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Martin Supiot

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L’open-data Nantais et moi

19/01/2012

L’open-data est en marche ! Ca me plait, je vais m’en servir, alors regardons un peu ce que l’on peut en espérer aujourd’hui, et demain…

Birth
Photo de gabi_menashe depuis Flickr

Sur le fond

Youhou ca marche !

L’opendata on en entend parler depuis longtemps, une excellente idée pour les développeurs avides de données qu’il a fallu expliquer aux possesseurs de données. Pourquoi les partager ? Tout un tas de nouveaux services et usages ont vu le jour avec les différentes plateforme de téléchargement d’applications. On a vu apparaitre plein d’applications vraiment innovantes, notamment en matière de transports en commun. Plus de simplicité, d’ergonomie et finalement une meilleure expérience utilisateur. Ces nouveaux usages souvent complémentaires de ceux existants se sont d’abord basés sur des données fournies dans des formats non standardisés, souvent en html, qu’il a fallu parser pour en déduire les données. Cette solution n’est pourtant pas viable, et pose problème dès que le format change ou si le service d’origine est surchargé. Ce n’est pas prévu pour cela !
On observe parallèlement une tendance au partage des données pour favoriser ces applications pleines d’idées, au final cela décharge le détenteur des données et permet plus de service pour le client final, c’est donc naturellement du côté des collectivités qu’il faut surveiller les premiers projets Open-data d’envergure.

Cela manquait encore de concret, mais depuis un an ou deux le sujet se faisait plus récurrent, et l’on commençait à entendre parler d’initiatives à Rennes ou Nantes. Et finalement c’est arrivé bien plus vite que prévu, une annonce lors de l’ouverture de la cantine numérique Nantaise et six mois plus tard, ca y est c’est en ligne !

Sur le fond je n’ai qu’une chose à dire « Youhou ! ». Leur nombre est conséquent pour l’ouverture du service, et je suis d’autant plus content que ces données me touchent directement; Nantes libère les noms des prénoms des bébés Nantais depuis 10 ans, idéal pour moi qui développe www.mybabygame.com, justement basé sur les prénoms des nouveaux-nés !

De plus la ville lance un appel à projet innovant pour favoriser l’usage de ces données. Une excellente initiative pour amorcer la pompe et faire de ce projet une belle réussite. Je n’ai aucune raison de ne pas ma lancer dans l’aventure, c’est dit, je vais exploiter les données de la ville de Nantes !

Sur la forme

Pas de la bonne manière

Je me suis donc rendu sur data.nantes.fr, site agréable, bien pensé, j’ai rapidement trouvé les données dont j’ai besoin. Mais malheureusement pas le format que je souhaitais. Ces données ne sont fournies qu’au format CSV. c’est peut être utile dans certains cas, mais comment automatiser l’utilisation de ces données ? Je vais devoir faire un import tous les ans ? Comment serait je au courant que de nouvelles données sont disponibles. Je vais devoir faire cela pour chaque ville qui libère ces données ? Cela sera rapidement ingérable.
Je veux bien admettre que ces données ne soient pas en temps réel, mais une mise à jour un peu plus régulière, tous les mois par exemple, apporterai un plus pour des applications innovantes. Et un format API, permettrai de valider le format des données, là rien ne m’assure que le format CSV ne va pas évoluer, compliquant mon import, mais surtout je ne peux pas automatiser cet import !
Si les données ne changent que rarement je suis prêt à mettre un cache important pour ne pas surcharger le serveur, mais donnez moi des moyens techniques et du choix, sinon je risque de ne pas aller plus loin que l’effet « découverte ».

Pas les bonnes données

Deuxième surprise, les données ne sont pas exhaustives ! On ne m’en donne qu’une partie. Qu’est ce que je vais pouvoir faire avec seulement une partie ? Les prénoms donnés moins de 5 fois par an ne sont pas comptabilisés… Mon site met en avant les prénoms originaux, en proposant aux futurs parents de faire deviner le prénom du futur bébé à leur entourage. Je pourrais proposer une liste de prénoms originaux, tendance, aux amis et à la famille en manque d’idées, et pourquoi pas aux parents encore indécis… Je n’aurai que les prénoms « communs » à leur proposer.
Il est précisé que cette limite est en fait le respect d’une demande de la CNIL, je respecte ce choix mais ne le comprends pas pour plusieurs raisons :

  • Ces données sont dans l’état civil, consultable librement en mairie, pourquoi cela serait il différent sur Internet ?
  • J’ai tendance à penser que l’on stigmatise ces prénoms en leur accordant un traitement différent, on ne leur laisse pas la chance d’être mis en avant, on les cache. Si le prénom est préjudiciable à l’enfant, c’est à l’officier d’état civil de le refuser il me semble.
  • Ces données sont anonymisées ! Je n’ai accès qu’au prénom et à son occurrence, pas aux prénoms des parents ni aux dates de naissance… Pourquoi alors les tronquer ?

Ma fille, Nell, devrait être dans ces statistiques, mais sont prénom n’y est pas, je suis plutôt déçu. Il n’est pas assez bien ?

Conclusion

Je vais donc utiliser ces données que l’on m’offre, pour tester le service, développer de nouveaux usages, mais j’attends des réponses, et je vais être moteur pour faire évoluer le service, car si il reste en l’état, je ne l’utiliserais probablement pas bien longtemps…

Et pour aller plus loin, j’espère que les données seront par la suite disponibles sur des plateformes communes avec un format standardisé, je ne vais pas appeler les webservices de toutes les communes pour agréger des données, je veux un appel commun filtrable sur les villes qui m’intéressent ! Il y a bien http://www.data.gouv.fr, mais il se limite pour le moment aux données de Sarlat et Coulommiers, cette fois encore au format CSV !

Il faudra probablement encore du temps avant d’en arriver là, alors pensez-y dès maintenant ! C’est un excellent début, bravo, on continue à ce rythme là !

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Profilage avec XHProf & XHGui

27/11/2011

Premier PHPTour à Lille les 24 et 25 novembre 2011
Photo de Martin Supiot

Slides de ma conf : Profilage XHProf

J’étais au premier PHPTour organisé à Lille les 24 et 25 novembre 2011. L’occasion de voir des conférences sur PHP en région, et pour moi de présenter une conf sur XHProf.

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Pour naviguer, utilisez les flèches du clavier. Cette présentation a été faite en HTML/CSS grâce à DZSlides de Paul Rouget. Vous en trouverez une version une version Open office sur Slideshare.

Premier PHPTour à Lille les 24 et 25 novembre 2011
Photo de Martin Supiot

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Utiliser Chrome et violer la neutralité ?

02/11/2011

Happy New Year! Colorful Bubbly for You!
Photo de ecstaticist depuis Flickr

J’utilise aujourd’hui les services Google à grande échelle. J’ai plusieurs compte Google Apps, avec lesquels j’utilise des dizaines de services. Mon unique navigateur est depuis des années Firefox dont je suis très content, mis à part quelques « détails ».

J’ai déjà testé Chrome, il m’a plu, mais sans me convaincre de me détourner de Firefox qui je pense correspond mieux à mes attentes, surtout en termes d’idéologie.

J’ai appris hier qu’une version offline de Gmail multicompte était disponible sur Chrome sous forme d’application, j’ai sauté le pas et j’ai été rapidement séduit.

Une discussion s’est engagée sur Twitter entre @zeroload qui m’a soufflé l’info, @jwajsberg qui a lancé le débat et @rik24d qui l’a enrichi. Le sujet me semble très intéressant, mais je reviens un peu tard dans la discussion et le format de 140 caractères ne me suffit pas pour ce sujet, voilà donc mon point de vue sur les différentes thématiques abordées.

Neutralité

Tout part de là, l’application ne fonctionnant que sur Chrome remet en cause la neutralité. Je n’ai plus le choix de mon navigateur pour utiliser un service web.
Je suis à 100% d’accord sur la théorie, c’est vraiment dommage, voire inadmissible.
C’est peut être moins grave dans mon cas car je ne switche pas d navigateur, je continue d’utiliser Firefox, je ne switche que les services Google, pour bénéficier d’une meilleure intégration.
Mais clairement la démarche est nuisible au web.

Appli cross browser

Il n’y aurait à priori pas de soucis technique pour rendre l’appli cross-browser. Si c’est vrai c’est d’autant plus grave, Google bloque donc sciemment certaines fonctionnalités pour favoriser son navigateur. N’est il pas assez bon pour convaincre seul ?

Libre concurrence

Google fait donc la promotion d’un produit par un autre, ce qu’il reprochait à Microsoft de faire en livrant par défaut IE avec Windows.
Bon, ok il ne s’agit que du mode offline, Gmail est disponible depuis n’importe quel navigateur, mais il fausse la concurrence et c’est critiquable !

Et en face ?

Le problème est le même chez Apple ou Microsoft et les exemples sont légions. Le problème est général, et on peut difficilement s’en plaindre si on l’accepte. C’est là que je suis le moins clair avec moi-même, et ou je ne vois que mon intérêt personnel à court terme.

Desktop ou appli embarquée ?

Le débat rebondit ensuite sur la différence entre une application desktop ou appli web embarquée. Et cela change quelque chose à mes yeux. Je considère finalement plus cette application comme faisant partie de l’écosystème Chrome, que d’une appli web. Chrome est ici plus qu’un navigateur, c’est aussi un conteneur d’application. Il sert de support comme j’utilise certaines application avec [firefox ?].

J’ai d’ailleurs un avis mitigé sur les apps-stores, et je préfère souvent un site web à une appli si celle-ci n’apporte rien de plus. Pourtant dans bien des cas j’utilise l’appli qui apporte un plus ergonomique et fonctionnel et n’est pas forcément multiplateforme.

Que penser de tout cela ?

Je vais tester pour voir si l’usage que m’apporte cette version offline vaut le détour, mais j’avoue que pour travailler dans le train c’est bien tentant.
Cela me permet aussi d’utiliser Firefox pour de véritables pages web, et Chrome pour des applications avec certainement plus de réactivité car j’ai maintenant deux logiciels qui se partagent la tâche. J’ai aussi moins d’onglets dans chacun et je serais probablement moins distrait par les notifications de l’un ou de l’autre.

Pour aller plus loin

Et si on me demandait mon avis, j’irai encore plus loin, @davidbgk avait abordé le sujet aux RMLL Nantaises il y a quelques temps sur un angle intéressant, il souhaitait évidemment cette qualité de service des applis mais avec du logiciel libre auto hébergé, hackable… Je suis évidemment un grand fan de cette idée. Ce serait encore mieux ! On peut rêver de beaucoup plus mais on est tout de même tributaire de l’existant.

Chrome n’est donc pas pour moi un navigateur web mais bien un conteneur d’application, mais je dénonce clairement la méthode utilisée ici par Google ! Laissez nous le choix !

