Fabrice Mazoir
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Les bureaux design de Lego : un must !
09/02/2012
Lego, la célèbre marque de petits bonhommes, n'a rien à envier à Google ou Facebook côté bureaux : designs, contemporains... Situés à Billund au Danemark, ses locaux ont de quoi motiver les salariés à venir travailler chaque matin ! Dessinés par les architectes de l'agence Rosan Bosch, ils offrent de grands espaces de pause, de jeux, d'échange et de réunions. Avant de s'installer dans ces bureaux, le fabricant de jouets s'était déjà démarqué sur des cartes de visites en forme de personnages Lego à l'effigie de ses salariés et estampillés de leurs coordonnées (voir chez Korben).
Si le nom de la marque a été inspiré des mots danois "leg godt", signifiant "joue bien", ce n'est pas pour rien, non ?






- Via Fubiz
Mobile, réseaux sociaux : l'économie des applications créé des emplois
08/02/2012
Télécharger des applications sur son mobile ou sur Facebook génère indirectement de l'emploi. Rien qu'aux Etats-Unis, l'économie des applications pour mobiles ou réseaux communautaires, emploie déjà 466.000 personnes. Une "nouvelle économie" qui est ainsi passée de zéro emplois en 2007 à près de 500.000 aujourd'hui. Une évolution fulgurante auscultée par l'association TechNet qui vient de publier une étude à ce sujet.
"Aujourd'hui, l'appli-économie créé des emplois partout aux Etats-Unis, elle emploie déjà des centaines de milliers de personnes et encore plus dans les années à venir" explique Rey Ramsey, le président de TechNet qui regroupe les dirigeants des entreprises technologiques de ce secteur florissant. "L'économie des applications, avec l'ensemble du secteur de la communication, a été une source d'embauche importante dans un marché du travail qui était au contraire, plutôt atone" résume de son côté l'auteur du rapport, Michael Mandel.
Jouer à Farmville créé de l'emploi
Et dans le domaine de l'appli-économie, c'est Facebook qui fait figure de locomotive. A lui seul, le réseau social lancé par Mark Zuckerberg aurait généré 182.744 emplois à plein temps aux USA autour du développement d'applis. Avec en première ligne, des éditeurs de jeux comme Zynga. Comme quoi jouer à Farmville peut vous faire perdre du temps mais aussi générer de l'emploi Outre-Atlantique !
En Europe aussi Facebook contribue à la croissance. Son impact sur l'emploi et l'économie, résumé la semaine dernière dans une infographie, représente déjà 232.000 postes sur le Vieux Continent et 22.000 jobs rien qu'en France. Des postes qualifiés encore une fois liés au développement exponentiel de "l'appli-économie".
Et au-delà des multiples sous-traitants et développeurs d'applications qui gravitent dans ce nouvel écosystème, l'entreprise Facebook elle-même créé beaucoup d'emplois. La firme a annoncé en fin d'année dernière que le nombre de recrutements prévus pour 2012 s'élèvait à "plusieurs milliers", en particulier au siège californien mais aussi à New York.
Le m-commerce en forte croissance
Autre chiffre impressionnant sur le développement du mobile, mais cette fois en France. Selon la Fevad, le m-commerce (les achats effectués via les mobiles) serait en progression de 215% entre Noël 2010 et Noël 2011. Et si les ventes via mobiles et smartphones ne représentent pour l'instant que 3% du chiffre d'affaires total du e-commerce en France, leur part devrait augmenter fortement dans les prochaines années.
Et même si en France on n'a pas encore de success-story à la Facebook ou Google, les entreprises du web vont peser de plus en plus lourd d'ici 2015, où l'économie du web numérique pourrait bien représenter plus de 5% du PIB et créer 450.000 emplois nets.
- Image tirée du site TechNet
Des outils pour préparer son entretien en anglais
07/02/2012
Si vous en êtes encore à chercher Brian dans la cuisine, une sérieuse remise à niveau en anglais s’impose ! Aujourd’hui, de nombreux outils en ligne, pratiques et gratuits, vous permettent d'exercer votre oreille sans traverser le shuttle. Le dernier en date : Englishbyyourself. Développé par le Centre national d’enseignement à distance (Cned), ce site Internet s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes. "L'objectif est une immersion dans l'anglais parlé, pour une pratique orale et quotidienne", explique le directeur général du Cned, Serge Bergamelli.
Les ressources en ligne vont s’adapter aux centres d’intérêt sélectionnés lors de l’inscription des internautes. "Selon que vos attentes sont de l'anglais pour le commerce, pour travailler dans le secteur du tourisme, ou pour un voyage personnel, les vidéos et ressources proposées ne seront pas les mêmes", détaille Serge Bergamelli. Un espace Liveradio permet également d’écouter les principales chaînes de radio et de télévisions anglophones. Des formations, gratuites et payantes, sont également mises à disposition des internautes.
