Votre navigateur est obsolète !

Pour une expériencenet et une sécurité optimale, mettez à jour votre navigateur. Mettre à jour maintenant

×

Jean-Luc FIRMIN

Jean-Luc FIRMIN

Directeur Général

Innovation
Management
International
Industrie
Construction Travaux Publics
NANTES (44000) France
En poste En simple veille
Mon parcours professionnel est marqué depuis le début par des aventures industrielles et humaines. J'ai la passion des challenges ambitieux qui savent gagner en misant sur les talents de chaque membre de l'organisation et qui s'ouvrent rapidement aux alliances à l'international.
Mon intérêt se porte sur des projets où la transformation digitale et l'attitude permanente d'innovation de l'organisation, sont perçues comme des clés de développement et facteurs de succès pour l'entreprise.
CV réalisé sur DoYouBuzz
Ma revue de presse éco jlfirmin.blogspot.com
Embauche de 500 personnes par Louis Vuitton en Pays de la Loire
28 mars 2018
Sur 2 sites de production de la région Pays de la Loire :

  • La Merlatière en Vendée avec un 3ème atelier en 2018
  • Beaulieu sur Layon, un nouveau site de production dans le Maine et Loire, pour 2019,


l'entreprise Louis VUITTON va embaucher sur 2 ans, 500 personnes.

Louis VUITTON emploie 3 500 personnes en France sur 14 implantations. L'entreprise dispose aussi de 4 ateliers en Espagne et 2 aux Etats-Unis

Vu dans Les Echos et Ouest France.
Geely, le Netflix de l'automobile
06 oct. 2017
J'ai repéré dans un article des Echos, l'interview d'Alain VISSER, Vice-Président de Lynk & Co.

L'objectif de Lynk & Co est de vendre de la mobilité plus que des voitures. D'où les propositions de services suivantes :

  1. louer son véhicule et l'échanger pour un autre modèle au bout de 2 ans,
  2. véhicules équipés d'un outil de partage qui permet de le louer (gagner de l'argent) quand on ne l'utilise pas
  3. véhicules vendues équipés, sans option, prix, unique, sur internet et dans des magasins de la marque dans les centres villes.

Geely est présent en Europe avec Volvo. Lynk & Co est issue de la coopération technologique entre Volvo et Geely. Leur objectif de vente est de 500 000 véhicules par an en Europe à l'horizon 2020.

Cet article a attiré mon attention car la proposition 2 est exactement ce que nous faisons, sur les matériels de Travaux Publics, avec ShareMat. Et ShareMat travaille avec les concessionnaires de matériels de Travaux Publics pour mettre en oeuvre la proposition 1 pour leur clients.

A suivre.
Kiloutou se diversifie dans la location de groupes d'électrogène et de pompages
11 oct. 2016
Après le matériel d'élévation avec ces deux précédentes acquisitions, Kiloutou, leader français dans la location de matériel pour le BTP, poursuit sa diversification.

Il annonce le rachat de 100 % de la Compagnie Atlantique de Location et entre sur le marché de la location de groupes d'électrogène et de pompages.

Basée près de Dax, la société rayonne sur le grand Sud-Ouest.

Kiloutou a totalisé en 2015 un volume d'affaires de 462 millions d'euros, avec 460 agences.

Vu dans les Echos du 07/10/16
Caramail revient
10 oct. 2016
Caramail, une légende d'Internet, renaît de ses cendres.

Le célèbre Webmail en vogue dans les années 1990, est de retour dans une nouvelle version.

La société allemande GMX, qui a acquis la marque alors que celle-ci était en déclin, a annoncé un nouveau produit intégrant le chiffrement de bout en bout.

Ce nouveau Caramail se veut néanmoins simple d'utilisation.

A suivre.

Vu dans Les Echos du 07/10/16
Les trois grands freins à la voiture autonome
09 oct. 2016
Extrait d'un article repéré dans Les Echos qui tente de tempérer l’enthousiasme sur la voiture autonome.

Malgré des progrès spectaculaires et l'optimisme des constructeurs, la voiture sans chauffeur n'est pas pour demain. La faute à la technologie, à la réglementation et aux conducteurs.

C'est, avec sa cousine la voiture électrique, l'une des stars du Mondial de l'automobile : la voiture autonome concentre l'attention des constructeurs, soucieux de ne pas se laisser damer le pion par Google.

Plusieurs d'entre eux ont annoncé leurs premiers modèles entièrement autonomes pour 2021 - autant dire demain -, et le cabinet McKinsey prévoit même qu'elles représenteront 15 % des ventes en 2030 avec à la clef une réduction drastique des accidents - à cette date, selon le BCG, 90 % des accidents en ville seraient évités.

Certes, les progrès ont déjà été considérables. Pourtant, depuis l'été, l'enthousiasme retombe, et certains spécialistes ne cachent pas leurs doutes sur un avènement aussi rapide que l'affirment certains constructeurs.

Deux principaux obstacles :

  • Pour être autonome, la voiture doit d'abord savoir se repérer. Ce que font les Google Car grâce à un lidar (laser de télédétection) posé sur le toit, qui scrute en permanence leur environnement dans toutes les directions. L'ordinateur de bord compare en temps réel ce paysage numérique avec la cartographie 3D embarquée et en déduit sa position. Mais cette solution semble impensable pour les futures voitures du commerce.
  • La détection des obstacles s'avère encore plus délicate. La portée actuelle des capteurs permet d'évoluer à faible vitesse, mais sont insuffisants au-delà de 100 mètres. Les logiciels sont conçus pour un nombre de cas limités, mais échouent devant les exceptions. Or, dans un environnement ouvert, on ne peut pas tout prévoir.

