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Emma Laurent

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Emma Laurent
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La fille du train de Paula Hawkins : un thriller intimiste ?
19 mai 2016
"Plus de 8 millions d'exemplaires vendus", le premier roman de Paula Hawkins et best-seller dès sa sortie vous annonce la couleur.

Histoire d'en rajouter un peu, voilà ce qu'on lit sur la quatrième de couverture
"Mieux qu'un thriller exceptionnel, un piège paranoïaque et jubilatoire. Lisez-le vous comprendrez pourquoi."
Avant même sa sortie en librairie, le roman va être adapté au cinéma par Steven Spielberg et le roi du thriller, Stephen King en personne a dévoré et adoré le livre. Comment résister?
Pour autant, est-il aussi exceptionnel qu'on le dit? Parce que Marc Lévy aussi vend ses livres à des millions d'exemplaires...

Quand il y a trop de tapage médiatique autour d'un livre ou d'un film, je fais un genre de rejet le temps que ça se calme, pour pouvoir l'apprécier en toute tranquillité, et ne pas être spoilé toutes les 5 minutes sur mon fil facebook ou twitter (un an après, c'est plus facile d'oublier ;) ). Oui, la lecture c'est sacré. Bon, La fille du train, alors, qu'est-ce que ça donne ?

Résumé du livre

On est aux côtés de Rachel, à bord du train qu'elle prend deux fois par jour pour se rendre au travail. Elle passe devant la maison où elle a habité avec Tom, son ex-mari, qui vit maintenant avec Anna, la mère de son enfant. Mais c'est un autre couple dont Rachel observe des bribes de vie, celui de Megan et Scott, deux inconnus. Sauf qu'un jour, elle apprend que cette dernière a disparu.
Roman à trois voix, on accède aux pensées de ces trois femmes, liées entre elles par le personnage de Rachel. Loin d'aider le lecteur, ces trois points de vue ainsi que la chronologie non linéaire des chapitres sèment le doute et la vérité se fait de plus en plus incertaine.

Rachel, portrait d'une anti-héroïne 

Rachel n'est pas une fille à qui tout réussi. Rachel est une jeune divorcée dont le mari l'a quittée pour une autre. Dépressive, elle se réfugie dans l'alcool et finit par quitter son travail. Honteuse, elle le cache à sa colocataire et continue à prendre le train tous les matins comme si de rien n'était. Tous les jours, elle observe ce couple, qu'elle appelle Jess et Jason (Mégan et Scott) et imagine leur vie. On atteint alors un niveau d'intimité et de voyeurisme qui a à la fois crée de la sympathie de la part du lecteur et un certain malaise en même temps. La vie n'étant pas un long fleuve tranquille, on reconnaît ces moments de doute, où rien ne va plus, où on cherche à définir qui on est et ce qui nous rend heureux.
Au fil de la lecture, Paula Hawkins nous donne à voir des femmes qui semblent heureuses en apparence mais qui derrière le masque, cachent des frustrations et des secrets... Symptôme typique d'une société qui met le bonheur et le paraître sur un piédestal. 

Une intrigue à la Gone Girl

Un beau jour Mégan disparaît, sans raison. Rachel, ivre ce soir-là, pense avoir été la dernière à la voir mais ses souvenirs sont flous, se réveillant avec des bleus et du sang sur le crâne, elle ne sait même plus comment elle a eu ces blessures... Elle veut à tout prix découvrir la vérité, pour elle-même et pour cette femme dont elle se sent proche. 
Est-elle partie ? Est-elle vivante? Avait-elle une liaison? On soupçonne le mari, on s'intéresse à ses relations. L'intrigue n'est pas particulièrement innovante mais le mélange de ces trois voix féminines qui ont apporte un point de vue différent sur un même événement, et son personnage principal, une chômeuse alcoolique dont la parole n'est pas recevable apportent une certaine complexité et un réalisme rafraîchissant

A la fois roman intimiste et thriller, La fille du train réconcilie le lecteur avec le genre policier. 


The Good Wife : la fin d'une époque
16 mai 2016
Adieu Alicia Florrick, adieu à la plus célèbre avocate de Chicago, qui depuis 2009 est le modèle de l'épouse et mère dévouée qui reprend son indépendance en retrouvant le monde du travail.

Créée par Robert et Michelle King, et produite par Ridley Scott et son frère, la série The Good Wife est un petit bijou de réalisation. A mi-chemin entre Mad Men et Grey's Anatomy, contribuant ainsi à redorer le blason des séries télé.

The Good Wife, c'est quoi déjà? 

Petit rattrapage pour ceux qui auraient oublié le début de la série ou qui n'ont jamais eu l'occasion de la voir. The Good Wife raconte l'histoire d'Alicia Florrick ancienne avocate devenue mère au foyer pour élever ses deux enfants, et épouse du procureur de Chicago. Ce dernier est poursuivi pour corruption doublé d'un scandale sexuel. Alicia n'a pas d'autre choix que de reprendre sa carrière d'avocate.

Alicia, un modèle de féminisme bourgeois ?

Les créateurs de la série ont décidé de montrer leur personnage principal avant tout sous l'angle une bonne épouse et une bonne mère, son travail d'avocate est plutôt contextuel. On s'identifie alors plus facilement à l'héroïne, qui devient alors un modèle pour de nombreuses femmes. 

En effet, à l'annonce de l'infidélité de son mari et de son manque d'éthique professionnelle (un comble dans le milieu de la justice), Alicia choisit quand même de soutenir son mari, pour sa famille et la carrière de celui-ci (le statut de procureur aux Etats-Unis relève davantage du domaine politique). Nous sommes loin d'un féminisme pur et dur me direz-vous. Justement. The Good Wife, c'est le parcours d'une madame tout le monde en prise avec des problèmes réalistes (payer le loyer, élever ses enfants et leur préserver une unité familiale...), et qui passe parfois par un sacrifice personnel.

Quelque part ce bouleversement moral a eu pour effet de révéler son désir d'indépendance, d'abord professionnel puis sentimental. Elle va reprendre en main sa carrière d'avocate et se libérer petit à petit des contraintes du mariage. Mauvaise publicité ou non, elle va profiter de la couverture médiatique de son mari pour se faire son propre nom dans le milieu très fermé des cabinets d'avocats. 
Il faut rappeler qu'Alicia part quand même avec de sacrés "désavantages" : c'est une femme, qui plus est qui a passé la quarantaine et qui n'a pas travaillé depuis plus de 13 ans. Elle va ainsi devoir prouver deux fois plus que les autres que c'est une avocate douée. Et c'est ça qui est fort dans ce network grand public.

Qui plus est, plus les saisons passent, plus Alicia s'affirme et choisit de plus en plus la voie de l'indépendance, en choisissant de créer son propre cabinet ou encore de suivre son cœur et divorcer. L'idée derrière ces choix, c'est peut-être une certaine conception du bonheur, en choisissant ce qui nous fait du bien même si ce n'est pas parfait. Etre associée d'un cabinet majoritairement féminin plutôt que de devoir gérer seule les contraintes de son propre cabinet, choisir d'aimer un homme même si ce n'est pas l'amour de sa vie car il ne reviendra jamais (RIP Will Gardner ;) ). A la fin, Alicia est à nouveau en accord avec ses valeurs, elle qui est profondément éprise de justice.

Une justice aux problématiques modernes

The Good Wife, une énième série judiciaire aux intrigues sentimentales ? Bien plus que ça, la série traite de la corruption au sein de la justice, des écoutes de la NASA suite à la politique antiterroriste mis en place après les attentats du 11 septembre et qui met à mal les libertés individuelles ou encore les problématiques que posent les nouvelles technologies et Internet dans le cadre d'une législation balbutiante... Une réflexion assez poussée sur le monde d'aujourd'hui.


La boucle est bouclée

Et oui, The Good Wife c'est bien terminé, il faut se faire une raison. Le verre de vin rouge siroté après une longue journée de travail va nous manquer (qui a dit que l'alcool était reservé aux hommes et aux publicitaires ?). Comme Olivia Pope dans Scandal, elle avait rendu le verre de vin classe (avec modération bien sûr). The Good Wife c'est aussi des amitiés solides avec ses collègues Kalinda et Cary, sans compter Eli Gold, qui connaît mieux la vie des époux Florrick que la vie de sa propre fille.

Bien que la saison 6 soit un peu décevante pour un final, avec une Alicia un peu moins mordante que d'habitude, les frères Scott et les époux King ont quand même voulu bien faire les choses. L'épisode final où Peter en conférence de presse est à nouveau confronté à la justice, en écho au premier épisode où Alicia se tient à ses côtés. Sauf que cette fois elle décide de voler de ses propres ailes.













La série Vinyl : plongée dans la frénésie du rock et de l'industrie musicale des seventies
29 mars 2016

Synopsis

Vinyl nous immerge dans le New-York des années 70's, lorsque l'industrie musicale était une vraie machine à cash. On se retrouve aux côtés de Richie Finestra, un producteur de musique accro à la cocaïne, à la recherche de groupes qui marqueront la musique de demain. Mais son label et son mariage sont mis à mal par des comportements et des choix pas toujours judicieux...

Du grand spectacle 

Avec Martin Scorcese et Mick Jagger à la production, autant vous dire que la série Vinyle, c'est du show à l'état pur. Elle s'offre ainsi un budget à 100 000 $ par épisode pour ses musiques, afin de reproduire au plus près l'ambiance de l'époque. Bien sûr, décors et costumes nous replongent dans le style disco, punk, rock et r'n'b, au risque de piquer les yeux. 

Dans le même esprit que Broadwalk Empire que Martin Scorcese avait également réalisé avec Terence Winter, la série s'inspire de faits et personnages réels, qui ont été recontacté pour être le plus fidèle possible à la réalité. 
Des grands noms de la musique et de la culture sont présents, comme Andy Warhol, un ami proche de la femme de Richie (Olivia Wilde) ou encore David Bowie, qui apportent encore plus de grandiose et de faste au show. Le premier épisode démarre d'ailleurs en grande pompe, en éblouissant le spectateur pas moins de 112 min...

