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Patrick .

Chargé d'études en maîtrise d'ouvrage

Maîtrise d'ouvrage, Projet de dématérialisation, Assurance collective, Normes DSN, Formateur, Expatriation en Asie.
Patrick .
Saint Quentin en Yvelines France
Situation professionnelle
Consultant
Ouvert aux opportunités
Présentation
Chargé d'études en maîtrise d'ouvrage spécialisé en services web de dématérialisation dans le domaine de l'assurance collective.

En retraite depuis avril 2021, je recherche des missions ponctuelles dans le domaine de la formation liée aux métiers de l'informatique et plus particulièrement se déroulant en Asie du Sud Est.
CV réalisé sur DoYouBuzz
Le Viêt Nam, aujourd'hui vietnam-aujourdhui.info
Il y a 60 ans, le discours de Phnom Penh
01 sept. 2026
Le 1er septembre 1966, Charles de Gaulle prononça à Phnom Penh un discours qui fit date critiquant l’intervention américaine au Viêt Nam et défendant la neutralité du Cambodge. Le 1er septembre 1966, le président de la République française Charles de Gaulle prononça, au stade olympique de Phnom Penh, devant plus de 100 000 personnes, un discours appelé à devenir l’un des textes majeurs de la diplomatie française du XXᵉ siècle. Par la solennité du lieu, l’ampleur de la foule et surtout par la portée de ses propos sur la guerre du Viêt Nam, cette allocution s’inscrivit durablement dans l’histoire des relations internationales. Elle constitua à la fois une prise de position publique contre l’intervention américaine en Indochine et l’affirmation d’une politique française d’indépendance vis-à-vis des deux blocs de la guerre froide. Une politique d’indépendance face aux blocs Depuis son retour au pouvoir en 1958, Charles de Gaulle revendiqua la souveraineté et l’indépendance de la France. Il voulut constituer une alternative aux deux blocs dominés par les États-Unis et l’URSS, dans un esprit proche de celui de la conférence de Belgrade de 1961 et du Mouvement des non-alignés, dont le Cambodge fut partie prenante. Le chef de l’État français chercha alors à soutenir les pays qui, comme la France, affirmèrent leur volonté de ne pas s’aligner. Le 20 août 1966, le prince Norodom Sihanouk déclara que « depuis le retour au pouvoir du général de Gaulle, la France accorde un soutien résolu à notre politique d’indépendance, de paix et de non-alignement, ainsi qu’à la défense de notre intégrité territoriale ». Depuis 1959, les États-Unis combattaient au Viêt Nam, ancienne région de l’Indochine française. Le discours fut l’occasion pour de Gaulle de montrer que la France continuait de s’intéresser à cette région et qu’elle n’adhérait pas nécessairement à la politique étrangère américaine. « Aucune solution militaire » Au cœur de son allocution, le président français affirma le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », dans la continuité de la décolonisation de l’Algérie. Il rompit ainsi avec une politique étrangère antérieure fondée sur un fort attachement à l’Empire colonial. Après l’isolement diplomatique connu pendant la guerre d’Algérie, il put cette fois affirmer son attachement au principe de la décolonisation. Il déclara notamment : « Je déclare ici que la France approuve entièrement le Cambodge quant à l’effort qu’il déploie pour se tenir en dehors du conflit et qu’elle continuera dans ce but à lui apporter son soutien et son appui. » S’agissant de la guerre en Indochine, son analyse se voulut sans ambiguïté : « Les combats qui ravagent l’Indochine n’apportent par eux-mêmes aucune issue. […] Il est certain aux yeux de la France qu’elle n’aura pas de solution militaire. Dès lors […] seul un règlement politique pourrait rétablir la paix. » Il estima qu’un accord devrait établir et garantir la neutralité des peuples d’Indochine et leur droit à disposer d’eux-mêmes, à condition que les États-Unis décidassent de rapatrier leurs forces dans un délai déterminé. Dans un passage particulièrement remarqué, il affirma qu’une telle décision ne porterait atteinte ni à la fierté ni aux intérêts américains, mais pourrait au contraire redonner à Washington une audience mondiale. Le discours s’acheva par ces mots : « Où donc mieux qu’à Phnom-Penh n’aurais-je pu formuler cette espérance et cette attitude puisque ce sont aussi celle du Cambodge. […] Vive le Cambodge ! » Un retentissement limité En France, le discours eut un certain retentissement. Cependant, sur le plan international, ses effets demeurèrent limités. Les États-Unis, directement visés, manifestèrent un léger agacement mais ne modifièrent en rien leur position sur la guerre du Viêt Nam. Au Cambodge, la période qui suivit correspondit à un affaiblissement progressif de l’influence de Norodom Sihanouk. Alors que la présence des troupes du Việt Cộng se fit de plus en plus sentir à l’est du pays, les élites pro-américaines gagnèrent en importance à Phnom Penh. En 1970, le roi fut déposé et le pays s’aligna sur Washington, ce qui précipita le Cambodge dans la guerre. À la suite de cette déclaration, le gouvernement de Saigon rompit ses relations diplomatiques avec Paris et interdit à ses ressortissants de se rendre en France, notamment pour y poursuivre des études. Par Raphaël Ferry – Lepetitjournal.com – 1er septembre 2026
Dans Le Figaro Magazine, l’article de la discorde entre le Cambodge et la Thaïlande
01 sept. 2026
En ces derniers jours d’août 2026, Le Figaro Magazine a publié un reportage sur le conflit frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande. Phnom Penh y voit une validation de sa position. Bangkok s’insurge. « À la frontière Thaïlande-Cambodge, une guerre de territoire au milieu de vestiges angkoriens ravagés par les combats ». Tel est le titre du reportage signé Jean-Luc Moreau Deleris, publié par Le Figaro Magazine puis lefigaro.fr. Jusque-là, pas d’agresseur, pas d’agressé. En légende de la première photo, on peut lire : « Le temple de Preah Vihear, une merveille de l’ancien Empire khmer datant du XIème siècle, est situé au Cambodge, près de la ligne frontière. L’armée thaïlandaise n’a pas hésité à le bombarder, provoquant des dommages irréparables. » Le ton a déjà changé. Puis vient le chapô, les quelques lignes qui résument l’article à venir. « Après avoir attaqué son voisin cambodgien en 2025, la Thaïlande a annexé une frange de son territoire, contraint des centaines de milliers de civils à l’exode et partiellement détruit des vestiges angkoriens, dont le temple de Preah Vihear, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. » Nul besoin d’aller plus loin dans la lecture du reportage, la messe est dite. Un article et une exposition L’article se penche également sur les fondements historiques et juridiques de la position cambodgienne. Il se réfère aux traités franco-siamois de 1904 et 1907, aux cartes frontalières officielles et aux arrêts de la Cour internationale de Justice datant de 1962 et de 2013, qui ont tous reconnu la souveraineté cambodgienne sur le temple de Preah Vihear. Et pour prolonger le plaisir pour les amateurs, les photos de Jean-Luc Moreau Deleris, réalisées lors de ce reportage, sont actuellement exposées au Couvent des Minimes à Perpignan, dans le cadre du festival Visa pour l’Image, qui se déroule jusqu’au 13 septembre 2026. Le Cambodge applaudit la couverture française des événements La parution de ces quelques pages a été l’occasion d’une passe d’armes entre les deux voisins concernés. Samedi 30 août 2026, le ministre cambodgien de l’Information, Neth Pheaktra, a partagé le reportage d’enquête du Figaro, favorable à son pays, avec la presse. Selon le ministre, cet article de fond qualifie la Thaïlande d’« agresseur » et évoque l’occupation de certaines portions du territoire cambodgien. Un discours qui, bien évidemment, apporte de l’eau à son moulin. Neth Pheaktra a mis en avant le fait que Le Figaro s’était à la fois penché sur les dommages au patrimoine culturel, les fondements historiques et juridiques du dossier, ainsi que sur les traités et arrêts internationaux favorables à la position cambodgienne. Bangkok conteste fermement les accusations La réaction thaïlandaise ne s’est pas fait attendre. L’Air Chief Marshal Prapas Sornchaidee, directeur du Centre d’information conjoint Thaïlande-Cambodge, rejette catégoriquement les accusations. Prapas Sornchaidee estime que des accusations de cette gravité ne peuvent être fondées que sur « des faits vérifiables, une chronologie complète des événements et des preuves à l’appui ». Selon lui, il n’est pas acceptable de décrire uniquement la réponse thaïlandaise en omettant les événements qui l’ont précédée. Le général thaïlandais met en avant le fait que Bangkok a subi des attaques contre ses forces et des tirs de roquettes BM-21 ayant touché des zones civiles thaïlandaises. La Thaïlande affirme avoir agi en légitime défense pour protéger sa population et sa souveraineté. Un conflit enraciné et persistant Au-delà de cet échange médiatique, le conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge demeure l’une des crises les plus visibles d’Asie du Sud-Est. Depuis juillet 2025, les affrontements ont fait des centaines de morts, déplacé des dizaines de milliers de civils et endommagé des sites patrimoniaux d’importance mondiale. Malgré une trêve annoncée le 27 décembre 2025, engageant les deux parties à geler leurs mouvements de troupes, les tensions persistent. Après les visites en France du Premier ministre thaïlandais du roi Rama X, c’est au tour d’Emmanuel Macron de peut-être se rendre prochainement au « pays du sourire ». Un sourire qui pourrait légèrement se crisper. Par Paul Finquel – Lepetitjournal.com – 31 août 2026
Thaïlande : la colère contre les mauvais touristes se tourne vers Israël
01 sept. 2026
Une manifestation organisée à Patong illustre la montée des tensions autour du comportement de certains visiteurs étrangers en Thaïlande. Le rassemblement visait particulièrement les touristes israéliens, mais ses organisateurs affirment vouloir défendre les habitants et le respect des lois plutôt que s’en prendre aux étrangers dans leur ensemble. Environ 150 à 200 personnes manifestent à Patong Entre 150 et 200 personnes se sont réunies le vendredi 28 août 2026 au parc Loma, sur la plage de Patong à Phuket, pour demander aux étrangers de respecter les lois thaïlandaises, la culture locale et les droits des habitants. Organisé par le Phuket Land Protection Group dans le cadre de la campagne « Save Phuket, Save Patong », le rassemblement se voulait une tribune permettant aux habitants d’exprimer leurs préoccupations concernant le comportement de certains visiteurs étrangers. Des habitants, commerçants et représentants locaux ont participé à l’événement. Selon les organisateurs, l’objectif était notamment de faire remonter les problèmes rencontrés par la population auprès des autorités et de réclamer des solutions. Les touristes israéliens particulièrement visés Si le message officiel du rassemblement portait sur le respect des lois par l’ensemble des étrangers, sa préparation avait été marquée par une forte dimension anti-israélienne. Quelques jours avant la manifestation, le Phuket Land Protection Group avait indiqué que ses préoccupations concernaient notamment le comportement de certains touristes israéliens. La promotion de l’événement avait également été relayée par le groupe « Thailand Stand with Palestine », avec des messages beaucoup plus radicaux. Certaines publications diffusées sur les réseaux sociaux comportaient notamment les slogans « Israel out » et « Patong rejects Jews ». D’autres visuels montraient un drapeau israélien barré d’une croix rouge et des messages tels que « No to Israeli policies ». Ces publications avaient attiré l’attention de la police de Patong avant même la tenue du rassemblement. Cette mobilisation intervient alors que la fréquentation israélienne connaît une forte progression à Phuket. Selon le bureau local de l’Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT), 16 152 visiteurs israéliens ont été enregistrés sur l’île en juillet 2026, soit une hausse de 52,43 % sur un an. Leur nombre est même plus de douze fois supérieur à celui de juillet 2019, avant la pandémie de Covid-19. Israël a enregistré en juillet la plus forte croissance parmi les dix principaux marchés touristiques de Phuket. Cette progression contraste avec la fréquentation globale de l’île : Phuket a accueilli 8,096 millions de visiteurs entre janvier et juillet, en baisse de 1,53 % sur un an. La police avait imposé des conditions strictes La police avait autorisé la manifestation sous plusieurs conditions destinées à éviter qu’elle ne se transforme en rassemblement lié au conflit au Moyen-Orient. Les drapeaux palestiniens ainsi que les symboles associés aux conflits internationaux étaient notamment interdits. Les autorités avaient également prévenu que le rassemblement devait rester pacifique et ne comporter aucune incitation susceptible de provoquer des troubles. Malgré l’apparition de visuels anti-israéliens sur les réseaux sociaux, la police avait maintenu son autorisation. Les organisateurs avaient alors assuré que l’événement devait rester un espace de discussion consacré aux problèmes rencontrés par les habitants. Ils avaient également demandé aux participants de ne pas apporter d’armes ou d’alcool et d’éviter tout langage ou comportement susceptible de provoquer des violences ou des conflits. Les organisateurs refusent l’accusation de rejet des étrangers Saichon Nuchet, l’un des organisateurs et natif de Phuket âgé de 42 ans, a expliqué que le rassemblement devait permettre aux Thaïlandais d’exprimer leurs frustrations. Selon lui, le mouvement ne cherche pas à s’en prendre à l’ensemble des étrangers. La page Facebook du