Laisser la route aux voitures autonomes exigera des évolutions dans plusieurs domaines. D'abord celui de la réglementation. Aux Etats-Unis, où chaque Etat légiférait de son côté, le gouvernement fédéral et l'agence chargée de la gestion des autoroutes viennent de prendre les choses en main.

L'Europe va plus lentement. Elle a déjà du mal à imposer le système eCall d'appel d'urgence automatisé.

Le monde de l'assurance devra lui aussi s'adapter. Certains acteurs commencent à proposer des contrats spécifiques et des primes en baisse aux automobilistes possédant des systèmes d'aide à la conduite. Demain, ils devront sans doute changer leur modèle économique. Car, en cas de sinistre, qui sera responsable ? Le propriétaire du véhicule, le constructeur, le concepteur du logiciel, voire le fournisseur du système de communication s'il s'agit d'une voiture connectée ? D'autant qu'avec la montée du modèle de l'autopartage il est possible que de nombreux utilisateurs ne soient plus propriétaires du véhicule…

C'est donc l'ensemble de l'écosystème bâti pendant des décennies autour de l'automobile qui sera à repenser.

Et si le principal obstacle à la voiture autonome était tout bonnement l'être humain ? Pas simple de lui trouver une place derrière un volant et des pédales qu'il utilisera moins, voire pas du tout.

Vu dans les Echos du 04/10/16 (Frank NIEDERCORN)
GYS innove et fait sa place sur la scène internationale
08 oct. 2016
La société industrielle mayennaise (Laval) GYS voit ses outils référencés au plan mondial par les constructeurs. Il investit en France et envisage une troisième usine dans le monde.

Les postes à souder, les chargeurs de batterie, les équipements de carrosserie… Ces outils font partie du quotidien des artisans et des garagistes.

Si les industriels allemands et chinois ont pris une part prépondérante sur ces biens d'équipement, le français GYS résiste.

Cette société familiale de 550 salariés produit chaque année 500.000 de ces machines. GYS dépassera en 2016 les 70 millions d'euros de chiffre d'affaires, en hausse d'environ 15 %. Et l'export dépasse déjà la moitié des ventes.

Pour suivre cette croissance, l'industriel engage une nouvelle vague d'investissements à Laval, construisant 5.500 m2 d'usine et d'espaces logistiques supplémentaires.

Cela ne suffira pas. Après une deuxième usine installée en Chine, la société envisage d'en créer une troisième. Le pays ni même le continent ne sont encore décidés, mais Bruno Bouygues, le PDG, explore l'Amérique du Nord.

Cet essor, le dirigeant l'attribue en partie à une nouvelle génération de produits et à une série d'accords mondiaux. GYS vient de signer un nouveau contrat avec Volkswagen pour un chargeur de batterie « intelligent », le Gysflash 100, lequel devrait équiper les milliers de concessions de la marque dans le monde. Avec ce chargeur, la firme entre dans le monde du véhicule connecté et du Big Data.

L'appareil permet en effet de stabiliser la tension du véhicule, de compenser les micro-variations électriques lorsque le garagiste met à jour les nombreux microprocesseurs d'une voiture. Grâce à cet appareil, le constructeur récupère également au passage les data des véhicules.« Sur ce type d'appareils, nos concurrents n'ont pas encore atteint une capacité industrielle », estime Bruno Bouygues.

Le chargeur retenu par Renault intéresse aussi d'autres constructeurs.

Dans le même temps, Ford vient d'homologuer GYS au plan mondial, cette fois sur les appareils de soudage de ses concessionnaires.

Pour Mercedes, elle a mis au point une technologie de soudage Mig (à l'arc) adaptée aux nouveaux aciers légers et durs des futurs véhicules de la marque.

A l'intention des réparateurs travaillant sur ces mêmes aciers durs, GYS a lancé un appareil de rivetage léger. Et, pour les carbones, le groupe propose désormais des appareils à induction permettant de désassembler les matières plastiques en recourant aux courants de Foucault plutôt qu'à la flamme.

Vu dans Les Echos du 06/07/10 (Emmanuel GUIMARD)
18 pépites françaises en piste pour les Etats-Unis
07 oct. 2016
Bpifrance et Business France ouvrent aujourd'hui les candidatures au programme Impact, le nouveau nom d'Ubi i/o.

Trois ans après avoir engagé Ubi i/o, un programme à destination des jeunes pousses françaises,bpifrance et Business France prolongent leur action.

Les 18 start-up sélectionnées bénéficieront toujours d'une immersion de dix semaines à New York et San Francisco à partir du 17 avril prochain, mais auront l'occasion de s'y préparer durant un « boot camp » les jours précédents.

«L'idée est que les startuppeurs soient prêts dès qu'ils arrivent sur place », explique Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de bpifrance.

Pas de changement radical pour la future promotion, mais de petites retouches pour améliorer l'efficacité de ce programme, qui a fait ses preuves :

  • 82 % des lauréats ont implanté un bureau outre-Atlantique
  • 66 millions d'euros levés par les 24 entreprises
  • 200 contrats commerciaux signés en trois ans. 

L'objectif d'Impact est d'obtenir des résultats similaires en Chine. Le programme a démarré l'an dernier, mais il doit encore se perfectionner.

Vu dans Les Echos du 06/10/16 (Guillaume BREGERAS)
Le papetier ardéchois Canson passe sous pavillon italien
06 oct. 2016
Le célèbre papier Canson change de nationalité. Le groupe italien Fila va mettre la main sur le papetier français pour un montant de 85 millions d'euros.

« Canson est l'entreprise la plus prestigieuse au monde dans le secteur de la production et de la distribution de papier à haute valeur ajoutée », s'est réjoui Massimo Candela, le patron du fabricant d'instruments d'écriture Fila, dans un communiqué.