Folie des années 1970 et empire musical


L'intrigue de Vinyl et les personnages sont aussi barrés que l'esprit seventies, en pleine libération des moeurs, de consommation de stupéfiants en tout genre. Avec beaucoup d'argent à la clé, pas facile de s'imposer dans l'industrie musicale, où tous les coups sont permis. Radio, artistes, producteurs, tout est prétexte à dominer son concurrent.

Le personnage principal, Richie Finestra, issu de la classe moyenne a du mal à complètement s'intégrer dans ce monde de l'excès, de la débauche et de l'argent, il est vite dépassé par la cocaïne et les responsabilités. Issu d'un métissage entre un père blanc et une mère noire dont il se revendique régulièrement, il semble toujours tiraillé entre deux mondes. Abonnés aux mauvaises décisions, il fait face aussi bien aux critiques de ses concurrents, de ses associés et de sa femme. Mais tel le plafond d'une salle de concert qui s'effondre littéralement, son univers tombe en ruine, mais au lieu de baisser les bras, il semble être galvanisé par ses échecs, et arrive à en sortir plus fort.
Une personnalité assez atypique dont on va aimer suivre le parcours...






La série Love : décadence de l'amour 2.0 ?
08 mars 2016

Résumé


Nouvelle série romantique de Judd Apatow, co-scénariste de Girls, réalisateur de En cloque : mode d'emploi (et des films en suffixe -mode d'emploi...) et plus récemment Crazy Amy avec la talentueuse Amy Schumer; il explore à nouveau la question du couple et de la relation amoureuse à l'ère d'Internet et des nouveaux moyens de communication, avec des trentenaires de Los Angeles issus de la fameuse génération Y.


Lui, c'est Gus, un gars sympathique avec des airs d'intellos timide (la faute aux lunettes!), dont sa petite amie vient de le tromper.


Elle, c'est Mickey, une nana dans le genre libérée et grande gueule, enchaînant les aventures, mais qui cache au fond une fille un peu triste et paumée. Elle vient de se séparer de son mec parce qu'elle ne supportait plus qu'il vive encore chez sa mère passé 30 ans. 


Et c'est deux là se rencontrent, et même pas sur Meetic. Oui oui, dans la vraie vie. On suit alors comment va naître leur histoire.

L'anti comédie romantique ? La génération  Y sait-elle encore aimer ?

Si vous cherchez une histoire d'amour à la Pretty Woman et Love Actually, passez votre chemin. Pas de paillettes, pas de bons sentiments dégoulinants, mais la vérité crue. Déjà la rencontre : à la boutique d'une station service (limite en pyjama). Elle a oublié son portefeuille, en mec sympa, Gus la dépanne. On a connu plus glamour, et tant mieux !

Une journée passée ensemble, un burger et un joint de partagé (en bon jeunes trentenaires branchés de la côte ouest qui se respectent), des blagues, des sourires. Une attirance mais pas vraiment le coup de foudre. Se pose alors la question de la suite, continuer à se voir, envisager d'être ensemble? Pas si simple.

La relation amoureuse d'aujourd'hui semble se définir en terme de compatibilité quasi mathématique. L'alchimie amoureuse réduite à un algorithme, typique de ce que propose les sites de rencontre, avec une préselection du partenaire selon des critères précis. Du coup, ces deux là ne se ressemblent pas tellement et devraient passer leur chemin, et pourtant ils continuent.

Le communication au coeur du problème

Elément incontournable de la série et de nos vies, le portable, est très bien représenté à l'écran comme moyen de communication problématique dans la relation amoureuse. 

En effet, le fameux délai avant d'envoyer le premier message/appel et avant de répondre, occasionne de la frustration, voire peut faire capoter la relation.  

Les mots sont précieusement choisis, et un long message exposant ses sentiments peut finalement se transformer en un "salut ça va?" pour entrer dans la norme et ne pas faire peur à l'autre. 

La série montre parfaitement comment le fait de textoter devant l'autre peut être perçu comme un manque de respect, comme si notre génération ne pouvait plus accorder à l'autre de l'attention sur la durée. 

Société de l'apparence, il faut se montrer aux autres sous son meilleur jour, accepter des conditions de travail difficiles pour garder son emploi ou monter dans la hiérarchie, cacher sa tristesse, au risque de ne plus être soi-même, ce qui est problématique pour une relation amoureuse saine. La série Love est à l'image de Girls, une esquisse de la jeunesse actuelle, dont les diplômes et l'énergie ne sont pas suffisants pour être heureux et réaliser ses rêves. A voir si un sursaut, une rébellion est possible...



Le documentaire This Changes Everything : l'écologie dans les mains des citoyens
22 févr. 2016

Diffusé sur Canal +, This Changes Everything (en français, ça change tout) est un documentaire réalisé par Arvi Lewis sur la base de l'essai de la canadienne Naomi Klein, connue dans le milieu altermondialiste depuis la fin des années 1990, qui s'intéresse au réchauffement climatique plus dans un esprit citoyen, à la fois comme réflexion sur notre société et les actions citoyennes possibles pour tendre vers un monde meilleur.


Réalisé sur 4 années, ils vont dans quatre coins du monde, en occident et dans les pays en voie de développement pour nous donner un aperçu des effets de la pollution et du capitalisme (notamment la surconsommation qu'il engendre) sur l'environnement mais également dans le mode de vie des populations.


Au cœur du documentaire : les citoyens du monde


Ce qui est particulièrement intéressant dans ce documentaire, c'est la grande place qui est faite aux citoyens. Oui le réchauffement climatique est du en grande partie à l'action de l'Homme, mais ne culpabilise pas pour autant le téléspectateur. D'ailleurs la réalisatrice commence en disant que ce n'est pas en parlant des ours polaires que ça va l'inciter à changer les choses. Je trouve cet exemple très pertinent parce que ce genre d'exemple est trop éloigné du quotidien des gens pour les toucher et les faire réagir.
C'est pourquoi elle filme aussi bien :

  • la communauté Amérindienne Tar au Canada, dont des milliers d'hectares de sable bitumeux sont détruits pour récupérer le pétrole, ce qui nécessite la destruction de la forêt et dont on refuse l'accès alors que ce sont leurs propres terres;
  • un couple du Montana et des Indiens Cheyennes qui luttent contre la mise en place de pipeline d'extraction de pétrole et de gaz de schiste et qui proposent une solution à l'énergie solaire;
  • les habitants d'un village grec qui refusent que leur environnement soit détruit pour l'extraction d'énergie fossile sous prétexte de la crise économique qui sévit dans le pays;
  • des habitants d'un village en Inde qui se battent pour préserver leur environnement et leur mode de vie modeste contre la construction d'usines à charbon polluantes et destructrices d'emploi.
Impossible de ne pas être touché par le combat et par la force de chaque communauté, qui fédèrent autour de l'idée de vivre ensemble de manière juste et raisonnée, en accord avec leur environnement. Une représentante de la communauté Tar explique que pour son peuple, les hommes appartiennent à la terre et non l'inverse, qu'ils profitent de ce qu'elle a à leur offrir lors de leur passage sur Terre, et qu'en aucun cas ils n'ont le droit de détruire ses ressources, au contraire de l'idéologie capitaliste. 



Le postulat à abattre : la nature est une machine que nous pouvons dominer et exploiter

Depuis la révolution industrielle et l'émergence du modèle capitaliste occidental, l'économie fonctionne sur l'exploitation des matières premières et de l'énergie fossile comme modèle de développement. Or cette exploitation génère une pollution inégalée, et loin de se stabiliser, demande toujours plus de ressources pour durer

Ainsi les pays occidentaux n'ont fait que déplacer le problème dans les pays en voie de développement comme l'Inde ou la Chine, dont la dernière suffoque sous les nuages de pollution. Problème écologique et sanitaire majeur, la Chine a décidé de fermer progressivement ses usines de charbon pour effectuer une transition de grande ampleur vers l'énergie solaire en devenant le premier producteur de panneaux solaires.
De plus, l'exploitation des énergies fossiles, au-delà de détruire la faune et la flore locale, fournit moins d'emplois que les modes de vies ancestraux. Cela engrange ainsi davantage de pauvreté et un décalage avec les valeurs des communautés et des citoyens. Au contraire, le développement durable et les énergies renouvelables pourvoient beaucoup plus d'emplois et permettent de vivre en accord avec la nature tout en vivant dans la modernité.

Des actions concrètes qui fonctionnent


La grande force du documentaire This Changes Everything consiste à montrer des combats et des actions en cours ou qui ont réussi. Ainsi par les manifestations des villageois en Inde, parfois au prix de leur vie, ils ont fait reculer le gouvernement en annulant la création d'une usine à charbon. Dans le Montana, l'installation de panneaux solaires rendant la zone autonome en énergie porte un sacré coup d'arrêt à l'extraction d'énergie fossiles. En Allemagne, le pays fait exemple en Europe comme transition possible vers les énergies renouvelable, rendant compatible l'écologie avec la création d'emploi et la croissance, tout cela grâce aux actions locales des citoyens dans de nombreux Landers.

Ce que Naomi Klein tend à démontrer ici, c'est que toute action locale réussie a valeur d'exemple, de "jurisprudence" pour faire reculer les modèles capitalistes, qui dans la plupart des cas viennent de décisions d'actionnaires et d'industriels étrangers. Ils sont obligé d'avoir l'opinion publique de leur côté, et leurs actions échouent en cas de mauvaise publicité (la mort de deux manifestants par exemple en Inde). Mais la première victoire est la plus dure à obtenir, comme on le voit chez la communauté Tar au Canada ou dans le village grec, dont les combats se poursuivent.








Creed l'héritage de Rocky Balboa : se faire un nom
12 févr. 2016

Synopsis


Spin-off de Rocky, Creed raconte le parcours d'Adonis Johnson, le fils illégitime du grand boxeur Apollo Creed, mort sur le ring peu avant sa naissance. Orphelin de mère, il atterrit de foyer en foyer, prison pour enfants où il s'exprime qu'avec ses poings. Finalement recueilli par sa belle-mère, il bénéficie du train de vie et de l'éducation des classes supérieures, mais ce n'est pas suffisant...
Sur les traces de son père, il part alors à la recherche d'un entraîneur et d'un club de boxe pour devenir à son tour un boxeur estimé. Seul Rocky va accepter de le prendre sous son aile.