groupe, suivie par plusieurs milliers de personnes, diffuse notamment des messages appelant Phuket à « ne pas rester silencieuse » et demandant aux visiteurs de respecter la législation thaïlandaise. Cette distinction est importante alors que certains contenus diffusés autour de la manifestation allaient beaucoup plus loin que le message officiellement revendiqué par ses organisateurs. Une colère alimentée par les réseaux sociaux Le rassemblement intervient après plusieurs incidents impliquant des visiteurs étrangers largement relayés sur les réseaux sociaux en Thaïlande. Ces affaires contribuent à rendre plus visible une réaction contre les étrangers considérés comme irrespectueux des lois ou des usages locaux. La question dépasse ainsi les seuls faits divers : elle porte également sur la manière dont des incidents impliquant quelques personnes peuvent alimenter un sentiment beaucoup plus général envers les touristes étrangers. Les réseaux sociaux jouent un rôle important dans ce phénomène en permettant à des vidéos, témoignages ou accusations locales de toucher rapidement un public national. Le risque d’un amalgame entre comportements individuels et nationalités Le rassemblement de Patong illustre ainsi une ligne de plus en plus difficile à tracer entre la dénonciation de comportements problématiques et la désignation d’une communauté entière. Les organisateurs affirment vouloir défendre les droits des habitants et faire respecter la loi, tandis que certains messages associés à la mobilisation ont explicitement visé Israël ou les Juifs. Cette différence entre les revendications officiellement présentées et certains contenus diffusés autour de l’événement explique notamment la surveillance renforcée mise en place par la police. Plus largement, la multiplication d’incidents très médiatisés ne signifie pas nécessairement que les problèmes avec les touristes soient devenus proportionnellement plus fréquents. Elle montre en revanche que la tolérance d’une partie de la population envers les visiteurs considérés comme irrespectueux semble s’éroder et que le débat peut rapidement glisser du comportement de quelques individus vers leur nationalité. Toutelathailande.fr avec  The Straits Times & The Phuket News & The Thaiger
Thaïlande : l’exemption de visa passera officiellement à 30 jours le 15 septembre 2026
01 sept. 2026
La Thaïlande vient de publier dans la Royal Gazette les textes mettant officiellement fin à l’exemption de visa de 60 jours. À compter du 15 septembre 2026, les ressortissants de 60 pays et territoires, dont la France, la Belgique, la Suisse et le Canada, pourront séjourner sans visa pendant 30 jours. Deux nationalités bénéficieront d’une exemption de 15 jours et trois autres pourront demander un visa à l’arrivée. Ce n’est désormais plus un projet ni une réforme dans l’attente de sa publication. Quelques heures après que VisasNews a révélé que les textes avaient été signés et transmis à la Royal Gazette, la Thaïlande vient de publier officiellement les quatre arrêtés du ministère de l’Intérieur qui réorganisent son régime d’exemption de visa. Les textes apparaissent dans la Royal Gazette du 31 août 2026, volume 143, numéro spécial 207 ง. Le premier d’entre eux abroge le régime spécial d’exemption de visa de 60 jours actuellement en vigueur. Tous prévoient une entrée en vigueur après l’expiration d’un délai de quinze jours à compter de leur publication. Le régime actuel reste donc applicable jusqu’au 14 septembre inclus et les nouvelles dispositions entreront en vigueur le 15 septembre 2026. La Thaïlande officialise la fin de l’exemption de visa de 60 jours Le premier texte publié par les autorités thaïlandaises abroge officiellement l’arrêté du 15 juillet 2024 qui avait instauré l’exemption spéciale de 60 jours pour 93 pays et territoires. Ce dispositif permet actuellement aux voyageurs concernés d’entrer en Thaïlande pour le tourisme, certaines activités professionnelles ponctuelles ou des contacts commerciaux de courte durée, avec un séjour initial pouvant atteindre 60 jours. Son abrogation constitue la première étape juridique indispensable à la mise en place du nouveau régime. Les voyageurs admis en Thaïlande avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles conserveront toutefois la durée de séjour qui leur aura été accordée à l’arrivée. Autrement dit, un voyageur entré sous le régime des 60 jours avant le 15 septembre ne verra pas son autorisation de séjour automatiquement ramenée à 30 jours. Le gouvernement thaïlandais l’avait déjà confirmé lors de l’adoption de la réforme. 60 pays et territoires bénéficieront de 30 jours sans visa Le principal nouvel arrêté établit officiellement la liste des pays et territoires bénéficiant d’une exemption de visa de 30 jours pour le tourisme. La publication confirme également un point qui avait prêté à confusion dans les communications gouvernementales de juillet. Alors que les autorités avaient alors évoqué 59 pays et territoires, la liste définitive publiée à la Royal Gazette en compte bien 60. À partir du 15 septembre 2026, l’exemption de visa touristique de 30 jours en Thaïlande concernera donc : Afrique du Sud France Malte Allemagne Géorgie Norvège Arabie saoudite Grèce Nouvelle-Zélande Australie Hongrie Oman Autriche Inde Pays-Bas Bahreïn Indonésie Philippines Belgique Irlande Pologne Bhoutan Islande Portugal Brunei Israël Qatar Bulgarie Italie République tchèque Canada Japon Roumanie Chypre Jordanie Royaume-Uni Croatie Kirghizistan Singapour Danemark Koweït Slovaquie Émirats arabes unis Lettonie Slovénie Espagne Liechtenstein Suède Estonie Lituanie Suisse États-Unis Luxembourg Taïwan Fidji Malaisie Turquie Finlande Maldives Ukraine Pour les Français, Belges, Suisses, Canadiens et de nombreuses autres nationalités actuellement admises pendant 60 jours sans visa, la durée accordée à l’entrée sera donc divisée par deux. Le texte publié formule par ailleurs cette nouvelle exemption comme une mesure accordée pour le tourisme. Il ne reprend pas la référence aux activités professionnelles ponctuelles et aux contacts commerciaux de courte durée qui figurait dans le régime spécial de 60 jours désormais abrogé. Les entrées terrestres limitées à deux par année civile Le nouvel arrêté de 30 jours réintroduit également une règle importante concernant les frontières terrestres. Les voyageurs bénéficiant de cette exemption pourront normalement entrer en Thaïlande par un poste frontalier terrestre au maximum deux fois par année civile, comme le précise l’arrêté établissant le nouveau régime d’exemption de 30 jours. Cette restriction ne s’appliquera pas aux ressortissants de : Le ministre de l’Intérieur pourra également décider ultérieurement d’exempter d’autres nationalités de cette limitation. Cette règle concerne les passages par voie terrestre et ne constitue pas une limitation générale à deux voyages par an pour les arrivées internationales par avion. Une prolongation de 30 jours reste prévue La réduction du séjour initial à 30 jours ne signifie pas nécessairement qu’un voyage touristique de plus d’un mois deviendra impossible sans visa préalable. Dans le cadre de la réforme approuvée par le gouvernement, les bénéficiaires de l’exemption de 30 jours doivent pouvoir demander une prolongation unique pouvant atteindre 30 jours supplémentaires, sous réserve de l’accord des services thaïlandais de l’immigration. Cette possibilité de prolongation n’est pas détaillée dans l’arrêté qui établit la liste des 60 pays : elle découle du dispositif approuvé par le Conseil des ministres. Maurice et les Seychelles obtiennent une exemption de 15 jours Une deuxième catégorie est créée pour les courts séjours touristiques. Un arrêté distinct accorde une exemption de visa de 15 jours aux ressortissants de Maurice et des Seychelles. Les deux pays concernés sont donc : Le projet initial présenté en mai prévoyait également d’y inclure les Maldives. Bangkok a finalement décidé en juillet d’intégrer les ressortissants maldiviens au régime plus favorable de 30 jours sans visa. Pour cette exemption de 15 jours, les passages aux frontières terrestres seront eux aussi normalement limités à deux entrées par année civile, sauf pour les nationalités qui pourraient être spécialement exemptées de cette restriction par le ministre. Le visa à l’arrivée ne concernera plus que trois nationalités La réforme réduit parallèlement de manière très importante le nombre de voyageurs pouvant demander un visa à l’arrivée (Visa on Arrival – VoA) à leur arrivée en Thaïlande. Le nouvel arrêté limite officiellement le visa à l’arrivée à trois nationalités : L’Inde, qui figurait encore dans les premières versions du projet de réforme, disparaît du dispositif VoA puisqu’elle est finalement intégrée à la nouvelle exemption de visa de 30 jours. À titre de comparaison, le régime actuellement en vigueur permet encore aux ressortissants de 31 pays et territoires d’obtenir un visa à l’arrivée. Les accords bilatéraux d’exemption de visa ne disparaissent pas La disparition de l’exemption générale de 60 jours pour 93 pays ne signifie pas que toutes les nationalités absentes des trois nouvelles listes devront automatiquement demander un visa. Plusieurs pays disposent en effet d’un accord bilatéral d’exemption de visa avec la Thaïlande, juridiquement distinct du dispositif qui vient d’être abrogé. Selon la dernière liste publiée par le Département thaïlandais des affaires consulaires, ces accords concernent notamment : Ces accords ne sont pas abrogés par les quatre textes publiés ce 31 août. C’est notamment ce principe de « un pays, un régime » que Bangkok cherche à appliquer avec sa réforme afin d’éviter que certaines nationalités bénéficient simultanément de plusieurs dispositifs d’entrée. Pour certaines nationalités, un visa redeviendra nécessaire À l’inverse, plusieurs pays actuellement inclus dans l’exemption exceptionnelle de 60 jours ne figurent ni dans la nouvelle liste des 60 bénéficiaires de l’exemption de 30 jours, ni dans celle de 15 jours, ni dans le nouveau régime de visa à l’arrivée. Sous réserve d’un autre droit d’entrée applicable à leur situation, les ressortissants concernés devront donc se tourner vers un visa thaïlandais à compter de l’entrée en vigueur de la réforme. La Thaïlande dispose depuis janvier 2025 d’un système e-Visa accessible dans le monde entier, ce qui permet de déposer en ligne les demandes de visa auprès des représentations diplomatiques thaïlandaises compétentes. Ce qui change le 15 septembre 2026 À compter de cette date, le paysage des courts séjours touristiques en Thaïlande sera donc organisé autour de trois nouveaux dispositifs principaux : À ces dispositifs continueront de s’ajouter les exemptions prévues par les accords bilatéraux conclus entre la Thaïlande et certains pays. Les voyageurs bénéficiant encore de l’actuelle exemption de 60 jours pourront en revanche continuer à l’utiliser jusqu’au 14 septembre 2026 inclus. Ceux déjà admis en Thaïlande conserveront la date de séjour accordée lors de leur passage à l’immigration. VisasNews.com – 31 août 2026
Thaïlande : manifestation à Pukhet pour réclamer des mesures contre les touristes israéliens
01 sept. 2026
Des protestataires demandent de limiter à 15 jours la durée des visas touristiques accordés aux Israéliens et d’examiner la possibilité de restreindre leur nombre A Phuket, en Thaïlande, la question du comportement des touristes étrangers prend une tournure de plus en plus politique. Vendredi, plusieurs centaines d’habitants, commerçants et professionnels du tourisme se sont rassemblés à Patong pour réclamer un contrôle plus strict des visiteurs qui enfreignent les lois ou les usages locaux. Si la mobilisation se voulait officiellement générale, les touristes israéliens ont occupé une place centrale dans les critiques. Le rassemblement, organisé au parc Loma par le Phuket Land Protection Group, a réuni environ 150 personnes selon The Phuket News, et jusqu’à 200 ou 300 selon d’autres médias locaux. Des chauffeurs de tuk-tuk, guides, hôteliers et commerçants ont pris la parole pour raconter des incidents qu’ils attribuent à certains visiteurs étrangers : refus de payer dans des restaurants, dégradations, altercations ou comportements agressifs. Les Israéliens ont été fréquemment cités. Des organisateurs ont évoqué des conflits avec des chauffeurs, des actes de vandalisme ou encore des comportements jugés irrespectueux. Une autre critique porte sur la présence croissante d’Israéliens qui séjourneraient longtemps sur l’île et utiliseraient principalement des hébergements, restaurants et services gérés par leurs compatriotes. Certains professionnels locaux estiment que cette économie parallèle limite les retombées du tourisme pour les entreprises thaïlandaises et permet à des étrangers de développer sur place des activités commerciales concurrentes. Un intervenant a ainsi demandé au gouvernement de limiter à 15 jours la durée des visas touristiques accordés aux Israéliens et d’examiner la possibilité de restreindre leur nombre. Il ne s’agit à ce stade que d’une revendication locale : ni le gouvernement thaïlandais ni les services d’immigration n’ont annoncé de mesure de ce type. Des participants ont également évoqué les centres Habad de la région, demandant que leurs activités soient soumises aux mêmes règles que celles applicables aux autres structures religieuses ou communautaires. Les organisateurs ont pris soin d’affirmer que leur mouvement ne visait pas une nationalité en particulier et que leurs critiques concernaient tous les étrangers qui ne respecteraient pas les règles locales. Des touristes français, notamment des groupes de motards, ont également été mentionnés. Dans la couverture médiatique thaïlandaise, les Israéliens sont néanmoins apparus comme la principale cible du mécontentement. Le député de Phuket Chalermpong Sangdee a appelé à éviter toute stigmatisation collective. Il a estimé que le véritable problème résidait dans l’application insuffisante de la loi, ainsi que dans d’éventuels phénomènes de corruption, de complaisance ou de recours à des prête-noms thaïlandais pour contourner les règles commerciales. Selon lui, chaque infraction doit être examinée individuellement, sur la base de faits établis, et les sanctions doivent s’appliquer de la même manière aux Thaïlandais comme aux étrangers. À ce stade, aucune restriction spécifique contre les touristes israéliens n’a donc été décidée. Mais la manifestation de Patong illustre une crispation croissante autour du tourisme étranger à Phuket, dans laquelle les visiteurs israéliens se retrouvent désormais particulièrement exposés. i24news.tv – 31 août 2026 