Le propriétaire de Canson, le groupe normand Hamelin, menait des négociations exclusives avec Fila depuis mai. L'acquisition valorise le papetier ardéchois à 85 millions d'euros.

Fondé en 1557 par la famille Montgolfier, Canson est basé à Annonay. Le papetier ardéchois compte 450 salariés et a généré un chiffre d'affaires de plus de 100 millions d'euros en 2015 (+5,2 %).

En difficulté, il avait annoncé en octobre 2014 vouloir supprimer 58 postes. Après la mobilisation des salariés, le PSE avait été suspendu, mais un plan de départs volontaires est toujours en cours.

L'entreprise compte une usine en France et des sites de transformation et de distribution en France, en Italie, aux Etats-Unis, en Chine, en Australie et au Brésil.

Fila n'a pas donné de précisions mercredi sur leur avenir, mais la direction de Canson avait indiqué en juillet que l'ensemble des salariés des sites français devait être repris.

Le groupe Fila est spécialisé dans la fabrication d'articles d'écriture et de dessin, et compte plusieurs grandes marques comme les crayons de couleur Giotto. La société est cotée à la Bourse de Milan depuis novembre 2015. Né à Florence en 1920, Fila est géré depuis 1956 par la famille Candela.

L'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 275 millions d'euros en 2015 et emploie au total 6.500 personnes.

Vu dans Les Echos du 06/10/16 (E. G., avec AFP)
Sigfox poursuit son développement à l'étranger
05 oct. 2016
Sigfox vise 60 pays en 2018 et compte atteindre l'équilibre économique en 2019.

Sigfox a les yeux résolument tournés vers l'étranger. La start-up française spécialisée dans la connectivité des objets, aujourd'hui présente dans vingt-quatre pays, ambitionne d'en totaliser une trentaine à la fin de l'année et une soixantaine d'ici à 2018.

«L'important, c'est de se déployer rapidement. On installe des antennes dans le monde entier et à la fin, on en aura quelques dizaines de milliers », explique Ludovic Le Moan, PDG fondateur.

Celle-ci accélère notamment aux Etats-Unis, où elle devrait être dans une centaine de villes d'ici la fin de l'année. Sigfox déploie tout seul son réseau dédié aux objets connectés, tout comme en France et en Allemagne.

En revanche, partout ailleurs, il s'implante avec un partenaire.

La Chine devrait devenir une « priorité » pour la start-up « l'année prochaine » dès que le risque d'être copié aura été maîtrisé.

La pépite de la French Tech, aux 300 salariés, qui multiplie par trois son chiffre d'affaires tous les ans, prévoit d'atteindre l'équilibre économique en 2019. Elle a levé 150 millions de dollars depuis sa création et vise une nouvelle levée de fonds «sans doute bientôt ».

Vu dans Les Echos du 05/10/16 (Fabienne SCHMITT)
Norvège : la voiture verte s'est développée grâce à une politique incitative
04 oct. 2016
Avec 90 000 véhicules électriques et 27 000 hybrides rechargeables, la Norvège détient le record par habitant. Mais l'Etat limite ses mesures incitatives.

Mais les ventes de voitures électriques neuves marquent le pas. Elles représentent 15 % des nouvelles immatriculations au cours des huit derniers mois, contre 17 % pour la période correspondante de 2015.

Les acheteurs du véhicule électrique sont exemptés de taxes, des péages (autoroutes, ponts, tunnels), embarquent sans frais sur les ferries et empruntent les couloirs de bus.

Ces mesures incitatives ont fait exploser les ventes (de 2 240 en 2011 à plus de 90 000 en 2016). Au Hordaland, la région de Bergen, où le gouvernement local a mis en place plus de points de recharges électriques,  plus de 20 % des nouvelles voitures immatriculées sont électriques, contre une moyenne d'environ 15 % pour toute la Norvège au premier semestre de l'année 2016.

Niveau de ventes à suivre, car les communes, capitale en tête, souhaitent diminuer les incitations et contraindre en mars prochain les propriétaires à s'acquitter des péages urbains.

Vu dans le Figaro du 02/10/16 (Slim ALLAGUI)
Les constructeurs auto investissent la Silicon Valley
03 oct. 2016
Qu'il s'agisse d'un bureau de veille, d'un centre de recherche et développement ou d'une branche de leur fonds d'investissement, tous les constructeurs automobiles veulent désormais disposer d'une adresse en Silicon Valley.

Mercedes-Benz et Volkswagen ont installé des petites équipes dans la Silicon Valley dès la seconde moitié des années 1990 et depuis cinq ans tous les autres s'y précipitent : Ford, Renault-Nissan, Toyota, Honda

Une dizaine de constructeurs automobiles y sont désormais installés, dans l'espoir de trouver des solutions pour faire face à deux révolutions :

  1. le déplacement de la valeur ajoutée vers les logiciels, la voiture autonome en étant l'incarnation la plus poussée
  2. l'évolution des modes de consommation de la propriété à la location, symbolisée par le succès d'Uber. 

La combinaison des deux - une voiture autonome partagée - pourrait conduire à une baisse de 40 % des ventes de voitures aux Etats-Unis d'ici à 2040, selon l'analyste Brian Johnson, de la banque Barclays.

L'installation d'un laboratoire en Californie doit permettre aux fabricants de mieux répondre à cette menace. D'abord, en débauchant plus facilement les meilleurs ingénieurs et développeurs des entreprises high-tech, ensuite, en leur permettant d'être en contact permanent avec les start-up et les universités de la région, notamment Stanford, à la pointe sur les sujets de voiture autonome, d'intelligence artificielle et d'interface homme-machine.

