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Anthony Chénais

Journaliste Multimédia / Community manager

Réseaux sociaux
Éditorial
Vidéo
Data-journalisme
42 ans
Permis de conduire
Rennes France
En poste En recherche active
Journaliste multimédia, je travaille actuellement comme Community manager au sein de l'entreprise Ouest-France.

Je suis également intervenant dans différents cursus universitaires, dont le Master journalisme à Sciences Po Rennes, et dispense des formations professionnelles, sur des sujets tels que les réseaux sociaux, le blogging, la veille, la production de contenu, les nouveaux médias.
CV réalisé sur DoYouBuzz
Stories by Anthony Chénais on Medium medium.com/@AntoRFK?source=rss-555682ca3044------2
L’important c’est votre message, pas votre site web !
08 janv. 2018
Picture on all the covers of the almanach Le Grand Messager boiteux de Strasbourg / Taconville

Je rencontre trop souvent des clients dont la première demande est : « J’ai besoin d’un site web » et sa variante « J’ai besoin d’une page Facebook ». Comment le client en est arrivé à cette conclusion ? Qu’est ce qui lui fait dire ça ? Bien souvent la réponse se limite à un « parce que il faut être présent en ligne ». C’est tout à fait vrai. Mais avoir une identité numérique ne veut pas dire qu’il vous faut absolument la même chose que votre voisin. Or trop souvent l’approche se fait par le contenant, et pas par le contenu. C’est une erreur majeure !

Et maintenant, on met quoi sur le site ?

Prenons un exemple. Le client demande donc un site internet et trouve facilement une agence pour le réaliser. Cette dernière va lui montrer des schémas d’un bel outil, avec de magnifiques photos et une présentation optimale. Pourtant, une fois la partie technique réalisée, se pose toujours la même question : qu’est ce qu’on met dessus maintenant ? Comment le mettre à jour ? Que va-t-on poster ? Si la question a souvent été abordée pour les contenus froids, c’est à dire de présentation, il n’en va pas de même pour les contenus chauds, les actualités.

Définir le message à passer avant le moyen de le transmettre

De même, la réflexion sur la photographie intervient tard. Pourtant, c’est l’iconographie qui va donner toute son apparence au site et faire en sorte que le résultat final ressemble à la belle maquette du départ. Il faut donc commencer par l’essentiel : quel message voulez-vous délivrer ? Quels sont vos objectifs à travers la communication numérique ? C’est uniquement à partir de ça que vous allez déterminer de quoi vous avez besoin. Un site web ou pas ? Format plaquette ou mise en avant d’actualités ? Des réseaux sociaux, mais lesquels ? Il faut donc définir ce que vous avez à délivrer comme message pour savoir ensuite comment vous allez les véhiculer.

Booster son business grâce au contenu

Une fois ce postulat compris, les outils de communication numérique peuvent être extrêmement puissants pour booster le business de votre entreprise. Et cela s’applique à tous les types d’activités. Oui, tous !!! Comment vos potentiels clients vous trouvent ? Qu’est ce qui les fait se décider à venir chez vous ? Pourquoi reviennent-ils ? Pour toutes ces questions la réponse passe bien souvent par les outils numériques. Il est cependant primordial que vous ayez la main dessus. Qui mieux que vous pour savoir ce que veulent vos clients ? Qui mieux que vous pour parler de votre entreprise ?

Écrire (pour le web) ça s’apprend

C’est un métier et un savoir faire que d’écrire, c’est incontestable. En particulier pour le numérique, où chaque support a une approche différente. Mais cela s’apprend. Le plus important est de pratiquer régulièrement. Souvent la diffusion de ces messages est déléguée ou mal considérée. C’est une erreur car c’est ce qui va déterminer si vos clients vous trouvent et décident de venir, voir revenir chez vous. En 2018, si vous devez donc mettre en place une bonne résolution, que ce soit d’améliorer vos messages, votre contenu. Et cela ne passe pas forcément par un nouveau site internet, mais par une animation régulière des outils dont vous disposez déjà.

Nouvelle année, nouveau projet !
03 janv. 2017

Cela fait des années que je travaille sur des questions d’agenda culturel. Tout a commencé avec Alter1fo que j’ai co-créé en 2006, avant de quitter le projet 3 ans plus tard. Entre temps, cette problématique était devenue mon métier à la Ville de Rennes. Membre de la rédaction de ce qui s’appelait encore le Rennais, j’étais en effet en charge principalement de 2 choses : la rubrique association (et leurs évènements) du mensuel municipal et la partie agenda du site Rennes.fr. L’occasion de découvrir la richesse culturelle rennaise, le foisonnement des propositions. Une problématique déjà rencontrée lors de mon passage à Maville.com et son outil Infolocale, tous 2 propriétés du groupe Ouest-France.