Un boxeur en quête de reconnaissance


Personne ne veut du riche black de Los Angeles répondant au nom de Johnson. Seul le vieux Rocky, à la retraite depuis des années, connaît sa réelle identité. Se sentant à la fois responsable de la mort de Creed, et intrigué par la ténacité du jeune homme, il accepte de devenir son coach.

On s'attend à voir un film uniquement sur la boxe, la violence, les combats, mais Creed est beaucoup plus subtil que ça. Adonis est un ambitieux mais qui a la rage de vaincre mais qui est attentif aux autres et se montrer humble pour progresser. Il ne rechigne jamais aux exercices d'un autre âge de Rocky, n'a pas pris en pitié sa voisine (Bianca) atteinte d'un déficit auditif. Il a peur de ne pas mériter son succès et le nom de son père. C'est ainsi qu'aussi calme que charmant avec Bianca et Rocky, sa violence devient incontrôlable dès qu'il se sent jugé et atteint par le regard des autres. La seule solution est d'être fier de son héritage et d'être soi-même.

Quant à Rocky, il a bien vieilli. On retrouve un Stallone en papi un poil gâteux, avec un vieux chapeau et des lunettes, son jogging demeure l'unique trace de son passé de boxeur. Le décès de sa femme quelques années plus tôt l'a définitivement fait quitter le monde de la boxe, comme s'il n'était plus vraiment lui-même, qu'il avait abandonné. A travers ce Rocky fatigué, Stallone montre un portrait touchant et empreint d'humour sur la vieillesse, sa routine et ses peines.

Apprendre à se battre 


Film sur la boxe, le spectateur n'échappe pas à la question de l'apprentissage. Mais ces épreuves initiatiques sont beaucoup plus poussées et font écho jusque dans le combat que mène chacun dans la vie. 
Quand Adonis apprend la discipline de la boxe pour se battre, Bianca quant à elle profite de sa passion pour la musique tant qu'elle le peut et Rocky accepte de se battre contre la maladie grâce au soutien de son jeune protégé. 
Une belle leçon de courage et d'humanité, qui ne se pare pas des grandeurs des poncifs du genre : avec simplicité, force et émotion. 






Mr Robot : remise en question de notre société hyperconnectée
02 févr. 2016

Synopsis

Elliot est un programmateur informatique travaillant pour une société spécialisée dans la cybersécurité, Allsafe, notamment pour le compte de la plus grande multinationale, E-Corp, qu'il baptise à juste titre d' "Evil Corp". Solitaire et asocial, accro à la morphine, Elliot est surtout un jeune homme extrêmement intelligent et très perspicace pour ce qui est de voir derrière le masque des gens, notamment en les hackant leurs données personnelles. Le mentalist de la metadonnée en somme!

Un jour, il est contacté par le groupe fsociety, des hackers (dont deux nanas, à l'encontre du cliché habituel) avec à leur tête un homme se faisant appeler Mr Robot. Radical et extrémiste, il veut détruire le système actuel et faire tomber la tête de E-corp, ce qui effacerait les dettes des honnêtes citoyens et retrouver la liberté d'une véritable démocratie. Il accepte et s'embarque dans les rouages du pouvoir et de violence...

Le piratage informatique comme contre-pouvoir


A l'image des Anonymous, la fsociety fonctionne avec les mêmes codes, le même but. Agissant dans l'ombre, elle hacke les puissants pour remplacer une justice impuissante. Elle diffuse des vidéos pour alerter de ses agissements, en cachant ses représentants derrière un masque (similaire à celui du film V pour Vendetta repris par les Anonymous).

En parallèle, on apprend que le père d'Elliot et la mère de sa meilleure amie sont morts à cause de la pollution de l'usine avoisinante, suite aux décisions d'E-corp, ce qui va alimenter la haine du jeune hacker pour cette firme. Sa meilleure amie va choisir la voie traditionnelle en entamant un procès.
Quelle est la solution la plus efficace? La plus juste ?

Dans un monde ultra-connecté, tout va toujours plus vite, un simple clic peut avoir des repercussions désastreuses, la sphère de l'intime et du public s'efface petit à petit. Telles des traces ADN, il devient de plus en plus difficile de cacher ou de supprimer des informations. On voit ainsi Elliot et ses acolytes désosser leurs ordinateurs et les détruire à l'aide d'un micro-ondes ou d'un four.

Société individualiste et solitude

Elliot est considéré comme un asocial parce qu'il n'obéit aux codes habituels des relations en société. Cela ne l'empêche pas d'avoir des amis, il sait qu'il s'exprime de manière franche et dénuée de toute pincette sociale, ce qui peut dérouter et blesser les autres, ce qui le met lui aussi mal à l'aise. 

Plus doué que sa psychologue, elle n'arrive pas réellement à la comprendre et à l'aider. La conscience de sa propre solitude lui provoque des crises d'angoisse que seule la morphine peut calmer. Il est également sujet aux hallucinations, ce qui rend la frontière entre le réel et le virtuel assez floue et nous perturbe à notre tour. 

A l'ère des réseaux sociaux, la solitude n'a jamais été aussi décriée et mal vécue. Renvoyer une belle image de soi et rentrer dans les cases provoque des problèmes existentiels que tous les personnages vivent. Adultère, mensonge, soif de pouvoir, tout le monde trompe son monde. Elliot en est le témoin principal et cela accroît sa méfiance envers les autres, tout en essayant de les aider, à sa manière.

La série phénomène


Addictive, la série Mr Robot est particulièrement novatrice. Avec pour fondement la fracture entre le réel et le virtuel, elle nous fait faire des noeuds au cerveau pour tenter de décrypter les messages que la série véhicule. Elle joue des clichés sur les geeks pour mieux nous montrer sa vision de la nature humaine et du pouvoir. Le scénario subit un véritable tour de force dans les derniers épisodes : méfiez-vous des apparences...

Que dire du jeu de son acteur principal, Rami Malek, à la voix monocorde et pourtant tellement captivante, son regard halluciné, le mal-être qui s'exprime dans le corps et les mouvements. Un acteur que l'on a hâte de retrouver dans d'autres rôles.

Bref, on est scotché!




Les Huit salopards de Quentin Tarantino : un huit-clos extravagant
25 janv. 2016



L'histoire

Tout commence par un blizzard. Un blizzard à vous coincer les huit pires truands de l'Amérique post Guerre de Sécession dans les montagnes du Wisconsin. Warren (Samuel L.Jackson), un chasseur de prime dont le vieux canasson n'a pas survécu à la rudesse de la tempête arrête l'équipage de John Ruth dit le Bourreau, lui aussi chasseur de prime de profession, se rendant à la mercerie de Minnie, avec Daisy Domergue, la criminelle enragée et raciste dont la valeur s'élève à 10.000 $. Même s'ils sont de vieilles connaissances, Ruth ne laisse entrer personne aussi facilement, et s'en suit un cérémonial et des échanges burlesques pour parvenir à ses faveurs.
Quelques kilomètres plus tard, c'est au tour du futur shérif de Red Rock, Chris Mannix, un sudiste pure souche loin d'être une lumière, les oblige à les prendre avec eux s'ils veulent récupérer leurs primes.
Une fois arrivés, ce n'est pas Minnie qui les accueille, mes quatre autres personnages, un cow-boy, le bourreau de Red Rock, un Mexicain, et un général Confédéré qui se trouvent à l'intérieur. La civilité et les bonnes manières de chacun vont être mises à rude épreuve....

Les dialogues, virtuosité intellectuelle et outrancière


Dans les Huit salopards, ça ne fait QUE parler. Le contexte joue beaucoup. Il faut dire qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire quand la neige empêche toute activité, tout déplacement. Rappelons également que l'intrigue se déroule quelques années après la guerre de Sécession.

Loin des débuts du Far West et de leur violence, les rapports deviennent davantage civilisés, les noirs ne sont plus soumis à l'esclavage. N'en reste pas moins une vive tension entre les perdants Sudistes et les Nordistes. Le discours devient alors une arme de choix : déstabiliser l'autre pour démêler le vrai du faux, faire rire pour détendre l'atmosphère, faire diversion, raconter sa propre histoire,...

Car oui Tarantino fait tout pour que la réalité et fiction soient deux concepts tangibles, risibles. D'abord, des noms invraisemblables : "Oswaldo Mobray", "Minnie", "Mannix", un ancien Sudiste issu d'une fratrie sanguinaire comme futur shérif, un cow-boy qui rend visite à sa maman pour la Noël... On comprend que Ruth et Warren soient dubitatifs...

Des dialogues à rallonge, que seule une bourrasque de vent et de neige semble mettre fin, on se délecte des jeux de mots, d'un langage aussi grossier que brillant.



La patte cinématographique de Tarantino


Fidèle à lui-même et à sa conception du cinéma, refusant le numérique, les scènes sont tournées au format 70mm : "C'est l'image la plus large qu'on puisse produire et cette caméra donne à l'image un aspect événementiel", déclare-t-il dans Culturebox. Il ajoute également dans La Presse, "Il permet aussi de créer un espace encore plus intime. Samuel L.Jackson n'a jamais eu droit à d'aussi beaux plans rapprochés. Et puis, il peut toujours se passer quelque chose à l'arrière-plan. On surveille la scène comme une partie d'échec."

Cela donne à voir au spectateur des paysages sublimes, de la matière et une lumière pure. Chez Tarantino, le réel réside davantage dans l'image que dans l'histoire.

Ne vous inquiétez pas, avec huit truands, la violence est au rendez-vous, et la bande-son est toujours aussi frappante.

2h48 où le spectateur se laisse embobiner avec plaisir par le cinéaste. On en redemande !



Marvel's Jessica Jones : l'anti-héros féminin de Netflix !
18 janv. 2016

Depuis novembre 2015, la dernière série de Netflix adapté des comics Marvel, Jessica Jones, n'arrête pas de faire parler d'elle. Et pour cause!