Toyota vient ainsi de lancer au début de l'année un laboratoire de recherche spécialement consacré à l'intelligence artificielle et à la robotique, dont l'effectif, actuellement de 70 personnes, va monter à 200.

Ford, qui dispose d'un laboratoire de 130 personnes à Palo Alto, s'est récemment associé à Amazon pour intégrer Alexa - l'assistante numérique de son enceinte Echo - dans son système de bord.

Mercedes-Benz a, lui, travaillé à l'intégration du thermostat connecté Nest de Google - pour que le chauffage de la maison s'adapte en fonction de la distance restant à parcourir par la voiture.

Désormais, les constructeurs vont au-delà de la simple collaboration, en investissant ou rachetant des start-up. Le coréen Hyundai, qui dispose sur place d'une petite équipe de 10 personnes depuis 2011, a investi dans un outil de reconnaissance musicale, une technologie de recharge sans fil et un fabricant d'un nouveau type d'ampoules écologiques.

De son côté, General Motors a mis la main sur Cruise Automation, une start-up ayant développé un « kit » rendant les voitures autonomes, pour 1 milliard de dollars.

Vu dans Les Echos (Anaïs MOUTOT)
L'usine du futur, état des lieux par la-fabrique.fr
29 sept. 2016
Que l'on parle d'« industrie 4.0 », de « smart factory » ou d'« usine du futur », l'arrivée des nouvelles technologies numériques dans la production se traduit par des bouleversements aussi nombreux que profonds.

La Fabrique de l'industrie, think tank spécialisé dans les enjeux industriels, a consacré ces derniers mois plusieurs notes à cette mutation.

Elle vient de les rassembler en un seul ouvrage, disponible gratuitement sur son site : http://www.la-fabrique.fr/fr/publication/lindustrie-du-futur-une-competition-mondiale/

La première partie revient sur les origines de ce concept, lancé dès 2011 par le gouvernement allemand, et sur les multiples technologies qu'il recouvre (de la robotisation à l'impression 3D en passant par la réalité augmentée ou les objets connectés). Il revient aussi sur sa principale promesse : permettre aux pays à coût de main-d'oeuvre élevé de rester dans la course industrielle, voire de faire revenir des usines.

La deuxième partie offre un panorama succinct des politiques publiques de différents pays (Allemagne et Etats-Unis, mais aussi Chine, Royaume-Uni, Italie ou Corée du Sud).

Enfin, l'étude évalue le cas de la France, où ces nouveaux outils pourraient raviver un outil industriel vieillissant et trop faiblement robotisé.

Vu dans Les Echos du 29/09/16 (B.G.)
Synthèse d'un entretien du Figaro avec Patrick PELATA
27 sept. 2016
Le secteur de l'automobile est confronté à une triple pression :

  • L'effet iPhone : relation des marques beaucoup plus dense avec les consommateurs. Ils exigent reconnaissance, services et baisse des coûts 7j/7j
  • L'enjeu de la pollution (notamment effet de serre CO2)
  • La saturation urbaine

Le numérique est une réponse à ces défis, notamment sur la relation clients et la gestion de la mobilité. Il est aussi au cœur du développement de la voiture autonome.

Exemples de l'enjeu des robots taxis :

  • Si 100% à Lisbonne = 15 fois moins de voitures stationnées
  • Et si les robots sont électriques = solution au pb de pollution
  • Coût de la mobilité divisé par 2 = moins de subventions au transport public

Le prix du km parcouru va baisser. Les constructeurs automobiles vont changer de modèle économique : ils vendront du km parcouru (voir déjà la progression des assurances et entretiens inclus dans la vente)

Qui possèdera les voitures ? C'est toujours une question même si la progression des services de location est attendue.

Les constructeurs comme General Motors et Toyota multiplient les acquisitions dans le numérique, mais il faudra d'abord se transformer en profondeur pour réussir le virage du numérique.

Pour mémoire, parcours de Patrick PELATA

  • 1984 Polytechnicien, ingénieur des Ponts, Patrick Pélata entre chez Renault
  • 1999 Il part au Japon, chez Nissan
  • 2005 Retour chez Renault, dont il sera COO (chief operationnal officer)
  • 2012 Vice-président de Salesforce, à San Francisco
  • 2015 Il fonde Meta Strategy, cabinet de conseil dans la transformation digitale

Vu dans Le Figaro du 10/07/06 (Bertille BAYART, Emmanuel EGLOFF, Jacques-Olivier MARTIN)
Amazon ouvre ses portes aux artisans et lance en Europe une plateforme pour le fait-main
26 sept. 2016
Amazon se lance dans l'artisanat.

Après les États-Unis il y a un an, le géant américain inaugure en Europe une place de marché consacrée au fait-main et ­baptisée Handmade.

Chaque artisan y disposera de sa boutique en ligne. Un registre qui peut sembler inattendu pour Amazon, connu pour son large assortiment de grandes marques et sa logistique imbattable. « Il existe une forte demande aujourd'hui de nos clients pour des produits artisanaux », explique Patrick Labarre, directeur de la place de marché d'Amazon France.

Des bijoux aux meubles en ­passant par les bougies, plus de 30 000 produits sont disponibles, proposés par plus de mille artisans européens. C'est un joli coup de pub en termes d'image pour le champion de l'e-commerce, qui surfe sur une tendance de fond : le désir d'authenticité des consommateurs, friands de proximité et de personnalisation des produits.

Ce marché de l'artisanat est estimé à 1,5 milliard d'euros en France. Avec Handmade, ­Amazon s'attaque à un acteur déjà bien installé : le new-yorkais Etsy (2,4 milliard de dollars de transactions dans le monde l'an passé) qui a su faire de la dimension communautaire de sa plateforme sa grande force. Après s'être lancé l'an passé dans l'alimentaire, Amazon poursuit sa stratégie qui consiste à devenir incontournable dans la vie quotidienne des consommateurs en leur offrant le plus large choix possible.