Vietnam : la mort d’une étudiante par un ancien député ravive la colère contre l’impunité des élites
01 sept. 2026
La mort d’une étudiante de 18 ans dans un accident de la route impliquant un ancien député, dont l’identité vient d’être révélée, est devenue un symbole de l’impunité des élites au Vietnam. L’homme a échappé à toutes poursuites pénales, suscitant une vague d’indignation en ligne. Des dizaines de bouquets ont été déposés autour de l’arbre où la jeune femme a perdu la vie, avant que la police n’empêche tout nouvel hommage. L’arbre numéro 55 est devenu un symbole de la colère d’une partie de la jeunesse vietnamienne. C’est contre cet arbre que Do Ngoc Phuong Thuy, une étudiante de 18 ans, a trouvé la mort en mai 2025 après avoir été percutée par une BMW roulant à vive allure. Des images de vidéosurveillance diffusées en ligne montrent un homme sortir du véhicule après l’accident, sans s’attarder sur les victimes au sol. Plus tard, une femme descend de la voiture avant de quitter les lieux. Pendant plus d’un an, l’identité du conducteur n’avait pas été officiellement révélée. Cette semaine, plusieurs médias vietnamiens ont annoncé qu’il s’agissait de Nguyen Sy Cuong, un ancien député et cadre du Parti communiste au pouvoir et dont l’épouse est la ministre de la Culture. Une information qui circulait déjà depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux, mais qui n’avait jusqu’ici pas été confirmée officiellement. La révélation de l’identité du conducteur apparaît comme une rare concession dans un pays où le Parti communiste exerce un contrôle étroit sur l’information. Pas de poursuites judiciaires Cette révélation a déclenché une vague d’indignation et d’hommages en ligne. Des dizaines de bouquets ont été déposés autour de l’arbre où la jeune femme a perdu la vie. Mais les autorités ont rapidement interdit les manifestations de soutien à la victime et la police surveille désormais les lieux pour empêcher tout nouvel hommage. Pour tenter de contrer la vague d’indignation en ligne, les autorités vietnamiennes ont diffusé une séquence mettant en scène le père de la jeune victime, lequel soutient la décision prise, dans un discours très édulcoré aux accents patriotiques. Sans succès. « La justice est-elle seulement réservée à ceux qui possèdent le pouvoir ? », s’interroge un internaute sur les réseaux sociaux. Une question qui résume la colère suscitée par cette affaire, devenue pour certains le symbole des soupçons d’impunité dont bénéficieraient les membres des élites politiques. La police de Hanoï a déclaré que Nguyen Sy Cuong ne sera pas poursuivi en justice. « Sur la base des preuves recueillies et après une évaluation complète et objective de tous les documents au regard des dispositions de la loi, M. Nguyen Sy Cuong remplit les conditions requises pour être exempté de poursuites pénales », a déclaré le colonel Nguyen Duc Long, directeur adjoint de la police de Hanoï, dans un bulletin d’information diffusé le 17 août 2026. Radio France Internationale – 21 août 2026
Pourquoi le Vietnam délaisse le café pour le durian, ce fruit « qui rend riche » malgré son odeur nauséabonde
01 sept. 2026
L’engouement des Chinois pour ce fruit hérissé de piquants, à l’odeur très spéciale et au goût de crème pâtissière a poussé le deuxième producteur mondial de café à se tourner vers le durian, dont il est devenu le premier fournisseur du marché chinois Les hauts plateaux luxuriants du centre du Vietnam produisent environ un sixième du café mondial, mais les agriculteurs se tournent de plus en plus vers le durian face à la demande chinoise croissante pour le « roi des fruits », à l’odeur si caractéristique, forte au point de voir ce fruit interdit dans certains lieux publics en Asie du Sud-Est. « On peut vivre correctement avec le café, mais c’est le durian qui rend riche », raconte Pham Xuan Lan en faisant visiter son exploitation. Le climat tropical et le sol basaltique des hauts plateaux favorisent la culture du robusta, faisant du Vietnam le deuxième producteur mondial de café derrière le Brésil. Cependant, la superficie des terres consacrées au durian a été multipliée par plus de cinq en dix ans, pour atteindre 200 000 hectares dans tout le pays, selon le ministère de l’Agriculture. Officiellement entré sur le marché chinois du durian en 2022, le Vietnam en est devenu dès l’an dernier le premier fournisseur en termes de volume, mettant fin à près de vingt ans de domination thaïlandaise. 65 000 euros cette année, contre 8 500 pour le café Lan a été l’un des premiers à se lancer, il y a une vingtaine d’années, pour diversifier sa production. Il possède aujourd’hui 400 arbres à durian dans la province de Dak Lak (centre). Ils produisent 60 tonnes de ce fruit oblong, transporté dans des conteneurs réfrigérés jusqu’en Chine. De quoi lui rapporter autour de 65 000 euros cette année, contre 8 500 s’il était cantonné au café. « Grâce au durian, j’ai acheté une voiture, des maisons pour mes enfants et j’ai construit une villa pour ma famille », témoigne l’agriculteur de 56 ans, suivi par d’autres depuis. « Un goût aussi sucré qu’un gâteau, sans le gras » Le boom vietnamien est alimenté par la demande en provenance de la Chine voisine, où le durian jouit d’une grande popularité sur les réseaux sociaux, en particulier chez les jeunes. Sur Douyin, l’équivalent chinois de TikTok, des vidéos montrant des utilisateurs ouvrir le fruit à mains nues ont été vues des milliards de fois. Lors d’une dégustation à Pékin, Ada Song affirme avoir dépensé près de 1 000 yuans (130 euros) en durian ces dernières semaines. « J’ai essayé près de 20 variétés différentes », souligne-t-elle. « Cela a un goût aussi sucré qu’un gâteau, sans le gras ni la lourdeur ». Autrefois produit de luxe, le durian est devenu plus abordable grâce à la concurrence accrue entre la Thaïlande et le Vietnam et à l’amélioration du transport. Pékin cherche à présent à développer sa propre production, avec plus de 3 000 hectares de plantations dans la province insulaire de Hainan, dont le climat est similaire à celui du nord du Vietnam. Lan compare sa culture à l’éducation d’un enfant : « Je peux vous donner toutes les astuces, mais je ne peux pas vous garantir le même succès ». Mais « nos durians resteront toujours un complément aux durians d’Asie du Sud-Est », reconnaît Feng Xuejie, de l’Académie des sciences agricoles de Hainan. « On ne peut même pas comparer ». Sur les hauts plateaux vietnamiens, certains s’inquiètent de la dépendance à la Chine, ainsi que des risques de surproduction à mesure que de nouveaux acteurs se lancent. Beaucoup ont observé avec anxiété la récente chute des prix en Malaisie, qui a misé sur les variétés haut de gamme, attribuée à une récolte exceptionnellement abondante. Un pari risqué Les agriculteurs préviennent que le durian n’est pas un pari gagné d’avance : il exige un équilibre précis d’humidité, d’eau et d’engrais. Lan compare sa culture à l’éducation d’un enfant : « Je peux vous donner toutes les astuces, mais je ne peux pas vous garantir le même succès ». Le quinquagénaire continue de cultiver du café, ce qui lui permet de diversifier ses revenus, mais pour d’autres, le rêve du durian a déjà tourné court. Hung a abandonné totalement le café pour le durian il y a cinq ans, avant de revenir en arrière deux ans plus tard, admettant qu’il était trop difficile d’atteindre la qualité requise. « Je n’y suis pas arrivé », regrette cet homme de 42 ans. « Je ne retournerai jamais au durian ». Sud Ouest avec Agence France Presse – 30 août 2026
Vietnam, les célébrations au sanctuaire marial de La Vang
01 sept. 2026
Les célébrations exceptionnelles de 2026 en l’honneur de la Vierge de La Vang ont été accompagnées d’un moment de réflexion et de prière: le 32e Congrès national du pèlerinage de La Vang, consacré au thème «Marie, messagère de la Bonne Nouvelle». «La Vang est comme le sanctuaire de Lourdes du Vietnam», observe le père Landry Varenne, prêtre vietnamien des Missions étrangères de Paris, en référence aux pèlerinages impressionnants qui marquent la solennité de l’Assomption. Se rendre auprès de Marie, «chez la Maman», pour trouver le réconfort et apprendre à être de véritables disciples et missionnaires: tel est le sens des célébrations grandioses qui ont marqué les festivités en l’honneur de Notre-Dame de La Vang, organisées du 13 au 15 août au Vietnam, dans le sanctuaire national du même nom situé dans l’archidiocèse de Hué. «Ce sanctuaire est le cœur de la foi pour les Vietnamiens, qui sont particulièrement dévots à la Vierge de La Vang pour des raisons historiques et identitaires. La Vang est comme le sanctuaire de Lourdes du Vietnam», observe le père Landry Varenne, prêtre vietnamien des Missions étrangères de Paris, en référence aux pèlerinages grandioses qui marquent la solennité de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Les pèlerins sont venus du nord, du sud et du centre du Vietnam, ainsi que des communautés de la diaspora, et ont dépassé cette année les 200 000, selon les estimations de l’Église locale. L’amour et le sacrifice d’une mère Les célébrations exceptionnelles de 2026 en l’honneur de la Vierge de La Vang ont été accompagnées d’un moment de réflexion et de prière: le 32e Congrès national du pèlerinage de La Vang, consacré au thème «Marie, messagère de la Bonne Nouvelle». Le père Francis Cuong, des Frères du Sacré-Cœur de Jésus, congrégation fondée il y a cent ans dans le diocèse de Hué, est aujourd’hui missionnaire aux États-Unis et revient tout juste d’un pèlerinage à La Vang. «En définitive — explique-t-il lors d’un entretien avec les médias du Vatican —, pour un fidèle vietnamien, se rendre à La Vang ne consiste pas seulement à effectuer un pèlerinage vers un sanctuaire, mais littéralement à “rentrer chez la Maman” pour trouver un réconfort face aux épreuves de la vie». Le peuple vietnamien, poursuit-il, «nourrit un amour profond pour la Vierge Marie, notamment parce que l’image de la mère, dans la culture vietnamienne, incarne le sacrifice et l’amour inconditionnel, et constitue le pilier de la société, autrefois matriarcale. C’est aussi pour cette raison qu’il est de tradition que tous les fidèles viennent vers Marie pour lui exprimer leur amour et lui demander des grâces». Un exemple pour les Vietnamiens Le père Francis souligne la foi du peuple: «Tout le monde croit en ce que Marie a dit à nos ancêtres en 1789, à savoir qu’elle ne nous abandonnera jamais. Nous croyons que notre Mère exauce nos prières pour le pays, pour l’Église au Vietnam, pour la paix». La dévotion du peuple, raconte-t-il, s’exprime à travers des pratiques telles que la messe, le sacrement de la réconciliation, le Chemin de croix, la célébration de l’heure de la miséricorde: «Les fidèles se sentent dans le cœur de la Mère, sous son manteau; Marie est leur refuge». Et il y a aussi une dimension missionnaire que le congrès de cette année a fortement mise en avant: «Les gens apprennent, à l’exemple de Marie, à porter le Seigneur et son amour à leur prochain», note-t-il. Les origines de la dévotion L’origine de la dévotion à La Vang remonte à 1798, à l’une des périodes de persécution la plus dure contre les chrétiens de l’histoire du Vietnam. L’empereur Canh Thinh ordonna la destruction des églises et la répression des catholiques, alors considérés comme des adeptes d’une «religion étrangère». De nombreux fidèles furent contraints de fuir et trouvèrent refuge dans la jungle dense de La Vang, où ils vivaient tourmentés par la faim, la maladie et le froid, craignant d’être découverts et tués. Chaque soir, les réfugiés se rassemblaient sous un grand banian, allumaient un feu et priaient le chapelet. Au cours d’une de ces prières nocturnes, une Dame enveloppée de lumière est apparue, vêtue d’une robe traditionnelle vietnamienne, l’Enfant dans les bras et deux anges à ses côtés. Son message était avant tout un message de consolation: «Mes enfants, soyez forts et ayez la foi. J’ai entendu vos prières». Ce n’est pas un détail anodin que Marie apparaisse précisément avec les traits et les vêtements d’une femme vietnamienne. Son iconographie, largement diffusée par l’Église locale surtout depuis la fin du XXe siècle, exprime un lien profond entre foi et identité. Après des siècles durant lesquels les catholiques ont été accusés d’appartenir à une «religion étrangère», la Vang «témoigne qu’on peut être pleinement catholique et, en même temps, pleinement vietnamien», affirment aujourd’hui les évêques. Une foi qui est une mémoire vivante C’est avant tout l’image d’une Mère qui partage la souffrance de ses enfants: Marie apparaît aux persécutés, aux malades et aux réfugiés sans défense. C’est pourquoi la Vierge de La Vang est devenue «la Mère du refuge», une présence qui apaise les blessures d’un peuple marqué par les guerres, les invasions et les persécutions. Aujourd’hui encore, les pèlerins cherchent à faire revivre ce souvenir: ils dorment sous des tentes à l’ombre des banians, prient le chapelet et, lors des célébrations, évoquent à travers des représentations théâtrales la fuite de 1798 et l’apparition de la Vierge. La dévotion devient ainsi une mémoire vivante, capable d’unir l’histoire de la foi à la vie concrète des communautés. Par Paolo Affatato – Vatican News – 18 août 2026 