Synopsis 


Détective privé à la force surhumaine, Jessica Jones est une âme solitaire, au tempérament exécrable qui vide les bouteilles de vodka ou de whisky plus vite que son ombre. Reconvertie dans la chasse aux époux adultères, elle travaille notamment pour la redoutable avocate Jeri Hogarth (Carrie-Anne Moss, connue pour son rôle majeur dans la trilogie Matrix).

Orpheline à l'adolescence, elle a été recueillie chez Trish, sa seule amie, on apprend assez vite qu'elle a eu un passé tourmenté. Elle a croisé le chemin de Kilgrave, un manipulateur mental dont les victimes obéissent à chacune de ses paroles, allant jusqu'à tuer pour lui avant qu'elle puisse se libérer de son emprise. Il va bientôt revenir la hanter et elle, devoir sauver les victimes collatérales...

Un anti-héros féminin loin des clichés


Si vous cherchez chez une héroïne de série, du genre Sex & the City ou Desperate Housewifes, passez votre chemin. Véritable bad girl, Jessica Jones envoie aussi bien des coups de poings que des coups de gueule.

Toujours affublée d'un jean boyfriend, de bottes style motard, d'un sweat à capuche ou d'une veste en cuir noir, elle regarde toujours un regard désapprobateur ou furieux à ses congénères, et ne cherche pas le grand amour, une belle carrière ou des soirées entre amis.

 Solitaire, elle cache ses blessures et ses angoisses, que Kligrave a marqué à tout jamais. Son seul but, le détruire une fois pour toutes. On assiste tout au long de la première saison à ses tentatives de déjouer ses manipulations sadiques et à en découvrir un peu plus sur leur relation et leur passé.

Kilgrave, le mal s'immisce dans votre esprit


Kilgrave, joué par le superbe David Tennant (Broadchurch), contrôle les esprits des autres pour arriver à ses fins. En véritable sadique, il n'hésite pas à obliger ses victimes à s'infliger les pires supplices. Impossible à prouver et empêchant tout témoignage, il échappe en toute impunité à la police et à la justice. 

Désirant s'entourer d'êtres exceptionnels, il veut faire sienne Jessica avec sa force incroyable et son caractère bien trempé. Laissé pour mort, il n'aura de cesse de la récupérer et de se venger. Diablement intelligent, il semble toujours avoir un coup d'avance dans ses plans machiavéliques, qui vont donner du fil à retordre à Jessica Jones qui doit même se méfier de ses proches.

En bref, Marvel's Jessica Jones est une série haletante et qui renouvelle le genre du comics. Rafraîchissante, elle montre une autre image de la société, en mettant en avant une femme aux attributs habituellement masculins, une homosexualité assumée, des personnages qui connaissent chacun leurs propres blessures, où la frontière entre le bien et le mal est plus que floue.

Good news : Jessica Jones a été renouvelée pour une 2e saison, youpi !









Addict de séries : les sites indispensables !
08 janv. 2016

Trop de séries ? Heureusement il y a Betaseries !

C'est le problème quand on est fan de séries : la liste de séries suivies devient longue. Très longue. Du coup pas facile de s'y retrouver, on ne sait plus à quel épisode on s'était arrêté. Série interrompue pour cause de planning personnel ou professionnel surchargé, pause de mi-saison, ou venue de nouvelles séries, il est fréquent d'arrêter pendant plusieurs jours, semaines ou mois de regarder une série. Et là c'est le drame.

Que votre série soit disponible sur une plateforme TV ou de streaming, de téléchargement ...,  patatras ! vous avez perdu le fil, votre historique s'est effacé.... Pas de panique!

Grâce au site betaseries, vous cochez les épisodes vus, et le site le garde en mémoire, vous indiquant par la même occasion à quel pourcentage de la saison vous en êtes.
Bon je ne vous cache pas que voir toutes ces séries suivies défiler, ça fait un peu peur...

L'actu et la programmation des séries : Series Addict

Avec toutes les séries qui sortent à chaque rentrée, les anciennes qu'on se met enfin à regarder (#jeneverraisjamaisleboutdemadmen), on peut vite louper leur lancement ou leur reprise.

Avec des sites consacrés aux séries comme Series Addict, tout est répertorié! Avec les news, vous êtes au courant des nouveautés (séries annoncées, annulées, nouveaux acteurs, événements, etc) et des rubriques spécifiques sont créées notamment à chaque rentrée pour les dates de sorties par chaîne (aux Etats-Unis).

Très pratique, la rubrique programmation reporte les séries et les épisodes qui vont être diffusés pendant la semaine!

Bien sûr des catégories critiques et forum permettent d'aller plus loin dans l'analyse des séries.

Deux sites bien pratiques que j'utilise au quotidien pour ne rien rater de l'actualité des séries !
Star Wars : le réveil de la force féminine ?
15 déc. 2015

©Lucasfilm Ltd.



La saga Star Wars revient mercredi 16 décembre sur les écrans avec le Réveil de la force. Symbole de toute une génération associé à l'univers masculin et geek, quelle place le nouveau Star Wars accorde-t-il aux femmes ? Rey, l'un des personnages principaux, étant une femme, et la productrice Kathleen Kennedy, à la tête de Lucasfilm, le débat est relancé.

« Des personnages féminins forts »


A J-1 de la sortie du Réveil de la force, rarement un film n'a autant couvert l'univers médiatique et les réseaux sociaux. 7e opus de la saga, Star Wars fait toujours autant rêver, et le pari de céder la société de production Lucasfilm à Disney en 2012, laisse place toujours à autant d'engouement. Avec un duo mixte comme personnages principaux, la production va enfin peut-être permettre aux femmes de véritablement s'identifier au sein de cette guerre des étoiles.

Rappelons que dans la première trilogie, à l'instar du personnage de Leia, les femmes n'avaient qu'une minute de temps de parole, sans compter le rôle de Padmé Amidala, qui, bien que reine et sénatrice de Naboo, est vite reléguée au second plan et dont l'action mémorable est de donner naissance aux jumeaux Skylwalker. On a connu mieux comme émancipation de la femme.



Disney et la présidente de Lucasfilm nous promettent « des personnages féminins forts » portés par une équipe d'écriture paritaire. Car, bien que le film n'ait pas attiré uniquement un public masculin, en janvier 2015, George Lucas a quand même avoué avoir écrit la saga « pour les garçons de douze ans ». Les filles ne pouvaient qu'envier les rôles des personnages masculins, par la liberté, l'action et le pouvoir qu'ils incarnent, et encore moins envisager de reproduire ces idéaux dans la vie réelle...


Kathleen Kennedy a conscience d'être un modèle dans le cinéma hollywoodien pour les femmes.


Le Réveil de la force pourrait bien engager un tournant, en phase avec les aspirations de la société actuelle pour davantage de parité et d'émancipation des femmes. Mais on doute que la salaire des des acteurs principaux soient les mêmes.


Démarche progressiste ou stratégie marketing ?



En rachetant la machine à cash Star Wars, Disney met la main sur un marché de jouets et produits dérivés déjà solide. Avec la sortie du Réveil de la force une dizaine de jours avant Noël, la rentabilité du film en salle et en magasin est assurée. 

Avec le personnage de Rey disposant d'un rôle important comme Jedi et possible fille de Hann Solo et de la princesse Leia, les projecteurs sont aussi bien tournés sur elle que sur le nouveau méchant de la saga. Disney veut attirer le public le plus large possible, et avec sa figurine à l'effigie de Rey, veut aussi initier les petites filles dès leur plus jeune âge.
En espérant qu'en voulant correspondre à une cible moyenne, le scénario ne devienne pas à son tour moyen et sans intérêt, et que le rôle de Rey ne se cantonne pas à manier le sabre laser.


Wild de Cheryl Strayed : quand randonnée rime avec quête de soi
06 déc. 2015

Résumé

Une histoire vraie. Une jeune femme qui plante tout pour partir sur les chemins escarpés du Pacific Crest Trail (PCT) aux Etats-Unis. Une randonneuse novice avec pour seuls compagnons de route son sac à dos et ses chaussures de rando. Une quête d'identité entre solitude et partage.

Voilà les quelques phrases qui peuvent résumer l'ambiance de ce roman autobiographique de Cheryl Strayed, qui a su capter aussi bien les problèmes et questionnements qu'elle a rencontrés en tant que randonneuse qu'en tant que femme.

Les sentiers de l'existence

Cheryl Strayed est une jeune femme de 26 ans dont la vie n'est déjà plus depuis quelques années un long fleuve tranquille. Quatre ans plus tôt, on apprend qu'elle a perdu sa mère, suite à un cancer, elle n'avait alors que 22 ans. S'en suit un sentiment d'injustice et un deuil qu'elle n'arrive pas à surmonter. Mariée à Paul, malgré leur complicité et tout leur amour, elle ne supporte plus leur couple et finit par divorcer. Comme si l'impossible deuil de sa mère rendait insoutenable toute autre forme de bonheur.
Avec le PCT, elle se retrouve seule pour la première fois de sa vie. Un moment pour réfléchir sur ses choix passés, ses envies, son avenir. Une étape vitale.  

Continuer à avancer

Cheryl n'a jamais fait de randonnée de sa vie et pourtant le PCT et ses 2000km de sentiers ne lui font pas peur. Téméraire ? Certainement. Mais c'est aussi une manière de se dépasser et ainsi de dépasser la douleur affective. Mal préparée, seule, elle est mal partie mais c'est aussi ça la vie : l'inconnu, les détours, les difficultés. 

La force de Wild, c'est de nous transmettre par les mots une expérience vécue, et son lot d'éléments triviaux, comme la lourdeur du sac, l'insécurité que Cheryl ressent face aux inconnus et aux bêtes sauvages qu'elle rencontre sur son passage, ou encore l'insoutenable décision entre économiser ses quelques dollars ou acheter des sucreries tellement réconfortantes.

Eh oui, cette randonnée est loin d'être un havre de paix ou une simple contemplation de la nature. Plutôt pieds abîmés, expérience de la faim, de la soif, de la chaleur et du froid insoutenable, la survie en somme. Seul idée pour tenir : continuer, coûte que coûte.