Merci à Vincent, Julien et Anthony pour ce débat, j’attends vos commentaires pour clarifier encore le sujet

Happy New Year! Colorful Bubbly for You!
Photo de ecstaticist depuis Flickr

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Retour d’expérience : Grilles & mise en page

23/06/2011

Suite à quelques discussions enflammées sur l’intérêt des grilles dans la mise en page web, il m’a semblé utile de faire un retour sur ma récente expérience dans le domaine.
C’est un sujet qui monte, on trouve de belles références sur le sujet, mais peu de cas concrets… Alors voilà, je me suis lancé dans la refonte graphique de www.mybabygame.com (Faites des bébés !), et voici ce qu’il en ressort…

Man on sidewalk
Photo de samgrover depuis Flickr

Découverte

Lors de la création de mes premières pages web, j’utilisais un outil WYSIWYG et je gérais les alignements comme je le pouvais à coup de marge plus ou moins épaisse, de toutes façons, je ne me préoccupai que du rendu d’IE 5, et vu ce que l’on trouvait à l’époque sur le web, ce n’était pas si mal.
Le passage à une écriture de code à la main, m’a permis de supprimer toutes les fioritures inutiles ajoutées par mon outil précédent. Je me suis vite rendu compte que le résultat était tout de même plus joli, mais basique.
L’arrivé de nouveaux navigateurs à compliqué la donne, le rendu approximatif se révélant au mieux presque correct, au pire vraiment aléatoire.
J’ai toujours souhaité travailler avec un code propre, en évitant les hacks pour corriger les défauts d’implémentation des navigateurs, j’estime que ce n’est pas à moi de le faire. Mais si je peux avoir un code qui passe partout, je ne m’en prive pas.
Et peu à peu ma veille permanente m’a fait découvrir des techniques de mise en page plus évoluées. J’ai suivi cela de plus ou moins loin, en n’en gardant que la théorie, mais sans mettre plus que cela en pratique. Il me semblait clair que c’était une voie à étudier, une solution à mette en œuvre, mais il y a tellement de chose à faire…

Révélation

La conférence sur la micro-typographie de David Rault m’a rouvert les yeux L’illumination est venue d’Anne-Sophie Fradier. Je ne reviendrai pas sur la qualité de sa prestation à Paris Web 2010, mais sur la pertinence du contenu, qui m’a définitivement donné envie de m’y mettre. En une heure elle me présentait un condensé de ma veille avec de jolis exemples, je ne pouvais plus éviter le sujet. Cela tombe bien j’avais un site dont j’étais globalement content, avec des pistes graphiques intéressantes, mais qui pêchait sur certains aspects, et je voyais bien que j’étais désormais dans la bonne direction !
Il ne me restait plus qu’à laisser mûrir tout en me remettant activement dans la technique.

Mise en situation

Vincent Valentin à eu la bonne idée d’écrire à ce moment une série de billets qui m’ont enthousiasmé, et guidé dans mon entreprise. Il y reprend la partie technique avec des exemples précis, un vrai retour d’expérience, sur les outils qu’il utilise et surtout pourquoi. Il y explique le cheminement de ses réflexions, bref comment il travaille. Bien sûr, lui est intégrateur, moi je fais juste de l’intégration. Il m’a donc fallu plusieurs lectures, et quelques autres billets pour bien me remettre au goût du jour, et j’ai commencé par tâtonnements à reprendre mon projet.
Après quelques essais, j’ai décidé de ne pas tout utiliser, et j’ai laissé de coté Les grilles toutes faîtes, et les compilateurs CSS. Les premières car l’utilisation avec les media-queries me semblaient ajouter de la complexité (même si Vincent propose une solution) le second car c’est un projet simple, inutile de trop compliquer la tâche. Cela viendra donc dans un second temps.

Mise en pratique

Le projet initial était finalement assez simple, avec quelques images, mais finalement, beaucoup de dégradés ou de coins arrondis. L’alignement sur la grille ne poserait donc pas trop de problème en découpe d’images.
Je suis donc reparti de feuilles de styles vides, et quitte à reprendre le code en y ajoutant une dose de CSS3, autant revoir le balisage et passer à HTML5. Cette partie fut vite expédiée. La lecture récente des deux premiers opus de la collectionA book apart m’ayant remis les idées en place sur le sujet.

J’ai ensuite pris le temps de tester plusieurs largeurs de grilles et de colonnes avant de trouver mon bonheur, avec une possibilité de mettre en page sur une, deux, trois ou cinq colonnes (Il existe du coup d’autres possibilités que je n’utiliserais pas, restons simples, à mon sens trop de colonnes tuent les colonnes).

L’utilisation de Hashgrid a été précieuse pour cette partie du travail, en me permettant de visualiser l’invisible.

Certaines pages de contenu ne me convenaient pas du tout, mise en page simpliste, alignements maladroits, même si au premier abords, je n’aurai su dire pourquoi et comment le corriger. Je ne suis pas non plus graphiste…
J’avais bien prévu de les refondre, mais comment ? Finalement c’est venu tout seul… Sans rien faire d’autre qu’utiliser ma grille pour remettre en place les différents blocs de contenus, tout s’est éclairci, et au fur et à mesure les textes se sont mis en page aidés par la grille horizontale et par la grille verticale. Tout en gardant un rendu « simple », le tout devenait harmonieux (à mes yeux, pas vous ? mince…)
Le travail en parallèle sur les polices et les hauteurs de ligne, a bien aidé, et à même simplifié le travail. La règle ajoute des contraintes, oblige à se plier à certaines obligations, mais au final, libère ! Plus de rendus approximatifs, plus d’hésitations, on se fie à la grille et c’est tout. Finis aussi les effets de bord quand on ajuste d’un côté et que casse de l’autre…

Il y a pour moi trois étapes :

  • L’ignorance de la règle
  • Son apprentissage et sa mise en application
  • Son appropriation et son contournement

Et un outil, si bon soit il doit être utilisé à bon escient. Pas question d’appliquer bêtement une règle, une réflexion s’impose. Alors bien sûr il m’est arrivé de contourner certaines règles. Les raisons sont variées, mais tout ne peut pas rentrer dans une grille, parfois quelques éléments ont besoin de plus ou moins de place, à l’œil, on sent que quelque chose ne passe pas bien ,que tout est trop rigide… Il faut donc s’échapper du carcan, pour trouver la solution. Il faut trouver une exception, la règle a beau l’air parfaite, il existe des cas particuliers. Il s’agit alors de ne pas faire n’importe quoi, au risque de perdre une partie du bénéfice acquis, mais de trouver une justification raisonnable qui apporte une solution au problème. Et j’ai finalement souvent trouvé cette solution dans d’autres grilles, dans des « sous-grilles », en répétant ma grille d’origine différemment, en appliquant les mêmes marges mais autrement…

La macro-typographie ça marche !

Retour d’expérience

Au final, il m’aura fallu quelques heures/jours de montée en compétence entrecoupées de temps de réflexions, d’essais pratiques, et de remise en question pour arriver à mon résultat. Il reste encore du travail, tout n’est pas fini, l’adaptation aux navigateurs mobiles est en cours, mais il est déjà temps d’en tirer des conclusions.
Je retiens que si j’y ai passé du temps au début, je n’en ai pas perdu pour deux raisons :

  • Le résultat final est meilleur
  • J’ai gagné du temps sur d’autres aspects de l’intégration

Et sur mes prochains projets, ce sera encore plus vrai.

Ressources

Billets

Vidéos

Alors que dire de plus, regardez les vidéos, lisez les quelques références ci-dessous, essayez, testez, et dites moi comment vous vous en sortez, ce que cela vous apporte, si cela vous bride ou non…

Moi j’y retourne, j’ai encore un peu de travail…

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Métier : Directeur Artistique / Designer Web

27/04/2011

Nous continuons cette série de portrait des acteurs du web avec un métier qui apporte de la beauté dans ce monde technique. Mais ne nous y trompons pas, il n’y a pas de bon design web sans technique et sans expérience !. J’ai demandé à Jessy Hihn @Graphijess, avec qui j’ai travaillé il y a quelques temps de me donner sa vision du web et de son travail.

Jessy Hihn
Photo de Jessy Hihn avec son aimable autorisation

L’interview

Mini-bio – Peux tu nous présenter rapidement ton parcours ?

Issu d’une formation de Communication, je suis entré en tant qu’assistant de directeur artistique (sebastienbouchard.com) en 2000 directement en webagency avant même de terminer mon cursus. Il a été mon mentor, m’a tout appris, sans jamais faire de rétention d’informations, et ça nous y reviendrons, mais c’est également dans le web un véritable “état d’esprit”. C’était les débuts d’internet avec 2 heures de connection par jour en 56ko pour uploader les travaux de la journée. :) Puis je suis passé Graphiste/webdesigner sur de beaux projets dans d’autres agences. J’ai commencé également a cette époque une double activité de freelance. Au bout de quelques années j’ai rejoint Vupar en tant que Directeur Artistique Web. En parallèle, j’ai participé à de nombreux projets collaboratifs dont lelab.net (qui a été l’un des premiers e-zine sur le graphisme.) et feu naoweb.com. Une véritable passion chronophage.

Pourquoi ce métier ?

Je crois que ca tient en un mot “passion” mais aussi “curiosité”. J’ai toujours aimé les challenges et je crois qu’il y a 15 ans, se lancer dans le web était un challenge, technologique mais surtout créatif. Animer des images, commencer a travailler l’ergonomie d’un site, le rendre disponible dans un très grand rayon géographique, c’était top. Travailler dans le web c’est être en perpétuelle recherche créative également. Ca va vite, très vite, tant graphiquement que technologiquement. C’est aussi toucher à énormément de domaines, allier photographie, vidéo, typographie, ergonomie, sens de lecture. C’est vaste, c’est en perpétuel mouvement, c’est sans fin, donc passionnant et amusant. C’est également une véritable “culture” très spécifique, presque une grande famille. Les relations développeurs / designers sont toujours particulières. On peut les croire très éloignées mais nous sommes un peu comme des frères (moines). Autant dire qu’un bon webdesigner sait aussi comment amadouer un bon développeur, en promettant moult bières en cas de prouesse technologique. C’est aussi ce genre de relation de confiance, de partage de connaissance unique dans la créativité qui fait que j’ai préféré ce métier. Dans le web, on travaille en équipe, en symbiose, on doit souvent mettre son ego de coté.

Quels est le petit truc en plus qui ne te ferait pas changer ?

Pour l’instant rien, ou plutôt tout. On est encore aux prémisses de l’interface technologique, le métier évolue vite. Plein de projets vont encore voir le jour. Je pense aux interfaces tactiles par ex. On a aussi un vaste champ vidéo à explorer. Mais en tant que graphiste il est bon aussi de travailler aussi sa créativité en continuant à travailler sur des supports papiers, travailler la typographie, ca ne fait que renforcer sa vision. Mais je crois que tant qu’on ne s’ennuie pas, et que l’on est encore dans les cordes, on y reste :)

Quelle est ton approche du web ? Pourrais tu travailler en dehors du web ? Es-tu dans le web par hasard ou est-ce une passion particulière ?

Je le vois comme un monde de passionné, de chercheurs fous, de doux dingues, de créateurs. C’est un monde qui ne plaisait pas à tout le monde auparavant. Un univers créatif et technologique ? Beaucoup étaient perplexes. C’est ce qui m’a plu. Je pense qu’il faut donc être particulièrement en veille et alerte pour y travailler. Mais ce monde a bien évolué. Souvent considéré comme cinquième roue du carrosse, le web est devenu primordial dans toute communication. Ca conforte encore plus l’idée d’y travailler. On le voit avec des agences comme Marcel (anciennement publicis.net) la communication vient de plus en plus souvent du digital. Même les grandes approches marketing prennent en compte des stratégies digital. Attention donc a ne pas nous faire “bouffer” par le marketing, il faut que le web reste un outil de création sans frein.

Quel est ton rapport avec les autres métiers du web ?

Ce n’est pas un monde de conflits mais de partage d’informations, d’échange. Donc tout se passe bien si vous ne tombez pas sur des collègues qui font de la rétention d’informations. Le travail commence principalement avec le chef de projet. Souvent passionné par le web aussi, c’est le début des zoning, de la calibration de contenu, du ton donné, le tout en accord avec le budget. Il va s’agir aussi de séduire ce dernier pour une bonne défense du projet face au client. On enchaine souvent avec des réunions de pré-production avec l’intégrateur, et l’équipe de développeurs. Bien connaitre la technologie sur laquelle va évoluer le site est déterminant pour les maquettes web. Ce sont principalement des réunions productives (ou pas) où chacun va pouvoir donner ses dernières trouvailles. Dans le web, c’est un travail d’équipe et complémentaire à tout moment. Contrairement à tous les anciennes méthodes de communication (print/publicitaire) c’est un vrai travail d’équipe.

Quel est le profil requis ? Les compétences indispensables ?