Les experts vietnamiens à l’étranger unissent leurs efforts pour développer le nucléaire national
01 sept. 2026
Le Réseau des experts vietnamiens de l’énergie nucléaire à l’étranger (VietNuc) a organisé, le 29 août à l’École polytechnique de Paris, un séminaire consacré au programme nucléaire vietnamien, réunissant des spécialistes issus de plusieurs institutions de premier plan au Vietnam, en France et dans le monde. Organisé en présentiel et en ligne, le séminaire a porté sur l’état actuel et les perspectives du programme nucléaire vietnamien, le développement des ressources humaines, les petits réacteurs modulaires (PRM), les expériences en matière de sûreté nucléaire et de prolongation de la durée de vie des centrales, ainsi que la mobilisation des experts vietnamiens à l’étranger au service du programme national. Selon Bùi Nguyên Hoàng, représentant de VietNuc et modérateur du séminaire, cette rencontre visait principalement à créer un espace d’échange entre les membres du réseau et à renforcer les liens avec les milieux spécialisés au Vietnam et à l’étranger. VietNuc concentre actuellement ses activités sur cinq axes : l’organisation de séminaires spécialisés, la contribution aux consultations sur les politiques publiques, la diffusion des connaissances sur l’énergie nucléaire, le soutien aux programmes de formation au Vietnam et le renforcement des liens entre ses membres, les organismes nationaux et les organisations internationales. Partage d’expériences internationales Parmi ses initiatives récentes figure l’élaboration d’un « Manuel de questions-réponses sur l’énergie nucléaire », destiné à répondre aux interrogations du public à partir d’informations scientifiquement fondées et présentées dans un langage accessible. Lors du séminaire, Nguyên Hoàng Linh, directeur du Département de la sûreté nucléaire et de la radioprotection du ministère vietnamien des Sciences et des Technologies, a présenté l’état actuel et les perspectives du programme nucléaire national. Il a souligné que le développement de l’énergie nucléaire nécessitait une préparation globale, portant notamment sur le cadre juridique, les capacités de gestion, la sûreté et la sécurité nucléaires, les ressources humaines et la coopération internationale. La formation des ressources humaines constitue ainsi l’un des facteurs déterminants pour la mise en œuvre à long terme du programme. Xavier Perrette, vice-président chargé des relations internationales de l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN), relevant du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), a partagé l’expérience française en la matière. Selon lui, la formation doit commencer suffisamment tôt, s’inscrire dans une stratégie de long terme et être adaptée aux différentes étapes du programme, de la gestion et de la conception à la construction, l’exploitation et le contrôle de la sûreté. Le séminaire a également examiné les perspectives des petits réacteurs modulaires (PRM). Vu Thanh Mai, experte de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a présenté les tendances mondiales et les principales technologies actuellement étudiées. Les PRM pourraient offrir de nouvelles possibilités grâce à leur puissance plus limitée, leur conception modulaire et leur flexibilité. Les experts ont toutefois souligné la nécessité d’évaluer soigneusement leur maturité technologique, leur potentiel de commercialisation, leurs coûts, les exigences réglementaires et les conditions de sûreté avant tout choix technologique. Une table ronde consacrée au « Programme nucléaire du Vietnam et perspectives mondiales » a réuni des représentants des organismes vietnamiens compétents et des experts d’EDF, du CEA, de l’INSTN, de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA), de l’AIEA et de VietNuc. Les échanges ont mis en évidence plusieurs priorités pour le Vietnam : perfectionner le cadre institutionnel, former les ressources humaines, développer une solide culture de sûreté nucléaire, sélectionner des technologies adaptées, renforcer les capacités de gestion des projets et consolider la coopération entre organismes de réglementation, instituts de recherche, universités, entreprises et experts internationaux. Créé en juillet 2025, VietNuc compte actuellement plus de 100 membres actifs et entretient des liens avec quelque 200 experts à travers le monde. Ses membres travaillent notamment dans les domaines de la gestion nucléaire, de l’ingénierie, de la construction, de la gestion de projets et de la recherche en France, au Royaume-Uni, en Autriche, en Belgique, en Italie et au Vietnam. Depuis sa création, le réseau a participé aux consultations techniques sur l’élaboration de la loi sur l’énergie atomique et des textes réglementaires relatifs aux centrales nucléaires et aux réacteurs de recherche. Il a également contribué à des programmes de formation universitaire, organisé des séminaires spécialisés et participé à la diffusion des connaissances scientifiques sur l’énergie nucléaire. Le séminaire organisé à l’École polytechnique de Paris illustre ainsi le rôle des experts vietnamiens à l’étranger en tant que passerelle entre les besoins du pays et l’expérience, les technologies et les systèmes de formation internationaux. La mobilisation efficace de ces ressources humaines contribuera à renforcer les capacités du Vietnam sur les plans institutionnel, humain et technique, ainsi qu’à développer une solide culture de sûreté, créant ainsi les conditions nécessaires à un développement prudent, sûr et durable du programme nucléaire national. Agence Vietnamienne d’Information – 31 août 2026
Le marché aérien attire de nouveaux acteurs malgré la pression des coûts
01 sept. 2026
Porté par la croissance de la demande de transport de passagers et de fret, le marché aérien vietnamien attire une nouvelle vague d’investisseurs et de compagnies aériennes. Toutefois, l’intensification de la concurrence met de plus en plus à l’épreuve la solidité financière, l’efficacité opérationnelle et la capacité des acteurs à faire face aux chocs de coûts imprévus. Selon les Perspectives du marché commercial de Boeing, le Vietnam figure parmi les marchés de l’aviation à la croissance la plus rapide de la région. Au premier semestre 2026, le marché a transporté 45,49 millions de passagers et 813.200 tonnes de fret, soit des hausses respectives de 9,8% et 16,4% par rapport à la même période de l’année précédente, selon l’Autorité de l’aviation civile du Vietnam. Ce potentiel de croissance a attiré d’importants groupes privés dans les activités de transport aérien et les infrastructures aéroportuaires. Le groupe T&T est devenu actionnaire stratégique de Vietravel Airlines, tandis que le groupe Sun a créé Sun PhuQuoc Airways, développant un modèle de compagnie aérienne adossé à son écosystème touristique et de villégiature. Crystal Bay a fondé Crystal Bay Airlines avec un capital initial de 300 milliards de dôngs, soit 11,5 millions de dollars, tandis que LOTHA Airlines, basée à Dông Nai, a fait son entrée sur le marché avec un capital de 10 milliards de dôngs. Les infrastructures aéroportuaires attirent également d’importants investissements. Le groupe Masterise a créé Masterise Airport Company en août 2025 avec un capital initial de 29.300 milliards de dôngs. Malgré l’arrivée de nouveaux acteurs, le marché intérieur reste fortement concentré. Selon un rapport publié début 2026 par Saigon-Hanoi Securities, Vietnam Airlines et Vietjet représentent à elles deux environ 85 à 90% du marché de l’aviation domestique. Parallèlement, Bamboo Airways, Pacific Airlines et Vietravel Airlines poursuivent leur restructuration, notamment sur les plans financier, de la flotte et du réseau de lignes. Bamboo Airways a notamment réduit ses liaisons intérieures et internationales, sa flotte étant passée de 44 appareils en haute saison à seulement trois. Les difficultés rencontrées par les compagnies aériennes se sont accentuées cette année, la hausse des prix du carburant, les fluctuations des taux de change et la pénurie d’avions pesant de plus en plus sur les coûts d’exploitation. Le prix du kérosène Jet A1 importé de Singapour a dépassé 230 dollars le baril au deuxième trimestre, à la suite de l’escalade du conflit au Moyen-Orient début mars. Bien que les prix aient ensuite reculé pour s’établir autour de 160 à 170 dollars, ils sont restés nettement supérieurs aux niveaux prévus par de nombreuses compagnies aériennes dans leurs plans d’affaires annuels. Vietjet a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de près de 30.500 milliards de dôngs au deuxième trimestre, en hausse de 71% sur un an, tandis que son bénéfice avant impôt a chuté de 47%, à 349 milliards de dôngs. La compagnie a par la suite abaissé son objectif de chiffre d’affaires consolidé pour 2026, de 101.400 milliards à 86.800 milliards de dôngs, et son objectif de bénéfice avant impôt, de 3.000 milliards à 2.400 milliards de dôngs. Au premier semestre, Vietjet a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de plus de 51 500 milliards de dôngs, en hausse de 44%, tandis que son bénéfice net a progressé de 6%, à 1.300 milliards de dôngs. Vietnam Airlines a également subi des pressions sur ses coûts. Au deuxième trimestre, son chiffre d’affaires consolidé a augmenté de plus de 36%, à près de 38.400 milliards de dôngs, mais le coût des biens et services vendus a bondi de 59%, dépassant 36.600 milliards de dôngs. Le bénéfice brut a ainsi chuté de plus de 3.200 milliards de dôngs pour s’établir à environ 1.700 milliards de dôngs, contribuant à une perte nette consolidée d’environ 600 milliards de dôngs, sa première perte trimestrielle depuis le début de 2024. Trân Van Huu, directrice financière et comptable en chef de Vietnam Airlines, a déclaré que la seule hausse des prix du carburant aurait pu alourdir les coûts de la compagnie de plus de 7.000 milliards de dôngs au deuxième trimestre. Les mesures d’atténuation mises en œuvre ont permis de réduire cet impact négatif d’environ 5.000 milliards de dôngs. Les fluctuations des taux de change constituent un autre défi, près de 60% des coûts des compagnies aériennes étant libellés en devises étrangères, notamment les contrats de location d’avions, les pièces détachées et les services de maintenance. Vietnam Airlines estime qu’une hausse de 1% du taux de change pourrait entraîner environ 300 milliards de dôngs de coûts supplémentaires. L’impact des fluctuations des taux de change en 2026 est estimé à quelque 500 milliards de dôngs. La disponibilité des avions exerce également une pression supplémentaire sur les compagnies. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales et les problèmes de moteurs, notamment les rappels concernant certains moteurs Pratt & Whitney, ont entraîné l’immobilisation de plusieurs appareils et accentué la pénurie d’avions. Lors de l’assemblée générale annuelle de Vietnam Airlines en 2026, son président, Dô Ngoc Hoa, a déclaré que cette pénurie pourrait persister pendant plusieurs années. Il a précisé que les avions actuellement commandés auprès de constructeurs tels que Boeing et Airbus pourraient ne pas être livrés avant 2033-2034. Le secteur vise néanmoins une croissance à deux chiffres en 2026, avec environ 95 millions de passagers et plus de 1,6 million de tonnes de fret transportés, soit des hausses respectives de 13% et 15%. Agence Vietnamienne d’Information – 31 août 2026
En Thaïlande : l’énigme des QR codes électoraux qui menace la démocratie
27 août 2026