Un trou dans la raquette

Pourtant, il y a 3 ans, je fais un constat simple. A la recherche d’une sortie un samedi après-midi avec mes neveux, je peine à trouver une ressource en ligne à même de m’aiguiller. Non l’offre ne manque pas. Infolocale existe toujours et alimente désormais le site de la Ville, fusionné avec celui de la Métropole. Des alternatives existent comme le site de Wik, dont j’adore lire la version papier alors menée de main de maitre par Julien Coudreuse. Mais les propositions sont trop nombreuses, trop complexes. « Voulez-vous un concert ? Un spectacle ? Un ciné ? Je n’en sais rien, je veux juste trouver une sortie pour occuper des enfants ».
L’affaire se terminera aux Champs Libres, entre la bibliothèque et l’Espace des Sciences. Mais je me dis alors qu’il n’existe pas d’offre simple en ligne pour répondre à cette question : « Où puis-je sortir aujourd’hui à Rennes ? ». Paradoxalement, les offres imprimées ne manquent pas, notamment l’agenda des sorties culturelles édité par Ouest-France. Mais encore une fois, pas vraiment d’équivalent en ligne. Il faut donc agir…

Et voici SeRencarder.fr

Après plusieurs mois de travail, des équipes formées et déformées, 2 sites créés et un détruit. Voici que peut officiellement se lancer SeRencarder.fr. Un nom qui sonne comme une manière de s’informer, mais aussi de se donner rendez-vous. Son principe est simple : vous proposer de façon claire, les principales sorties culturelles rennaises. Les rendez-vous à ne pas manquer dans les plus grandes salles, les plus gros lieux. En effet, qui n’a jamais été frustré de ne pas avoir de place au TNB, faute d’avoir l’info à temps ? Ou qui n’a jamais loupé son artiste préféré en passage au Liberté pour la même raison ? C’est là que veut vous aider SeRencarder.fr : Savoir quoi faire, ce soir, ce week-end, mais aussi ne pas louper les évènements importants quand ils sont annoncés et leur billetterie ouverte.
Nous avons déjà beaucoup d’idées pour faire évoluer le site, afin de vous rendre un service toujours plus qualitatif. Mais pour l’instant nous restons concentrés sur ces promesses de départ. Pour rester informé, vous pouvez vous connecter au site internet ou bien vous abonner gratuitement à sa newsletter, qui vous informera chaque semaine des principaux évènements à venir et des annonces récentes. D’ors et déjà, n’hésitez pas à nous faire vos retours sur cette initiative. Ce que vous trouvez de bien et surtout de moins bien, c’est comme ça qu’on avance.
Bonne année 2017 à tous et je l’espère à très bientôt sur SeRencader.fr !

Un site web ? C’est has been !
17 juin 2016

Une étude met en avant la prédominance des médias sociaux dans la consommation d’information aux États-Unis. De quoi s’interroger sur la nécessité de conserver un site web ou tout du moins sur la stratégie de diffusion des contenus sur ces plateformes.

« Une majorité d’américains, 62%, prennent des informations sur les réseaux sociaux ». C’est la conclusion d’une étude du Pew Research Center réalisée début 2016 auprès de 4654 personnes. Un réseau en particulier cristallise cette tendance : Facebook. Près d’un américain sur deux (44%)

prend son information sur cette plateforme, en sachant que le site rassemble les 2/3 de la population adulte US. Quel est leur profil ? Plutôt des femmes (57%) et plutôt des 30–49 ans (38%), juste devant les moins de 30 ans (31%). La différence générationnelle se fait sur d’autres types de réseaux. Les trentenaires et quadras sont ainsi plus représentés dans les consommateurs d’infos sur Linked In (46%), alors que les 18–29 ans le sont majoritairement sur Instagram (58%).