Une sensibilité graphique de base déjà. Une bonne curiosité, une bonne capacité d’assimilation technologique et graphique. Il faut digérer un paquet d’informations ! Il faut aussi une bonne dose de sociabilité et d’amour du travail en équipe. Mettez votre ego de coté si vous voulez faire ce métier. Je ne suis pas forcément un ayatollah des écoles de communication visuelle. Néanmoins pour introduire une bonne agence il est souvent nécessaire d’avoir le pass “ecole”. Mais je vois ces derniers temps sur le net des jeunes de 18 ans, avec déjà un profil incroyable. Ils ont déjà un portfolio conséquent et varié ! On voit tout de suite lorsqu’on reçoit des jeunes pour des stages ceux qui marcheront ou pas. Ceux qui ont un portfolio riche et varié par uniquement composé de dessins de natures-mortes ou d’affiches politiques. Message a tous ceux qui cherchent des stages en agence, créez-vous des sites factices, travaillez des interfaces tactiles, des icônes, de l’identité graphique corporate, bref variez ! ;)

Quel conditions de travail ? Quelles perspectives ? Peux tu préciser les particularités de ce métier ?

De la pression, des délais à respecter, une veille permanente, voici les points les plus “chauds” du métier. Négligeables à coté des points positifs. Mais comme beaucoup de métiers sympa il y a peu de postes pour beaucoup de demandes. Il faut donc se spécialiser, et jouer sa différence. La grande tendance est de passer auto-entrepreneur mais là encore la concurrence fait rage, sans compter qu’on apprend moins de choses seul. Après avoir fait des années de free-lance, je pense quand même que c’est un point positif d’être considéré comme entrepreneur par les responsables d’agence.

Un conseil en plus pour ceux qui s’intéressent aux métiers du web ?

Il faut se forger une véritable culture web, se spécialiser dans un domaine précis et le connaitre sur le bout des doigts. Essayez de variez vos travaux, votre portfolio, allez voir sur des sites comme behance.net, Cargocollective, ce que font les autres et prenez votre baffe :) Développez vous aussi sur les réseaux sociaux afin de bien connaitre twitter, Dribble etc. Détachez vous aussi des écoles qui veulent tout vous apprendre en quelques mois. Devenez autodidacte perpétuel.

En savoir plus…

Cet avis n’est pas forcément celui de tous les designers web ou directeurs artistiques, mais il m’a beaucoup intéressé, peut être parce que je le connais moins, peut être parce que son approche me plaît en tant que développeur, en tout cas avec lui le web avance dans le bon sens !

N’hésitez pas à poser vos remarques ou questions à Jessy dans les commentaires, nous nous ferons un plaisir d’y répondre !

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Livre : Pro Git

11/04/2011

On entend beaucoup parler de Git depuis quelques temps, surtout de la part de ceux qui sont passés de Subversion à Git et qui jurent qu’ils ne pourraient plus faire marche arrière. Voici une présentation du livre de Scott Chacon : Pro Git, qui s’adresse aussi bien à ceux qui ne connaissent pas encore Git, qu’à ceux qui l’utilisent déjà mais qui souhaitent l’utiliser de manière plus avancée.

J’ai toujours utilisé des système de gestion de version, enfin depuis très longtemps, j’y ai toujours trouvé un grand confort de travail, une souplesse indispensable. J’ai commencé avec Subversion sous Windows et l’excellent TortoisSVN. Un peu lent, mais tellement pratique. Lors de mon passage sous Linux, j’ai été un peu dérouté par la ligne de commande et j’ai cherché un outil graphique digne de ce nom sans succès.

Le bois derrière chez moi
Photo de Martin Supiot

Alors quand j’ai eu l’occasion sur un projet pro de me mettre à Git, il m’a semblé évident d’y aller à fond et en ligne de commande. Après quelques mois, c’est une réussite, mais je ressentais le besoin approfondir le sujet, Scott Chacon m’a bien aidé avec son livre Pro Git. Voici donc de quoi vous donner l’envie de le lire !

Chapitrage

Getting started

L’auteur explique les bases fonctionnelles de Git, ses avantages, les différences entre systèmes centralisés ou distribués. On aborde aussi l’installation sur tous les systèmes et la configuration.

Git basics

Le second chapitre apporte l’essentiel pour bien débuter avec Git et explique les commandes que l’on utlise dans 90% des cas. J’utilise Git depuis quasiment 6 mois, et c’est quasiment ce que j’ai appris sur cette période. On y trouve les termes « pull », « commit », ou encore « push ». Tous les détails et petites options sympathiques distillées par l’auteur en moins. En lisant ce chapitre, j’ai confirmé ce que je savais et j’ai affiné ces connaissances.

Git branching

On explique ici ce qu’est une branche et comment les créer, les utiliser et les réincorporer dans le tronc. On y parle donc de « branch », « merge » et de « rebase ».

Git on the server

Le quatrième chapitre est consacré à Git côté serveur. De l’installation, à la gestion des protocoles d’accès en passant par la gestion des droits, l’essentiel est là, même, une présentation de Github.

Distributed Git

Dans cette partie, Scott Chacon traite des bonnes pratique d’utilisation de l’outil, les workflows classiques par typologie de projet, les règle de maintenance d’un projet…

Git tools

Le sixième chapitre aborde les outils connexes, comme les sous modules, la gestion de l’historique, ou le débogage.

Customizing Git

Ce chapitre est dédié à la personnalisation de Git, configuration et hooks avec des exemple côté client et serveur.

Git and other systems

Le huitième chapitre fait le lien avec les autres outils, Subversion notamment et aborde la migration vers Git.

Git internals

On continue avec le fonctionnement interne de Git, sa façon de gérer les objets, les références ou les protocoles de transfert.

Licence

Le livre se termine avec la licence Creative Commons

J’en veux un !

En version numérique & gratuitement

En effet, vous pouvez le trouver directement sur le net, gratuitement, dans plusieurs formats, de l’HTML au PDF.

En version papier

  • Pro Git
  • Auteur : Scott Chacon
  • Broché : 288 pages
  • Éditeur : Apress
  • Édition : 1ère (20 janvier 2011)
  • Langue : Anglais
  • ISBN-13: 978-1430218333

Pour aller plus loin

Un livre à lire donc ou à feuilleter sur le net au besoin. Lisez au moins les chapitres de base et picorez le reste au fur et à mesure.
Je vous conseille également de vous munir d’une cheat-sheet pour avoir l’essentiel sous la main :

Bonne lecture !

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Métier : Chef de projet web

05/04/2011

Je commence cette série de portrait des acteurs du web avec un rôle central, le chef de projet web. Il a un rôle de facilitateur, et doit faire le lien entre les différents acteurs. J’ai demandé à Rudy Rigot @rudyrigot, avec qui je travaille de se prêter au jeu. Voilà sa vision du web et de son travail.

Rudy Rigot
Photo de Rudy Rigot avec son aimable autorisation

L’interview

Mini-bio – Peux tu nous présenter rapidement ton parcours ?

Après un passage rapide par une grosse, grosse SS2I qui fait semblant de ne faire que du web (à faire en réalité du C++ pour le service public, aaaaargh), on peut dire que j’ai réellement découvert les métiers du web en entrant chez Clever Age, à l’origine en tant que développeur Java/J2EE.
Le gestion de projet s’est rapidement imposée à moi, non en tant qu’évolution naturelle du développeur (comme pas mal de recruteurs fourvoyés le pensent) mais plus comme le métier du web sur lequel je me sens personnellement avoir le plus de véritable valeur ajoutée. Et à l’opposé diamétral de mon précédent employeur, je me suis rapidement aperçu que j’avais eu la chance d’avoir été recruté par l’une de ces petites agences dont on parle beaucoup parce qu’elles brillent par la réputation de ses experts, tout en se permettant de lâcher la bride des consultants pour laisser libre court aux façons de faire qui sont propres. Autant dire que quand on me laisse les clés de la maison, c’est open bar, je me fais plaisir !
Après quelques temps à évoluer sous ce rôle-là, et prendre du plaisir à faire évoluer la symbiose Clever Age (les geeks) / Clever Garden (les artistes, l’entité étant née pile à mes débuts de chef de projet), j’ai récemment pris la direction du pôle des outils internes de Clever Age.

Dans un autre registre, je fais également partie du staff Sud Web cette année, qui organise les conférences cousines de Paris Web, mais dans le sud !

Pourquoi ce métier ?

Pourquoi un métier du web : pour la propension d’un projet à toucher un grand nombre de gens dans le monde ou en France (je suis un gros fan des métiers de la comm’ web !) ; pour l’énorme éventail de savoirs-faire pointus qu’un projet web nécessite, ce qui signifie un apprentissage permanent ; pour la qualité de la communauté, une gigantesque horde de passionnés éminemment humbles, où la curiosité fait loi par dessus tout.

Pourquoi la gestion de projet web : parce que pour moi, c’est l’endroit où tous ces métiers se recoupent, et que tous les domaines du web m’intéressent. Parce qu’un projet web, humainement, ce sont des rôles extrêmement opposés, et donc des personnalités contrastées, et qu’il faut savoir jongler avec l’aspect humain, qui est de loin le plus challengeant dans mon métier. Enfin, parce que deux projets ne se ressemblent jamais dans leurs aspects méthodologiques ; il n’y a pas deux journées qui se ressemblent !

Pourquoi la gestion de projet web chez Clever Age : parce que le fait que les projets soient réalisés chez nous de A à Z, du cahier des charges/storyboarding/prototypage, à l’hébergement (en passant par toute la réalisation technique front-end et back-end, bien sûr), ça permet d’avoir un vrai recoupement de tous les métiers, du typographe à l’administrateur réseau, du développeur PHP à l’expert en UX. Cela permet de mieux saisir et manipuler le projet web dans sa globalité. Également, pour la liberté qui est laissée à chaque projet, pour le fait de pouvoir expérimenter librement d’un projet à l’autre, pour parvenir toujours à des méthodologies créatives pour toujours mieux s’adapter au besoin du projet en particulier.

Pourquoi le pôle des outils internes : concrètement, c’est un pôle historiquement ingrat, puisque (bien que ce soient des projets essentiels dans la bonne conduite de l’entreprise en général) ce sont des projets difficiles à staffer, car leur retour sur investissement est difficile à établir clairement. C’est une contrainte qui est totalement logique, et relativement globale pour toutes les agences web dans le monde ; il suffit de savoir composer avec la contrainte de manière créative ! Paradoxalement, c’est aussi un pôle particulièrement gratifiant, puisque l’objectif principal est de tenter au mieux de comprendre mes chers collègues, afin d’améliorer au mieux leurs conditions de travail au quotidien.

Quels est le petit truc en plus qui ne te ferait pas changer ?

Une des qualités principales que je demande à ma carrière, c’est de ne jamais m’ennuyer ; et je crois que j’ai trouvé l’un des domaines où il est simplement impossible de tout maîtriser (voila qui est fait pour l’aspect théorique), mais aussi d’avoir deux projets qui se déroulent de manière similaire (et voila pour l’aspect pratique !)
En réalité, je ne dis pas que je ne changerai jamais au grand jamais de domaine, parce que je sais que je ne peux pas décider à l’avance de si quelque chose va m’ennuyer un jour ou non.
Mais je pense que le jeu de séduction entre les métiers du web et moi est encore bien loin de s’étancher.

Quelle est ton approche du web ? Pourrais tu travailler en dehors du web ? Es-tu dans le web par hasard ou est-ce une passion particulière ?

Tant que je serai toujours en phase d’étonnement et de découvertes par rapport au web, je pense que ma passion pour le domaine m’empêchera de faire quoi que ce soit d’autre.
Pourtant, je ne me suis pas retrouvé là-dedans par vocation de longue date : j’ai évolué dans les milieux du théâtre et de la comédie musicale pendant quelques années (inscription ratée à une école d’art dramatique après le bac, d’ailleurs), et longtemps dans l’hôtellerie (j’ai même été chef de réception, dites donc !), avant même de savoir que je voulais faire de l’informatique mon métier. Et d’ailleurs, je m’aperçois qu’au final, mon travail aujourd’hui a relativement peu à voir avec l’informatique en général. Le web est son propre sous-domaine, qu’il m’a fallu découvrir ensuite avec force surprise !
Toutefois, derrière les grosses montagnes, se trouvaient la richesse et le renouvellement perpétuel d’un nouveau milieu inattendu, qui auront eu raison de mon petit faible… :)

Quel est ton rapport avec les autres métiers du web ?