En plus des mots crus, du voyage au coeur de la nature américaine, l'humour de la narratrice, qui ne tarit pas d'ironie sur elle-même, et qui en fait un personnage particulièrement attachant, et qui nous aide, nous aussi, à aller de l'avant.


La série Limitless, la super intelligence au service du FBI !
25 nov. 2015

Imaginez pouvoir utiliser 100% des capacités de votre cerveau grâce à une simple gélule. C'est ce que fais Brian Fich (Jack McDorman) dans la série Limitless en utilisant NZT. Mais pour bénéficier de ses avantages sans avoir d'effets secondaires mortels, une injection à la composition secrète détenue par le sénateur Morra (joué par Bradley Cooper, qui tenait la vedette dans le film du même nom, sorti en 2011). EN enquêtant sur cette mystérieuse drogue, le FBI va embaucher Brian comme consultant pour les aider à résoudre les affaires les plus complexes.

Pourquoi regarder la série Limitless ?


Parce que le créateur de la série n'est autre que Craig Sweeny, qui a aussi réalisé la série Elementary, avec un Sherlock Holmes moderne, consultant pour le FBI à New-York. Dans Limitless, la résolution des enquêtes sont toujours étonnantes. En utilisant l'ensemble de ses capacités cognitives, on imagine des façons différentes d'atteindre la solution, des méthodes originales qui changent de l'analyse d'empreintes ou d'ADN par exemple.
En tant que série policière, Limitless n'échappe pas à la règle des équipiers en duo. L'alliance entre Brian Finch et Rebecca Harris (Jennifer Carpenter, connue pour son rôle de petite soeur de Dexter) fonctionne très bien, entre un Brian extraverti et gauche (quand il n'est pas sous NZT) et une enquêtrice froide aux premiers abords mais qui comprend le comportement parfois déroutant de son coéquipier.


L'atout de la série : l'humour de Brian Finch

Dans le rôle de Brian Finch, Jack McDorman joue parfaitement le mec normal qui se découvre des capacités cérébrales extraordinaires. Forcément, cela donne des situations bizarres et pleines d'humour. Reproduire une scène de crime avec des post-it, Brian fait avec les moyens du bord! Il a aussi un petit problème avec les règles et l'autorité, ce qui exaspère profondément sa supérieure...
Drôle, simple et touchant, il est dans la même veine que Chris Pratt (rien que ça, ça donne envie, non ?). La série montre également comment le personnage gère sa nouvelle vie, l'impact sur sa personnalité et sur l'image des autres sur lui.

La série Limitless, mon coup de cœur de la rentrée 2015 !



Spectre, James Bond plus que l'ombre de lui même ?
23 nov. 2015
Le cru 2015 de ce nouveau 007, intitulé Spectre est, comment dire, particulier. Après nous avoir quitté au milieu des ruines de sa maison natale dans Skyfall, M morte dans ses bras, vainqueur de son jumeau psychopathe Raoul Silva (Javier Bardem), Bond nous avait prouvé dans la peau d'un Daniel Craig à l'état brut(e) qu'il n'était pas encore enterré, tel un phénix renaissant de ses cendres. 

Dans Spectre, un nouveau venu du MI-6, C prône la surveillance pour garantir la sécurité et veut mettre fin au programme 00. Ce n'est pas au goût de 007 et du nouveau M (Malaury joué par Ralph Fiennes) qui nous sortent le grand jeu, à l'ancienne!

On suit alors James Bond à Mexico à la recherche d'un certain Sciarra, en solo, suivant les dernières volontés de M, en pleine fête des morts, où il nous donne du grand spectacle. Désobéissant toujours les ordres de C, on le retrouve en Italie mettant la main sur une organisation terroriste secrète appelée Spectre....avec un Christoph Waltz toujours aussi terrifiant dans son rôle de méchant, Oberhauser. Dès lors, 007 n'aura de cesse de traquer cette organisation criminelle à l'ère du big data.



Agent secret VS Nouvelles technologies

Poursuivant la mue du programme 00, le réalisateur Sam Mendes oppose plus que jamais l'ancien modèle d'agent secret - armes, gadgets, belles voitures, alcool, séduction - et le renseignement moderne agissant dans l'ombre - espions hacker, surveillance, collecte métadonnées - s'affrontent, mais 007 n'a pas dit son dernier mot.

Le réalisateur accentue encore plus le trait en renouant avec les explosions tonitruantes et spectaculaires (faire effondrer un quartier de Mexico, what else ?), les voitures de sport et les femmes (Monica Bellucci et Léa Seydoux, deux françaises, le summum du glamour !).

Le smoking fait son grand retour, ainsi que l'humour british. Mais on sent que l'heure de la retraite approche : consommation d'alcool en baisse (on lui propose même un jus détox à base de plantes, qu'il décline, encore heureux !), et un certain détachement, il livre ses ennemis aux autorités et s'en va, bras dessus, bras dessous avec sa nouvelle compagne, Madeleine Swann.

La fin des James Bond Girl ?

Pas de 007 qui se respecte sans James Bond Girl! Peut-être pas...

Monica Belluci campe la veuve du mafieux italien Sciarra, qui se remet vite de sa mort dans les bras de notre agent secret. Episode quasi anecdotique dans le film, il aura le mérite de montrer le goût de James Bond pour les femmes matures. Ce qu'il faut comprendre : aucune femme lui résiste oui, mais on devine davantage l'attrait de Bond de conquérir la veuve de son ennemi, sorte de double réussite. Faut pas déconner non plus !

Apparaît ensuite la belle et brillante Madeleine Swann (petit clin d'oeil à Proust au passage, so adorable!), qui résiste dans un premier temps à entrer dans le jeu de séduction de l'agent secret. Elle s'impose comme la jeune femme moderne, intelligente qui fait carrière (comprenez : qui n'a pas besoin d'être entretenue par un homme VS la veuve du mafieux). Elle n'a donc pas "besoin" de notre cher 007.  Fille d'un agent secret, elle est l'une des seules à savoir ce qu'il vit, et donc à le comprendre, tout en voulant se protéger de cette vie dangereuse. Elle préfère alors partir que de suivre son cœur.

En femme moderne, elle assume ses désirs, et dicte le jeu de séduction. Bond a alors affaire à son égale, comme son premier amour de Casino Royale, Vesper Lynd (incarnée par la sublime Eva Green), tristement assassinée. Une vraie libération, on n'a jamais vu Bond avoir autant le smile ! Il y aurait-il une révolution en cours, fini l'agent secret macho ? Dans Spectre, il la complimente sur son allure, une femme qui en impose donc!




Seul sur Mars ou la volonté humaine triomphante
19 nov. 2015


Dernier né de notre réalisateur de science-fiction et de films historiques à gros budget-qui-envoie-du-lourd préféré,  Ridley Scott, le flm Seul sur Mars nous projette dans un futur proche où les astronautes peuvent se rendre sur la planète rouge. Mark Watney (Matt Damon) et son équipe sont en mission lorsqu'une tempête éclate et laisse l'astronaute est séparé de ses équipiers, laissé pour mort. Mais il n'en est rien!


L'histoire


Vous l'avez compris, le film Seul sur Mars se concentre sur la survie d'un astronaute, seul à 225 millions de km de la Terre et de ses habitants.

Mark Watney va donc faire face à des défis aussi bien pratiques, techniques et technologiques, que psychologiques. En effet, en plus du problème de l'oxygène, de l'eau et des vivres, le héros doit faire face à sa propre solitude, et se doter d'un mental d'acier pour espérer survivre.

Par "chance", la base n'a pas été touchée lors de la tempête, et Mark dispose d'oxygène, d'électricité et des provisions. Problème : Mark doit réussir à montrer à la Nasa qu'il est toujours en vie, et doit tenir assez longtemps avant le retour d'une prochaine mission qui se compte en années... 

Le Robinson Crusoé de l'espace




 Plus proche de Gravity que d'Interstellar, Seul sur Mars aborde la survie d'un point de vue extrême : une planète inadaptée à la vie humaine, l'impossible communication avec tout être humain, un délai de survie interminable. La série Lost, c'est de la rigolade !

En redéfinissant la survie, Ridley Scott révèle ce qui fait de l'Homme un être humain. Bon, autant vous le dire tout de suite, tout le monde n'est PAS Matt Damon ou un génie de la Nasa, donc quelque part ça facilite les choses. Mais si le film met parfaitement en scène l'ingéniosité du héros et sa capacité à relativiser les échecs et de dépasser ses limites, on sent que la solitude le pèse et le décourage.

La clé de la survie consiste à procéder par étapes. Toute petite victoire est un pas en avant pour retrouver la Terre et l'humanité.

Vous avez dit humain ?



 La priorité n'est pas tellement la survie du corps, mais bien celle de l'esprit. Mark Watney va n'avoir de cesse de reprendre contact avec son équipe et la NASA et va essayer coûte que coûte de garder son sens de l'humour. Les compilations de musique disco  de sa supérieure hiérarchique l'amusent autant qu'elles l’exaspèrent, mais au moins ne le laisse pas indifférent.

Seul sur Mars, c'est aussi une belle leçon de solidarité comme ses coéquipiers culpabilisant de l'avoir abandonné et qui vont tout faire pour venir le récupérer, quitte à sacrifier de précieuses années avec leur proches. Et même la NASA, qui va dépenser des ressources astronomiques pour récupérer un seul de leurs hommes.

Parce que ce qui fait de nous des êtres humains (la peur, l'amour, le courage, l'intelligence, la folie,...), fait aussi bien notre force que notre faiblesse, et il ne tient qu'à un fil pour que tout bascule.

Avec Seul sur Mars, Ridley Scott nous tient en haleine pendant près de 2h30 avec effets spéciaux et rebondissements, tout en nous redonnant foi en l'humanité, pas mal non ?











La série Murder : l'école du crime!
25 juil. 2015




Petite pépite diffusée en fin d'année 2014 aux Etats-Unis et cet été en France, Murder, au titre original How to get away with murder, qui signifie littéralement "comment s'en tirer après un meurtre", est une série ABC créée par Peter Nowalk et produite par Shonda Rimes, les célèbres créateurs de Grey's Anatomy et Scandal. On retrouve Viola Davis dans le rôle principal d'Annalise Keating, une avocate surdouée et impitoyable, enseignant le droit pénal d'une manière peu conventionnelle.