La Cour constitutionnelle de Thaïlande se prononcera le 28 septembre sur l’affaire des codes-barres et QR codes des élections du 8 février. La validité du scrutin est en jeu. Des codes-barres et des QR codes traceurs de votes, une Commission électorale sur la défensive, la Cour constitutionnelle saisie et des électeurs thaïlandais profondément déçus : l’élection du 8 février 2026 est devenue un laboratoire involontaire des risques que représente la technologie pour le secret du scrutin. Un secret de Polichinelle électoral Au moment des élections législatives thaïlandaises du 8 février 2026, personne ne savait que les bulletins portaient une signature numérique. Ce n’est que le 12 février que des citoyens vigilants, en photographiant les QR codes des bulletins, ont découvert l’impensable : chaque code était unique et directement traçable grâce au talon signé par l’électeur. Théoriquement, il devenait possible d’identifier précisément qui avait voté pour quel parti. Le cauchemar absolu pour la démocratie électorale. La Commission électorale a rapidement expliqué que ces codes existaient uniquement pour des raisons administratives et de prévention des fraudes. Une justification qui n’a convaincu personne. Des organisations civiles, des étudiants universitaires et même le Défenseur des droits ont contesté cette approche pour le moins cavalière du secret du vote, un principe constitutionnel pourtant sacro-saint. Le tribunal des électeurs scandalisés Les remous ont pris de l’ampleur. Plus de 5.000 irrégularités électorales ont été repérées par l’observatoire indépendant Vote62 – des listes de candidats manquantes, des enveloppes mal adressées, et surtout ces QR codes compromettants. Des plaintes ont été déposées auprès de la Cour constitutionnelle, demandant l’annulation pure et simple des résultats du scrutin. De son côté, la Commission électorale a porté plainte contre six citoyens qui avaient osé photographier et tenter de décoder ces QR codes. Un rebondissement qui en dit long : pourquoi poursuivre ceux qui découvrent une vulnérabilité plutôt que ceux qui l’ont créée ? L’Europe a déjà tranché Cette situation en Thaïlande en rappelle d’autres, survenues ailleurs. En 2011, en France, les élections professionnelles chez Manpower ont été annulées pour des motifs quasi identiques : les bulletins par correspondance portaient des codes-barres et numéros d’identification permettant de relier le vote à l’électeur. Verdict des tribunaux français : annulation automatique. Le Conseil de l’Europe est encore plus radical. Son Code de bonne conduite en la matière recommande carrément l’abandon définitif de tout système de numérotation sur les bulletins de vote. Le message est limpide : technologie et secret du scrutin sont incompatibles quand la traçabilité entre électeur et vote devient possible. La démocratie thaïlandaise à nouveau en danger Le compte à rebours est désormais lancé. Le 28 septembre 2026, la Cour constitutionnelle dévoilera sa décision. Si elle tranche en faveur de l’annulation, la Thaïlande replongera au cœur de ses crises politiques chroniques. Si elle valide les élections, ce sera au prix d’une blessure profonde infligée aux principes démocratiques fondamentaux. Bien malin celui qui peut dire aujourd’hui quelle est la solution la plus salutaire pour la démocratie thaïlandaise. Par Franck Stepler – Lepetitjournal.com –  27 août 2026
Dans le sud de la Thaïlande, une insurrection séparatiste qui dure depuis plus de 20 ans
27 août 2026
Le nouvel épisode de violences qui agite le sud de la Thaïlande depuis plusieurs jours ravive les tensions dans cette région à majorité musulmane, en proie depuis plus de vingt ans à une insurrection séparatiste ayant fait plus de 7 000 morts. ne série de violences dans le sud de la Thaïlande, pays à majorité bouddhiste, a remis en lumière une insurrection menée par des séparatistes musulmans, qui a fait des milliers de morts au cours des deux dernières décennies. Bâtiments et véhicules incendiés, voie ferrée interrompue… Plus de 50 attaques nocturnes coordonnées ont endommagé des biens publics et fait trois blessés ce week-end dans trois provinces proches de la frontière avec la Malaisie. L’AFP revient sur les points essentiels pour comprendre ces attaques. Quelles sont les racines de l’insurrection? Les origines du conflit remontent à l’annexion en 1909 de l’ancien sultanat malais-musulman de Patani par la Thaïlande, alors appelée Siam. La Thaïlande y « force les Malais à être quelque chose qu’ils ne sont pas » en imposant une identité thaïe, explique à l’AFP l’analyste Don Pathan. Cela a fini par provoquer une réaction violente des musulmans malais, qui ont pris les armes contre l’Etat. Des militants, dont le principal groupe rebelle Barisan Revolusi Nasional (BRN), opèrent dans les provinces méridionales depuis le début des années 1960, avec pour objectif déclaré la création d’un Etat islamique indépendant. Le conflit a fait plus de 7 000 morts dans la région depuis 2004, selon l’observatoire Deep South Watch. Ses causes profondes – identité culturelle, représentation politique, développement économique – continuent d’alimenter le soutien de la population locale. Les attaques du week-end sont-elles inhabituelles? « Ce type d’attaques se produit chaque semaine, voire chaque jour, depuis plus de deux décennies », répond Matthew Wheeler, analyste principal de l’International Crisis Group pour l’Asie du Sud-Est. Elles constituent selon lui une démonstration de force des insurgés et de leur capacité à attirer de nouveaux membres et à coordonner leurs opérations malgré la présence importante des forces de sécurité. L’ancien député thaïlandais et défenseur des droits humains Kannavee Suebsang confirme l’« augmentation de la coordination et de la visibilité des attaques cette année », ainsi que l’élargissement du réseau. Cinq militaires ont été tués en juillet lors d’une attaque contre un poste de contrôle de la province de Narathiwat, dans laquelle six civils ont été blessés. Pourquoi maintenant ? « La récente série d’incidents est un signal de frustration de la part des insurgés. Probablement parce que le gouvernement thaïlandais ne s’assied pas à la table des négociations », avance Munira Mustaffa, experte malaisienne en contre-terrorisme. « C’est donc probablement une forme de pression pour pousser le gouvernement à revenir négocier », ajoute-t-elle. Pour Thanat Suwannanon, responsable gouvernemental des négociations de paix, les assaillants chercheraient à tester la préparation des forces de sécurité et à prendre l’ascendant avant le prochain cycle de discussions. « Ils se concentrent sur des attaques symboliques, comme incendier des véhicules et des bâtiments administratifs locaux », relève-t-il. Où en sont les négociations de paix ? La Thaïlande a engagé pour la première fois des pourparlers de paix avec le BRN en 2013 sous médiation malaisienne, mais ils ont été régulièrement interrompus. Les rebelles demandent une autonomie locale et un mécanisme de partage du pouvoir, ce que Bangkok refuse. Le gouvernement thaïlandais « utilise l’appareil sécuritaire pour résoudre le problème alors qu’il s’agit d’un problème politique », pointe l’ancien député Kannavee Suebsang. Le négociateur en chef thaïlandais a indiqué que des discussions étaient prévues fin octobre, après le report de celles de septembre à la suite de la mort des cinq soldats en juillet. Géo Magazine avec Agence France Presse – 27 août 2026
Attaques dans le sud de la Thaïlande: «Une dynamique nationale inachevée»
27 août 2026
Des dizaines d’attaques coordonnées sont survenues le week-end dernier dans le sud de la Thaïlande, faisant des blessés. Elles n’ont pas été revendiquées à ce stade. Ces attaques ont poussé les autorités à réagir. Depuis plusieurs décennies, le conflit perdure dans les provinces concernées. Entretien avec Sophie Boisseau du Rocher, spécialiste de l’Asie du Sud-Est et ancienne chercheuse à l’Institut français des relations internationales (Ifri). RFI : Le week-end dernier, plus de cinquante attaques ont eu lieu en une seule nuit dans le sud de la Thaïlande, où un conflit larvé dure. Comment comprendre ce pic de violences, à la fois coordonné et démonstratif ? Sophie Boisseau du Rocher : Vous l’avez indiqué : il s’agit d’un conflit ancien dans un espace limité. Les protagonistes, les différents groupes armés, se fréquentent et certains membres ont même changé d’affiliation au fil des ans et des événements. Ils peuvent, le cas échéant, lancer des actions coordonnées. C’est probablement ce qu’il s’est passé le week-end dernier, avec un niveau de violence parfaitement contrôlé, et un but partagé : envoyer un premier message clair au gouvernement d’Anutin Charnvirakul. Être en position de force collective avant d’entamer une négociation permet en outre de fixer le niveau d’attente. Les faits se sont produits précisément dans les provinces de Pattani, Yala et Narathiwat. Quelles en sont les spécificités ? Concernant les groupes armés, on parle souvent du Barisan Revolusi Nasional (BRN). Quelles sont ses revendications ? Le conflit date de la colonisation, quand il a fallu établir des cartes pour fixer les territoires. Jusque-là, les différents sultanats étaient des territoires sous vassalité très relâchée du royaume de Siam. Lors du traité de 1909, pressés par les coups de butoir britanniques, les Siamois ne gardent que le sultanat de Patani, qui prospérait depuis le XVe siècle grâce au commerce, car idéalement localisé à l’entrée de la péninsule malaise. Avec comme effets immédiats, l’isolement d’un groupe religieux de ses coreligionnaires musulmans localisés de l’autre côté de la frontière (Terengganu, Kedah, Kelantan, Perlis…), et l’isolement de cette communauté au sein d’une communauté nationale majoritairement bouddhiste. Des groupes s’organisent en réaction à la politique de « thaïfication », qui a pris une nouvelle ampleur sous les gouvernements militaires des années 1950-1960. N’oubliez pas le climat très anti-communiste de l’époque où les Américains n’hésitaient pas à conseiller des politiques répressives. En 1963, le BRN est fondé. Effectivement, à l’origine, c’est un mouvement islamo-communiste. Suivi par le PULO (1968), le GMIP, le BIPP… Les revendications varient de l’indépendance totale (BIPP, PULO…) au rattachement à la Malaisie, en passant par l’autonomie – BRN, sachant qu’au sein de ce groupe, les courants vont de l’autonomie complète à l’autonomie partielle. Actuellement, le BRN est prédominant mais le fait que l’ensemble de ces groupes aient lancé une action concertée collective montrerait plutôt une possible radicalisation générale pour faire monter la pression avant une possible reprise des négociations. Depuis 2004, le pouvoir central thaïlandais maintient une présence militaire sur place, avec l’Internal Security Operations Command (ISOC), ainsi que l’état d’urgence. Des spécialistes de la région – comme la chercheuse Rungrawee Chalermsripinyorat – pointent que cette approche sécuritaire ne parvient pas à endiguer l’insurrection. Quid des pourparlers de paix ? Alors que les revendications s’apaisaient grâce à des entités administratives qui rapprochaient les communautés et qu’une politique sociale était mise en place, le gouvernement de Thaksin Shinawatra a cassé la dynamique nationale en donnant à la police nationale une marge de manœuvre militaire dont elle a abusé. Le conflit a repris plus dur à partir de 2004, en l’absence des interfaces qui ont été supprimées par le gouvernement Thaksin, alors que ces dernières permettaient de réguler les relations entre communautés et avec l’État central. Rungrawee a raison : la question musulmane en Thaïlande est une question politique qui ne se règlera pas avec des fusils mais autour d’une table. Les drames humains qui datent de cette époque (Krue Se en avril 2004, ou Tak Bai en octobre de la même année), qui ont provoqué plusieurs centaines de morts, sont à présent des événements fondateurs qui entretiennent la flamme séparatiste et les flambées de violence conséquentes. Aujourd’hui, les pourparlers de paix qui avaient formellement repris en juin dernier, patinent, en grande partie parce que depuis le coup d’État de 2014, Bangkok n’a pas répondu du fait de l’instabilité politique interne. Vu de Bangkok, la question du Sud musulman est secondaire. Le fait que le gouvernement d’Anutin, formé fin mars, soit interpellé, montre que les différents groupes n’entendent pas se faire dicter une loi dont ils ne veulent pas. Il est également vrai que les différents groupes sont las des manipulations, des faux-semblants et de la tactique répressive sur place (contrôles sur les personnes, fouilles des maisons, barrages routiers, etc.). Le conflit aurait fait plus de 7 000 morts. Comment la population civile, majoritairement musulmane mais abritant une minorité bouddhiste, vit-elle au quotidien entre les différentes forces en présence ? La population est lasse, très lasse. Elle aspire à la stabilité et non pas à cette effervescence meurtrière, et aléatoire, permanente. Les écoles sont régulièrement fermées, les hôpitaux manquent de médicaments, la suspicion demeure partout. La Malaisie propose ses bons services. Sur le fond, c’est aussi le désintérêt de Bangkok qui est dénoncé : autant celui des élites politiques qui ne veulent pas entendre parler de ce problème très localisé, que de la monarchie qui aurait tendance à soutenir l’armée. Le père du roi Rama X, Bhumipol, s’était engagé pour que l’ensemble des communautés puissent vivre dans la paix. Son fils est moins concerné par le nombre de morts et le coût humain de cette situation inachevée. Par Igor Gauquelin – Radio France Internationale – 26 août 2026
Min Aung Hlaing attendu à Phnom Penh début septembre
19 août 2026
Le président birman Min Aung Hlaing effectuera une visite d’État au Cambodge au début du mois de septembre. Ce déplacement intervient alors que le dirigeant issu de l’armée multiplie les voyages à l’étranger, plus de cinq ans après le coup d’État de février 2021 qui avait largement isolé le pouvoir birman sur la scène internationale. Le déplacement a été annoncé mardi 18 août par Chea Thirith, porte-parole du Sénat cambodgien. Min Aung Hlaing doit rencontrer plusieurs hauts responsables du royaume afin de renforcer les relations bilatérales. Il s’agira de son deuxième séjour officiel au Cambodge. Le général s’était déjà rendu à Phnom Penh en mars 2017, lorsqu’il commandait les forces armées birmanes. Une diplomatie plus active La visite cambodgienne s’inscrit dans une multiplication récente des déplacements internationaux de Min Aung Hlaing. Depuis son accession à la présidence en avril, il s’est notamment rendu en Inde, en Chine, au Laos et en Thaïlande. Il se trouve actuellement en Russie, l’un des principaux partenaires internationaux de la Birmanie depuis le coup d’État de 2021, pour une visite officielle au cours de laquelle un entretien avec Vladimir Poutine est prévu. Cette succession de déplacements contraste avec l’isolement diplomatique qui avait suivi la prise du pouvoir par l’armée. Elle intervient alors que la Birmanie reste plongée dans une profonde crise politique et un conflit armé opposant les forces gouvernementales à plusieurs mouvements de résistance et organisations ethniques armées. Gavroche-thailande.com – 18 août 2026
Pourquoi la Thaïlande compte-t-elle autant d’armes à feu ?