"Tell me about yourself"
D’autres outils en ligne vous aident à répondre aux principales questions posées lors d’un entretien d’embauche en anglais. Un bon moyen de ne pas être pris au dépourvu si votre interlocuteur suggère : "let‘s talk in English". Apprendre-Anglais.tv met ainsi en ligne différentes vidéos pour "apprendre certaines expressions très utiles pour faire la différence face à un employeur".
Une vidéo en ligne sur Youtube recense également 100 questions qui pourraient vous être posées en anglais lors d’un entretien de recrutement. L’intérêt pour les plus débutants : les questions sont posées une première fois en Français puis en Anglais. So, ready to describe yourself in five minutes ?
Des cours en visioconférence
Un autre site, Englishtown, fait également le point sur ce qu’il faut dire lors d’un recrutement en anglais. Si certains conseils dispensés révèlent du bon sens, ils rappellent néanmoins qu’un entretien ça se prépare ! Ce site permet également de recevoir des leçons d’anglais en ligne, chaque jour dans sa boîte mail. Pour plus d’interactions, des leçons dispensées via Skype ou par téléphone existent également. Payants, ces sites vous mettent en contact avec un professeur pour des cours collectifs ou individuels en visioconférence.
Dans tous les cas, un bon apprentissage passe par le plaisir d’apprendre la langue. Voyager dans un pays anglophone ou encore partager un moment de détente dans un vrai pub fréquenté par des anglophones sera le meilleur outil pour progresser. Et surtout, pour dépasser vos peurs !
2012, l'année des coopératives ?
06/02/2012
2012 est officiellement l'Année Internationale des coopératives selon les Nations Unies, qui a décidé de mettre en avant la contribution de celles-ci en faveur du développement économique et de l'emploi. Ces entreprises pas comme les autres bénéficient d'une gouvernance démocratique et prônent une répartition équitable des résultats. Les avantages sont multiples : 100 millions d'emplois créés chaque année dans le monde et des entreprises pérennes. Mais attention, la Société Coopérative et Participative (Scop) n'est pas la solution miracle...
L'adoption de ce modèle peut effectivement parfois sauver des entreprises de la faillite, faute de repreneur. C'est pourquoi la Scop est devenue si populaire pendant la crise. Le fonctionnement des coopératives est en effet basé sur le partage équitable des bénéfices : une part pour les salariés (participation, intéressement), une part pour les salariés actionnaires (dividendes), et une part pour les réserves de l'entreprise. Un modèle qui fait écho à l'heure où l'humain tend à revenir au centre de l'entreprise. Mais comme toute entreprise, la Scop doit faire du profit.
Croissance et pérennité
21 000 entreprises coopératives emploient près d'un million de salariés en France. On en trouve principalement dans les secteurs du BTP, des services (communication, conseil, formation...) et dans l'industrie, et dans les régions Ouest (364 Scop), Ile-de-France (298) et Rhône-Alpes (295). L'ancrage régional des Scops est fort : 75 % des sièges sociaux sont en régions.
Chaque année, les Scops progressent : 208 Scop nouvelles sont nées en 2010, contre 166 en 2009, quelle que soit l'origine de création (ex-nihilo, réanimations et reprises d'entreprises en difficulté, transmission d'entreprises saines et transformation).
Une meilleure solidité financière
Côté rentabilité, les entreprises qui ont franchi le pas s'en sortent plutôt bien avec un taux de 66% de survie après trois en Scop selon l'Insee (74% dans le monde). Si comme toutes les entreprises, les Scop ont été affectées par la crise (baisse des bénéfices de 12%), elles continuent leur progression de 3,5% par an.
Et selon la 3ème édition du Panorama sectoriel et Top 100 des entreprises coopératives, celles-ci ont bien résisté à la crise dans la période 2008-2010. Le chiffre d'affaires cumulé des 100 premières entreprises coopératives est de 188 milliards d'euros en 2010 et enregistre une augmentation de 4% depuis 2008. Les entreprises coopératives du Top 100 et leurs filiales emploient 750 000 personnes, soit 3 % de l'emploi salarié privé en France.
A noter que la France est le pays où l'on trouve le plus de "coopérateurs" avec 24 millions de membres pour le mouvement coopératif français, suivi par l'Allemagne (20 509 973) et l'Italie (13 063 419).
Une alternative, mais pas LA solution à tout
Depuis la crise, le modèle des Scops est mis en avant comme une solution au sauvetage d'entreprises défaillantes, encore plus récemment avec l'affaire SeaFrance. Effectivement, le taux de survie des entreprises créées en coopératives est de 57% au-dessus de la moyenne nationale. Dans l'industrie, sur les dix dernières années, les Scops ont mieux résisté que les autres PME. Toutefois, l'exemple de SeaFrance est bien la preuve que ce modèle n'est pas le remède à tout. Sur les quelques 200 Scop créées chaque année, moins de 5% sont issues de redémarrages d'entreprises en difficulté. La plupart se font lorsqu'il n'y a pas de repreneur, et sur de petites entreprises. De plus, l'entreprise doit être en bonne santé financière, c'est pourquoi réinvestir les indemnités de licenciement des salariés dans une Scop pour relancer SeaFrance comportait de très gros risques.