Cette étude montre, s’il en était besoin, que la consommation d’information passe largement par les réseaux sociaux. Au point d’abandonner son site web ? C’est l’idée que développe Socialter dans son dernier numéro. Le magazine cite ainsi plusieurs médias qui ont franchi le pas de passer uniquement par les réseaux sociaux : NowThisNews, qui informe via de courtes vidéos, ou AJ+, lancé par la chaine qatarie Al-Jazira et qui se décline sur Youtube et Facebook en privilégiant lui aussi la vidéo. Sans aller jusque là, des médias comme Buzzfeed ont fait de la diffusion d’informations sur de multiples plateformes leur marque de fabrique. Objectif : aller chercher le lecteur là où il est et où il passe du temps.

La stratégie de la diffusion

L’enjeu est celui de la diffusion d’informations. Trop de journalistes se contentent encore de publier un article sur le site de leur média et d’attendre que le lecteur vienne le trouver. C’est comme si on produisait un journal et qu’on le laissait à l’imprimerie en attendant qu’un acheteur se présente. Le journal est pourtant diffusé dans des kiosques, qui prennent une commission au passage. Il n’y a plus de crieurs de rue mais on attire toujours le chaland via des stop trottoirs. L’enjeu pour les médias n’est donc plus seulement de produire un contenu en ligne, mais de le diffuser.

De nouveaux process doivent être mise en place pour cela, avec une personne dédiée à la diffusion des contenus. Seul problème, cela coupe le journaliste de la relation avec son lectorat. Autre solution, proposer de nouveaux packaging, pour diffuser l’information là où elle se consomme, notamment sur les mobiles. C’est pourquoi le Monde a mis en place La Matinale, une application qui permet de télécharger chaque matin, une sélection d’articles, certains en mode payant. Il faut dans tous les cas penser la stratégie de diffusion de contenu en profondeur. Car comme le disait Alan Rusbridger, alors rédacteur en chef du Guardian en 2012, dans ses principes de l’open journalism : « La publication peut être le début du processus journalistique plutôt que la fin ».

alan rusbridger on Twitter

9. It recognizes that publishing can be the beginning of the journalistic process rather than the end #openjournalism ....

Les plateformes sont devenues les éditeurs
27 avr. 2016

Le monde a changé. Désormais ce sont les mêmes entreprises qui produisent le contenu et assurent sa distribution. Comme si les kiosquiers s’étaient mis à éditer les journaux.

Jusqu’à un passé récent, les tâches étaient réparties dans la distribution des contenus. Les uns se chargent de les produire, les autres de la distribution, avec l’État au dessus pour effectuer la régulation. Mais tout cela a volé en éclat, car les plateformes de distribution sont devenues des éditrices. Et pourraient bientôt ne plus avoir besoin des autres éditeurs.

Le précédent Netflix

Le monde des médias se plaint depuis des années de voir son contenu indexé par Google. La firme de Mountain view pomperait ainsi le contenu de nombreux journaux pour Google actualité notamment. Mais depuis quand un écrivain se plaint-il d’être référencé par un bibliothécaire ? Tant que Google indexe les sites, il s’appuie sur eux et leur amène même du trafic. L’histoire pourrait être très différente demain si l’entreprise de Larry Page et Sergey Brin se mettait à rédiger par elle-même tous les articles de Google actualité. Notamment en s’appuyant sur de puissants algorithmes pour les rédiger automatiquement.

Des secteurs ont déjà été impacté par ce changement. Le plus notable est celui de la VOD, où l’un de ses principaux acteurs, Netflix, ne s’est pas contenté d’être la meilleure plateforme de diffusion. Elle a créé ses propres séries, disponibles en intégralité sur sa plateforme. L’entreprise américaine a même renversée la chronologie des médias, proposant maintenant sa série « Marseille » à ses abonnés et… en diffusion simultanée sur TF1 ! Dans le même temps, Twitter a racheté les droits de la NFL (Ligue de football américain) et diffusera désormais l’affiche du jeudi soir via son application Périscope.

Les annonces choc de SFR

Par ailleurs, le lecteur de sites d’actualité doit encore aujourd’hui souscrire des abonnements ou accepter de payer ses contenus beaucoup plus chers à l’unité sur chaque média. Une vision étroite qui reste dans la logique d’un seul média par lecteur, alors que nous sommes maintenant habitués à picorer. La donne devrait changer avec SFR Presse, une application de l’entreprise de télécom, qui propose à ses abonnés de lire gratuitement les contenus de Libération, l’Express ou Studio Ciné Live et de 14 autres médias. Des titres qui appartiennent pour beaucoup au groupe de l’opérateur.