19 août 2026
Le 7 août 2026, un adolescent de 14 ans a tué ses grands-parents à Nonthaburi avant de se rendre au lycée Debsirin, où il a abattu cinq membres du personnel avant de retourner l’arme contre lui.  Neuf morts, plus de trente blessés : c’est la deuxième fusillade meurtrière en milieu scolaire thaïlandais cette année, après celle de Hat Yai en février. À chaque drame revient le même chiffre : environ 10 millions d’armes à feu circuleraient dans le royaume, soit une pour sept habitants. Le pays le plus armé d’Asie du Sud-Est Selon le Small Arms Survey, la Thaïlande détient 10,3 millions d’armes civiles, avec un taux de 15,1 armes pour 100 habitants, très loin devant le Cambodge (4,5), les Philippines (3,6) ou le Vietnam (1,6). À titre de comparaison, Singapour affiche un taux proche de zéro. Le nombre d’armes détenues par des civils thaïlandais dépasse à lui seul celui de l’ensemble des neuf autres pays membres de l’ASEAN réunis. Autre singularité régionale : la Thaïlande fait partie, avec les Philippines et le Myanmar, des seuls pays de l’ASEAN où les civils possèdent plus d’armes que l’armée et la police réunies. La possession civile y est environ dix fois supérieure à celle des militaires, et quarante-cinq fois supérieure à celle des forces de l’ordre. Une culture, un cadre légal, une insurrection Plusieurs facteurs se combinent. D’abord une dimension culturelle, souvent décrite comme une valorisation de l’uniforme, de l’autorité et de la puissance virile. Ensuite un cadre légal ancien : la loi de référence date de 1947 et a été amendée à plusieurs reprises, la dernière fois en 2017. Sur le papier, les sanctions sont sévères, jusqu’à dix ans de prison pour détention illégale, mais l’application se heurte à la corruption dans certains services de sécurité et à l’essor des filières d’achat clandestines en ligne. S’ajoute un facteur régional souvent sous-estimé : le conflit séparatiste qui perdure depuis plus de vingt ans dans l’extrême sud du pays, où les violences quasi quotidiennes pèsent lourdement sur les statistiques nationales d’armement et d’homicides. Deux visages du problème Les tueries de Siam Paragon en 2023 et de Nonthaburi en 2026 illustrent deux logiques distinctes. Dans le premier cas, un adolescent avait transformé un pistolet à blanc en arme létale, révélant l’existence de circuits clandestins de conversion. Dans le second, le tireur a utilisé une arme légalement détenue par son grand-père, pointant cette fois vers l’accès des mineurs à des armes déjà présentes au sein des foyers. La réponse des autorités Face à la répétition de ces drames, Bangkok a instauré un moratoire d’un an sur la délivrance de nouveaux permis de port d’armes, entré en vigueur le 14 février 2026. Il s’agit du deuxième moratoire de ce type après celui de décembre 2023, la mesure ne s’appliquant pas aux fonctionnaires de l’État comme les policiers. Il n’en reste pas moins que la question de fond persiste : avec plusieurs millions d’armes déjà en circulation, contrôler les flux à venir ne règle qu’une partie d’un problème issu de décennies de diffusion laxiste. Thailande-fr.com -18 août 2026
Le Cambodge renforce sa capacité de défense
19 août 2026
Le Cambodge renforce ses capacités militaires avec de nouveaux chars chinois, une première frégate et la mise en œuvre progressive du service militaire obligatoire. Le Cambodge poursuit la modernisation de ses forces armées afin de renforcer la défense du territoire et de protéger sa souveraineté. Le ministre de la Défense, Tea Seiha, affirme toutefois que cette évolution ne vise pas à préparer une confrontation avec les pays voisins. « Le Cambodge n’a aucune intention d’envahir ses voisins ni de s’engager dans une confrontation militaire », a-t-il déclaré dans un communiqué cité par le Khmer Times le 10 août. Le ministre a précisé que Phnom Penh privilégiait des équipements destinés à la protection du territoire plutôt que des armes capables d’atteindre des cibles à plusieurs centaines de kilomètres. 39 chars chinois Type 59D livrés au Cambodge Cette modernisation concerne notamment les forces terrestres. Trente-neuf chars de combat chinois Type 59D ont été livrés au port de Sihanoukville au début du mois de juin 2026. Les Type 59D sont des versions modernisées du Type 59, lui-même dérivé du char soviétique T-54. Ils disposent notamment d’un canon de 105 millimètres, de systèmes d’imagerie thermique et d’améliorations électroniques et défensives. Bien qu’ils ne soient pas comparables aux chars les plus récents en matière de protection et de capteurs, ces équipements représenteraient un renforcement des capacités blindées cambodgiennes, jusqu’ici largement composées de matériels plus anciens et de véhicules légers. Une livraison négociée avant les tensions entre le Cambodge et la Thaïlande Selon les autorités cambodgiennes, la commande des chars aurait été conclue plusieurs années avant les incidents frontaliers survenus avec la Thaïlande en 2025. Hun Sen, président du Sénat et ancien Premier ministre, a assuré que les blindés étaient destinés à la défense nationale et n’avaient pas été déployés près de la frontière. La marine cambodgienne se dote d’une première frégate Le renforcement des capacités navales constitue un autre volet de la modernisation militaire. Le ministre de la Défense a récemment inspecté un entraînement à bord du navire d’escorte numéro 622, le Koh Kong Senchey, lors d’une patrouille dans les eaux cambodgiennes. Construite avec l’aide de la Chine, cette frégate a rejoint la base navale de Ream en avril. Il s’agit du premier bâtiment de ce type intégré à la marine cambodgienne. Une seconde frégate devrait rejoindre la flotte en 2027. Le Koh Kong Senchey est présenté comme une variante du modèle chinois Type 056. D’un déplacement d’environ 1 300 tonnes, il est équipé d’un canon naval de 76 millimètres, de deux canons télécommandés de 30 millimètres, de missiles antinavires, de lance-roquettes et d’un système de défense aérienne. Il dispose également d’une plateforme permettant l’appontage d’un hélicoptère. Le service militaire cambodgien précisé par un nouveau sous-décret La modernisation de l’armée s’accompagne d’une réforme de son recrutement. Signé par le Premier ministre Hun Manet le 12 août 2026, un nouveau sous-décret précise les modalités d’application du service militaire. Un recensement annuel concernera les hommes cambodgiens âgés de 17 à 25 ans au 31 décembre de chaque année. Il sera organisé entre octobre et décembre, à partir des données des autorités locales ou au moyen d’un recensement direct. Une partie des hommes âgés de 18 à 25 ans sera ensuite sélectionnée par tirage au sort. La date du premier tirage et le nombre de recrues n’ont pas encore été annoncés. Les personnes retenues devront effectuer 24 mois de service et se présenter dans un délai de 30 jours après notification. Des allocations et des garanties pour les recrues cambodgiennes Les appelés recevront une allocation mensuelle de 400 000 riels, soit environ 100 dollars. Ils bénéficieront également de repas, de rations de riz, d’un uniforme, d’un hébergement, d’équipements et d’aides destinées aux familles et aux enfants. Le ministère de la Défense prendra en charge les soins médicaux en cas de maladie, de blessure ou d’accident. Des compensations sont également prévues pour les personnes tuées ou handicapées pendant leur service. Le dispositif prévoit par ailleurs des formations techniques et professionnelles. Les recrues pourraient ainsi acquérir des compétences utiles après leur retour à la vie civile. Des reports pouvant atteindre quatre ans au Cambodge Les étudiants, les personnes travaillant ou suivant une formation à l’étranger, ainsi que les fonctionnaires en mission hors du Cambodge, pourront demander un report d’un an, renouvelable jusqu’à quatre fois. La période de report sera ajoutée à la limite d’âge applicable au service militaire. Cette disposition doit empêcher certains citoyens d’échapper définitivement à leurs obligations en dépassant l’âge de 25 ans. Des exemptions pourront également être accordées à certains spécialistes, notamment dans les domaines de l’ingénierie, de la construction, de la santé, des télécommunications, des technologies de l’information et du déminage. En contrepartie, ils devront effectuer des travaux de recherche ou d’intérêt public pour les forces armées pendant une durée équivalente aux 24 mois de service. Le nouveau dispositif, financé par le budget national du ministère de la Défense, est entré en vigueur le 12 août 2026. Il remplace les règles fixées par un sous-décret de 2009. Lepetitjournal.com – 19 août 2026
Après l’indignation des internautes, le Vietnam exonère un ex-député qui avait fauché une adolescente
19 août 2026
Les autorités vietnamiennes ont exonéré lundi soir à la télévision un ex-député qui avait mortellement percuté une adolescente dans une rue de Hanoï voici plus d’un an, un fait divers confidentiel jusqu’à une récente flambée d’indignation sur les réseaux sociaux. Le 30 mai 2025, l’ancien député Nguyen Sy Cuong avait tué au volant une jeune fille de 18 ans et blessé son père, avant de finir sa course contre un arbre dans une rue de Hanoï. A l’époque, l’accident avait fait l’objet d’une couverture très limitée, mais ces dernières semaines de nombreux internautes ont affirmé que le conducteur était en état d’ivresse. Certains ont dit que leurs publications avaient été supprimées, tout comme les fleurs déposées sur le lieu de l’accident, une artère verdoyante du centre de la capitale où des agents de sécurité sont désormais déployés. Les autorités communistes vietnamiennes sont promptes à réprimer la dissidence et à placer en détention les détracteurs, en particulier ceux utilisant les réseaux sociaux. Dans ce cas, elles ont diffusé une émission exceptionnelle lundi soir à la télévision d’Etat, au cours de laquelle la police a confirmé l’accident, le décès et le fait que le conducteur était l’ancien député Nguyen Sy Cuong, dont l’épouse est la ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme. La police a stipulé que l’homme n’avait pas été poursuivi car la famille de la victime n’avait pas porté plainte. L’émission télévisée de VTV a même donné la parole au père de la victime, Do Viet Hung, qui a confirmé la version officielle. « Nous n’avons aucune plainte à formuler, ni aucune réserve ou question concernant la manière dont les services d’enquête ont traité le dossier de notre famille », a-t-il déclaré, le visage masqué. « En tant que citoyens vietnamiens, nous devons chérir notre patriotisme et éviter de nous laisser influencer par des éléments réactionnaires », a-t-il ajouté, reprenant une expression souvent utilisée par l’Etat vietnamien pour désigner ses opposants. Le ministère de la Sécurité publique a « détecté des complots et des intentions extrêmement dangereuses de la part de forces hostiles, de réactionnaires et d’acteurs malveillants – en particulier des terroristes – visant à inciter à l’agitation et à provoquer des troubles », selon un porte-parole. Dans des publications en vietnamien sur le réseau social Threads de Meta, des utilisateurs ont vivement critiqué les autorités pour ne pas avoir tenu l’ex-député pour responsable. Selon l’émission télévisée, l’enquête policière a conclu que le conducteur roulait sur la mauvaise voie. Mais il était titulaire d’un permis de conduire valide, n’avait pas consommé d’alcool et remplissait « les critères d’exonération de poursuites pénales », a aussi précisé un procureur. L’émission de lundi soir a déclenché une nouvelle vague de colère sur internet. « Cela signifie-t-il qu’à partir de maintenant, tant que j’ai un permis et que je n’ai pas bu, je peux rouler à toute vitesse de manière imprudente, changer de voie illégalement, griller des feux rouges et tuer quelqu’un ? », s’est interrogé un internaute. Agence France Presse – 18 août 2026
Le 8e Festival international du film de Hanoï en haut de l’affiche en novembre
19 août 2026
La 8e édition du Festival international du film de Hanoï (HANIFF VIII) se tiendra du 26 novembre au 2 décembre, réunissant des cinéastes vietnamiens et internationaux afin de renforcer les échanges et la coopération. L’un des temps forts de cette édition sera un programme de projections itinérantes, organisé tout au long du mois de novembre sur cinq sites situés à Ba Dinh, Hoàn Kiêm, Dông Anh, Son Tây et Câu Giây. Alliant projections cinématographiques, spectacles et échanges avec le public, ce programme vise à rapprocher le cinéma des habitants et des visiteurs. La cérémonie d’ouverture du HANIFF VIII aura lieu dans la soirée du 28 novembre au Centre d’exposition du Vietnam (VEC) et sera retransmise en direct sur les chaînes VTV et HTV. Le film d’ouverture sera projeté le même jour à 15 heures au Centre national du cinéma. Une exposition mettant en lumière Hanoï à travers le cinéma ouvrira ses portes le 27 novembre et se tiendra jusqu’au 2 décembre. Le 29 novembre, un programme réunissant artistes et invités internationaux se tiendra au lac Hô Van – Centre d’activités culturelles et scientifiques de Van Miêu – Quôc Tu Giam (Temple de la Littérature). Des projections de films et des activités d’échange cinématographique auront également lieu au VEC, chaque séance devant accueillir entre 1.000 et 1.500 spectateurs. Le programme comprendra des rencontres entre les délégations cinématographiques nationales et internationales, les artistes et le public. Environ 500 délégués devraient participer à une excursion incluant l’ancien village de Duong Lâm, le village de la céramique de Bat Tràng ainsi que plusieurs sites historiques et pittoresques de Hanoï. Le programme permettra de découvrir l’histoire, la culture et le patrimoine de la capitale à travers des échanges et des activités immersives. La ville remettra également le Prix de Hanoï pour récompenser des films revêtant une importance culturelle et historique exceptionnelle en lien avec la capitale. Le prix du meilleur long métrage sur Hanoï est doté de 100 millions de dôngs (3.800 dollars), tandis que le meilleur court métrage sur Hanoï recevra 50 millions de dôngs. La cérémonie de clôture et de remise des prix se tiendra dans la soirée du 2 décembre au VEC dans la commune de Dông Anh et sera retransmise en direct sur les chaînes VTV et HTV. Créé en 2010, le Festival international du film de Hanoï se tient tous les deux ans pour présenter et mettre à l’honneur des œuvres cinématographiques remarquables avec de hautes valeurs artistiques et humanistes et de la créativité, tout en encourageant de nouveaux talents du 7e art. Pour sa dernière édition en date, qui s’est tenue en novembre 2024, le festival a continué de grandir en accueillant 800 professionnels du cinéma venus de 51 pays et territoires et 117 films, soulignant le rôle croissant de la ville en tant que plaque tournante dynamique des échanges cinématographiques mondiaux.  Agence Vietnamienne d’Information – 18 août 2026
Moscou consolide ses projets énergétiques et sécuritaires avec la Birmanie
19 août 2026