L’un des avantages de mon rôle dans un projet, c’est que par la force des choses, vous êtes en contact direct avec tous les métiers et toutes les compétences que peut recueillir le web, que ce soit sur un plan professionnel (vous devez comprendre les contraintes et les vocabulaires de chaque métier) ou sur un plan humain (vous devez être attentif et répondre aux attentes personnelles de chacun suivant leurs besoins)
J’aime l’ambiguïté qui fait qu’en tant que « chef », vous avez beau être celui qui prend les décisions, et donne les directions, vous restez profondément au service du reste de l’équipe. Quand un problème arrive, c’est à vous d’assister les divers experts pour les décharger des responsabilités qui peuvent troubler leur valeur ajoutée sur votre projet. Tout un métier, je vous dis !

Quel est le profil requis ? Les compétences indispensables ?

Je ne suis pas de l’école de ceux qui pensent que certaines choses ont la nécessité d’être innés. « Vous ne pourrez pas être chef de projet si vous n’avez jamais été organisé / communicant / expert technique / … » Je pense que tout s’apprend ; simplement certains apprennent plus vite, donc il faut se donner les moyens d’avancer dans les domaines où l’on se sent faible.
Il faut aussi essentiellement accepter de travailler avec des gens qui sont infiniment plus compétents que vous dans leur expertise, et avoir un jugement cohérent sur le fait qu’une décision vous revient, ou qu’elle devrait être prise par quelqu’un dans votre équipe qui maîtrise mieux le sujet que vous.
Après – et c’est essentiel – je pense aussi que certains développeurs ne sont pas du tout faits pour être chefs de projet, simplement parce qu’ils n’en ont pas du tout l’envie, et que ce n’est pas toujours un prolongement naturel. Je pense à l’exemple d’un expert technique de haut vol, qui avait tenté l’expérience de la gestion de projet, avait détesté, et avait décidé de recadrer son rôle sur des missions d’expertise technique avancée. Aujourd’hui, il dirige les aspects divers de l’expertise de sa boite et c’est un rôle où il s’éclate !

Quelle études ? Les principales manières d’arriver là d’après toi ?

Pour le rôle de chef de projet : RIEN !
C’est un métier qui n’a pas d’autre moyen d’être appris que dans le contexte. Ça ne signifie pas qu’il ne s’étudie pas, il y a toute une tonne de bouquins à lire sur différentes méthodologies ; mais les lire sans compréhension du contexte d’un vrai projet ne vous mènera nulle part. Donc si vous êtes étudiant, et que vous cherchiez un « stage en tant que chef de projet junior », sachez que vous êtes à côté de la plaque, mais grâââve !!
Pour le développement web (puisque je viens de là), il existe maintenant toute une tonne de formations très adaptées sur le sujet, mais rien ne vaut de débarquer en entretien avec tout un éventail de découvertes faites sur son temps personnel.
Je ferai un billet de blog détaillé sur le sujet du recrutement web très prochainement, il me faut juste le temps de lancer mon blog ! ;)

Quel conditions de travail ? Quelles perspectives ? Peux tu préciser les particularités de ce métier ?

Pour avoir testé les deux ambiances, je ne saurais mieux conseiller que d’éviter à tout prix les volumineuses, volumineuses agences web ; après, chacun étant différent, beaucoup trouvent leur compte dans ce milieu-là quand même, mais je n’ai jamais été aussi mal-en-place que là-bas. Je vous conseille une centaine de personnes maximum, 200 au pire du pire (si vous aimez tellement le patron que vous voulez l’épouser, par exemple)
Je vous conseille de ne pas écouter les arguments des employeurs, parce qu’ils disent tous strictement la même chose, certains honnêtement et certains très malhonnêtement. Référez-vous plutôt à ce qu’en dit votre entourage, ou recherchez sur internet des commentaires de gens qui y sont passés.

Une chose est sûre, si vous arrivez avec une vraie envie de découvrir et d’apprendre, et un vraie honnêteté, il y a beaucoup de boulot en ce moment sur le marché du service web !
Les salaires de base sont différents entre Paris et la province, mais globalement, pour un développeur débutant, je crois savoir qu’ils se situeront entre 28 et 32 k€ bruts par an. Et pour la suite, ce sera à vous de mettre en exergue votre valeur, et de négocier en fonction.

Un conseil en plus pour ceux qui s’intéressent aux métiers du web ?

Ce qu’on demande en entretien, de la curiosité, et ce, bien avant l’entretien, surtout, de l’honnêteté, et c’est bien souvent la valeur qu’on oublie le plus d’emmener avec soi !

En savoir plus…

Cet avis n’est pas forcément celui de tous les chefs de projet, mais il me semble très pertinent, après tout, je ne l’ai pas choisi par hasard. N’hésitez pas à poser vos remarques ou questions à Rudy dans les commentaires, nous nous ferons un plaisir d’y répondre, et visitez son nouveau blog qui devrait aborder le web sur un ton sympathique…

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Les métiers du web

04/04/2011

Saint Isidore de Séville, saint patron des informaticiens
Extrait d’un écrit de Saint Isidore de Séville issu de Wikipédia

Je suis amené par mon travail et par ce blog à rencontrer beaucoup de personnes qui travaillent dans le web, ou pour le web, mais j’en rencontre également d’autres qui l’envisagent et qui demandent des conseils. Nos métiers sont encore peu connus, et quand j’ai débuté dans le web je n’imaginait pas qu’il en existait autant, et encore, il y en a encore bien plus aujourd’hui. En travaillant sur des projets variés mais bien structurés, on rencontre une foule de personnes très intéressantes, et passionnées, avec des histoires à raconter…

Ce sont précisément ces personnes que je côtoie quotidiennement que je vais vous faire rencontrer au travers d’une série d’interview sur les métiers du web. Je n’ai choisi que des passionnés pour qu’ils vous expliquent pourquoi ils ont choisi le web, ou pourquoi le web les a choisi, pour qu’ils expliquent comment ils le vivent, ce qui les a amené là, et quels conseils ils peuvent vous donner si vous avez les mêmes envies… Je souhaite mettre en avant leur métier mais aussi leur personnalité, le web c’est eux !

Je n’ai pas encore une liste bien établi pour tous les profils que je souhaite présenter alors n’hésitez pas à me contacter si vous aussi vous souhaiter partager votre expérience !

Et puisque c’est la saint Isidore de Séville aujourd’hui, bonne fête à tous les informaticiens !

Saint Isidore de Séville, saint patron des informaticiens
Extrait d’un écrit de Saint Isidore de Séville issu de Wikipédia

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Les plugins Firefox : TileTabs

28/03/2011

J’attendais avec impatience la sortie de Firefox 4 pour vous parler des extensions du style TileTab qui permettent d’afficher simultanément plusieurs onglets sur un écran. C’est une fonctionnalité qui me semble indispensable depuis plusieurs années et qui me manquait, les solutions précédentes n’étant que partiellement implémentées.

Carreaux de faïence
Photo de robertobas depuis Flickr

Installation

Cette extension est disponible sur le site d’extensions de Firefox :

Présentation

TileTabs est une extension qui permet d’afficher plusieurs pages web côté à côte sur un seul écran. Utile pour comparer deux pages, saisir des infos sur une pendant que l’on lit sur une autre… Avec le scrolling synchronisé c’est tip top !

On peut afficher les pages verticalement, horizontalement ou en mixant ces deux modes pour un rendu vraiment personnalisable, sans limitations !

J’en utilisais une équivalente avec Firefox 3, mais, la disposition de la barre d’adresse par rapport aux onglets limitait grandement les possibilités. C’est désormais du passé, il manque à mon sens juste quelques options de drag and drop et une utilisation accrue des couleurs sur les onglets pour mieux se repérer…

Conclusion

A utiliser dès aujourd’hui pour améliorer l’ergonomie de votre outil principal, augmenter votre productivité, mais, attention à bien surveiller la concurrence et les nouvelles fonctionnalités qui devraient découler des nouveaux usage de cette nouvelle mouture de Firefox. L’essayer c’est l’adopter, mais si vous trouvez mieux, n’oubliez pas de me prévenir !

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Livre : CSS3 pour les webdesigners

03/02/2011

Pour ce second opus de la collection, encore un sujet vendeur pour la période, CSS3 ! Bon, pour les webdesigners c’est peut être un peu tard, j’espère qu’ils se sont déjà intéressés à la question, mais pour les autres ce sera une bonne entrée en matière.

Comme pour le premier tome, HTML5 pour les webdesigners, ce livre rassure sur la manière de faire, explique rapidement les bases, dédramatise et simplifie la prise en main, le tout dans un style bien écrit et agréable à lire ! L’auteur ne se limite pas à aborder les points technique mais pose des questions et explique ses réponses et remarques, très utile pour bien comprendre les enjeux !

As good as heart can wish
Photo de Abulic Monkey depuis Flickr

L’auteur

Dan Cederholm est le fondateur du studio de design SimpleBits, expert reconnu sur le webdesign et les standards. Il est également co créateur de dribbble, joueur de yukulele et auteur des livres suivants :

  • Handcrafted CSS (New Riders)
  • Bulletproof Web Design, Second Edition (New Riders)
  • Web Standards Solutions

Utiliser CSS3 aujourd’hui

Dan conseille de ne surtout pas lire la spécification, elle n’est pas faite pour tout le monde, en revanche, tout le monde peut utiliser CSS3, il liste ce qui peut être utilisé dès maintenant, et aborde les préfixes de navigateur, indispensable pour une implémentation immédiate et pérenne.

Comprendre les transitions CSS

Le chapitre aborde les transitions, et les mets en valeurs avec un exemple à suivre tout au long du livre.

Broder avec CSS3

Je reprends les sous titres de chapitre très bien trouvés, qui expliquent que CSS3 est là pour apporter surprise et émerveillement. C’est la touche ne plus qui améliore l’expérience utilisateur, sans pénaliser ceux qui n’en bénéficient pas.
Dan pose la question : les sites web doivent ils offrir exactement la même expérience dans tous les navigateurs ? Et y réponds avec ce site au nom tout trouvé : dowebsitesneedtobeexperiencedexactlythesameineverybrowser.com

Transformer le message

Toujours avec le même fil directeur, les exemples s’enchaînent pour aborder les transformations et les rotations

Arrières plans multiples

Arrière plans multiples, effets de parallaxe sont au sujet de ce chapitre.

Enrichir les formulaires

Autre sujet très intéressant sur l’ajout de CSS3 dans les formulaires. Pour embellir et alléger les boutons avec des dégradés ou des ombres, mais aussi l’ajout d’animations au focus ou au survol des éléments pour un changement de style tout en douceur.

Conclusion

On termine par un chapitre qui donne les clés pour évangéliser, aborde le futur de langage et donne une précieuse liste de liens indispensables pour creuser un peu !

J’en veux un !

Toute ressemblance avec l’atelier de Jérémie Patonnier au dernier Paris Web est certainement fortuite, mais bon enfin, ils causent du même sujet… Pour ceux qui avaient oublié de prendre des notes, ca fera un bon résumé !

On regrettera que le livre n’aborde pas les sujet suivants :

  • media queries
  • multicolonnage
  • webfonts

Mais on peut penser que cela fera l’objet de prochains volumes, les media queries étant déjà annoncées dans le tome 4.