Amazon prélève 12 % sur les transactions effectuées sur Handmade (contre 3,5 % de commission et 0,2 dollar par boutique créée chez Etsy). L'enseigne se rémunère aussi en proposant ses services de stockage et d'expédition. Un gain de temps pour ces entrepreneurs qui gèrent souvent seuls à la fois la création et la logistique.

Vu dans le Figaro du 22/09/16 (Keren LENTSCHNER)
Pourquoi les formations au leadership ne servent à rien ? (Harvard Busines Review)
25 sept. 2016
Vu dans le journal Les Echos du 22/09/16, qui reprenait un article de la « Harvard Business Review » :

Attaque sans nuances lancée  : 
  • la formation en entreprise s'apparente à « un grand pillage » et les gigantesques sommes investies (160 milliards en 2015 aux Etats-Unis, 365 milliards au niveau mondial) ne génèrent pas, ou peu, de retour sur investissement.
Dans un long article, Michael Beer, Magnus Finnström et Derek Schader s'en prennent en particulier aux formations au leadership ou à la conduite du changement.

S'appuyant sur de nombreuses études menées depuis les années 1950, ils écrivent que, dans les trois quarts des cas,« l'apprentissage n'entraîne pas une plus grande efficacité, parce que les gens retrouvent vite les anciens modes de fonctionnement ». 

Ce ne sont ni le contenu ni l'approche de ces formations qui posent problème, mais la direction des entreprises, qui les met souvent en place sans réel changement de son organisation

D'où un décalage entre ce que le salarié apprend et ce qu'il constate, ce qui peut le rendre indifférent, démotivé ou cynique. 

Face à ce risque, la bonne méthode tient de l'évidence : d'abord travailler sur l'organisation et le management au plus haut niveau et ensuite, mais ensuite seulement, se servir de la formation pour diffuser le changement dans l'entreprise.


Eurofins se renforce aux États-Unis dans le diagnostic clinique
24 sept. 2016
Eurofins vient de racheter aux États-Unis le laboratoire VRL. Petite entreprise qui emploie 60 personnes dans le Colorado et trois autres États américains, VRL réalise des diagnostics cliniques pour vérifier l'éligibilité des donneurs de cellules et tissus humains.

Dans le diagnostic clinique comme dans ses trois autres activités - analyses alimentaire, environnementale, tests pour la pharmacie et la biotechnologie - Eurofins mise autant sur les acquisitions que la croissance externe pour se développer.

Le diagnostic clinique, lancé en 2014, représente aujourd'hui un quart de ses ventes. Plus encore que les autres métiers d'Eurofins, dont le marché mondial est estimé à quelques milliards d'euros, cette activité, qui affecte tout l'univers de la santé et cible un marché estimé à plus de 160 milliards d'euros, est promise à un vaste développement.

Eurofins, dont le siège est aujourd'hui en Belgique et au Luxembourg, a vu le jour en 1987 à Nantes, en proposant une nouvelle méthode pour vérifier la pureté des aliments et des boissons. Il s'est ensuite diversifié dans l'analyse environnementale avant d'élargir son activité à la santé au début des années 2000.

Vu dans Le Figaro (Armelle BOHINEUST)

General Electric a lancé une offre de rachat de deux entreprises suèdoise et allemande spécialisées dans l’impression 3D métallique
19 sept. 2016
Le groupe américain GE réaffirme ainsi ses ambitions dans la fabrication additive, qu’il considère essentielle pour devenir le leader de l’internet industriel.

GE veut embrasser toutes les technologies de l’industrie du futur. Il se voit non seulement, comme un éditeur de logiciels, mais aussi comme un acteur de la fabrication additive.

Le consortium, rebaptisé "The Digital Industrial Company", a annoncé mardi 6 septembre 2016 vouloir racheter deux spécialistes de l’impression 3D métallique : le suédois Arcam et l’allemand SLM Solutions pour 1,4 milliard de dollars.  Ils seront tous les deux sous la coupe de GE Aviation.

  • Arcam AB commercialise des imprimantes 3D et des poudres métalliques pour des clients dans l'aéronautique et la santé. La société compte 285 salariés et a généré en 2015 un chiffre d'affaires de 68 millions de dollars. La société suédoise est l’inventeur de la technologie "Electron Beam Melting (EBM)". Cette technique utilise un faisceau d'électrons pour faire fondre la poudre de métal couche par couche. 
  • SLM Solutions Group produit des machines laser, toujours pour l’impression de pièces métalliques, pour les industriels de l’aéronautique, l’énergie, la santé et l'automobile. Employant 260 salariés, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 74 millions de dollars en 2015.

GE avait déjà affiché ses ambitions dans le secteur de l’impression 3D. Environ 1,5 milliard de dollars ont été investis dans cette technologie depuis 2010

GE avait déjà racheté en 2012 deux entreprises spécialisées dans ce secteur : Morris Technologies et RQM. Et il fabrique depuis 2015 les injecteurs de fuel des moteurs Leap grâce à l'impression 3D, dans son usine d’Auburn en Alabama.

Le groupe compte faire de l’Europe la principale zone de son développement dans le secteur de la fabrication additive.

Dans son communiqué, GE précise qu’il souhaite réaliser 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires grâce à l’impression 3D d’ici à 2020. Il projette aussi d’utiliser davantage cette technologie en interne et faire 3 à 5 milliards de dollars d’économie de production grâce à elle.