Vladimir Poutine a accueilli mardi au Kremlin le président birman Min Aung Hlaing pour resserrer leur coopération économique et sécuritaire. Un déplacement politique centré sur l’énergie et la sécurité L’entretien du mardi 18 août à Moscou marque la première visite de Min Aung Hlaing dans la capitale russe depuis son investiture présidentielle en avril. L’ancien chef de la junte s’était déjà rendu à plusieurs reprises en Russie après le coup d’État militaire de février 2021, qui avait renversé le gouvernement démocratiquement élu. Vladimir Poutine a salué des relations bilatérales qui, selon lui, « n’ont cessé de se renforcer au fil du temps et ont atteint ces dernières années un niveau de confiance tout particulier ». Le président russe a cité les volets économiques et sécuritaires de cette coopération, alors que la Russie poursuit depuis quatre ans et demi son offensive militaire en Ukraine. Min Aung Hlaing a qualifié la Birmanie de « partenaire fiable pour la Russie en Asie du Sud-Est » et a remercié Moscou pour son appui diplomatique. « Grâce au soutien de la Russie, et à votre soutien personnel, nous avons obtenu de nombreux résultats sur la scène internationale », a-t-il déclaré. Un projet nucléaire de petite puissance reste à l’ordre du jour Le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a indiqué lors d’une réunion distincte que Moscou poursuivait la mise en œuvre d’accords portant sur la construction d’une centrale nucléaire de petite capacité en Birmanie. Cette formulation confirme que le dossier énergétique figure parmi les axes structurants du rapprochement entre les deux pays. Selon Rosatom, l’accord intergouvernemental signé le 4 mars 2025 encadre un projet de petit réacteur modulaire terrestre de 110 MW, avec une possibilité d’extension ultérieure à 330 MW. Le document avait été signé par le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhatchev, et le ministre birman des Sciences et des Technologies, Myo Thein Kyaw. Le ministère russe de l’Énergie a annoncé séparément la signature d’un protocole d’accord destiné à « développer la coopération » bilatérale dans l’électricité, le pétrole et le gaz. Le communiqué, diffusé sur la messagerie russe d’État Max, n’a pas précisé de volumes, de calendrier d’investissement ni d’infrastructures concernées. Des échanges énergétiques bilatéraux avaient déjà porté en avril 2026 sur plusieurs projets industriels, dont une centrale au charbon au port en eau profonde de Dawei, une raffinerie et des terminaux GNL, selon des informations publiées par les autorités birmanes. Ces discussions restent présentées comme des consultations et non comme des décisions finales d’investissement. Une coopération militaire sous surveillance internationale La Russie fait partie des rares États ayant soutenu les autorités birmanes après le putsch de 2021. La guerre civile déclenchée depuis lors a fait plus de 100 000 morts selon les estimations disponibles, tandis que les élections ayant précédé l’accession de Min Aung Hlaing à la présidence ont été dénoncées comme un simulacre par des pays occidentaux et des ONG. Moscou et Naypyidaw ont signé en février un accord de coopération militaire d’une durée de cinq ans, dont le contenu détaillé n’a pas été rendu public. L’armée birmane emploie des avions de combat de fabrication russe contre des factions rebelles, et l’ONU l’a accusée de viser des civils. Amnesty International a estimé que la Birmanie avait importé plus de 109 000 tonnes de carburant aviation en 2025, soit 69 % de plus qu’en 2024, dans un rapport consacré à l’approvisionnement utilisé pour les frappes aériennes de l’armée.  Connaissance des Énergies avec Agence France Presse – 18 août 2026
Vietnam overtakes Thailand as South-East Asia’s second-largest aviation market
18 août 2026
 Vietnam has overtaken Thailand to become South-East Asia’s second-largest commercial aviation market by available seats in August, according to OAG, a global provider of aviation data and analytics. Vietnam moved into second place with 7.3 million seats, up 10 per cent from a year earlier, the fastest growth rate among the South-East Asian aviation markets analysed by OAG. The increase reflected rising travel demand in Vietnam, as well as the advantage of a market with several major airports serving passengers across different parts of the country, OAG said. Another factor highlighted by OAG was cooperation between Vietnamese tourism businesses and airlines. Tour operators often booked large blocks of seats and ran joint promotional and marketing campaigns, helping airlines fill flights more quickly. The development of new destinations was also creating more room for Vietnam’s international air network to expand. Thailand ranked third with 7.2 million seats, down 1.7 per cent year on year. In its August South-East Asia Aviation Market Briefing, OAG said Indonesia remained the region’s largest aviation market, with 11 million seats, up 4.3 per cent year on year. Capacity also declined in Malaysia and the Philippines, with 5.4 million and 4.8 million seats, down 6.4 per cent and 5.7 per cent, respectively. Total airline capacity in South-East Asia increased by 0.8 per cent year on year to 51 million seats in August, OAG said. Domestic capacity rose by 1.4 per cent and accounted for 45 per cent of the region’s commercial aviation market, while international capacity was almost unchanged, increasing by 0.4 per cent to 28.2 million seats and accounting for 55 per cent of the market. The growth in capacity comes as passenger traffic through Vietnam’s airports continues to rise. More than 76 million passengers passed through the country’s airports between January and July, up 7 per cent from the same period last year, according to the Civil Aviation Authority of Vietnam (CAAV). International travel was the strongest growth driver, with nearly 30 million passengers, an increase of more than 11 per cent year on year, almost three times the growth rate of domestic travel. Domestic passenger traffic exceeded 46 million, up more than 4 per cent. Vietnamese airlines carried nearly 35 million passengers during the seven-month period, up more than 3 per cent year on year. International passengers accounted for more than 11 million, up 1 per cent, while domestic passengers exceeded 23 million, rising more than 4 per cent. The CAAV expects Vietnam’s aviation sector to serve about 94 million passengers and handle 1.6 million tonnes of cargo in 2026, representing year-on-year increases of 13 per cent and 9.3 per cent, respectively. To support these targets, aviation authorities plan to optimise runway scheduling, improve airport operational efficiency and strengthen oversight of airline operations to maintain aviation safety. The regulator will also support airlines in expanding their fleets and increasing capacity, particularly during peak travel periods. The CAAV will continue working with foreign aviation authorities to facilitate additional international routes while monitoring global economic conditions, geopolitical developments and fuel price fluctuations that could affect the aviation market. Infrastructure development is another priority. Authorities are accelerating major airport planning and construction projects and preparing to reopen Lien Khuong Airport and Ca Mau Airport following upgrades. They are also advancing preparations for the future operation of Long Thanh International Airport and Quang Tri Airport, which are expected to expand Vietnam’s long-term aviation capacity and support continued market growth. Vietnam News – August 17, 2026
Hanoi’s hard choice : Rafale or Su-57
18 août 2026
For sixty years, the answer to the question “what does Vietnam fly?” has been simple: whatever Moscow sold it. MiGs, then Sukhois — a proud, entirely Russian air force. In 2026, for the first time, that answer is genuinely in doubt, and the alternative wears a French accent. Hanoi is hunting for a new fighter, and the contest has narrowed to two very different machines: the Dassault Rafale and the Sukhoi Su-57. On paper it looks like a procurement decision. In practice it is one of the most revealing strategic choices in Southeast Asia — because in choosing a jet, Vietnam is also choosing a side. The pressure is not abstract. Across the South China Sea, China now flies J-16 strike fighters and J-20 stealth jets over waters Vietnam considers its own. Against that, Hanoi’s ageing Su-22s and Su-27s look every one of their years. The Rafale: the fast, Western answer The clearest sign that France is serious is a small but telling detail: a Vietnamese pilot has reportedly been allowed to fly the Rafale. That kind of access is normally reserved for customers deep in negotiation, not polite first dates. French reporting in early 2026 put the talks at an unusually advanced stage. What Paris is offering is a genuine omni-role fighter — an AESA radar, the formidable SPECTRA self-defence suite, long legs for maritime patrol, and a weapons load north of nine tonnes. Open-source estimates put a deal at roughly two squadrons, perhaps 24 to 40 aircraft, for US$4–6 billion, with first jets conceivably arriving between 2028 and 2030. There is precedent for the politics. Indonesia’s 42-Rafale order showed that a Southeast Asian state can buy French without burning its bridges to Moscow. For Vietnam, the Rafale is as much a diplomatic instrument as a fighter — a way to widen its circle of friends in an era when relying on a single, sanctioned supplier looks dangerous. The Su-57: the comfortable, Russian answer And yet Russia is not out of the running. Hanoi has eyed the Su-57 since at least 2017, and interest persisted into April 2026, with attention focused on the upgraded Su-57M1 expected to mature early in the next decade. Its appeal is continuity: the jet would plug straight into the ecosystem Vietnam already runs — the Su-30 fleet, the S-300 air defences, the doctrine, the muscle memory. The catch is everything that now hangs over Russian arms exports: questions about production rates, delivery timelines, sanctions exposure and whether the Su-57 line can actually meet Vietnam’s deadlines. A stealth fighter that arrives late is no deterrent at all. Why the answer may be “both” The most likely outcome is the least dramatic one. Rather than crown a single winner, Hanoi may do what New Delhi did — build a mixed fleet. Rafales would replace the oldest Su-22s in the near term; the upgraded Su-30MK2s would stay as the numerical backbone; and a small batch of Su-57s could arrive later as a high-end stealth insurance policy. It is a very Vietnamese solution: hedge, diversify, commit to no one entirely. The danger is that the South China Sea will not wait politely while Hanoi deliberates. In a contest measured in sensor range and stealth, indecision has its own price — and the clock over those contested waters is already running. By Fortuna Leroy – Migflug.com with Defence Security Asia – July 27, 2026
The aid era won’t end evenly, as Vietnam is finding out
18 août 2026
Vietnam moved HIV and TB treatment onto insurance before donors left – prevention funding has nowhere similar to go. The 2025 US administration’s freeze on foreign aid blocked $4.1 billion in global health funding. Donor nations redirect funds domestically, while low- and middle-income countries face debt crises that limit health investments. As medical research specialists put it, the cuts mean “the golden age of global health is over. External financing for HIV and tuberculosis is contracting across the developing world, and countries that built their responses on donor money now face one question: whether anything was built to outlast it. If there is one country that began answering that question early, it could be Vietnam. Vietnam is a recently reclassified upper-middle-income country with a growing economy and a double burden: non-communicable disease is a leading cause of death, yet prominent communicable disease remains a serious challenge. Its tuberculosis rate is among the world’s 30 highest, and it ranks 10th for multidrug-resistant TB. Its HIV epidemic is concentrated among key populations. The responses to both diseases were historically donor-built, with external funds covering roughly 70% of the HIV response. Vietnam folded TB and HIV into its own social health insurance to absorb the cost of treatment for both. Antiretroviral therapy moved onto insurance from around 2015; tuberculosis treatment followed in 2022. While a donor grant can be withdrawn, a domestic insurance benefit is harder to cut. Vietnam converted the first into the second. The timing shows this was not accidental. A 2016 Prime Minister’s Decision set a target of full insurance coverage for people living with HIV by 2020. Coverage rose from 40% in 2014 to over 85% by 2018. Domestic resources financed 30% of the HIV response in 2015 and reached 49% by 2022, rising about 3.5% a year. The replacement financing took place while donors were still present and the outcomes held through the transition. A cohort of over 2,200 patients in northern Vietnam maintained viral suppression above 90% and retention above 87% across the switch to insurance. An early survey found 0.1% of antiretroviral patients incurred catastrophic HIV-related payments. Treatment survived the move. The regional comparison shows why this matters for allocation decisions. Measured against the treatment element of the UNAIDS 95-95-95 targets, the gradient across the Indo-Pacific is wide. In 2024, an estimated 31% of people living with HIV in Indonesia and 43% in the Philippines were on antiretroviral therapy, both below half; in Fiji, where new infections have risen roughly tenfold in a decade and the government declared an HIV outbreak in January 2025, coverage was 28%. Thailand, by contrast, treats almost all diagnosed people, with over 97% of those on treatment virally suppressed in 2025. Vietnam sits with the stronger performers on treatment coverage, and has done more than most to secure that position with domestic money. This is a straightforward lesson for donors. The transition is most complete where the task was easiest. Treatment is a discrete clinical service an insurer can pay for, and it has been domesticated. What remains a challenge is prevention and case-finding: both are diffuse and cannot readily be billed to insurance. Vietnam detects an estimated 57% of its tuberculosis cases; the remainder are undiagnosed, and finding them is not a function insurance funds. Nearly one in ten people living with HIV remains uninsured, most often the undocumented and marginalised whom a residence-based card reaches least well. A national study found a quarter of tuberculosis patients could not enrol even with active support, for lack of documentation, and that 63% of TB-affected households had faced catastrophic costs under the previous model. This could define donors’ future decisions. Domestic insurance will carry the patient who is already diagnosed and documented. It will not, on its own, find undiagnosed cases, reach criminalised populations, or fund the prevention that stops the next infection. Treatment support can taper as insurance absorbs it, but prevention and case-finding financing cannot be handed to a domestic insurer, and cutting them first is where new infections return. For governments, the corresponding task is to build a home for prevention that does not depend on an insurer: a ring-fenced budget line for case-finding and key-population outreach, and formal domestic funding for the community organisations that currently run on donor grants. Vietnam has begun this through social contracting, but it remains the least-secured part of its transition. The transferable action is to fund the construction of the domestic financing mechanism while still present, and to hold prevention financing longest, because it is the function no insurance scheme inherits. Whether it can build the equivalent sustenance for prevention, before the money is gone is the open question. With the golden age over, what follows will be determined by which functions were secured domestically before the transition, and which were left to a donor now leaving. By Mochammad Fadjar Wibowo – The Interpreter / Lowyinstitute.org – August 18, 2026
Ce que la plupart des médias ne disent pas sur les jeunes français incarcérés
18 août 2026