Pour la Confédération générale des Sociétés coopératives et participatives, l'affaire SeaFrance a eu le mérité "de faire connaître pendant un mois le statut Scop à tous les français." Dommage que l'issue n'est pas été plus positive, elle. Pour mieux informer le grand public et les professionnels, la Confédération vient justement de lancer sa campagne sur le thème "la démocratie nous réussit" (ci-contre).
Le Bureau international du Travail (BIT) a lui-même salué la proclamation de 2012 comme "Année internationale des coopératives" par une vidéo :
La page Facebook de l'année internationale des coopératives : www.facebook.com/CoopsYear
Parentalité : comment impliquer les hommes en entreprise ?
03/02/2012
L'observatoire de la Parentalité en Entreprise (OPE) a rendu jeudi à la secrétaire d’État à la famille son guide des bonnes pratiques en entreprise pour améliorer l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Face aux inégalités salariales et à la faible représentation des femmes aux fonctions dirigeantes notamment, l'Observatoire a développé dix points pour "enregistrer de nouvelles avancées". Un combat qui devra mobiliser les hommes.
Faire évoluer les stéréotypes de genre
"Les entreprises constituent des machines à reproduire les stéréotypes". Un phénomène bien souvent inconscient et involontaire chez les hommes, explique l'Observatoire. Pour y remédier, des enquêtes et des séminaires doivent amener les hommes à prendre conscience des discriminations dont sont victimes les femmes. Les hommes subissent également les stéréotypes. Le plus souvent, ces derniers sont liés à leur rôle de père. Quitter le travail plus tôt ou encore demander un quatre cinquièmes pour s'occuper de son enfant ne sont pas des attitudes valorisées pour les hommes. De "nouveaux modèles masculins doivent être mis en exergue pour déculpabiliser et encourager les hommes qui ont envie de changer", estime l'Observatoire
Faire reculer la culture du présentéisme
Faut-il rester après 19 heures au travail ? En France, cela est perçu comme un signe d'engagement, dans les pays anglo-saxons, d'inefficacité. D'autant que cette "culture du "présentéisme à la Française" pénalise les femmes lorsqu'elles deviennent mère", poursuit l'Observatoire. Les hommes profitent en effet d'arriver tôt le matin et de partir tard le soir au travail pour tisser des liens informels entre collègues. Des "réseaux informels" dont ne bénéficient pas les femmes et qui les empêchent de franchir le plafond de verre. L'Observatoire encourage ainsi les femmes à se réunir en réseaux mais à des réseaux ouverts aux hommes pour ne pas "entériner une forme de séparation, voire d'opposition" entre les sexes.
Faire reconnaître l'engagement paternel dans l'entreprise
Pour l'OPE, il est nécessaire d'apporter des services facilitant le quotidien des salariés parents. Des systèmes de crèche et de conciergerie ont ainsi un impact positif sur l'engagement des pères. Cela doit aussi passer par une organisation du temps de travail profitable aux pères : télétravail et aménagement des horaires sont des facteurs à prendre en compte. Pour l'Observatoire, les DRH devraient également mener des entretiens pré et post congé paternité "pour éviter que les parents ne soient discriminés en termes d'évolution de carrière".
Faire organiser la journée annuelle de la Famille en entreprise
L'OPE souhaite développer la journée de la Famille. Lancée à son initiative en 2010, elle est encore limitée à certaines entreprises. Pour l'Observatoire, elle devrait avoir lieu chaque année pour humaniser les relations dans l'entreprise. Ce qui peut apparaître comme une mesure gadget permet, selon l'OPE, de faire découvrir aux enfants le monde du travail de leurs parents. "Leur donner à voir l'entreprise de l'intérieur le monde professionnel, sous un jour positif, peut donc apparaître comme une source d'énergie positive pour les jeunes générations".
Faire s'allonger le congé de paternité et le congé parental masculin
Alors que les femmes ont tendance à prendre l'ensemble de leur congé maternité, les hommes qui agissent de même sont plutôt mal perçus. Allonger le congé paternité serait donc un "plus" pour les hommes, mais surtout cela permettrait de "corriger un facteur de discrimination qui pénalise les femmes". Chacun connaîtra alors les mêmes contraintes (indisponibilité, surcoût financier lié à la perte de salaire) et améliorera le regard des employeurs face aux femmes. Tout candidat à un recrutement sera dès lors perçu comme susceptible de quitter temporairement son emploi pour s'occuper de son enfant.
Faire recourir les hommes au temps partiel
Autre comportement égalitaire à développer : le recours au temps partiel chez les hommes. Aujourd'hui, les femmes en sont les principales victimes, d'autant que ce temps partiel est perçu comme un plus faible engagement de leur part dans l'entreprise. "En termes d'exemplarité, l'idéal serait que des dirigeants d'entreprises, et notamment des PDG d'entreprises connues, se mettent à travailler à temps partiel et le fassent savoir", poursuit l'Observatoire.