Défense des criminels et morale ne font pas bon ménage !


Avocate de la défense, Annalise Keating a pour clients des criminels au dossier apparemment indéfendable et pourtant.. En justice, chacun a des droits, et notamment celui d'être défendu lors d'un procès. Notre avocate va alors au-delà des apparences et des préjugés, et met toute son énergie à ce que son client soit blanchi, qu'il soit victime d'un complot ou qu'il existe une faille dans le système de justice, et surtout que la vérité éclate, quelle qu'elle soit.

En complément de son cabinet d'avocats, Annalise donne des cours de droit pénal à l'université. Sa particularité : sélectionner les meilleurs éléments pour intégrer son propre cabinet. Premier cours de l'année : "How to get away with murder", le ton est donné!
Se mettre à la place du criminel pour comprendre le crime commis et établir un défense pour blanchir le criminel : Annalise apprend aux élèves à oublier leur morale du bien et du mal pour devenir des avocats de la défense hors pair.


Une intrigue palpitante !


Mais ce n'est pas tout. Annalise et son groupe d'élèves sont impliqué à leur tour dans une histoire de meurtre : une étudiante a été assassinée sur le campus, sa meilleure amie et le mari d'Annalise, professeur de Psychologie avec qui il a eu une liaison, sont soupçonnés de l'avoir tuée.

Peter Nowalk et Shonda Rimes ont conçus leurs épisodes sur le modèle du flashback : un processus implacable pour nous donner des bribes d'éléments qui nous laissent toujours sur notre fin avant de retourner une ou plusieurs journées en arrière, et des fins d'épisodes toujours plus étonnantes. Suspens garanti !

Comme pour Scandal, Murder est une série qui met en avant un personnage féminin fort qui change des héros masculins habituels, et montre la complexité d'être une femme, une épouse, avec un poste important et du pouvoir dans notre société.

Les personnages secondaires ont la part belle comme dans Grey's Anatomy, avec des associés au passé trouble, et des étudiants aux personnalités différentes et bien trempées, prêts à tout pour réussir. On voit également les différences qu'impliquent les origines sociales des étudiants, aux parcours plus simples pour certains que pour d'autres, mais qui peut s'avérer un avantage pour s'adapter et comprendre la réalité de la justice.

Vous ne l'avez pas encore vue? Courez-y ! Elle est actuellement diffusée sur m6, aucune excuse !



Daredevil : le justicicier Marvel qui en met plein la vue
25 juil. 2015





Ce printemps, Netflix a adapté sur nos écrans le Marvel Daredevil, déjà adapté au cinéma en 2003 avec Ben Affleck dans le rôle titre. Mais rien à voir avec le blockbuster commercial d'il y à 13 ans ! Cette première saison est plus sombre, plus violente. La nuit, Daredevil est un justicier aveugle officiant dans l'ombre et le jour, Matt Murdoch (Charlie Cox) est un simple avocat honnête venant tout juste d'ouvrir son modeste cabinet.

Daredevil : un justicier aux multiples facettes


Netflix revisite le Marvel Daredevil en nous offrant un superhéros qui va jusqu'au bout de ses idéaux de justice, qui pousse son combat en dehors des tribunaux dans une ville gangrénée par la violence, à l'image de Gotham dans Batman.

De son enfance, on sait qu'il vient d'un milieu modeste, orphelin de mère, devenu aveugle en s'étant fait renversé des produits toxique lors d'un accident de la route, et un père boxeur, alcoolique qu'il perd très jeune après un combat qu'il avait refusé de truquer. Ayant doublement à se débrouiller seul par son handicap et les circonstances familiales, il n'a de cesse de faire régner la justice pour venger son père et les honnêtes citoyens de la ville contre la corruption des puissants, notamment Fisk.

Il monte donc un modeste cabinet d'avocat avec son ami Foggy (Elden Henson), afin d'avoir la liberté de choisir les cas qu'il estime légitimes. Un troisième partenaire arrive dans leur petit monde : Karen (Deborah Ann Woll, qui a fait ses débuts dans la série True Blood), qui a échappé aux mains de Fisk car elle allait dévoiler des informations à la presse, et est sauvée in extremis par Daredevil.



Daredevil/Batman : quelle différence?

Ne vous y méprenez pas, Daredevil n'est pas uniquement la pâle copie de Batman version non-voyant! D'une, sa condition d'aveugle a sur développé ses autres sens et en fait un adversaire imprévisible. Il n''a pas besoin de gadgets et de la fortune de Bruce Wayne alias Batman pour vaincre ses ennnemis. Daredevil est issu d'un milieu très modeste, et va jusqu'à sacrifier son image pour servir la justice, sous les critiques de ses propres amis comme Foggy et Karen. En effet, les hommes de Fisk sont infiltrés jusque dans la police et Daredevil va alors apparaître comme un criminel.

La série évolue dans un milieu très noir, qui pousse le spectateur dans ses retranchements quand à la question du Mal et de la Justice.
Mais Matt n'en demeure pas moins un personnage très sympathique et drôle, tout comme Foggy qui joue le rôle du bon pote pour redonner le sourire à Karen, montrant un peu de légèreté dans ce monde terrible.

Une série aboutie, divertissante, aux personnages complexes, que je trouve un peu plus réaliste et moins surjouée que Gotham, un autre Marvel sorti en fin d'année 2014.



Interstellar : la claque intergalactique !
17 nov. 2014


Le dernier film de Christopher Nolan sorti le 5 novembre vous envoie loin, très loin dans la galaxie de l'action, de l'émerveillement et des émotions : dépaysement mental garanti !

PS : ne vous fiez pas à la bande-annonce, elle ne fait pas justice à la richesse du film !

L'histoire


Interstellar se passe dans un futur proche où l'humanité fait face à des famines céréalières, seul le maïs arrive encore à pousser, et des tempêtes de poussière ont remplacé les jours de pluie. La survie des hommes est menacée. Cooper (Matthew McConaughey) un ancien astronaute de la NASA va être recruté pour partir en mission dans l'espace afin de trouver une planète compatible avec la vie humaine pour la coloniser.
Mais encore jamais réalisé, c'est un voyage vers l'inconnu qui n'est pas sans conséquences : que vont-ils découvrir ? vont-ils revenir un jour et quand ? Cooper va ainsi faire le choix difficile de quitter sa famille, dont sa fille Murphy qui n'est encore qu'une enfant et dont il est extrêmement proche.
Lors de son voyage, il est accompagné de brillants astronautes comme l'impertinente Brand (Anne Hathaway) et de Tarz, un robot d'intelligence artificielle maniant superbement l'ironie et l'humour (et ça on aime beaucoup sur drôledeculture !).
Pendant leur périple interstellaire, des scientifiques de la NASA restent sur Terre pour résoudre l'équation sur la gravité qui pourrait également sauver la Terre et ses habitants.

Pourquoi j'ai aimé

  •  Encore une fois, Matthew McConaughey prouve qu'il a un incroyable talent d'acteur depuis le film Dallas Buyers Club sur un Texan atteint du SIDA au début des années 1980 et son rôle dans la première saison de la série True Detective. Il joue un ingénieur aérospatial ambitieux qui a toujours eu les yeux tournés vers les étoiles et non vers la terre, pour voir au-delà de notre réalité. Mais il est à la fois tiraillé par son rôle de père, quitter sa fille Murph' est un déchirement bien qu'il se dit agir pour le futur et la survie des prochaines générations.
  • Les seconds rôles ne sont pas mis de côté avec la jeune Murphy intelligente et sensible au monde qui l'entoure qui noue une relation très forte avec son père, ou encore l'astronaute Brand prête à tout pour cette mission et qui se protège derrière une carapace pour ne pas exprimer ses émotions de peur de paraître faible.
  • A l'image de Gravity, Interstellar nous sidère par des images à couper le souffle sur la représentation de la galaxie et du trou noir ( elles n'ont pas de valeur scientifique, mais l'important, à mon avis, c'est de nous faire rêver avec des étoiles plein les yeux). Plus qu'un voyage vers l'inconnu spatial, c'est un voyage dans les émotions humaines, dans une véritable quête d'identité. La question du sens de la vie revient à de nombreuses reprises. Interstellar montre que l'homme a toujours été un explorateur et ne peut vivre sans amour et sans les autres.
  • Gros coup de cœur pour le robot Tarz, il va nécessairement rentrer dans le Panthéon des robots du cinéma comme R2D2.
Si vous n'avez pas encore été voir le film, foncez ! ;)




Coup de cœur : Mommy de Xavier Dolan, que d'émotion(s) tabernacle !
13 oct. 2014
Le dernier prix du jury du festival de Cannes est sorti le mercredi dernier sur nos écrans : j'ai nommé, le foudroyant Mommy du réalisateur québécois Xavier Dolan.



Xavier Dolan : jeune, talentueux et atypique


A seulement 25 ans, le jeune réalisateur a déjà un palmarès digne des plus grands. En effet, il a remporté un prix à la Mostra de Venise pour son film Tom à la ferme sorti en 2012. Xavier Dolan a d'abord débuté comme acteur mais c'est derrière la caméra qu'il remporte tous les succès avec son premier long-métrage, J'ai tué ma mère, présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2009, abordant les prémices de la relation mère-fils que l'on retrouve chez Mommy.

Xavier Dolan s'entoure toujours de ses acteurs québécois fétiches, comme Anne Dorval qui joue Diane, la mère de Steve et Suzanne Clément, la voisine, dans Mommy. Quant à l'acteur principal du film, Antoine-Olivier Pilon joue déjà un adolescent violent dans le court-métrage du réalisateur dans Indochine-College boy.
Ils ont tous un charisme à tout épreuve, une expressivité qui passe autant par le corps, les expressions du visage que par un fort accent québécois ("Je ne parle pas le français de la France moi madame" réplique Anne Dorval dans le film), délivrant ainsi un jeu intense que nécessite le texte et le scénario de Dolan.