SFR prévoit aussi de créer 5 chaines de sport, servant à diffuser les droits acquis par son boss Patrick Drahi, notamment avec le football anglais. Dans ce cas le diffuseur devient là aussi directement producteur des contenus. Un changement qui explique le rapprochement entre Canal+ et Bein Sport, après des années de bataille sur les droits sportifs.

Élargir la plateforme de service

Il ne s’agit pas là d’un feu de paille, c’est une tendance lourde. Les médias pourraient de plus en plus être la propriété ou être directement créés par des diffuseurs. Un syndrome de leur incapacité à devenir des plateformes. Il n’est pas encore trop tard, mais il faudrait pour cela fédérer de nombreuses entreprises ou proposer des services beaucoup plus globaux que des informations d’actualité. La presse est de plus en plus face à un choix : changer radicalement ou mourir. Car demain le métier de journaliste pourrait bien être exercé directement chez Facebook, Google ou SFR.

Bientôt tous en direct ?
03 mars 2016

Alors que les réseaux sociaux ont tendance à s’uniformiser, un nouveau match voit le jour celui de la retransmission en direct. Pour l’instant, Twitter a pris de l’avance avec Périscope, mais pourrait rapidement être rattrapé par le Live de Facebook.

Le grand public français connaît désormais l’application Périscope. L’affaire Aurier est passée par là, où quand un joueur du PSG insulte son entraineur et certains de ses coéquipiers, en se faisant filmer via cette application mobile. Dans le doute, on peut se dire qu’il ne connaissait pas le fonctionnement de ce nouveau réseau social. Détenu par Twitter, Périscope permet, en résumé, de filmer n’importe qui, ou n’importe quoi, en direct depuis son téléphone et de le rendre visible à toute la planète via l’application au petit oiseau bleu.

Le précédent du 13 novembre 2015

Pourtant il ne s’agit pas du premier événement majeur sur Périscope en France. Pour le retrouver, il suffit de remonter quelques mois en arrière avec les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Ce soir là, la plupart des français ont eu le réflexe d’allumer leur télévision, et les chaines d’info en continu, pour voir et comprendre ce qui se passe. Comme quelques privilégiés, j’ai eu l’idée d’aller voir dans le même temps sur Périscope. Le résultat montrait alors tout le “potentiel” de cette application... Ce soir là, les lives que vous pouviez observer n’étaient pas des footballeur se filmant à dire débiter des insultes, mais des citoyens en plein Paris, en proie à la terreur et aux violences. Comme cet homme retranché derrière une voiture avec sa mère, alors que les coups de feu continuaient au loin.

Je vous passe les détails. Mais les évènements parisiens ont montré une chose : avec Périscope vous pouvez être en direct de n’importe où depuis votre salon. En l’occurrence, le soir du 13 novembre 2015, dans les rues de Paris. Il n’y a alors aucun filtre médiatique pouvant expliquer ce que vous voyez ou censurer les images. C’est cru, c’est en direct et c’est sans contrôle. Mais cela pourrait bientôt devenir un réflexe pour bon nombre d’entre nous, à tel point que Périscope est devenu hors service devant le trop grand nombre de connexions le soir des attentats de Paris.

Un match entre Périscope et Live de Facebook

Le match est d’ailleurs lancé pour ce nouveau marché du « direct » sur les réseaux sociaux. Facebook a en effet généralisé depuis peu de temps son outil « Live ». D’abord réservé à quelques stars, il permet là aussi de diffuser en vidéo et en direct depuis son téléphone, directement dans Facebook. Si Périscope peut s’appuyer sur les hashtags, très utilisés sur Twitter (#Periscope), Facebook prend plutôt appui sur les notifications pour vous signaler qu’un ami a débuté une diffusion en direct.

Disons-le franchement, pour l’instant vous trouverez surtout des personnes en train de se filmer toute seule ou avec un ami, n’ayant rien de spécial à montrer ou à dire, même quand on s’appelle Serge Aurier. Mais les deux services, outre leur simplicité technique, apporte un vrai plus sur l’interaction avec le spectateur. Il est en effet possible à chaque fois de savoir combien de personnes regardent en direct, de recevoir des commentaires (ou des likes) et donc d’y répondre en temps réel. La première application concrète devrait être l’élection présidentielle américaine, qui en est pour l’instant à la phase des primaires. Et dans ce domaine, un autre acteur ne devrait pas rester sur la touche : Snapchat, qui compile lui des prises de vue de ses utilisateurs, à l’occasion de grands évènements, tels que les Oscars ou le derby Real / Atlético Madrid. Le match ne fait donc que commencer.