Faire émerger le concept de " flexibilité " positive
Aujourd'hui, la flexibilité au travail est souvent mise en place par les entreprises pour répondre à leur logique de productivité. Là encore, l'Observatoire veut renverser cette tendance et faire de la flexibilité une organisation positive pour les salariés. Elle permettrait notamment aux pères de gérer leur temps de travail plus souplement et s'impliquer davantage dans la vie familiale et domestique. Pour les familles monoparentales, l'OPE juge qu'il serait bon d'instaurer des semaines "compressées" ou encore un passage à temps partiel à 90% sur quatre jours.
Faire croître le télétravail
Toujours cité comme une forme d'organisation moderne et répondant aux évolutions de la société, le télétravail peine pourtant à se développer en France. Le télétravail serait de même plus susceptible d'intéresser les hommes : on "est ici loin de l'imaginaire masculino-répulsif du travail à temps partiel", estime l'Observatoire. L'instauration du télétravail permettrait également de faire évoluer les mentalités masculines liées à la "représentation de la performance, du présentéisme et l'engagement paternel", poursuit l'OPE.
Faire éclore les managers "bio "
"A une époque qui se veut civilisée, est-ce acceptable que quatre femmes sur dix déclarent stresser à l'idée d'annoncer leur grossesse à leur manager ?". Pour lutter contre cette forme de discrimination, l'Observatoire appelle à un "big bang culturel" et à une "révolution managériale". Le manager "bio" serait ainsi plus à l'écoute du rythme des salariés, de leur personnalité et même de leur écosystème. En respectant le rythme biologique des salariés, les dirigeants obtiennent également un meilleur rendement de leurs collaborateurs.
Faire le lien entre mixité et performance économique
Dernier point mis en avant par l'OPE : la mixité et le métissage au travail. Et ce afin de renverser les idées selon lesquelles "moins il y a de femmes dans l'entreprise, plus cette dernière est performante économiquement". D'autant que les chiffres parlent d'eux-mêmes, dans le palmarès des 100 entreprises indépendantes les plus performantes les trois premières sont dirigées par des femmes. L'index Women Equity for Growth 2011 enfonce le clou : les PME de croissance menées par des femmes marchent très bien, "parfois plus que celles dirigées par les hommes".
Retrouvez l'intégralité de l'étude. Dans une deuxième partie, l'Observatoire de la parentalité en entreprise présente 12 portraits d'hommes "qui font changer les lignes".
Un tiers des auto-entrepreneurs sont d'anciens chômeurs
02/02/2012
Le million ! Cette semaine, ce sera le nombre d'auto-entreprises créées en France en l'espace de trois ans seulement. Rien qu'en 2011, plus de 50% des créations d'entreprises sont le fait des auto-entrepreneurs (AE), selon la Fédération des auto-entrepreneurs (FDAE). Un succès qui s'explique par les facilités du statut, estime l'Insee dans sa dernière étude publiée mercredi. Dans ce document, l'Institut dresse un portrait-robot complet des AE. Chiffre d'affaires, lieu de travail, échec, désir de créer, sexe des créateurs... Tout y passe.
Une activité secondaire pour les employés du public
Selon l'Insee, "3 auto-entrepreneurs sur 4" ont monté leur structure grâce à ce régime particulier. Mais qui sont ces créateurs ? "Avant de créer leur auto-entreprise, 32 % des AE étaient salariés stables du secteur privé et 30 % au chômage", explique l'Insee. Le reste des AE était des salariés de la fonction publique, des étudiants ou des retraités.
Entre la population en activité et celle au chômage, les motivations face à l'auto-entreprenariat sont bien différentes. Pour 80% des demandeurs d'emploi, leur entreprise devient leur activité principale, quand pour 90% des salariés du public, elle constitue une activité secondaire. Il n'en reste pas moins que pour plus de 55% des AE, leur entreprise constitue leur activité principale, avec un pic à 70% dans le secteur de la construction.
Des entrepreneurs essentiellement masculins
Si en majorité (66%), les AE sont des hommes, les créatrices d'entreprises les plus diplômés sont des femmes. Presque la moitié d'entre elles ont un niveau Bac +3. La répartition des fonctions entrepreneuriales semble assez liée au sexe des AE. Ainsi, le secteur de la construction est très masculin (97%), comme celui de l'information et de la communication (85%), alors que les femmes "sont plus présentes dans les services aux ménages et dans l'enseignement, la santé et l'action sociale où elles représentent plus de la moitié des nouveaux AE", analyse l'Insee. Le diplôme joue également sur le domaine d'intervention des AE. Les plus diplômés (niveau supérieur à Bac +2), sont deux fois plus présents dans les secteurs des activités de soutien aux entreprises quand les moins diplômés s'orientent vers le commerce et la construction. A noter que les AE sont également globalement plus jeunes que la moyenne des créateurs d'entreprise. Plus de 40% ont entre 20 et 34 ans contre 34% pour les autres créateurs et 33% pour l'ensemble de la population.