Le deuxième tome de la collection est sorti rapidement et la suite de la collection devrait se faire au même rythme, c’est l’avantage avec ces petits formats, rapide à lire, mais aussi à écrire, facile à transporter. J’ai pris l’habitude les lire dans le train, et de faire le billet dans la foulée… Mention spéciale si je ne l’avais pas déjà faite au raccourcisseur d’url utilsé spécialement pour le livre, très utile pour éviter de taper des urls à rallonge, avec l’url originale en note de bas de page ! A quand le QRcode ?

La collection

Les tomes suivants sont donc annoncés :

  • 3 – The elements of content strategy – 8 mars 2011
  • 4 – Responsive web design – printemps 2011

Dans cette jolie collection j’ai aussi envie de voir des livres sur l’ergonomie, l’accessibilité, Javascript, la typographie (micro & macro)…

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Fournir un webservice et son API

21/01/2011

Pour avoir utilisé et mis en place quelques dizaines de webservices, je dois dire que la qualité de ceux-ci est extrêmement variable. Autant on en trouve de très bons, autant certains sont inutilisables en l’état. J’utiliserai peut être un jour le votre, comme le côté technique a déjà été traité un peu partout, nous aborderons ici juste la partie fonctionnelle du sujet.

As good as heart can wish
Photo de harold.lloyd depuis Flickr

Pourquoi faire ?

Pourquoi fournir une API ? Si vous lisez cela vous devez déjà avoir une petite idée… Le principe d’Internet c’est le partage, et il existe une multitude de protocoles qui permettent ces échanges (http, ftp, p2p…).
Quel que soit votre activité, son but n’est pas de rester confidentielle, et vous souhaitez sûrement la partager avec le plus grand nombre, le meilleur moyen est de multiplier les manières d’utiliser votre travail.

Que votre webservice fournisse des données (statistiques par exemple) ou des services (calculs, paiement…), il doit trouver son public. En proposant un maximum de possibilités d’y accéder vous augmentez les usages possibles, et surtout vous donnez la possibilité aux utilisateurs de créer des usages auxquels vous n’avez même pas pensé. Votre application devient le vecteur d’usages innovants.

Choisir un format

Les architectures REST ou soap sont très répandues et leur usage est possible simplement via une foule de langages. Vous pouvez rendre votre réponse dans un format défini, mais n’hésitez pas à le rendre paramétrable pour fournir au choix du XML, du JSON ou même du YAML par exemple.
Plus vous proposerez d’options, plus votre API à des chances d’être utilisée ! Vous n’êtes certainement pas le seul à fournir ce genre de service, soyez le meilleur pour garder vos utilisateurs.

Attention à bien penser dès le début aux différentes pistes que vous souhaiter suivre afin de ne pas devoir modifier votre API par la suite et risquer de perdre des clients pour un problème de non compatibilité. Le cas échéant, prévenez les le plus tôt possible et accompagnez les dans la démarche.

Paramétrer

Et tout un tas d’options peuvent êtres ajoutées. Elles peuvent paraitre anodines mais seront d’un grand secours à vos clients. Vous pouvez par exemple leur fournir un compteur d’utilisation de l’API et pourquoi pas un historique des appels. Dans le cadre de prestataires de paiement par exemple, si un callback doit être fait, donnez une liste d’ip publiques afin que le client filtre les appels, donnez lui aussi la possibilité de choisir le nom des variables renvoyées, et pourquoi d’en ajouter… Si les données sont sensibles ajouter une clé secrète et un hashage des données pour certifier les données.

Ne mettez pas n’importe quoi mais restez à l’écoute des demandes, il y a sûrement des cas auxquels vous ne pensez pas, mais qui sont indispensables à vos utilisateurs.

Afin de gérer certaines options, l’accès à un back-office devient nécessaire, ca complique légèrement la tâche mais cela permet de faciliter les échanges avec votre cible. Vous pourrez ainsi collecter un email, attribuer une clé d’API, paramétrer l’API, communiquer avec l’utilisateur, lui fournir des infos statistiques sur son utilisation… Et récolter un maximum d’information pour améliorer votre service.

Sécuriser & tracer

La clé d’API à deux intérêts, limiter l’accès à certaines données ou services à certains clients, et tracer l’utilisation de chacun afin d’en extraire des données statistiques. Ces données vous seront utiles pour améliorer votre service en fonction des usages, mais aussi de mettre en place une stratégie de monétisation.

Une clé secrète permet également d’encoder les données afin de sécuriser les échanges pour qu’ils ne transitent pas en clair et de valider que les données en retour proviennent bien d’un tiers de confiance ayant connaissance de la clé.

Monétiser

Augmenter les usages et favoriser l’utilisation de votre API c’est bien, mais il peut devenir nécessaire de rentabiliser le service ou au moins de payer les frais d’infrastructure (serveur, maintenance, bande passante…). La clé d’API intervient encore ici pour permettre de facturer ou limiter les appels.

On peut imaginer une solution ou les 1000 premiers appels mensuels sont gratuits, au delà un abonnement permet de continuer à utiliser le service.

En plus de la clé d’API pensez à vérifier d’autres éléments comme l’ip pour éviter que des petits malins multiplient les comptes pour contourner le système !

Documenter

Avant d’utiliser un webservice, une phase d’analyse est nécessaire afin de cerner les possibilités et les limites de l’API. Cette phase est importante, c’est le premier contact du développeur avec votre produit. Il doit rapidement cerner si il pourra l’utiliser ou pas. Il en a probablement ciblé plusieurs, et ne les implémentera pas tous. Il faut donc le rassurer au plus vite, la documentation est là pour cela. Elle doit à la fois lui présenter le produit, l’API, des exemples, une FAQ… Tous les éléments dont il pourrait avoir besoin sans chercher à droite à gauche.

Pour commencer, une présentation de l’application, et des possibilités de l’API est indispensable pour dégrossir et permettre au lecteur de cerner le sujet rapidement. Ensuite, les pré-requis à l’utilisation de l’API sont nécessaires, avec pourquoi pas les différentes étapes de l’inscription au service. Le but est de faciliter l’implémentation de l’API, que ce soit pour un simple test ou pour un projet en production.

Donner des exemples

Le bla bla c’est bien, mais un exemple ca aide. Avec la mise en place de l’appel à l’API juste avec la documentation, on peut passer à côté d’une subtilité, surtout si le document n’est pas dans notre langue ou mal traduit.
Un exemple de code permet de tester rapidement et de s’assurer que l’appel fonctionne correctement
. Les explications permettent ensuite de d’aller plus loin et de jouer avec les options. Je vous dirais bien de mettre cet exemple en PHP pour sa popularité et sa simplicité, mais identifiez bien votre cible afin de fournir les exemples dans les langages les plus susceptibles d’être utilisés.

Fournir une bibliothèque

Pour faciliter l’usage d’un webservice, certains fournissent directement une bibliothèque. Si l’API est complexe cela permet de manipuler facilement les objets et peut simplifier l’implémentation, à condition de répondre au besoin de l’utilisateur. Dans le cas contraire son encapsulation peut s’avérer fastidieuse. Cela peut aussi permettre de déplacer une partie de la logique métier sur le serveur client.
Certains service bancaires offrent la possibilité de compiler directement une extension PHP avec la clé d’API par exemple . On étend ainsi les possibilité du langage lui même et l’expérience utilisateur est excellente. De plus, la clé d’API ou le mot de passe ne sont plus accessibles directement au développeur. C’est un plus non négligeable pour certaines données sensibles.

Fournir un environnement de tests

C’est parfois nécessaire et souvent indispensable. On doit souvent tester l’utilisation dans des conditions similaires à l’environnement de production mais sans contraintes. Toujours avec l’exemple du paiement, l’utilisation d’un numéro de carte bancaire de test permet de simplifier les tests et de simuler les transactions. En règle générale un paramètre supplémentaire à l’appel de l’API permettra de changer de mode et de tester dans des conditions quasi réelles simple à mettre en oeuvre.

Pour conclure…

Les usages de Webservices sont variés, et ces conseils ne sont pas exhaustifs, votre expérience sûrement différente vous a apporté d’autres enseignements, partagez les avec nous !

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Livre : HTML5 pour les webdesigners

25/11/2010

« HTML5 pour les webdesigners » Encore un livre édité par Eyrolles, on va croire que je suis payé pour écrire les critiques de leurs livres, il faut dire qu’une fois de plus, le sujet est bien traité. J’avais déjà repéré ce livre alors quand je l’ai vu en vente à Paris-Web, je n’ai pas résisté. Il m’aura suffit d’un retour en train pour l’avaler à la manière d’un roman, il ne me reste plus qu’à vous faire partager mon enthousiasme et à vous donner envie de le lire… Souvent je connais l’auteur des livres que j’achète, je lis déjà leur blog ou j’en ai entendu parler, je me limite à ces auteurs référence, ce qui fait déjà pas mal de lectures… Là j’avoue ne pas connaître Jeremy Keith, mais bon la préface étant de Jeffrey Zeldman, j’avais confiance.

Avec 85 pages, c’est l’un des plus petits livres de ma bibliothèque, certainement celui que j’ai lu le plus rapidement, mais aussi l’un de ceux qui m’a le plus enthousiasmé, par son contenu bien sûr, mais surtout par sa forme. Il traite de l’essentiel, mais c’est un livre romancé, pas l’un de ces bouquins techniques dont on ne peut pas lire plus de 10 pages à la suite, mais plutôt une histoire que l’on nous raconte. Je vais vous la résumer en reprenant le chapitrage original.

White 5 on Orange Dumpster
Photo de Yaniv Golan depuis Flickr

La petite histoire du balisage

On commence donc par un résumé des épisodes précédents.L’histoire d’HTML, puis d’XHTML, l’ambiance de travail du W3C, la scission au sein du groupe de travail, puis la réunification. Quelques pages suffisent pour se remémorer ce que l’on à suivi de loin, on est pr êt pour la suite.

Les principes de l’html5

Alors finalement, ils ont décidé quoi ? C’est le sujet de ce second chapitre ou l’on apprends qu’HTML5 est compatible avec l’existant et que donc finalement, il suffit de changer de doctype, pour faire de l’HTML5 ! En plus le nouveau est super simple, on va pouvoir l’apprendre par coeur ! On y apprends aussi que HTML5 restera compatible et que certaines balises sont donc déconseillées, mais font tout de m ême partie de la norme, ainsi les navigateurs peuvent les interpréter comme il faut. Les vieux contenus sont donc toujours lisibles.

Les médias riches

Un chapitre consacré à canvas, audio et video, ponctué d’exemples, on rentre dans le vif du sujet pour voir un peu l’étendue des possibilités multimédia. Et ca donne envie ! Je n’utilise que rarement ces médias, certainement pour leur manque de compatibilité, et leur implémentation bancale, mais avec HTML5 ca va changer, j’en suis convaincu !

Web Forms 2.0

Certainement l’un des sujets les plus attendus. C’est la base de tout contenu web « dynamique », un dépoussiérage pour s’adapter un peu plus aux usages et aux besoins était nécessaire. Alors au menu des nouveauté, on aborde en vrac, les placeholders, les datalists, les nouveaux types de champs (recherche, sliders, boutons flechés, date, heure, couleur…). Le tout ponctué d’exemple simples. On n’utilisera bientà´t plus les formulaires de la m ême manière, et m ême l’usage de javascript va évoluer, puisque les formulaires font désormais nativement beaucoup de choses que l’on était obligé d’ajouter soi-même auparavant.

La sémantique

Après une introduction sur l’extensibilité du langage et les microformats, l’auteur nous invite à une visite guidée de nouvelles balises pour améliorer la sémantique : mark, time, meter, progress, section, header, footer, aside, nav, article… Vous avez certainement déjà du en entendre parler, et les noms sont assez clairs, vous devez donc déjà y entrevoir des possibilité pour améliorer le balisage, le rendu, le référencement… Est-ce que quelqu’un sait si les moteurs de recherche sont déjà sensibles à ces nouvelles balises ?