L'histoire


Mommy c'est quoi ? C'est l'histoire de, Diane, une veuve dont le fils Steve a un trouble de déficit de l'attention et d'hyperactivité (TDAH). Il est envoyé de centre en centre, où adolescent, il devient de plus en plus violent, et met le feu à sa dernière résidence où un jeune de son âge est grièvement brûlé. Diane n'a pas d'autre choix que de récupérer son fils, et ils vont tenter de se donner une deuxième chance.

Steve aime et hait dans l'excès : il est autant capable d'adorer sa mère au point de frôler le désir incestueux, ou de vouloir la tuer littéralement pour un mot de travers ou un sentiment de rejet. Apparaît alors dans l'équation Kyla, leur voisine, ancienne institutrice qui n'arrive plus à communiquer. A eux trois, ils vont s'aider mutuellement, vivre, souffrir et aimer.



Pourquoi j'ai aimé ?


Mommy c'est un peu comme une claque. Au début, on appréhende, on a mal : 2h18 de film tourné dans un format "carré" et en québécois sous-titré sur un thème difficile, un adolescent violent et la relation mère-fils ( loin des Marvel et compagnie ). Mais après, la claque, ça vous ouvre les yeux. Mommy est tout simplement plein de vie :

  • La richesse de la langue québécoise, loin du français aseptisé du Larousse, notamment dans ses expressions très imagées ( "tu vas pas chier loin avec ça" au lieu de "tu vas pas aller bien loin avec ça" ! )
  • Le format carré et vertical de l'image (format 1:1) fait penser à un portrait, il nous oblige à nous concentrer sur les visages, l'action pour empêcher notre œil de vagabonder dans le décor.
  • la B.O est juste DÉMENTE : Lana del Rey, Oasis et Céline Dion avec ce qui est pour moi la scène culte du film.
  • Xavier Dolan arrive à rendre beau le quotidien de la banlieue canadienne, les couleurs sont magnifiques, pleines de vie. 
  • Le thème de la relation mère-fils est traité sans cliché, dans toute sa complexité : une mère et un fils qui s'aiment et vivent insensément en faisant un pied de nez aux mœurs de la société, une mère dont les fins de mois difficiles qui l'obligent à tous les stratagèmes pour s'en sortir et remplir le frigo ( petits boulots, manipulation, draguer le voisin travaillant au tribunal pour plaider en faveur de son fils ), le dilemme d'une mère impuissante face à son fils violent tiraillée entre son besoin de l'avoir avec elle et de le faire soigner quitte à l'abandonner. 
  • Les personnages forts dans les films de Dolan sont souvent des femmes et c'est le cas dans Mommy. Diane est une vraie battante, elle n'a pas la langue dans sa poche, a très bien conscience de son effet sur la gente masculine et en profite en toute connaissance de cause. Même la timide Kyla en impose quand elle sort de ses gonds. Dolan arrive à recréer la force de l'amitié féminine, entre confidences et rires à gorge déployée et qui pourtant n'a pas toujours besoin de mots pour s'exprimer ( loin du cliché du papotage féminin ). 
En bref, Mommy est un film solaire où les sentiments exultent, redonnant espoir dans la nature humaine, et ça, ça fait plaisir ! :) 









Première impression : Gotham, le commissaire Gordon plus badass que jamais !
27 sept. 2014
Je crois, sans trop m'avancer, que Gotham est LA série que tout le monde attendait pour cette rentrée 2014 !

Gotham, c'est le prequel des aventures de Batman, le justicier Marvel qui a su rendre sexy les chauve-souris ! Avec la récente trilogie Batman de Christopher Nolan au cinéma, il semblait un peu redondant d'adapter les aventures du justicier masqué sur le petit écran. Bruno Heller, le fameux réalisateur de la série Mentalist, s'est donc intéressé à l'enfance de Batman et plus particulièrement au commissaire Gordon qui a épaulé le jeune Bruce Wayne à la mort de ses parents.

Le premier épisode a été diffusé le 22 septembre 2014.

Synopsis


Le pilot s'ouvre sans trop de surprise sur l'assassinat des parents du jeune Bruce Wayne, auquel ce dernier assiste, ainsi que la jeune Catwoman.
Ensuite, juste avant que les policiers soient sur l'affaire,  le spectateur est directement mis dans l'ambiance au commissariat, avec un criminel qui menace le personnel : James Gordon ( Ben McKenzie ) n'est pas venu à Gotham pour se tourner les pouces !
L'épisode est centrée sur la relation compliquée qu'entretien Gordon avec son supérieur, Harvey Bullock ( Donald Logue ), qui a une conception très personnelle du respect de la loi... En effet, il apparaît comme un flic corrompu, passant des accords avec certains criminels comme Fish, la propriétaire d'un cabaret.

Mon avis


J'avais peur que la série soit un peu trop "survendue" avec tout le tapage médiatique qu'il y a eu ces derniers mois, mais avec ce premier épisode, Gotham semble être une série qui en a à revendre.

Le duo Gordon-Bullock promet de belles étincelles, entre le nouveau venu qui bénéficie de l'aura d'un père qui fut un policier très respecté, et Bullock un self-made man qui a composé avec les codes de Gotham pour faire régner "au mieux" la justice et la loi.

L'épisode commence également avec la jeunesse de Catwoman, qui fait une apparition un peu anecdotique pour l'instant, et le jeune Pingouin, interprété par Robin Lord Taylor, dont le physique et le jeu collent parfaitement au personnage ! Avant de dominer la ville, tout méchant qui se respecte semble d'abord passer par l'étape du larbin, ceci explique peut-être cela ...

Les scènes sont majoritairement tournées dans un environnement sombre, la ville semble plongée dans le noir même en plein jour, accentuant encore plus l'impression de rues malfamées : la ville est inquiétante à souhait !

A suivre ?


ABSOLUMENT !








Première impression : The Knick, la série au scalpel sanglant
17 août 2014



The Nick, déjà, c'est une des séries les plus attendues de cet été. Et puis son acteur principal, c'est Clide Owen, comment vous dire...que faut-il de plus #whatelse ? Ah si, encore une chose : c'est Steven Soderbergh aux commandes, excusez du peu !

Plus sérieusement, c'est quoi la trame ? 

Synopsis


Au début des années 1900, le personnel de l'hôpital Knickerbocker (vive le nom super simple à retenir et super sexy à prononcer...passons ! ) à New-York, tente tant bien que mal de sauver leurs patients de maladies en vogue comme la tuberculose. On suit particulièrement le chirurgien Thackery, interprété par Clide Owen. Il s'agit d'un moment très particulier pour la médecine, qui va révolutionner ses pratiques ( aseptisation, anesthésie...) mais aussi pour la société avec de nombreux progrès dans le milieu de l'urbanisme contre l'insalubrité des habitations et une modernisation des hôpitaux ( l’électricité peut s'avérer utile en effet !)

Mon avis


Dès les première scènes, on est tout de suite dans le bain. On assiste à une césarienne quasi in vivo et ô mon dieu, j'aimerai pas être à la place de la mère ! Il faut dire qu'à l'époque, la profession de chirurgien ne se distinguait pas tellement de celle des bouchers (si si ! ). Le côté un peu baroque, c'est Clide Owen qui s'injecte de la cocaïne avant l'opération...normal quoi ! The Knick, c'est aussi les infirmières, qui, les pauvres, sont un peu les bonnes à tout faire ( avant que le bip existe, comme on peut voir dans Urgences ou Grey's Anatomy, c'était parfois aux infirmières d'aller chercher le chirurgien par la peau des fesses ).

Pour ce qui est de l'atmosphère, les scènes sont majoritairement sombres pour recréer l'environnement de l'époque. En effet, les logements étaient très mal aérés et éclairés, ce qui favorisait notamment la propagation de la tuberculose.

Enfin, le domaine médical n'est pas épargné par les intérêts financiers, politiques et religieux représenté par le Conseil d'administration tout puissant  ( money money money, racisme ...), ce qui pouvait entraver les avancées médicales.

A suivre ?


Si un peu d'hémoglobine ne vous fait pas peur, que vous voulez directement être plongé dans l'histoire, et qu'un chirurgien drogué dans le New York sombre du début du XXe siècle vous interpelle, je vous conseille vivement The Nick, une série qui prend aux tripes ;)



Noé : spectaculairement spirituel
10 avr. 2014

Darren Aronofsky s'est attaqué au mythe biblique de Noé et du déluge, 15 ans d'attente pour réaliser un projet à risque pour les productions hollywoodiennes, les films sur la religion étant imprévisibles en terme d'audience : ça passe ou ça casse. Pari réussi !

Russel Crowe incarne Noé, et on imagine aisément que ce n'est pas une mince affaire ! Et pourtant, ça marche. Il joue parfaitement le rôle des l'homme qui va jusqu'au bout de ses convictions, dans sa mission de sauver les innocents (les espèces animales) du déluge infligé par le Créateur pour punir les Hommes de leur méchanceté et de leur penchant pour la destruction de la nature; grâce à la construction de l'Arche.

Des choix artistiques osés 


Bon le film de Darren Aronofsky est très éclectique. D'un côté, il respecte les principales "maximes", préceptes du texte de l'Ancien Testament,  d'un autre côté, le réalisateur prend la liberté d'y apporter sa propre interprétation, qui s'exprime notamment dans les choix artistiques. Loin d'un décor historique, Noé est à mi-chemin dans l'univers des blockbusters contemporains ( les géants auraient pu faire partie d'un épisode du Seigneur des Anneaux) et dans un monde mythologique comme hors du temps, sorte de pré-histoire avant la civilisation. Le film allie paradoxalement les codes du blockbuster américain avec scènes d'actions spectaculaires avec un recours aux effets spéciaux, tout en incorporant des éléments artistiques plus osés comme des plans en ombres chinoises, des effets de couleurs presque psychédéliques, puisant dans le théâtral. L'ensemble est cohérent car Noé est avant tout un conte où magie (effets spéciaux) et art oral et visuel (théâtre) se combinent pour servir les idées qu'il contient.