1 000 euros par mois
On le savait déjà, être le chef d'une auto-entreprise ne signifie pas forcément rouler sur l'or. Selon les données de l'Insee établies sur l'année 2010, les AE réalisent en moyenne un chiffre d'affaires de 1000 euros par mois. Un chiffre bien inférieur aux plafonds du régime : 81 500 euros annuels pour une activité commerciale, 32 600 euros pour les prestations de services et les activités libérales.
Certains secteurs rapportent cependant un peu plus que d'autres. La restauration permet ainsi aux AE de dégager en moyenne un chiffre d'affaires de 1 460 euros, contre 1310 dans la construction. A l'inverse, il est le plus faible dans ceux de l'enseignement, la santé et l'action sociale (750 euros), l'industrie (720 euros) et les services aux ménages (690 euros). "Il est à noter que le chiffre d'affaires, à lui seul, ne préjuge pas des revenus tirés de l'activité d'auto-entrepreneur : il faut considérer les coûts engagés, qui peuvent être plus importants dans la restauration et la construction", précise l'Insee.
Si la création d'auto-entreprises a bondi depuis l'entrée en vigueur du dispositif en 2009, le régime semble néanmoins arriver à saturation. En 2011, la création d'auto-entreprises a en effet chuté de 18,9%. Le statut des AE pourrait en partie expliquer cet essoufflement. Près de 50% des AE se plaignent en effet de ne pas pouvoir déduire de leur chiffre d'affaires les investissements, la TVA ou les charges. Ils sont également 30% à déplorer un manque d'information sur leur statut. Ces freins expliqueraient que 40% des créateurs abandonnent leur activité. Parmi ces derniers, plus d’un quart recherchent un emploi, 19 % adoptent un autre statut et 7 % reprennent des études.
Lire l'étude complète de l'Insee.
Gagnez vos invitations pour la Journée Maman Travaille !
02/02/2012
Jeudi 9 Février 2012 à Paris se tiendra la Journée Maman Travaille à la Maison des Associations de Solidarité dans le 13ème, à Paris. Cette journée des mères actives est la première du genre. Elle est organisée par le réseau Maman Travaille et réunit de nombreuses expertes et experts de l'emploi des femmes et de la conciliation vie professionnelle/vie familiale. Laissez un commentaire et vous serez tiré(e) au sort pour tenter de gagner une invitation à la journée valable pour deux personnes (2 invitations à gagner en tout).
Durant les conférences "Maman travaille", de nombreux spécialistes seront présent(e)s pour débattre et partager avec les participant(e)s leurs réflexions, expériences, bonnes pratiques, et leurs pistes d'amélioration sur l'emploi au féminin et la conciliation vie pro/vie perso. L'évènement est à l'initiative de Marlène Schiappa, la fondatrice du réseau Maman Travaille et auteure du guide des mères actives. Il est organisé en partenariat avec des entreprises privées.
Au programme :
- Le matin : une invitée spéciale, Blandine Métayer, jouera en ouverture un extrait live de sa pièce "Je suis Top !" sur le parcours et les déboires d'une femme dirigeante expérimentée... Les débats de la matinée seront suivis par Laurence Cocandeau-Bellanger, Psychologue et maître de conférence, auteure de "Femme au travail, comment concilier vie professionnelle et vie familiale" (Armand Colin). Au menu des thématiques débattues : "Plafond de mère" et "Les activités professionnelles alternatives".
- L'après-midi : Aude de Thuin, fondatrice du Women's Forum, qui donnera une allocution d'ouverture sur le thème "Femmes, si vous osiez...". Les débats de l'après-midi seront suivis par François Fatoux, délégué général de l'Observatoire de la Responsabilité Sociétale en Entreprise. Au menu des thématiques débattues : "Dégenrez les politiques de parentalité" et "Les politiques de conciliation qui fonctionnent".
De nombreux(ses) expert(e)s seront présent(e)s durant cette journée. Parmi eux : Brigitte Grésy (Igas), Emmanuelle Gagliardi (L on Top), Nadia Daam (émission Les Maternelles), Nora Esnault (Entrepreneuses Mag), Valérie Dagand (Cyber'Elles), Céline Fénie (Mompreneurs), la blogueuse féministe Olympe, Barbara Nativel (coach), Jérôme Ballarin (ORSE), etc. Plus de détails sur le dossier de presse de "La Journée Maman travaille"...
Une journée qui s'annonce riche de rencontres ! N'oubliez de laisser un commentaire pour participer au tirage au sort et tenter de gagner une invitation pour 2 personnes. Tirage au sort demain.
Jeudi 9 février 2012, de 9h à 17h (accueil à 8h30) à la Maison des Associations de Solidarité (MAS), 10 rue de Terres au Curé, 75013 Paris. Entrée payante (avec café d'accueil, déjeuner et programme) : 120€ pour les entreprises, 50 € pour les particuliers, 10 € pour les demandeurs d'emploi. Plus de détails sur www.journee-mamantravaille.com.