Utiliser HTML5 aujourd’hui

Alors voilà, on est emballé par ce que l’on vient de lire, mais bon l’essentiel maintenant c’est de s’y mettre ! Quand est-ce que l’on pourra utiliser tout ca ? Quand est-ce que les navigateurs implémenteront la norme ? 2015 ? 2022 ? En fait cela va se faire progressivement, on peut commencer par change ses doctypes, puis utiliser quelques champs de formulaires, une partie se dégrade en type text et peut donc être utilisée sans aucun problème. Les balises de zonage ou de navigation sont aussi utilisables avec quelques astuces… On finit avec les liens indispensables pour aller plus loin, entre des sites de référence, un validateur HTML5, un livre, la spécification, la liste de diffusion ou le canal IRC du whatwg vous avez largement de quoi vous documenter et creuser ce passionnant sujet !

J’en veux un !

N’oubliez pas que les normes W3C, il faut les utiliser pour les valider. Certes des groupes de travail proposent des normalisation d’implémentation pour standardiser le web, et les navigateurs les mettent en place, mais c’est l’usage qui en est fait qui fait avancer les choses, quand HTML5 sera finalisé, cela fera déjà longtemps qu’on l’utilisera et qu’on attendra HTML6 !

Le numéro 1 sur la couverture et la préface m’incitent à penser que c’est le premier d’une nouvelle et très belle collection (A book Apart) dont j’attends la suite avec impatience ! Note pour les anglophones, La traduction est bonne, mais il paraît que cet ouvrage est encore meilleur en version originale.

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Retour à la réalité après un premier paris web !

27/10/2010

Badges Paris Web 2010
Photo de Laurence Vagner depuis Flickr

Depuis la première édition je me dis que je dois aller à paris web, que ce rassemblement correspond à mes attentes et mes valeurs, que les orateurs comme les « écouteurs » (Le mot n’est pas bien trouvé mais là je n’ai rien d’autre…) sont une espèce à part (des moutons à cinq pattes à ce qu’il paraît…). Mais mes priorités, probablement mal définies, ne m’ont permis de m’y rendre que cette année. Évidement c’est une erreur, mais je ne le sais que maintenant.

Je ne vais pas m’attarder sur les conférences, toutes intéressantes, certaines vraiment passionnantes, elles sont bien résumées sur le blog de Clever Age ou partout ailleurs, et disponibles en vidéo sur le site de paris web, il n’est donc pas trop tard pour voir les voir !

Je vais plutôt m’attarder sur ce qui tourne autour de Paris Web, cette ambiance particulière qui fait que depuis la fin, les tweets avec le tag #parisweb évoquent un manque, un vide laissé par cet évènement particulier, que désormais tout le monde n’en a plus que pour #sudweb, car personne ne veut attendre un an avant de recommencer !

Alors pourquoi c’est bien ?

Paris-Web c’est Un prix abordable, comparé à d’autres, surtout en pré-vente, de toutes façons vu la qualité, quel intérêt d’avoir le programme pour acheter ?

C’est aussi un lieu qui permet un accueil dans d’excellentes conditions, même avec les grèves, et un buffet excellent en quantité et en qualité et ce n’est pas un détail. Manger sur place est un plus essentiel pour favoriser les échanges, se mêler aux discussions ou faire le point sur les confs passées et à venir…

C’est encore l’accessibilité naturelle, pensée dans les moindres détails, avec des conférences anglaises intégralement et instantanément traduites en français, chapeau pour l’exercice réussi avec une maitrise parfaite, mais surtout des interprètes LSF et la vélotypie en direct.
Même si ce dernier système est perfectible, il dénote une volonté d’aller de l’avant, et ca mérite un grand bravo !

C’est également le choix des contenus, variés et tournés vers l’accessibilité, l’ergonomie, la méthodologie, les bonnes pratiques, les techniques de pointe…

Mais paris web ne serait pas paris web sans sa bonne humeur, son public, ses orateurs, toute cette énergie qui se dégage, lors de l’apéritif communautaire, ou en off… On peut discuter avec tout le monde, particulièrement les orateurs qui sont très ouverts au dialogue. Et boire une bière avec Monique Brunel, Christian Heilman, causer éthique avec Éric Daspet, performance scénique avec Anne-Sophie Fradier ou encore prendre le train et parler accessibilité avec Denis Boudreau, ca n’a pas de prix…

Finalement, j’ai pu échanger avec tous les orateurs avec qui je souhaitait prolonger un peu leur conférence avec quelques questions, ils m’ont tous apporté leurs réponses avec entrain et passion ! Un vrai bonheur !

J’en ai aussi profité pour rencontrer une petite dizaine de personnes que je connaissais indirectement, et les contacts réels, y’a pas à dire c’est quand même bien plus sympa… On se revoit quand ?

Si je devais me plaindre, je dirais que ca ne dure pas assez longtemps, ou que les badges sont écrit trop petit, en plus gros ca favoriserai encore plus le contact !

Voilà j’attends maintenant l’ouverture des réservations pour l’année prochaine, en attendant je vais voir certaines conférences que j’ai raté, et peut être en revoir certaines particulièrement bonnes.

Je suis tout seul dans ce cas ?

Et vous ? Qu’est ce qui vous plait à Paris web ? Êtes vous allé à Paris Web ? Quelle mauvaise excuse avez vous trouvé pour en pas y aller ?

Badges Paris Web 2010
Photo de Laurence Vagner depuis Flickr

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Participons à l’utopie web !

11/10/2010

Comment voyez-vous le web ? Comment le vivez vous ? Ressemble t’il à ce que vous aimez ? Vous voyez sûrement des pistes d’amélioration.

Qui ne s’est jamais plaint de l’omniprésence des publicités, du manque d’ergonomie d’un site, de la laideur d’un autre, de règles floues en matière de gestion de nos données personnelles, d’abus de pouvoir dans les conditions de ventes d’un site en ligne…

Le web est une jungle, de nombreux sites ayant pignon sur rue n’ont que peu de considération pour les internautes… Il existe bien quelques règles, mais la plupart sont soit informelles soit facultatives et personne n’est là pour les faire respecter, alors nous subissons. En dehors du web c’est aussi bien souvent la même chose, les exemples sont partout, mais autant en dehors du web je n’y peut rien, autant sur le web, j’ai mon mot à dire !

En tant que développeur, je participe au web. Je peux donc au travers de mes sites, faire le web dont j’ai envie.

Utopie
Photo de Castorp Republic’s depuis Flickr

J’envie toujours ceux qui luttent pour de nobles causes, ceux qui donnent de leur temps, ceux qui expriment leurs idées… A mon niveau j’ai souvent l’impression de ne pas faire grand chose, ou pas assez, ce qui suit n’est qu’un début, le sujet peut paraitre futile, c’est tout petit, ca n’empêchera pas d’autres actions plus concrètes, mais c’est déjà ca de pris…

Le web que j’aime…

Et des envies j’en ai plein…

  • Un web, joli, bon c’est subjectif, mais j’essaie…
  • Un web accessible, ce n’est pas toujours facile, mais avec un peu de travail on peut s’en approcher
  • Un web innovant, je ne suis pas obligé de faire des sites « compatibles » avec les navigateurs, je fais des sites standards, chacun est libre d’utiliser un navigateur qui ne l’est pas…
  • Un web honnête, mes conditions d’utilisation et de vente sont claires, compréhensibles, écrites dans un français lisible…
  • Un web transparent, j’énonce clairement qui je suis, attention, je ne suis pas contre l’anonymat, mais quand je développe un site ou un service, le client doit savoir à qui il s’adresse.
  • Un web respectueux, mes utilisateurs peuvent utiliser mon site sans donner d’informations inutiles, juste l’essentiel, et si ils suppriment leur compte, il ne reste rien. Je ne prends que les données qu’ils me donnent volontairement, et je leur permet de connaître ce que je sait d’eux.
  • Un web moral, je n’essaie pas de faire de l’argent en me demandant ensuite avec quel contenu, mais j’essaie de monétiser une idée originale.
  • Un web transparent, je ne vends pas un service sans le décrire dans ses moindres détails et sans laisser une période d’essai complètement fonctionnelle. Si l’utilisateur n’est pas content cela ne lui coûte rien, il part en connaissance de cause, pas fâché…

J’en oublie peut être, je complèterai au fur et à mesure…

Ce web, j’ai essayé de le créer avec mybabygame, je ne deviendrait probablement pas millionnaire avec mes méthodes qui feraient fuir tous les « rentabiliseurs » du web… D’ailleurs ce n’est pas le but, je voulais juste offrir un service, de la meilleure possible, rendre mes utilisateurs heureux, leur offrir une belle expérience. Évidement, j’en tire un potentiel bénéfice, et heureusement, il récompense mon travail, mais il me semble plus justifié, et, quand mon code sera un peu plus rodé, je pourrais envisager de partager des bouts de code, sous forme de tutoriels pour partager ces longues heures de dev.

Et votre web ? Il ressemble à quoi ?

J’espère que le résultat vous plaira, il reste encore certainement du travail à faire dans ce sens, vous avez certainement des idées pour aller plus loin, j’attends votre avis sur la question…

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Optimiser l’utilisation d’Eclipse

30/09/2010

Utiliser un Environnement de Développement Intégré c’est bien, en profiter au maximum c’est mieux. Que vous soyez adeptes d’un éditeur de texte minimaliste ou d’usine à gaz, il est important d’en maitriser les principales fonctionnalités et de connaître les l’étendue des possibilité pour s’adapter au mieux.

En tant que développeur Java, mais surtout PHP, souvent sur Linux mais parfois sous Windows, Eclipse s’est imposé à moi, par son adaptabilité et aussi son prix. Il possède d’autres facettes bien sympathiques, c’est l’objet de ce billet !

Ballooner eclipse
Photo de robotson depuis Flickr

Présentation

Eclipse est un IDE libre, multiplateforme (Linux, Windows, Mac), développé en Java.
A l’origine développé pour Java il s’est vite imposé comme une référence dans le monde Java, mais il prends de plus en plus de place dans l’écosystème PHP.

Sa conception modulaire, constituée de dizaines de plugins branchés les uns sur les autres en fait un projet facilement extensible.

C’est ce qui à permis d’avoir aujourd’hui différentes branches officielles ou non. Voici les plus connues :

Il existe d’autres distributions, officielles ou non, payantes ou gratuites constituées de multiples plugins et optimisées pour un usage précis.

Il faut noter que le développement du cœur de l’application comme des plugins principaux est très active, avec des nouveautés régulières.

Installation

Eclipse est complètement indépendant de la plateforme sur laquelle il est installé. En fait il n’est pas vraiment installé, il s’agit ni plus ni moins que d’une copie de fichier. Il ne faut donc pas de droits particuliers pour le faire fonctionner. Eclipse à donc de fait la particularité de pouvoir être utilisé sur une machine en parallèle avec d’autres versions d’Eclipse.

Ainsi, plutôt que d’avoir une version d’Eclipse avec les plugins JDT et PDT, n’hésitez pas à installer plusieurs branches, qui pourront vivre séparément avec chacune ses workspaces, ses plugins et son paramétrage.

Gestions des workspaces

Au premier lancement, Eclipse demande de définir un espace de travail. C’est ici qu’il stockera les informations relatives à votre travail. Vous pouvez en créer autant que vous le souhaitez, c’est particulièrement utile quand on travaille sur des projets qui n’ont rien en commun, et qui pourront ainsi avoir leur espace de travail dédié, paramétré au plus près des besoins et sans superflu.

Vous pouvez facilement switcher d’un espace de travail à un autre et même lancer deux instances de votre installation d’Eclipse avec des workspaces différents ! Utile pour comparer deux projets !

Configuration

La configuration d’Eclipse est très complète et même complexe au premier abord. Elle mérite que l’on s’y attarde un peu pour la maîtriser correctement.
La configuration se fait dans un premier temps au niveau du workspace, puis au niveau du projet.

On a ainsi une configuration globale commune à tous les projets avec la possibilité de surcharger celle ci pour des cas précis.

Le gestionnaire de configuration dispose d’une fonctionnalité très pratique de recherche par mot clé, indispensable pour gagner du temps !