Vu dans l'Usine Nouvelle (Marine PROTAIS)
Aircall veut conquérir l'Amérique
17 sept. 2016
La start-up française Aircall vient de lever 8 millions de dollars, essentiellement auprès de ses actionnaires historiques, le fonds Balderton Capital dirigé par Bernard Liautaud, le start-up studio eFounders, à l'origine de TextMaster et de Mailjet, FundersClub et quelques business angels. Un fonds américain, FJ Labs, a également pris un ticket.

Au total, la société a déjà levé 11,5 millions de dollars.

Aircall a été créé il y a deux ans à peine, sous la houlette d'eFounders, descendu depuis au capital, et de plusieurs fondateurs. La start-up cherche à transformer le secteur de la téléphonie d'entreprise et des centres d'appels, un marché gigantesque où opèrent notamment Vocalcom, Easyphone ou Orange.

Elle propose une offre qui permet d'installer en quelques clics un système complet, à partir d'une simple connexion Internet. Tout peut être géré depuis l'application, du terminal recevant les appels aux heures de réponse.

La solution va chercher, dans 40 pays pour l'instant, des numéros de téléphone disponibles et utilise les API ouvertes pour s'intégrer aux solutions déjà utilisées par son client, comme Salesforce, Zendesk ou Slack.

Ainsi l'entreprise peut-elle immédiatement recevoir des appels de ses clients et disposer en temps réel de toutes les informations sur ceux-ci.

Aircall propose trois offres, à 15, 30 et 50 euros par mois et par utilisateur, selon les fonctionnalités. La start-up a déjà séduit 1.800 clients à travers le monde.

Ses cibles : d'autres start-up, des grosses PME… En France, par exemple, elle travaille avec Deliveroo, Uber, Doctolib, Save ou encore Prisma Media. Environ 30 % de son activité serait déjà réalisée aux Etats-Unis, contre plus de 40 % en Europe.

La société va fortement investir aux Etats-Unis. En début d'année, elle s'est installée à New York, alors qu'elle disposait auparavant d'un bureau à San Francisco. D'ici à un an, le bureau américain devrait compter une trentaine de personnes, contre cinq aujourd'hui. Aircall devrait passer de 30 personnes à 70 dans les douze prochains mois.

L'objectif sera de tripler le chiffre d'affaires, alors que le rythme est actuellement de 10 % de croissance tous les mois.

Vu dans Les Echos du 15/09/16 (Nicolas RAULINE)
Banques : une ubérisation peut en cacher une autre
12 sept. 2016
En plus de la révolution digitale qui bouscule le secteur bancaire en l'exposant à la concurrence nouvelle des opérateurs télécoms, la réglementation européenne prépare l'arrivée d'acteurs non bancaires, susceptibles de proposer des services innovants.

Après les télécoms, l'hôtellerie ou encore les taxis, la finance sera-t-elle le prochain secteur à être ubérisé ? Toutes les conditions sont en tout cas réunies : «Ce mouvement de désintermédiation des acteurs traditionnels fonctionne d'autant mieux que la cible conjugue trois facteurs, souligne Philippe Mutricy, directeur du Lab de bpifrance. 

  1. Plus le secteur est réglementé, 
  2. plus ses clients sont captifs et ressentent une forme d'insatisfaction importante, 
  3. plus le terrain est propice. 
L'industrie bancaire jusqu'à très récemment cochait toutes les cases », conclut-il.

Les ambitions d'Orange dans la banque et son alliance avec Apple pour distribuer cet automne en France sa solution de paiement mobile sans contact Apple Pay donnent le sentiment que les dernières digues de la forteresse bancaire ne sont plus loin de tomber. L'opérateur télécoms peut ainsi espérer gagner du temps pour attirer de potentiels futurs clients d'Orange Banque, dont le lancement est prévu début 2017.

A moins d'être client du groupe BPCE ou de Carrefour Banque, la seule façon pour les porteurs d'un iPhone d'utiliser Apple Pay sera en effet, durant quelques mois, d'adopter Orange Cash, l'application de paiement sans contact de l'opérateur. Celle-ci revendiquait début juin plus de 200.000 utilisateurs et «quelques centaines de milliers de nouveaux clients pourraient ainsi basculer », anticipe un observateur averti. Orange pourrait ensuite plus facilement les convaincre de rallier sa banque.

La transformation numérique et les nouveaux usages qu'elle suscite autour du mobile, cœur de métier de l'opérateur, lui donnent de sérieux atouts. Sans compter qu'il bénéficie d'un puissant réseau de distribution, d'une base de clients conséquente à équiper et de moyens financiers à la hauteur de ses ambitions. Pour transformer l'essai, Orange devra néanmoins relever non seulement les défis propres au métier de banquier, mais aussi ceux qui concernent son terrain de jeu naturel. Le secteur des télécoms est en effet lui aussi en pleine transformation.

C'est une faible consolation pour les banques car la révolution digitale va de pair avec un second mouvement structurel de nature à nourrir la tectonique des plaques en cours. Celui-ci est lié à la réglementation.

Initié en 2007 par la directive européenne sur les services de paiement, il va s'accélérer avec un deuxième texte plus connu sous le sigle DSP2. La première directive avait ouvert l'accès de l'industrie des paiements à des acteurs non bancaires. De nombreuses jeunes pousses financières ont émergé mais elles ont essuyé la résistance des banques. Le nouveau texte veut donc forcer ces dernières à ouvrir leurs systèmes d'information. Des acteurs non bancaires auront ainsi, à partir de 2018, le droit d'accéder aux comptes de clients qui les y auraient autorisés pour initier directement des opérations financières. «Le législateur compte sur l'intelligence des banques pour les pousser à la collaboration active avec les start-up afin de favoriser l'émergence de nouveaux services innovants », précise Bertrand Carlier, manager chez Solucom.