Un best-of des pires offres de Pôle Emploi
01/02/2012
Mardi, le quotidien Midi Libre révélait une curieuse offre de Pôle Emploi. Rien de moins qu'un travail de "danseuse topless" dans une boîte de nuit de la région montpelliéraine. L'offre, adressée à une éducatrice spécialisée âgée de 53 ans, précisait que l'emploi était payé "12,99 euros de l'heure" pour "interpréter des oeuvres chorégraphiques"... La quinquagénaire a refusé le poste. Mais rien d'illégal dans cette offre considérée comme "raisonnable" par Pôle Emploi. Pourtant, ce n'est pas la première fois que le site public commet de telles bourdes. Florilège des annonces les plus farfelues du service public de l'emploi.
Quand l'armée recrute
Ça se passe dans le Nord. A Villeneuve-d'Ascq précisément. Le site Pôle-Emploi propose un poste de 38 heures hebdomadaire dans une administration. Même les débutants sont acceptés. La mission ? Assurer "le service et la gestion du bar dans les locaux de la gendarmerie". L'heureux salarié a pu trinquer, entre collègues, à son CDI.
4 centimètres sur le dessus
Deux emplois de comédiens devant "mesurer entre 174 et 178 centimètres, être mince, avoir des cheveux noirs avec 4 cm sur le dessus et la nuque courte (ou accepter la nuque courte)" étaient récemment recherchés. Vous ressemblez à ce portrait-robot ? Alors vous auriez pu postuler pour incarner Jean ou Michel Drucker dans le téléfilm "Qu'est-ce qu'on va faire de toi ?". Cachet : 123 euros.
246 kilomètres pour une heure de travail
En avril 2010, Le Parisien, citait le cas de Claude Davaine, un chômeur de 58 ans vivant, lui aussi, près de Montpellier. Il avait reçu un courrier pour travailler en Corse ! Soit une distance de 246 kilomètres pour un emploi d'une heure par semaine rémunéré 9 euros... Même pas de quoi payer son trajet.
Chats pour adultes
En 2011 déjà, des offres pour des métiers disons "olé olé" étaient diffusées par Pôle Emploi. Comme cette société multimédia qui "recherche 3 animatrices/teurs webcam. Vous assurez l'animation de tchats visio pour adultes (messagerie rose / TV charme) la nuit et le week-end. Postes à pourvoir en CDI : temps plein (35h). Temps partiel possible (minimum 18h/semaine)". Les débutant(e)s étaient acceptés.
Une autre annonce diffusée en 2010 promettait pour le même type de job, une rémunération mensuelle comprise entre 1400 et 2000 euros, sans les primes.
Un emploi alimentaire
Une perle de l'ex Anpe que Mode(s) d'emploi vous révélait en septembre 2008. A l'époque un chef d'équipe en peinture industrielle était recherché. Une mission pour le moins indigeste : "vous lancez la production et mangez une équipe de 8 personnes". Un repas copieux et difficile à digérer, "la station debout permanente" étant obligatoire...
Pour quelques roupies de plus
Rappelez-vous, printemps 2008. Des sont passées pour des postes d'informaticiens. Dépaysement assuré pour les volontaires, les emplois sont situés en Inde. Et le salaire : entre 10 000 et 20 000 roupies par mois. Le directeur général de l'époque de Pôle Emploi expliquait que cela "représentait quatre à cinq fois le salaire moyen en Inde". Rapporté en euros, cela donne entre 150 et 300 euros mensuels.
Job de crevard : le pire du pire
Son compte Twitter est sans ambiguïté. Jobdecrevard recense le pire du pire des offres d'emploi sur le web. Une société rennaise recherche ainsi un geek, ou à défaut "un VRP ou journaliste" ayant 1 à 2 ans d'expérience dans le domaine du marketing online et une "moyenne en dictée supérieur à 15/20". Outre des capacités à "travailler en équipe pluridisciplinaire et multilingue", il ne faut pas avoir peur "des périodes de reuch (sic)". Enfin, un "musicien ou ancienne rock star est fortement recommandé". Salaire : 20 000 euros par an.
Enquête sur le parcours des Jeunes Diplômés
31/01/2012
Vous êtes Jeune Diplômé ? Vous souhaitez témoigner de votre parcours professionnel et de votre recherche d'un premier emploi ? Participez à notre grande enquête sur l'insertion des Jeunes Diplômés, menée en partenariat avec Media Etudiant.
Il suffit de quelques minutes pour répondre à quelques questions sur votre niveau de diplôme, le contrat que vous avez décroché à l'issue de vos études, les outils utilisés pendant votre recherche d'emploi... Les résultats de cette grande enquête, déclinée également auprès des entreprises et des écoles, permettra d'en savoir plus sur les trajectoires des étudiants après l'obtention de leur diplôme. Les résultats seront dévoilés le 19 mars prochain sur les sites RegionsJob.