Ajout de plugins

Il existe une multitude de plugins, certains soutenus par Eclipse, d’autres indépendants. Certains nécessitent l’installation d’autres plugins pour fonctionner.

Vous en trouverez pour :

  • La gestion de version
  • L’édition de fichier XML
  • L’édition de fichier de traduction
  • Maquettage
  • Gestion de serveurs web
  • Revue de code

Et encore tout plein… (un bon millier !)

Développement de plugins

C’est une fonctionnalité sous utilisée car peu connue, mais pourtant bien pensée et relativement simple à mettre en place. Des plugins simples mais utiles peuvent être écrits en quelques minutes, pour par exemple vérifier qu’une règle sur le nommage des variables est bien respectée.

Je vous invite bien sûr à mettre vos plugins, à la disposition de la communauté, qui pourra les réutiliser et les enrichir !

Pour aller plus loin

Eclipse c’est toute une communauté, avec différents canaux de communication et d’entraide, vous trouverez donc toute l’info dont vous avez besoin sur la galaxie Eclipse…

Pour finir…

A vrai dire, depuis 2005 que j’utilise Eclipse, je n’ai jamais pris le temps de m’y mettre, mais la présentation du sujet au Forum PHP 2008, m’avait bien plu.

J’aimerai avoir vos retours d’expérience sur l’utilisation d’Eclipse en général et sur la création de plugins en particulier ! A vos claviers !

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Où travailler dans le web ?

20/09/2010

On m’a encore posé la question il y a peu. Ou travailler dans le web ? Le sujet me semble intéressant à traiter car finalement quand on est dedans c’est évident, mais avant d’y être on se pose parfois des questions auxquelles on n’apporte une réponse qu’après s’être fait sa propre expérience.

Certains site surfent sur la vague de la notation d’entreprise, mais entres les faux commentaires postés par des DRH en mal de recrutements et les aigris qui qui ne jugent pas de manière objective, difficile de trouver un avis sincère.

Ayant eu moi même des expériences diverses, voici mon ressenti.

Opened window
Photo de REMY SAGLIER – DOUBLERAY depuis Flickr

SSII

Souvent le passage obligé quand on sort des études, surtout si on ne sait pas exactement ce que l’on veut faire. Elles sont critiquées, souvent à raison, mais certaines sont bien pires que d’autres, pour ma part je n’ai pas eu à m’en plaindre, au contraire. J’y ai eu des missions variées qui m’ont permis de gagner en assurance, de travailler chez des clients très différents, avec des méthodologies variées et de rencontrer beaucoup de monde.

Les SSII permettent une montée en compétences rapide, et en début de carrière c’est à mon avis un choix pas plus mauvais qu’un autre. Mais faîtes tout de même attention à bien la choisir ! Il ne faut pas se focaliser sur la mission proposée, bien souvent vous ferez tout autre chose, c’est pourquoi il vaut mieux s’attarder sur l’ambiance générale, les moyens mis en œuvre pour al réussite des missions, le feeling avec le commercial ou le directeur d’agence…

Sans expérience les salaires sont peu élevés, n’attendez pas qu’on vous augmente significativement, regardez ailleurs pour voir ce que l’on vous propose, ensuite négociez ou changez !

Éditeur logiciel

Pour les mêmes raisons j’ai moins apprécié le travail chez un éditeur de logiciel. Arrivé en cours de projet, le travail et les technos était limités à l’existant, avec quelques évolutions sympas à développer, mais un périmètre trop restreint m’a poussé à aller voir ailleurs. Le risque de rester cantonner sur un même projet des années à faire de l’intégration pour des clients ou de la TMA sans rien de plus, ce n’était pas pour moi. Ceci dit certains y trouvent leur compte et peuvent s’investir à fond sur du long terme, avec l’assurance d’horaires moins contraignants, un environnement moins changeant…

Attention tout de même à ne pas trop vous enfermer et à évoluer, vous ne resterez pas 40 ans dans la même boite et le changement peut s’avérer rude.

Petite web agency

J’y ai travaillé en sous traitance pendant plus d’un an, et j’y ai apprécié la convivialité, la taille des projets, l’étendue des compétences demandées et l’autonomie accordée… On se rapproche d’un travail d’artisan du web., mais en équipe. Il faut bien sûr avoir un minimum d’expérience purement web, de la curiosité, l’envie d’apprendre, pour une expérience enrichissante !

Grosse web agency

C’est mon expérience actuelle, j’ai encore peu de recul, mais c’est pour le moment exactement ce que je recherchai !
Pour autant je ne me plairai pas chez n’importe quel concurrent, en effet mon choix était motivé par certains pré-requis indispensables à mon épanouissement professionnel :

  • Qualité des projets
  • Moyens mis à disposition
  • Niveau d’expertise
  • Valeurs humaines

Aujourd’hui c’est nickel, avec les quelques bémols qui font que rien n’est jamais parfait, mais qu’on est motivé pour les surmonter et améliorer encore ce qui peut l’être.
Pas évident d’être tout à fait objectif, en plus je ne suis pas sûr du tout que ca ressemble à ce qui se fait dans d’autres structures de taille équivalente ou je n’ai pas d’expérience, j’attends vos retours !

Indépendant

C’est une situation un peu particulière que je n’ai jamais vraiment développée, même si j’y ai rapidement pensé. Je manquait certainement d’expérience à ce moment là, et j’aurai eu du mal à m’en sortir, je ne suis pas assez « commercial ». Le côté positif c’est l’indépendance, le côté négatif c’est que l’on ne peut compter que sur soi même. Aux qualités de développeur il faut ajouter celles de commercial, et assez peu de gens peuvent gérer correctement ces deux aspects. Pensez aussi que c’est un cadre de travail ou l’on se retrouve plus souvent seul, ou il faut des compétences pour gérer son réseau, rencontrer du monde, échanger techniquement…

Financièrement les fortunes sont diverses, l’expérience et la qualité de votre réseau faisant bien souvent la différence. C’est pourquoi, avec une bonne expérience et des connaissances solides, cela peut être une piste à explorer. Mais pas pour moi qui ai besoin de l’émulation qu’apporte le travail en équipe, les échanges techniques, la vie de bureau…

Associations

Si les petites associations ne font souvent appels qu’a des bénévoles ou à des compétences internes, limitées, de plus grosses associations peuvent être un bon tremplin pour débuter. , le modèle économique ne permettant pas forcément mieux. Mais ce n’est pas forcément vrai et si en plus vous adhérez la cause de l’association, ce n’est que du bonheur !

Les dernières annonces que j’ai vu dans ce domaine étaient clairement sous payées, mais les postes étaient super intéressants ! à mon avis un très bon moyen de faire ses preuves en toute autonomie avant de voir plus grand !

Petit client final

On peut y retrouver les avantages de la petite web agency comme les inconvénients de l’éditeur logiciel. Une grande autonomie, et toujours le même projet… Évidement les cas sont variés et sur un projet à temps plein, on a l’occasion de mettre en place énormément de concept, de technos, de savoirs faire… Si l’intégration avec le reste de l’équipe, développeurs ou non est bonne, cela peut être une très bonne expérience, mais comment évoluer dans une petite structure ? Pensez-y !

Gros client final

C’est un peu comme le petit client final, mais avec une équipe plus développée, beaucoup de PME d’envergure nationale ou internationale, on un service informatique qui gère leur site web et quelques sites évènementiels, parfois en sous traitant à des web-agency, et là on se retrouve du côté du client. Encore un poste avec énormément de potentiel.

Les postes chez ce genre de clients ne sont pas les plus faciles à trouver, bien souvent il faudra passer par une mission via une SSII avant de se faire embaucher par le client. Un bon moyen de voir si le job plait ou pas. Dans cette catégorie, il y en a clairement pour tout les goûts !

Et encore…

On pourrait aussi citer le cas de l’employeur un peu en dehors du web, industriel qui privilégie les process métier ,mais qui utilise l’outil web pour des intranets. Vous ferez certes du web, mais certainement de manière moins sexy qu’en web-agency. Vous pouvez aussi bosser dans le web à titre perso, afin de gérer vous même votre boutique en ligne, par nécéssité ou par plaisir en tant qu’activité annexe…

Conclusion

Les occasions de travailler dans le web sont nombreuses, mais encore une fois, attention de ne pas se laisser enfermé dans un projet ou une techno, le web évolue vite et il est primordial de faire de une veille technique régulière, de se tenir informé des évolutions techniques sous peine d’être largué et plus du tout au goût du jour.
Pensez aussi que vous ne trouverez pas le poste rêvé du premier coup, qu’il faudra démontrer vos capacités à évoluer pour, après quelques changements, avoir un poste qui vous convienne bien… Jusqu’à la prochaine évolution, qui ne sera peut être possible qu’en s’investissant dans une autres structure…
Le principal est de se sentir bien au moment présent ! Je vous souhaite de l’être autant que moi !

Et vous ?

J’attends vos réactions et commentaires, vous travaillez comment vous ?

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Soirée connect, j’y serai !

07/09/2010

Piecing it all together
Photo de winterofdiscontent depuis Flickr

A l’occasion d’un déplacement sur Paris, j’aurai le plaisir d’être présent à la soirée connect du 14 septembre 2010.

Je prépare le lancement de mon projet de jeu pour les futurs parents, Mybabygame.com et j’espère donc y rencontrer des blogueurs ou des journalistes intéressés par le sujet.

Si vous avez aussi l’occasion d’aller à cette soirée de networking, n’hésitez pas à me contacter, par ailleurs je serais présent sur Paris régulièrement dans les semaines à venir, envoyez moi un mail qu’on aille boire un vers pour discuter web !

Piecing it all together
Photo de winterofdiscontent depuis Flickr

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Paris Web 2010, j’y serai !

23/08/2010

Sous le ciel de Paris
Photo de Reinante El Pintor de Fuego depuis Flickr

Paris Web c’est pour bientôt ! Il reste des places à tarif réduit jusqu’à fin août ! Mais dépêchez vous !

Je n’ai pas encore eu l’occasion de m’y rendre, juste beaucoup d’envie, et ce sera donc ma première participation. J’y vais pour me tenir au courant sur des sujets qui me tiennent à cœur, aussi personnellement que professionnellement. Des sujets qui me passionnent et qui seront au centre de l’évènement. Je peux donc le dire : Paris Web 2010, j’y serai !

Paris-Web 2010, j’y vais ! (du 14 au 16 octobre).

Au passage j’ajoute qu’après avoir passé du temps en SSII ou l’on fait du web sans trop se préoccuper de ce qui me parait fondamental (qualité, standards, accessibilité, bonnes pratiques…) ou alors de façon superficielle, sans en comprendre l’essence même, je suis plutôt content de voir que Clever Age est partenaire officiel de Paris Web 2010.

Que vous soyez déjà inscrit ou prêt à le faire, j’espère vous y retrouver, laissez un commentaire qu’on trouve le moyen de se croiser et de discuter un peu web !

Sous le ciel de Paris
Photo de Reinante El Pintor de Fuego depuis Flickr

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Recette & environnements de test

09/08/2010

On a tous eu l’occasion de livrer une modification directement sur un serveur en production, pas grand chose souvent, et on a tous eu l’occasion de le regretter rapidement !

Heureusement, dans tout projet digne de ce nom, on met en place des procédures plus ou moins développées pour tester le code dans de bonnes conditions afin d’éviter les surprises et les régressions.

Toute un série de tests permettent de valider le côté qualitatif du projet. Ils sont rarement tous mis en œuvre, souvent partiellement, sauf sur des projets stratégiques, et bien souvent on prend juste l’essentiel. C’est souvent suffisant pour arriver à un résultat correct, même si il en faudrait parfois un peu plus…

Le jardin botanique de Montréal
Photo de Oncle Tom depuis Flickr

Que tester ?