De fait les banques réagissent. L'entrée récente de Crédit Agricole au côté de Crédit Mutuel Arkéa au capital de Linxo ou bien l'acquisition l'an dernier par Boursorama de Fiduceo témoignent de leur volonté de garder la main sur ces plateformes de gestion budgétaire. De tableau de bord financier, la deuxième directive sur les services de paiement leur permet en effet de passer au statut de gestionnaire à part entière des finances de leurs clients. Le scénario chinois qui a vu des géants du e-commerce comme Alibaba ou de l'Internet comme Tencent conquérir le secteur financier local au détriment des banques nationales, en construisant tout un écosystème de services autour d'une solution de paiement mobile, ne semble plus très loin…

Mais «rien n'empêche les banques d'avoir la même stratégie d'élargissement de leur périmètre d'intervention en agrégeant des services non financiers autour de leurs données pour se transformer elles-mêmes en place de marché. Elles ont pour ce faire un atout clef : les applications bancaires sont parmi les plus visitées chaque jour par les consommateurs », souligne Olivier Sampieri, directeur associé au BCG.

Dans cette logique, la bataille qui se dessine entre les banques elles-mêmes sur les agrégateurs ne serait qu'une étape d'un défi plus grand : rester au coeur de l'écosystème d'un client dont le mobile serait devenu une sorte de super-télécommande.

En Europe, l'espagnol BBVA a ouvert la voie il y a dix ans déjà avec De Compras, son site Internet comparable à Amazon, dont le slogan est « Nous rendre la vie plus facile ».

En France, deux établissements se sont aussi attelés à la construction d'une plate-forme de services à valeur ajoutée autour du paiement : il y a deux ans, le Crédit Mutuel-CIC a lancé Fivory, solution de paiement mobile qui, en association avec les commerçants, agrège des offres de fidélité et se veut un compagnon de courses.

Dans la même logique, BNP Paribas a annoncé en mai le lancement, d'ici au début 2017, d'une offre concurrente baptisée « Wa ! » en partenariat avec Carrefour.

La menace d'ubérisation que les banques craignent tant est donc double. Mais la plus imminente vient moins d'acteurs extérieurs que de concurrents directs ! En effet, même s'ils en ont l'ambition, tous les établissements ne pourront pas être au cœur de l'écosystème ouvert qui se construit autour du mobile. Une seule chose est sûre : ceux qui rateront le virage digital seront déportés en périphérie.


Vu dans Les Echos du 11/07/16 (Ninon RENAUD)
GoPro fait de la France son hub R&D en Europe
11 sept. 2016
GoPro installe ses équipes de R&D à Issy-les-Moulineaux. 40 salariés dans un premier temps (capacité des nouveaux bureaux : 110 personnes) sont arrivés début juillet 2016, surtout des ingénieurs spécialisés dans le traitement d'image.

Depuis dix-huit mois, GoPro  a racheté deux start-up françaises, Stupeflix et Kolor, et recruté une trentaine de personnes chez une jeune pousse du traitement photo, DXO. En tout, ils sont 115 salariés en France, sur 1.400 dans le monde : 40 dans les Alpes, sur le site de l'ex-Kolor, 35 à Paris dans les locaux de l'ex-Stupeflix et 40 sur le nouveau site.

Et ce n'est qu'un début. GoPro voudrait recruter une cinquantaine d'ingénieurs dans les prochains mois.« La France va devenir notre hub de R&D en Europe », Charles Prober, vice-président en charge des services et des logiciels.

Alors que GoPro est confronté à une forte chute de ses revenus, de sa marge brute, de ses profits et de son cours de Bourse, l'entreprise mise sur les outils d'édition vidéo pour redresser la barre.

Arrivé il y a deux ans d'Electronic Arts, Charles Prober a supervisé le rachat de cinq start-up. L'idée est d'alimenter le service avec des applis et des logiciels de montage simples et efficaces, les clients créeront plus de pastilles vidéo, les partageront davantage... et achèteront plus de caméras. Un pari osé, vu la concurrence : Sony, Panasonic, JVC, Garmin, Xiaomi...

Pour repartir de l'avant, GoPro noue aussi des partenariats sur les contenus (XGames, ligue de hockey...) et prépare l'arrivée en fin d'année d'une caméra 360° et d'un drone.

Vu dans Les Echos du 12/07/16 (Sébastien DUMOULIN)
Colas investit dans les exosquelettes
09 sept. 2016
La start-up auxerroise RB3D, spécialisée dans les exosquelettes pour l'industrie et la défense, vient de lever 4 millions d'euros.

Ce troisième tour de table associe les actionnaires historiques et le groupe Colas, via son fonds d'investissement CIB développement.

La filiale de travaux publics du groupe Bouygues avait déjà expérimenté les exosquelettes de RB3D pour la mise en oeuvre d'enrobés sur la chaussée.

Elle prévoit de développer cette technologie dès 2017 pour améliorer les conditions de travail et la productivité de certains métiers.

Vu dans Les Echos du 11/07/16
CEGOS a franchi l'obstacle de la réforme de la formation et saisi l'opportunité du "digital learning"
08 sept. 2016
Après la baisse de son activité en France en 2015, le groupe CEGOS a rebondi et prévoit de bénéficier de la réforme.

La formation était jusqu'ici d'abord perçue par les entreprises comme une dépense contrainte plutôt que comme un investissement. Avec la réforme de la formation, la dérégulation qui en découle, doit déboucher sur une approche plus rationnelle du marché et, in fine, sur sa concentration.

La digitalisation est un axe stratégique pour le groupe. Le « digital learning », démarche d'apprentissage globale intégrant le numérique, quelles que soient ses conditions d'utilisation, a déjà été intégré à 50% de l'offre CEGOS.