A noter qu'un iPad 2 est aussi à gagner par tirage au sort pour les répondants ! Merci de votre participation !
Répondez à l'enquête pour gagner un iPad2.
Twitter recrute avec une vidéo kitsch et décalée
30/01/2012
Pourquoi rejoindre l'équipe de Twitter ? Pour recevoir un T-shirt et une bouteille de vin ! C'est en tout cas ce que promettent des salariés de l'outil de microblogging dans une vidéo de recrutement au ton décalé. Selon eux, intégrer Twitter c'est rejoindre une équipe intelligente et des amis pour la vie. C'est "un mode de vie !", clament-ils. Déjà en 2010, Twitter lançait une campagne particulièrement réussie où les recruteurs proposaient de "rejoindre le troupeau". Un slogan bien vu alors que la communication du groupe se veut très second degré.
Même si, aujourd'hui, Twitter semble vouloir rentrer dans les rangs. En effet, bien que la dernière vidéo des RH de Twitter a été globalement appréciée des internautes, certains se sont émus des projets de censure à venir sur le réseau social. Désormais, ce dernier prévoit de répondre aux exigences de certains États et dès lors "que vous vous trouvez dans un pays où le tweet est censuré (vérification via votre IP), une mention contenu filtré, voire utilisateur filtré apparaîtra", explique Le blog du modérateur.
Twitter recrute des ingénieurs, des responsables des ventes et du design. Pour plus d'informations sur les emplois proposés, visitez la page Twitter/job ou suivez jointheflock.
Don de RTT, cigarette au travail et coworking : l'actualité de l'emploi
27/01/2012
Le télétravail est plus que jamais à la mode. Un nouveau label a même vu le jour, mercredi, afin d'authentifier les meilleurs espaces de travail à distance. De quoi intéresser les 5 à 10% de télétravailleurs français. Autre actualité phare de l'emploi ces derniers jours, l'Assemblée nationale a voté un texte de loi pour donner ses RTT à un collègue dont l'enfant est malade. Pas sûr que le personnel hospitalier soit pour l'heure très réceptif à ce dispositif : une décision vient à peine d'être prise pour régulariser leurs nombreux jours de RTT jamais soldés. Loin des préoccupations hexagonales, la Corée du Sud cherche, elle, à limiter les heures supplémentaires effectuées... le samedi et le dimanche.
C'est donc la réduction du temps de travail (RTT) qui a fait l'actualité de l'emploi ces derniers jours. Un accord doit notamment être finalisé pour solder le nombre des RTT des médecins hospitaliers. Depuis l'application de la loi sur les 35 heures en 2002, quelque 2 millions de journées de RTT n'ont pas été prises par ces derniers. Cela représente un coût de 600 millions d'euros. L'état s'est déjà dit prêt à mettre la main à la poche avec une enveloppe de 480 millions d'euros répartis sur quatre ans.
- Souvent décrié, le dispositif des RTT a encore été débattu à l'Assemblée nationale. Cette fois, pas de prise de becs sur les bancs de l'hémicycle pour voter le "don d'heures de réduction de temps de travail ou de récupération à un parent d'un enfant gravement malade". Un texte de loi soutenu par le député UMP Paul Salen après la tragédie d'une famille de sa circonscription. Un salarié de l'usine Badoit avait eu la peine de perdre son enfant atteint d'un cancer. Pour aider le père à accompagner son enfant, ses collègues lui avaient fait don de leurs jours de RTT, d'heures supplémentaires ou encore leurs jours de récupération. 170 jours lui avaient été crédités et validés par la direction. Un procédé jusqu'alors sans cadre législatif. La nouvelle loi a été taxée de "fausse apparence de solidarité" par les syndicats qui demandent une augmentation de l'allocation journalière de présence parentale.
- En Asie, la Corée du Sud réfléchit débat aussi de la réduction du temps de travail. Selon le Président Lee Myung-Bak, cela permettra "d'améliorer nos modes de vie, de créer de nouveaux emplois et de dynamiser la consommation privée". Une vague campagne d'inspection sur les lieux de travail devrait ainsi être lancée en février pour réduire les longues semaines des sud-coréens. Avec 2112 heures travaillées par an en moyenne, les sud-coréens détiennent en effet la palme du temps passé au bureau. La loi fixe en effet la semaine de travail à 52 heures mais, dans les faits, les sud-coréens réalisent des heures supplémentaires non-comptabilisées le samedi et le dimanche...
Autre sujet brulant : cinq ans après l'interdiction de fumer au travail, 36% des salariés déclarent toujours être exposés à la fumée des cigarettes. Depuis 2009, le nombre de personnes exposées au tabac est même reparti à la hausse alors que seulement 21% des travailleurs se plaignaient de la fumée au travail. Si les fumeurs mettent leur santé en danger, ils pèsent aussi sur la productivité au travail. Des études rappellent en effet qu'un fumeur a davantage d'accidents du travail, deux jours d'absentéisme en plus et ceux fumant plus d'un paquet s'absentent 80 minutes par jour.