Attention, dossier sensible : Alors que les médias de l’Hexagone se sont récemment emparés de l’affaire des douze jeunes Français poursuivis en Thaïlande après avoir été interceptés avec d’importantes quantités de cannabis dans leurs bagages, Gavroche a recueilli de nouvelles informations sur leur situation et leurs conditions de détention. Selon nos sources, neuf sont toujours détenus et trois ont été remis en liberté sous caution. L’Association française de bienfaisance en Thaïlande (AFBT) a rencontré six d’entre eux, trois garçons et trois filles. Pour ceux qui restent derrière les barreaux et leurs familles, deux difficultés dominent désormais : l’argent et l’organisation de leur défense. Six jeunes rencontrés par l’AFBT Un bénévole de l’AFBT a rencontré six des Français concernés. Depuis ces visites, l’une des trois jeunes femmes a obtenu sa remise en liberté sous caution. Ses parents avaient fait le voyage jusqu’en Thaïlande et étaient présents au moment de la décision. Les cinq autres restent incarcérés. Selon les informations recueillies par Gavroche auprès de l’association, ils ne disposent pas des moyens financiers nécessaires pour payer une caution ou apporter des garanties suffisantes permettant d’écarter le risque de fuite. Les trois Français libérés sous caution restent toutefois bloqués en Thaïlande : leurs passeports ont été retenus dans l’attente de la suite de la procédure. Une prochaine échéance judiciaire est attendue au début du mois de septembre. Des modes opératoires qui peuvent différer Malgré les similitudes entre les arrestations, les circonstances dans lesquelles ces jeunes Français se sont retrouvés à transporter du cannabis ne sont pas nécessairement identiques. Selon le témoignage recueilli par Gavroche auprès de l’AFBT, l’une des jeunes femmes rencontrées affirme s’être retrouvée impliquée après que son compagnon lui eut confié une valise à transporter. Ce témoignage invite à ne pas réduire les douze affaires à un mode de recrutement unique via les réseaux sociaux. Les circonstances, les relations entre les personnes impliquées et leur connaissance du contenu des bagages peuvent différer d’un dossier à l’autre. Certains proches affirment également que les jeunes pensaient transporter des smartphones ou du matériel électronique et ignoraient la présence de cannabis. Le cas d’un Français de 20 ans originaire d’Amiens a notamment été documenté : 16,8 kilos ont été découverts dans une valise cadenassée qu’il transportait avec un autre Français. Ces affirmations restent celles des intéressés et de leurs proches. La justice devra établir, dans chaque dossier, ce que les transporteurs savaient réellement du contenu des bagages. En France, le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) a ouvert des investigations afin d’identifier les éventuels commanditaires et de comprendre les mécanismes de recrutement. Trouver un avocat, mais à quel prix ? Pour les familles, l’une des principales difficultés consiste désormais à organiser la défense. Selon les informations recueillies par Gavroche auprès de l’AFBT, choisir un avocat est particulièrement difficile en raison du manque de visibilité sur le coût total de la procédure. Certaines familles reçoivent une première estimation des honoraires avant de voir apparaître des frais supplémentaires à mesure que le dossier avance. Il ne s’agit donc pas seulement de trouver un avocat capable d’assurer la défense devant la justice thaïlandaise, mais aussi de connaître suffisamment tôt le budget nécessaire. À plusieurs milliers de kilomètres de leurs enfants et souvent peu familières du système judiciaire thaïlandais, les familles doivent ainsi gérer une procédure dont elles peinent parfois à anticiper le coût. En prison, l’argent est le nerf de la guerre L’argent ne sert pas seulement à payer les avocats ou une éventuelle caution. En prison, il permet notamment d’acheter de la nourriture et des produits d’hygiène. Pour les détenus dont les familles vivent en France, l’AFBT peut également servir de relais pour certaines questions matérielles. Les contacts avec les proches restent limités. Les jeunes peuvent en principe communiquer avec leur famille via Line une fois par mois pendant une vingtaine de minutes, à condition qu’aucun problème technique n’empêche l’échange. Des communications supplémentaires peuvent exceptionnellement être accordées, mais elles restent à la discrétion de l’administration pénitentiaire. Les visites des bénévoles de l’AFBT prennent donc une importance particulière. Elles permettent aux détenus de quitter momentanément leur cellule pour une visite et, surtout, d’échanger en français. Le 17 juin, un changement déterminant Pour comprendre pourquoi ces affaires conduisent désormais plus facilement à la détention, il faut revenir au 17 juin 2026. Face à l’augmentation des exportations clandestines, les douanes thaïlandaises ont instauré une pénalité de 30 000 bahts par kilogramme de cannabis saisi, en plus de la confiscation de la marchandise. Dans un communiqué publié le 13 août, l’ambassade de France à Bangkok rappelle que le non-paiement de cette amende entraîne un placement en détention dans l’attente du jugement et que les peines encourues peuvent aller jusqu’à dix ans de prison. Le durcissement répond à un phénomène déjà massif. Entre octobre 2025 et mai 2026, les douanes thaïlandaises avaient recensé 2 983 affaires portant sur 35 tonnes de cannabis destiné à l’exportation illégale, pour une valeur supérieure à 445 millions de bahts. Jusqu’alors, la confiscation constituait la principale réponse douanière. Face à l’ampleur des saisies et aux profits réalisables dans les pays de destination, les autorités ont estimé cette mesure insuffisamment dissuasive. Un durcissement trois semaines après la visite d’Anutin en France La chronologie mérite également d’être relevée. Du 22 au 26 mai, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul effectuait un déplacement officiel en France. Le 25 mai, il rencontrait Emmanuel Macron à l’Élysée. Paris et Bangkok ont alors adopté un plan d’action conjoint pour 2026-2028 prévoyant notamment un renforcement de leur coopération dans le domaine de la sécurité. Trois semaines plus tard, le 17 juin, les douanes thaïlandaises durcissaient les sanctions contre les exportations clandestines de cannabis. Aucun élément public ne permet toutefois d’établir un lien entre ces deux événements. Les comptes rendus officiels de la visite ne mentionnent pas spécifiquement le trafic de cannabis et les autorités thaïlandaises justifient leur décision par l’augmentation des saisies. Une question demeure néanmoins : l’essor des exportations clandestines de cannabis thaïlandais vers la France et l’Europe a-t-il été évoqué lors de la visite d’Anutin ou dans les échanges bilatéraux qui l’ont accompagnée ? À ce stade, rien ne permet de l’affirmer. Le temps judiciaire commence Pour les jeunes encore détenus, les préoccupations sont désormais très concrètes : vivre au quotidien en prison, maintenir le contact avec leurs proches et préparer leur défense. Pour leurs familles, l’enjeu est tout aussi immédiat : trouver les moyens financiers nécessaires et comprendre un système judiciaire qu’elles connaissent peu. La prochaine étape devrait intervenir rapidement. Une échéance judiciaire est attendue au début du mois de septembre. Gvroche-thailande.com – 16 août 2026
Polémique après la grâce d’un ex-baron de la drogue de 85 ans
18 août 2026
Laota Seanlee avait été arrêté en 2016 et condamné à la prison à perpétuité. Le ministre thaïlandais de la Justice s’est engagé mardi à revoir les critères d’octroi des grâces, après l’indignation suscitée par la libération d’un grand trafiquant de drogue de 85 ans qui avait été condamné à une peine de prison à perpétuité. Laota Seanlee est considéré comme l’ancien bras droit de Khun Sa, basé en Birmanie et décédé en 2007, qui avait été pendant longtemps le trafiquant de drogue le plus célèbre d’Asie, recherché par les États-Unis. L’arrestation de M. Laota et celle de plusieurs de ses proches s’étaient déroulées en 2016 en pleine région du Triangle d’Or, aux confins de la Thaïlande, du Laos et de la Birmanie, épicentre du trafic de drogue en Asie du Sud-Est. Cette région a longtemps abrité des cartels spécialisés dans le trafic d’héroïne, de méthamphétamines et de kétamine. L’ancien chef de la police monte au créneau L’administration pénitentiaire thaïlandaise a annoncé lundi que M. Laota avait été libéré vendredi d’une prison de haute sécurité située au nord de la capitale, Bangkok, dans le cadre d’une série de grâces royales qui ont ramené sa condamnation à la perpétuité à une peine de moins de dix ans. Cet «ancien trafiquant de drogue notoire» a été libéré en raison de son âge et de sa bonne conduite, et les autorités locales assureront un suivi, a précisé l’administration dans un communiqué. Sa libération a été condamnée sur les réseaux sociaux. Rewat Klinkesorn – ancien chef de la police des stupéfiants qui avait autrefois enquêté sur Laota Seanlee – a notamment déclaré lundi à des médias locaux qu’il était «choqué qu’un trafiquant de drogue de premier plan ait été libéré si tôt». «L’administration pénitentiaire devrait revoir son règlement. Il ne devrait pas être considéré comme un détenu modèle, car c’est un trafiquant de drogue de premier plan», a-t-il estimé. Arrêté à plusieurs reprises Le ministre de la Justice, Rutthapon Naowarat, a annoncé mardi avoir demandé à l’administration pénitentiaire des précisions sur la grâce accordée. «Les fonctionnaires ont respecté les critères (d’octroi de la grâce), mais ces critères présentent certaines lacunes», a commenté M. Rutthapon, en précisant qu’un réexamen était en cours. Avant sa condamnation en 2017, Laota Seanlee avait été arrêté à plusieurs reprises au fil des ans, mais les autorités n’avaient pas réussi à faire aboutir des poursuites à son encontre. Issu de la minorité ethnique Lisu, il avait rejoint le Kuomintang, parti anticommuniste chinois, en tant qu’enfant soldat avant d’en gravir les échelons, selon une interview accordée au Bangkok Post en 2011. Comme de nombreux cadres du Kuomintang, il avait ensuite combattu aux côtés de la Thaïlande contre des insurgés communistes dans les années 1970, en échange d’un asile politique. Lessentiel.lu avec Agence France Presse – 18 août 2026
Le Laos passe à un système d’identification électronique.
18 août 2026
Le ministère laotien de la Sécurité publique a officiellement lancé l’application LAeID à l’échelle nationale et annoncé que les anciennes cartes d’identité ne seront plus acceptées pour les transactions administratives. Cela s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Laos pour accélérer sa transformation numérique, visant à remplacer le système traditionnel d’enregistrement de la population par un système électronique moderne. L’agence de presse Xinhua a rapporté le 17 août que LAeID contribuera à la gestion, à la vérification et à l’utilisation des informations stockées dans la base de données nationale des citoyens et le système de cartes d’identité. Le ministère laotien de la Sécurité publique a également exhorté les ministères, les agences gouvernementales, les autorités locales, les fonctionnaires, les entreprises et les citoyens de tout le pays à s’inscrire et à mettre à jour régulièrement leurs informations personnelles via l’application LAeID. Les enregistrements électroniques stockés dans le système peuvent servir de documentation officielle pour les questions liées à l’emploi et à diverses autres transactions, réduisant ainsi le besoin de registres de ménage papier. Le ministère laotien de la Sécurité publique a également appelé toutes les organisations et tous les individus concernés à coopérer à la transition vers le système d’identification électronique et à se conformer aux nouvelles exigences. Le gouvernement laotien a réaffirmé son engagement à promouvoir la transformation numérique, la considérant comme un moteur essentiel du développement national, tout en poursuivant ses efforts pour améliorer les services de gouvernement électronique, développer une main-d’œuvre qualifiée dans le domaine numérique et promouvoir une croissance numérique généralisée. Baotintuc.vn – 18 août 2026
Au Cambodge, les touristes désertent les temples d’Angkor par « peur » du conflit à la frontière
18 août 2026
Bordées de statues majestueuses, les allées du temple d’Angkor Wat, fierté du Cambodge, sont inhabituellement clairsemées à cette période de l’année. Le conflit à la frontière avec la Thaïlande, à moins de deux heures de route, fait « peur » à certains touristes. Bun Ratana court après les clients autour des vestiges centenaires de l’empire khmer, lentement grignotés par la végétation. Depuis plusieurs jours, ce guide a de plus en plus de mal à vendre ses services. « Mes revenus ont beaucoup baissé », raconte-t-il à l’AFP alors que les fêtes de fin d’année marquent traditionnellement la saison haute. Il dit n’avoir gagné que 150 dollars depuis le début du mois — loin des 800 empochés en décembre l’an dernier — à cause des affrontements frontaliers avec le voisin thaïlandais, qui ont fait une quarantaine de morts et des centaines de milliers de déplacés. « Certains touristes ont peur, mais on ne craint rien ici à Siem Reap », assure le guide après avoir récemment déploré une dizaine d’annulations. Garé devant Angkor Wat, le plus célèbre temple du site archéologique classé à l’Unesco, le chauffeur de tuk-tuk Nov Mao affirme de son côté avoir perdu la moitié de sa clientèle depuis la reprise des combats, le 7 décembre. Un secteur à l’arrêt Avec un nombre record de 6,7 millions de visiteurs internationaux l’an passé, le Cambodge dépend fortement du tourisme, qui représente près de 10% de son PIB. Les ventes de billets pour le site d’Angkor, de loin la première attraction du pays, ont chuté de près de 20% en moyenne entre juin et novembre par rapport à la même période de 2024, selon les données de l’opérateur Angkor Enterprise. Les chiffres confortent l’impression visuelle sur place, où Run Kea, vendeuse de vêtements, a le sentiment que les touristes, aussi bien étrangers que locaux, ont « disparu ». « Je pense qu’ils ont peur. C’est aussi mon cas », témoigne la quadragénaire. À un peu plus de 400 kilomètres de là, à Bangkok, les minibus proposant habituellement le trajet de 6 heures jusqu’à Angkor sont au garage depuis que le Cambodge a suspendu les passages frontaliers samedi dernier. Prasit Chankliang, propriétaire de l’agence thaïlandaise Lampoo Ocean Travel, ne sait pas quoi dire aux clients qui souhaitent se rendre dans le pays voisin par la route, une option plus économique que l’avion. « On peut seulement leur répondre qu’ils ne peuvent pas y aller », explique-t-il. « On ne sait pas du tout quand les voyages pourront reprendre ». Une lueur d’espoir Les affrontements meurtriers entre la Thaïlande et le Cambodge, qui se disputent des morceaux de territoire le long de leur frontière, n’ont pas complètement mis le tourisme à l’arrêt. Dorothy, une Américaine, savait à quoi s’attendre au niveau logistique et n’était « pas inquiète » à l’idée de se rendre à Angkor malgré la proximité relative des combats. « On est très heureux d’être venus et on se sent en sécurité pour l’instant », confirme l’Allemande Kay Florek, arrivée à Siem Reap avec sa famille après avoir pourtant eu vent de tirs d’artillerie à moins de deux heures de là. « C’est surtout à la frontière que c’est dangereux », estime Elliot, un Canadien de 35 ans, depuis la célèbre rue des routards de Bangkok, Khao San Road. « On ne ressent aucune menace ici ». L’impact du conflit se fait davantage sentir auprès des commerçants, qui espèrent une sortie de crise rapide. « Plus vite la guerre prendra fin et plus vite les touristes reviendront », avance Thim Sereyvudh, en charge du tourisme dans la province de Siem Reap. « Même si elle ne s’arrête pas aujourd’hui, j’espère qu’on pourra savoir très bientôt dans quelle direction les choses vont évoluer ».  GEO Magazine avec Agence France Presse – 7 août 2026