La nouvelle bataille est celle du contenu
20 nov. 2015

Il y a encore peu, l’important c’était la présence en ligne. Ne pas laisser son nom sans une page Linked In ou un CV en ligne, ne pas avoir de marque qui ne propose pas de site internet. Les individus, les entreprises ou les collectivités se sont donc jetés sur la construction de sites internet. Encore aujourd’hui, il est possible d’entendre qu’il faut ouvrir la page Facebook de l’entreprise juste « pour y être ».

Penser aux moyens humains

Pourtant l’enjeu a changé. Face à la profusion de sites internet, du nombre d’informations qui circulent en ligne, il ne suffit pas d’y être, encore faut-il s’exprimer. Voilà pourquoi, il ne faut pas ouvrir une page Facebook ou un site Internet à tout prix. Encore faut-il se poser d’abord les bonnes questions : pour quoi faire ? Quel sera mon message sur ces plateformes ? Et surtout, qui va les mettre à jour régulièrement ? On pense trop souvent un site web indépendamment des moyens. Pas des moyens financiers, car il est toujours possible de dégager un budget pour créer un site internet. Mais bien des moyens humains.

Créer un site web, ouvrir une page sur Facebook, un compte sur Twitter, un groupe sur Linked In suppose toujours la même chose : une alimentation régulière en contenus. Au delà des objectifs fixés (le fameux pour quoi ?) l’enjeu est donc de savoir quels seront les moyens alloués par l’entreprise à cette tâche. Et il ne faut pas la sous-estimer ! Non, il ne s’agit pas d’un travail pour le ou la secrétaire ou pour un ou une stagiaire, car ce contenu est stratégique et que c’est un métier. C’est lui qui amène les clients à vous connaître, c’est lui qui les amène à consulter vos offres, c’est lui qui vous amène donc à faire du business. Avant même de penser au contenant (le site), il faut donc penser au contenu.

Facebook, Google, Snapchat l’ont déjà compris…

Les plateformes telles que Facebook, Google, Snapchat et autres l’ont bien compris eux. Leur véritable enjeu est d’ailleurs désormais d’amener les entreprises à poster leur contenu en intégralité directement sur leur site internet, pour pouvoir les consulter sans avoir à en sortir. C’est la promesse que fait Instant Articles, le dernier outil de Facebook. Pour le faire décoller, l’entreprise de Mark Zukerberg s’est alliée à de nombreux médias, qui monétisent ainsi leurs articles directement sur Facebook. Le contenu apparaît plus vite (pas besoin de charger un autre site web), il est mieux mis en page, avec une prédominance des photos. Bref l’expérience utilisateur est meilleure.

Mais Zukerberg n’a rien inventé dans ce domaine. Un autre service a d’ailleurs pris pas mal d’avance dans cette logique : SnapChat. Le réseau préféré des moins de 25 ans a en effet mis en place un outil qui doit permettre d’envoyer autre chose que d’éphémères photos de son assiette ou de sa consommation d’alcool de la soirée : Discover. Le principe est simple, là aussi des médias y insèrent directement le contenu qu’ils produisent et en totalité. Le succès serait déjà au rendez-vous. Buzzfeed ferait ainsi un quart de son trafic directement dans SnapChat. CNN verrait aussi ses chiffres progresser fortement. De quoi inciter Google, Apple et beaucoup d’autres à s’activer dans ce domaine.

Facebook, un outil pour… s’informer ?

La problématique de tout ces outils reste le même : quel contenu vais-je proposer à mon lecteur ? Facebook souhaite ainsi sortir du cliché du réseau social servant à raconter sa vie, pour devenir la plateforme numéro 1 pour s’informer sur l’actualité. La firme de Zukerberg modifie donc régulièrement ses algorithmes, pour faire plus de place à l’information, si possible de qualité. Le premier réseau social au monde a donc compris l’enjeu de cette nouvelle bataille, il ne suffit plus de proposer un espace de présence en ligne, encore faut-il y proposer du contenu de qualité et renouvelé régulièrement, qu’il vienne de médias ou d’entreprises. La bataille du contenu ne fait donc que commercer…

Voir aussi :
Quand l’oligopole de l’internet courtise les éditeurs de presse sur Ina Global
Les premiers feed back d’Instant articles sur Presse Citron