Une Nature malade


Adam et Eve, après avoir succombé à la tentation du fruit de la connaissance qui leur était défendu, sont bannis du paradis qui a pour conséquence la perte de l'innocence, le mal, la souffrance et le travail, la soif de pouvoir et le désir, l'Homme ne se contentant plus du juste nécessaire mais désire toujours plus, détruisant ainsi la nature à petit feu. C'est par cette dernière voie que le film commence. Une planète stérile, où ses ressources ont été épuisées...clin d'oeil du réalisateur à notre époque où nous polluons et tuons à toute vitesse la planète. Mais Noé et sa famille sont les dernières personnes à vivre comme au temps de l'Eden, en respectant la Nature.

La question du choix 


Avec le déluge qui arrive, Noé doit faire un choix : sauver les animaux et les hommes ou seulement les animaux qui n'ont pas trahi le Créateur. Il choisit cette dernière option, prêt à sacrifier des innocents qui sont sous le joug de la barbarie du reste de l'humanité représenté par le roi Tubal-Caïn (joué magistralement par Ray Winstone) qui veut à tout prix entrer dans l'Arche, pensant égoïstement à sa survie. Sa propre famille va être divisée, ne pouvant supporter l'extinction de l'humanité. L'amour, la famille, le combat pour la vie, vont être déterminants pour savoir s'il faut sauver l'Homme ou non. Les femmes dans le film, la femme de Noé Naameh (Jennifer Connelly) et sa fille d'adoption Ila (Emma Watson) portent en elles la fureur de vivre et l'amour, notamment par leur capacité à donner la vie, quand Noé doute même de la bonté des siens.

S'il ne faut retenir qu'une chose, c'est bien que l'Homme est seul face à ses choix. A la fois preuve de liberté mais également de sa perte, il peut choisir de faire le bien et ce qui est juste ou de faire le mal. Et même quand tout semble perdu, il peut aussi choisir de pardonner. Tout est question de croyance, en quoi croit-on ? pour quoi vivons-nous? Nous avons alors la liberté et la lourde responsabilité d'assumer nos choix et de vivre avec, et ne jamais oublier de choisir le bonheur, quand on sait que le temps nous est compté.

Il faut accepter de rentrer dans l'univers du réalisateur tourmenté de Requiem for a Dream et de Black Swann, ça en vaut largement la peine même si on peut être un peu déboussolé au départ. Noé est un conte épique qui nous laisse aller à la réflexion et au débat : il ne peut pas vous laisser indifférent !





Her : les émotions humaines mises à nu
06 avr. 2014



Los Angeles dans le futur. Théodore Twombly est un homme parmi d'autres, un homme comme les autres, avec sa routine, ses joies et ses peines. Son travail : écrire des lettres pour les autres, suivant ainsi la correspondance d'inconnus depuis parfois des années, prenant part à leur histoire, y insérant sa propre sensibilité.
Mais Théodore est un homme perdu, blessé. Sa femme l'a quitté il y a un an, et il ne peut se décider à signer les papiers du divorce et la quitter pour de bon. Malgré plusieurs rendez-vous avec des femmes charmantes, il ne peut pas aller de l'avant et s'engager. Un jour, il passe devant une publicité : l'OS. Il s'agit du nouveau programme informatique qui vous comprend  et qui est doté d'une personnalité à part entière. Il se lance et rencontre la voix de Samantha, et plus rien ne sera comme avant.

En effet, Samantha est drôle, elle est différente. Elle apprend d'abord à le connaître puis elle s'interroge sur ce qu'elle est. N'est-elle qu'un simple programme informatique ou pense-t-elle vraiment d'elle-même? Son obsession : devenir humaine... Devenant un peu plus réelle chaque jour, ils finissent même par tomber amoureux. Samantha, rien que par sa pensée et sa voix réussit à ressentir les émotions, avoir l'impression du toucher, alors qu'elle n'a pas de corps. Mais elle s'améliore de jour en jour, assimile toujours plus de choses et apprend toujours plus vite. Elle est désormais capable d'être à plusieurs endroits et avec plusieurs personnes en même temps, et dépasse ainsi l'humain et donc Théodore...

Her, c'est "elle", pas le sujet mais bien l'objet, ce programme informatique qui devient peu à peu sujet, conscience, être puis dépasse le réel, devenant l'inimaginable et l'infini. Le film montre le pouvoir des émotions et des sentiments humains, et de l'amour. Joachim Phoenix joue un homme extrêmement sensible mais n'arrive plus à créer de lien avec une autre personne. Il pense avoir vécu toutes les émotions possibles et que désormais il ne peut vivre qu'une version fade de celles-ci.  Mais avec Samantha, que Scarlett Johansson dote d'une personnalité riche et complexe rien qu'aux variations de sa voix, aux tons et à la respiration qu'elle prend ( comme quoi, il n'y a pas besoin d'un corps pour être désirable !), Théodore arrive littéralement à se connecter, fusionne, brisant les barrières des relations humaines, se mettant à nu en s'acceptant tel qu'il est.

Qu'est-ce que l'amour au fond ? Pour Théodore, c'est grandir ensemble et accepter l'autre tel qu'il est alors qu'on a changé et que l'autre a changé. Seulement, les différences sont parfois trop grandes, et on se déteste, on s'isole, on se quitte et on finit seul. Mais alors pour être heureux, parfois, il suffit juste de prendre conscience qu'on est vivant, respirer, vivre l'instant présent, regarder le soleil se coucher, sourire à quelqu'un et rire ensemble.

En tant que spectateur, on vit une vraie expérience, on est à la place de Théodore, nous aussi, n'avons que la voix de Samantha pour l'imaginer ; les intérieurs et les vêtements sont épurés pour qu'on s'attarde exclusivement sur les personnages, les mouvements et les voix. Impossible de ressortir de la salle sans se poser des milliers de questions sur la vie, l'existence ou l'amour. Pendant deux heures, on a beaucoup grandi.


Série drôlissime : The Mindy project
25 févr. 2014



Mindy : Gynécologue. Américaine d'origine indienne. Vit à New-York.  Désespéremment célibataire. Tenues vestimentaires assez colorées. Petite. Formes généreuses. Voix....étrangement aiguë ?

PS : j'avais oublié, un peu folle sur les bords

Bon, vous l'aurez compris, cette série américaine créée en 2012 raconte le quotidien de Mindy, une trentenaire travaillant dans un cabinet gynécologique à New-York avec ses collègues gynécologues Dany, l'Américain aux origines italiennes, Jeremy, le dragueur British et les infirmièr(e)s notamment Betsy et surtout Norman, le gars un peu dingue de la bande.
Les intrigues tournent majoritairement autour des aventures sentimentales de Mindy, ce qui finit toujours par donner des scènes cocasses.
Le cabinet est aussi en compétition avec les sages-femmes ( des hommes en fait ;) ) de l'étage supérieur qui pratiquent la médecine "douce" et essayent de leur piquer leurs clientes !

Chaque épisode dure une vingtaine de minutes, ce qui donne un rythme assez rapide aux épisodes : concentration de fous rires garantis !

Le plus : The Mindy Project joue avec les conventions sociales, notamment la nécessité d'être en couple et de fonder une famille passé 30 ans quand on est une femme et la difficulté sous-jacente d'allier carrière et situation amoureuse. La série s'amuse des différences, que ce soit de l'origine ethnique, du physique, etc : la vraie vie quoi :)
 L'humour est à chaque fois au rendez-vous, et ça c'est pas toujours le cas...

La série est actuellement à sa 2e saison est en pause mais revient le 1er avril et ce n'est pas une blague hein ! ( ils ne manquent pas d'humour à la Fox ;) ).

Alors foncez si vous ne l'avez pas encore découverte !



Première impression : la série Star Crossed
21 févr. 2014




A l'occasion de la diffusion du 1er épisode de la série Star Crossed le lundi  17 février aux Etats-Unis, j'avais envie de vous donner mon avis et surtout si j'ai envie de continuer de suivre la nouvelle venue de la chaîne CW !

Petit synopsis


Star Crossed est une série de science-fiction où dans le futur, une petite communauté d'extraterrestres appelés les Atrians, débarquent sur Terre (aux Etats-Unis sinon c'est pas drôle) pour survivre.

 Les humains, pensant qu'ils représentent une menace, les attaquent, mais c'est sans compter la générosité d'une petite fille, Emery qui va recueillir un enfant atrian, Roman mais ils vont être séparés.

Les Atrians vivent à l'écart de la ville, dans une sorte de ghetto avec couvre-feu à 22h : la confiance règne !
On retrouve alors Emery adolescente pour son premier jour au lycée, le même jour où les autorités décident d'intégrer des sept ados atrians parmi les humains.

Mon avis 


Un scénario pas extrêmement original qui laisse un air de déja-vu. En effet, Star Crossed rappelle un peu la série Roswell. A part leur tatouage sur le visage, les Atrians n'ont pas grand chose de différent avec les humains.
La série se concentre sur la relation entre les deux héros, Emery et Roman et sur leur rencontre au lycée. Jusque là rien de problématique, mais le fait qu'Emery soit la seule à être ouverte et à accepter les Atrians, n'est pas extrêmement subtil. D'ailleurs, le comportement des mecs, qu'ils soient humains ou extraterrestres est tout sauf civilisé, sur le mode de "je défends mon territoire et mes femelles", à l'exception de Roman ( bien sûr !).
Quant au personnage d'Emery et de Roman, ils ne sont pas sans intérêt. Emery n'est pas dans le cliché de la lycéenne de base. Sa générosité naturelle et sa réserve nous pousse à savoir si elle va réussir à concilier son envie de s'intégrer parmi ses semblables et son attrait pour les Atrians. Et Roman semble assez mystérieux et apparaît comme quelqu'un de diplomate, il veut tout faire pour réconcilier les deux clans.

A suivre ?


Je pense qu'il faut laisser encore une chance à cette nouvelle série, notamment concernant l'évolution de la relation entre Emery et Roman, en espérant que ce ne soit pas trop fleur bleue, et qu'on en apprenne un peu plus sur ces fameux Atrians. Le personnage chargé de l'introduction des lycéens atrians semble jouer un double-jeu qui ne manque pas d'attirer notre curiosité...


Alors ce trailer vous donne envie de continuer l'aventure ?