L’idéal est de tout tester mais certains tests peuvent être décorrélés du reste. La configuration du serveur, les scripts de mise en production ou de maintenance ou encore le paramétrage des noms de domaines ne sont pas nécessaires à toutes les étapes du développement. On peut souvent les tester séparément du reste sans risques, jusqu’à l’assemblage final en pré-production. Sinon que ce soit des tests de bas niveau, dans le code ou fonctionnels, ils permettront de s’assurer que l’on répond le plus précisément au besoin exprimé.

De toutes façon, tout doit être testé, plus ou moins suivant les cas, on n’imagine pas laisser la moindre place au hasard dans ce processus..

Quels types de tests ?

A chaque étape du développement les tests doivent s’enchaîner, de plus en plus précis, pour arriver au final à une application avec un minimum failles.

Test unitaires

Ce sont parfois quasiment les seuls tests réalisés avant la recette. Ce sont les premiers effectués, directement par les développeurs. C’est évidemment une mauvaise pratique de laisser le soin au seul développeur de tester son code et le fonctionnel rapidement entre deux développements. Le test fait en ayant connaissance du code est toujours orienté, et si le fonctionnel était mal compris son application sera forcément à revoir…

Tant que ces tests ne sont pas automatisés ou au moins effectués par une tierce personne et suivis dans un cahier de tests ils sont quasiment inutiles car limités à des cas non exhaustifs et non reproductibles. La création d’un cahier des tests permet de limiter les effets négatifs, mais rend souvent le travail moins intéressant et parfois rébarbatif…

Et certains tests qui touchent à l’ergonomie ou aux bonnes pratiques ne peuvent être faits de manière automatique car ils requièrent une faculté d’analyse et un œil expert. Le recours à un spécialiste du sujet peut s’avérer décisif si le niveau de qualité à atteindre est conséquent.

Tests unitaires automatisés

Qu’ils soient côté serveur ou côté client, l’automatisation et la réutilisation sont leur point fort !

Côté serveur des frameworks comme JUnit ou PHPUnit permettent de tester de manière efficace les fonctions d’un projet. On teste avec différents paramètres en entrée et on vérifie la sortie sans oublier les cas devant générer des erreurs afin de vérifier que le comportement attendu est le bon.

Coté client des outils comme BadBoy ou Sélénium permettent d’enregistrer des macros et de les rejouer à volonté. On s’assure ainsi qu’il n’y a pas de régression fonctionnelles.

Ces tests automatisés peuvent être lancés après l’ajout d’une fonctionnalité ou la correction d’un bug de manière à éviter les régressions. On peut ainsi tester efficacement et complètement les différentes fonctionnalités développées. Ils peuvent aussi être utilisés de manière automatisée sur une plateforme d’intégration continue.

Avec cette méthode, on capitalise énormément, les tests sont rejouables à l’infini par le client qui peut s’assurer de la bonne conduite du projet et même par une équipe différente qui devrait reprendre le développement ou la maintenance.

Les test peuvent même être à l’origine des développements. En les écrivant avant, on s’assure de bien répondre à chaque cas. Le développement sera validé quand tous les tests passeront.

Quels environnements ?

Environnement de test local

Il évolue souvent en cours de route, suivant l’évolution du cahier des charges, des test des développeurs, des différents projet sur lesquels on peut être amené à travailler simultanément. Il n’est pas toujours évident de tout cloisonner et ce n’est pas forcément nécessaire. A ce stade il peut être intéressant pour les différents acteurs d’avoir une plateforme de travail sans liens communs. C’est particulièrement vrai chez un éditeur de logiciels, qui ne maîtrise pas forcément la plateforme cible de ces clients. Cela permet de capitaliser sur des expériences variées et de pouvoir répondre à un besoin différent facilement.

Pour avoir sous la main des environnements divers et variés pour tester différents clients web par exemple, le recours à des machines virtuelles ou « VM » est d’un grand secours. Vous pouvez ainsi avoir facilement sous la main plusieurs OS, et navigateurs dans des versions hétéroclites. Que ces VM soient sur votre poste ou en réseau, accessible à distance, elles vous permettront de faire vos tests dans d’excellentes conditions.

Environnement de recette

L’environnement de recette doit être proche de l’environnement final, au moment du développement il m’est arrivé assez souvent de ne pas connaitre précisément l’hébergement cible, on peut cependant partir sur les bases évidentes. Choix du langage, des version majeures des différents composants, paramétrages… Le but est d’être au plus près possible de la cible, de manière à ne pas avoir de mauvaises surprises par la suite. Évidemment plus tôt on aura une image précise du serveur de production, et mieux on pourra affiner cet environnement.

Environnement de pré-production

L’environnement de pré-production doit être une copie exacte de l’environnement de production, avec un paramétrage exactement similaire et des données de production. Et l’on ne peut transiger sur aucun de ces points ! Il faudra bien sûr veiller à répliquer et documenter immédiatement le moindre changement.

A chaque fois que l’on m’a imposé une différence si minime soit elle, une erreur est apparue en production. Le plus souvent très légère, c’est vrai mais quel intérêt de faire ce test si il n’est pas exhaustif

Conclusion

Les tests doivent être la base de tout développement, qu’ils soient faits de manière humaine ou automatisée, leur régularité permet d’anticiper les dérives et de corriger rapidement les erreurs.
Des contraintes temporelles ou budgétaires viennent souvent limiter leur mise en application, pensez alors à faire valider régulièrement l’avancée du projet par le client, à défaut de tests, c’est à lui de prendre ses responsabilités.

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Trouver un bon hebergeur web, quels critères ?

20/07/2010

Après, avoir fait un point sur l’hébergement l’été dernier, je me devais de faire une mise à jour, mon expérience dans le domaine ayant évolué de façon significative.
La raison de ce changement est bien sûr liée à l’évolution de mes besoins, et l’envie d’avoir plus de souplesse dans mon utilisation quotidienne de mon hébergement.

Depuis mon premier hébergement mutualisé offert gratuitement par Wanadoo en 2000, j’ai régulièrement changé à chaque fois pour mieux ou presque. Je suis donc passé par du mutualisé gratuit, du mutualisé payant associatif, du mutualisé payant, et tout ceci avec diverses fortunes, les pires n’étant pas forcément ceux que l’on croit.

Trains
Photo de Swisscan depuis Flickr

Mes critères

Mes critères pour juger un bon hébergeur sont dans l’ordre :

  • Moyens mis en œuvre, outre les options dont on a vraiment besoin, quels sont les petits plus qui font la différence ?
  • Capacité de réaction, En cas de panne, la résolution est elle rapide, y’a t’il une transparence de l’hébergeur sur les problèmes rencontrés ?
  • Qualité du support, Les réponses sont elles de qualité et fournies rapidement ?
  • Utilisabilité de l’interface d’administration, l’hébergement est il facile à utiliser ?
  • Prix, je le met en dernier, car le principal est tout de même d’avoir un service de qualité, même si on trouve tous les prix, les écarts entre offres similaires sont mineurs.

Et sur ces points j’ai souvent été déçu. Beaucoup d’hébergeurs font du chiffre, vendent à coup de promotions, des hébergements que l’on peut rarement tester avant engagement, et ne se soucient guère du suivi.

Mes expériences

J’ai eu certaines mésaventures et souvent la réaction de l’hébergeur était minimale… Que dire d’un hébergeur qui actuellement encore propose PHP4 par défaut alors qu’il n’est plus maintenu ? D’un autre qui censure tous les problèmes remontés sur son forum pour montrer que tout va bien ? D’un autre qui ferme les tickets ouverts auprès du support sans raison, parce que c’est plus simple comme ca, D’un autre qui disparait avec la caisse du jour au lendemain sans payer aucun fournisseur ? Bon ok, sur ce coup là j’ai vraiment pas eu de chance…

Et pour trouver un bon hébergeur quand on en a déjà fait pas mal n’est pas si évident. Si l’on supprime les plus évidents, ceux que l’on a déjà testé, il en reste des dizaines de petits, qui annoncent tous être les moins cher et les meilleurs, sur lesquels se dit tout et son contraire sur les sites comparatifs. A qui faire confiance ?

Je me suis donc tourné vers une offre un peu plus chère que par le passé, et je suis passé sur une offre virtualisée. Étant très content des offres de Gandi pour leur gestion des noms de domaine, et ce depuis des années, j’ai commandé ma première part il y a trois mois.

Pourquoi ce choix ? Réponse point par point :

Les moyens mis en œuvre ?

Comme il s’agit d’un serveur mutualisé, j’ai l’avantage d’avoir entièrement la main sur ma machine, là dessus rien de bien différent d’un autre hébergeur si ce n’est l’option AI qui permet au novice d’installer sans aucune connaissance un serveur avec la plateforme LAMP avec la distribution de son choix et des options classiques tels qu’un serveur FTP, ou un serveur de mail. Pour avoir testé cette option, elle ne m’a pas suffit en termes de souplesse mais je l’ai trouvée tout à fait à la hauteur, et je pense qu’elle répond au besoin de pas mal de novices ! Sur ce point Gandi innove et c’est très bien !
La gestion automatisée des ressources est un plus non négligeable qui permet d’ajouter ou de supprimer des parts supplémentaires à la volée pour faire face à des pics de visites et de payer ces ressources supplémentaires au prorata de leur utilisation !

Un bon point également pour la partie noms de domaine qui permet plus de souplesse que chez la plupart des hébergeurs. On est ici libre de faire les paramétrages que l’on souhaite très librement sans formulaire compliqué qui bride les possibilités.

La capacité de réaction ?

Je n’ai pas eu l’occasion de constater des problèmes depuis que je suis client de l’offre, mais je me base sur mon expérience depuis presque dix ans sur la gestion de mes noms de domaines, rien à redire.

La qualité du support ?

J’ai eu des hébergeurs qui répondaient soit disant 24/7, mais dans les faits… Ici le support est plus limité mais très réactif sur les plages horaires annoncées. On peut même répondre directement aux mails du support plutôt que de repasser par l’interface d’administration, ce qui est appréciable vu le temps perdu chez certains concurrents…

Quand à la qualité des réponses, quelles soient fonctionnelles, techniques ou commerciales, elles sont toujours précises, et très courtoises !

L’utilisabilité de l’interface ?

L’interface est claire et agréable à utiliser. Le style dépouillé permet de se concentrer sur l’essentiel, mis à part quelques détails, c’est très facile à utiliser, on est très loin devant mes précédents hébergeurs !

Le prix ?

Effectivement je paye plus cher que pour mes précédentes offres, mais pour cette gamme de produits, rien d’excessif. Les prix ailleurs sont dans le même ordre d’idées. Et vue les points précédents, c’est justifié.
A noter la mise à disposition gratuite de parts pour tester, et le premier mois satisfait et remboursé, qui permet de finaliser ses tests dans d’excellentes conditions.

On notera que contrairement à d’autres hébergeur ou tout est automatisé que l’achat de l’hébergement passe par une demande d’inscription motivée qui permet de qualifier la demande et d’aiguiller le client. Encore un signe de qualité.
Avec la gestion automatisée des ressources on ne paye que ce que l’on consomme contrairement à d’autres hébergeurs qui poussent à prendre des offres toujours plus élevés, c’est un des points forts de cet hébergeur !

Conclusion

Au final, même avec un recul encore limité je suis extrêmement satisfait de mon choix, et les possibilités offertes me poussent vers de nouveaux usages, de nouvelles possibilités que je n’osait pas imaginer auparavant. Évidemment je ne peux pas comparer directement les offres tant elles sont différentes, mais en termes de rapidité les performances sont deux fois meilleures !

La gestion d’un serveur demande par contre un apprentissage important, mais la souplesse et le confort d’utilisation sont à ce prix. Je progresse donc dans ce domaine, que je n’avais pas encore eu le temps d’aborder. Cela fera l’objet de prochains billets, notamment à propos d’une série de livres sur le sujet.

Finalement, vu le prix il faut en avoir l’usage, mais finalement ce n’est que la moitié de ce que l’on paye pour accéder à Internet…

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