’autre.
  • La concession collective permet à un individu de lister, via l’acte de concession, les personnes qui auront le droit d’y être inhumées. Il peut modifier les personnes listées sur l’acte et le type de concession.
  • La concession familiale est réservée à son titulaire et aux membres de la famille. Autrement dit, ascendants, descendants, époux peuvent être inhumés au sein de cette concession sans autorisation des ayants-droits après le décès du concessionnaire initial. Pour ce qui est des individus sans lien de sang avec le concessionnaire initial (ex : amis, concubin), l’autorisation des ayants-droits est requise pour l’inhumation au sein de cette concession. Le Maire sera chargé de veiller à la bonne application des règles en matière de concession en vérifiant notamment les liens de parenté à l’aide de documents (pièces d’identité, livrets de familles etc.).

Durée de la concession

Tout comme il existe plusieurs types de concession, il existe également plusieurs durées valides pour celles-ci : la concession temporaire (entre 5 et 15 ans), la trentenaire, la cinquantenaire, perpétuelle (durée illimitée). Il faut également savoir que la durée d’une concession peut changer. Ainsi, si vous acquerrez une concession temporaire, vous pouvez la convertir en concession de plus longue durée. Il faut pour ce faire s’adresser à la mairie ayant accordé la concession.

Reprise de la concession par la commune

Si elle ne peut pas être vendue à un particulier, la concession peut faire l’objet d’une reprise par la commune lorsqu’elle arrive à échéance (non-renouvellement d’une concession à durée limitée) 2 ans suivant la date d’échéance ou lorsqu’elle est en état d’abandon (aspect indécent ou délabré jugé par la commune). Le titulaire de la concession est donc responsable de son entretien.

Un particulier peut également rétrocéder une concession à la commune de son plein gré mais en respectant toutefois certaines conditions. Ainsi, le titulaire de la concession est le seul à pouvoir procéder à la rétrocession et la concession ne doit comporter aucun corps inhumé. La demande se fait auprès de la mairie dont dépend la concession et la commune n’est pas tenue d’accepter cette demande.

En termes financiers, le remboursement par la commune est limité au deux tiers du prix d’achat. Le troisième tiers du prix est reversé au centre communal d’action sociale (CCAS).

Si la concession fait l’objet d’une reprise, les corps sont exhumés et transférés vers l’ossuaire communal. Cette procédure de transfert fera l’objet d’un article ultérieur proposé par Yves Alphé.
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Le dépôt de cercueil dans un caveau provisoire
20 juin 2017
Suite au décret du 28 janvier 2011 relatif aux opérations funéraires, le terme « dépositoire », a été exclu pour devenir le « caveau provisoire ». Yves Alphé vous propose d'en savoir plus sur ce que sont ces caveaux provisoires.

De « dépositoire » à « caveau provisoire »

De nombreuses communes possèdent dans leur cimetière des cases ou caveaux permettant le dépôt temporaire des cercueils en attendant leur inhumation définitive. Ces structures anciennement qualifiées de « dépositoires » et désormais appelées « caveaux provisoires » s’avèrent particulièrement utiles en cas de conflit familial ou lorsque le monument funéraire est inachevé par exemple. Le terme « caveau provisoire » désigne aussi bien les emplacements funéraires gérés par la commune que ceux liés à une concession et appartenant ainsi à un particulier. Pour être conforme à législation, le caveau provisoire doit respecter certaines règles de décence et de salubrité et doit être équipé de protections suffisantes pour empêcher le cercueil d’être endommagé par des conditions climatiques rigoureuses ou des dégradations volontaires de sépulture. Le décret du 28 janvier 2011 relatif aux opérations funéraires précise également que le dépôt en caveau provisoire ne doit pas excéder 6 mois. En effet, ce délai étant dépassé, le Maire fait procéder d’office à l’inhumation ou à la crémation du corps. Par ailleurs, après 6 jours de dépôt, le corps devra être disposé dans un cercueil hermétique.

Utilisation du caveau provisoire

Si la famille ne dispose pas d’un caveau prêt, elle en informera la société de pompes funèbres. Deux possibilités s’offrent alors à elle :
-Elle connaît quelqu’un pouvant prêter son caveau temporairement jusqu’à ce que le monument de destination finale soit prêt. Dans ce cas, sur la demande d’inhumation rédigée par la société de pompes funèbres devra être indiquée la mention « en caveau provisoire ». En effet, le concessionnaire est parfaitement libre des opérations ayant lieu au sein de sa concession. Cependant, si le concessionnaire louant le caveau refuse l’exhumation du corps demandée par famille du défunt, la mention « caveau provisoire » pourra permettre à la famille d’appuyer sa demande.
-Elle pour le caveau provisoire de la commune. Dans ce cas-là, l’inhumation ne devra pas excéder 6 mois. Si tel était le cas, le Maire de la commune concernée est tenu de faire procéder à l’inhumation ou la crémation, comme l’indique l’article R2213-29 du Code Général des Collectivités Territoriales. Si la commune sera la partie qui paye cette opération, elle pourra faire appel au Trésor Public pour obtenir le remboursement par la famille des frais engagés. En pratique, le caveau provisoire communal est le plus souvent payant. Cette information doit cependant être indiquée sur le contrat d’occupation transmis à la famille.

Yves Alphé
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