Confrontation à la concurrence des nouveaux entrants 100 % digital :

  • Le patron du groupe veut croire que ces derniers n'ont encore ni les contenus ni les équipes capables de comprendre les besoins des clients. Et CEGOS entend bien conserver sa longueur d'avance, que renforce sa dimension internationale avec une présence dans plus de 50 pays.

Vu dans Les Echos du 11/07/16 (Antoine BOUDET)
Les destructions d'emplois ont repris dans le BTP
31 août 2016
L'embellie n'aura pas duré longtemps. 3.500 emplois salariés ont été détruits au deuxième trimestre 2016 dans le secteur de la construction, soit 0,3 % des effectifs, selon l'Insee. Ces chiffres font écho aux inquiétudes du secteur des travaux publics, plus touchés ces dernières années que le bâtiment (très soutenu par les aides à l'immobilier résidentiel).
 

« Les travaux publics ont perdu 40.000 emplois depuis le début de la crise en 2008 », pour tomber à 259.000 salariés, rappelle Bruno Cavagné, président de la FNTP.

Certes, les travaux réalisés augmentent (+2,7 % sur un an au deuxième trimestre) et malgré les intempéries et les grèves, les facturations en juin ont été de 2,6 % supérieures à celles de juin 2015, montre l'observatoire de la FNTP. Mais en réalité, les facturations baissent de 5,3 % par rapport au mois de mai, et la FNTP ne se satisfait pas d'une comparaison avec l'an dernier, car« 2015 a été le plus bas niveau d'activité depuis trente ans ! Résultat : depuis le début de l'année, on voit les défaillances se propager des TPE aux PME », martèle Bruno Cavagné.

Seuls 27,2 milliards d'euros de commandes ont été enregistrées sur douze mois cumulés à fin juin. Moins que les 30,6 milliards de moyenne annuelle observée de 2002 à 2016.« Nous avions prévu une activité évoluant de - 3 % à 0 % en 2016. Nous tablons aujourd'hui sur 0 %, sachant que la fin de l'année est toujours beaucoup plus basse que le premier semestre », conclut Bruno Cavagné.

Pour soutenir les travaux publics, depuis Nicolas Sarkozy, l’État a multiplié les grands projets. Au-delà du Grand Paris (1,6 milliard d'euros de travaux en appels d'offres en 2016) et du plan de relance autoroutier (3,2 milliards d'euros de travaux) se profilent le tunnel Lyon Turin (à dimension fortement politique), le canal Seine Nord (un serpent de mer ranimé par les subventions européennes) et la prolongation de la ligne à grande vitesse Tours Bordeaux vers Dax et Hendaye d'un côté, Toulouse de l'autre.

Vu dans Les Echos du 19/08/16 (Myriam CHAUVOT)
Questions à Jérémie BERREBI en tant qu'investisseur (interview Les Echos)
30 août 2016
En tant qu'investisseur, quels sont pour vous les projets les plus prometteurs ?

La clef, pour moi, c'est souvent de pouvoir établir une position de force sur une place de marché, c'est d'être capable de s'imposer comme l'intermédiaire entre une demande et des offres

C'est ce qu'Uber a réussi à faire dans les taxis-VTC, Prêt d'Union dans le financement. Il peut y avoir des risques technologiques ou réglementaires, mais ce sont des start-up dont on peut souvent prédire la croissance et le potentiel

Mon autre façon de faire des choix, c'est de partir de ce que je trouve irritant. Qu'est-ce qui marche mal autour de moi et quelle réponse technologique on pourrait y apporter. 

Prenez l'exemple de la visioconférence. Il y a des solutions vieillottes chères et insatisfaisantes. On peut faire mieux. On aurait pu dire la même chose des transferts de devises ou de plein d'autres sujets. Il faut partir des besoins et problèmes du marché et créer un produit qui répond parfaitement à ces besoins. Evidemment, tout cela, sur de très gros marchés.


Faut-il n'investir que dans des start-up qui ont un vrai business model ?

Dans le B to B, oui

Dans le B to C, le business model peut venir après la constitution d'une base d'utilisateurs. Dans le B to C, la priorité c'est de valider un concept et un usage. Le modèle vient après.

Vu dans Les Echos du 08/07/16  (David BARROUX)

La Chine veut aussi prendre un leadership scientifique et s’offre un satellite « quantique »
29 août 2016
La Chine a une nouvelle fois fait la preuve de son immense ambition, à la fois scientifique et technique, en envoyant en orbite le premier satellite de cryptographie quantique

Cet engin, appelé Mozi (ou Micius dans sa transcription latinisée), en hommage à un philosophe et artisan chinois du Ve siècle avant J.-C., peut théoriquement permettre un système inviolable de communications cryptées.

Cette mission, qui a décollé à bord d'une fusée Longue Marche depuis le centre spatial de Jiuquan, dans le désert de Gobi, est pour l'instant purement scientifique, mais nul doute qu'elle intéresse fortement les militaires chinois, en recherche de solutions pour contrer les efforts massifs d'espionnage numé­rique des Américains.

Le responsable scientifique du satellite, Pan Jianwei, physicien à l'université des sciences et technologies de Chine, est un des anciens étudiants du Professeur Anton Zeilinger à Vienne, l'un des meilleurs experts au monde dans cette technologie de cryptographie quantique et collaborateur du programme chinois.

L'idée que la Chine puisse prendre le leadership mondial dans un domaine aussi sensible que la cryptographie quantique, domaine qui a longtemps été le pré carré de l'Europe et des États-Unis, pourrait avoir des conséquences importantes en termes de sécurité au niveau mondial

À suivre...

Vu dans Le Figaro du 16/08/16 (Cyrille VANLERBERGHE)