- Plus léger, un label vient d'être lancé, Actipole21, pour mesurer la qualité des espaces de télétravail en France. Trois critères permettront ainsi aux employeurs comme aux salariés indépendants de faire le tri entre les différents espaces de télétravail. Ont été retenus la proximité du lieu (heures d'ouverture, accessibilité, présence de commerces), la performance (connexion haut débit, aménagement de l'espace) et le lien social (animations, mise en contact, travail collaboratif).
Aux Etats-Unis, plus qu'un engouement, le coworking est déjà une réalité pour de nombreux indépendants. L'occasion de vous présenter les plus beaux espaces de travail à distance recensés par un site américain. Un panorama à regarder ici.

La discrimination au travail recule... un peu
26/01/2012
Sexe, âge et maternité. C'est le malheureux trio gagnant des principales sources de discrimination au travail, révèle le 5ème baromètre CSA pour le Défenseur des droits et l'Organisation internationale du travail (OIT). A priori, rien de neuf. Pourtant, les mentalités évoluent. Un peu... La proportion d'individus témoins de discriminations au travail a en effet reculé de 8 points dans la fonction publique et de 6 points dans le secteur privé par rapport à la quatrième édition du baromètre CSA. Il n'en reste pas moins que plus d'une personne interrogée sur quatre (26% des agents du public et 28% des salariés du privé) déclare avoir déjà été victime de discrimination dans le cadre du travail.
La discrimination ethnique en recul
Autre évolution dans le milieu de l'entreprise : le recul de l'origine ethnique comme principal critère de discrimination vécue par les victimes dans le secteur privé, rapporte le baromètre. Il est aujourd'hui devancé par l'âge, la grossesse, le sexe et l'apparence physique. Dans la fonction publique, ces mêmes critères, ainsi que les opinions politiques, sont cités avant l'origine ethnique. Le baromètre CSA nuance quand même ces données, l'origine ethnique restant le premier facteur de discrimination observée par les témoins dans le secteur privé et le deuxième dans le public. Dans le privé, "les témoins de discriminations mentionnent également plus souvent la grossesse que les agents de la fonction publique", détaille le CSA.
De la difficulté à libérer la parole
Dans le privé comme dans le public, les principaux auteurs de discriminations identifiés sont les supérieurs hiérarchiques. Arrivent ensuite les personnels de direction. Face à des discriminations vécues ou observées, l'attitude des employés est le silence. Pire : "la tendance, constatée depuis 2009, des personnels du secteur privé à davantage faire connaître les inégalités de traitement constatées s'inverse". Même dans le public, où les agents hésitent moins à alerter les représentants du personnel ou d'un syndicat, la parole recule de 6 points depuis l'an dernier.
Quant aux victimes de discrimination, elles semblent résignées. Selon elles, en parler, "n'aurait rien changé", ou alors cela "n'était pas dans leur intérêt". Enfin, une "forte proportion évoque également la crainte de représailles de la part des auteurs ou la crainte d'aggraver la situation", détaille le baromètre CSA.
Comment prévenir les discriminations ?
Si les employés sont relativement silencieux face aux comportements discriminants, ils s'accordent pour dire que la discrimination sur le lieu de travail est "l'affaire de tous". "Plus de 9 personnes sur 10 sont ainsi favorables à des actions de sensibilisation en direction des agents et des salariés", selon le CSA. Tous plébiscitent également une Charte d'engagement, des actions de formation, l'obtention d'un Label Diversité ou Egalité et la création d'un tableau de bord mesurant les inégalités de rémunération. Ils sont à l'inverse peu nombreux à vouloir intenter des recours devant la justice
Des évolutions déjà prises en compte par un certain nombre d'entreprises face aux constats des nombreuses discriminations au travail. Une récente étude de l'association L'autre Cercle indique en effet que 65% des entreprises interrogées mentionnent l'orientation sexuelle dans leur politique anti-discrimination. Mais cette tendance est encore méconnue des salariés : seuls 24% d'entre eux déclarent "avoir connaissance d'un engagement ou d'actions de leurs établissements pour la promotion de l'égalité et la lutte contre les discriminations".
Enquête CSA réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 510 salariés du privé et de 500 agents de la fonction publique.
Crédit photo petrol - Fotolia.com
Quel travail voulons-nous ? Résultats de l'enquête de Radio France
25/01/2012
Lundi 23 janvier Radio France a dévoilé les résultats de sa grande enquête sur le travail. Plus de 7000 personnes ont répondu au questionnaire et 3000 auditeurs ont témoigné de leur rapport au travail. Pour aller plus loin, une journée spéciale était organisée au Théâtre du Rond-Point à Paris. Une journée de débat avec des personnalités politiques, des syndicalistes, des chercheurs, universitaires et psychologues du travail que nous avons suivie pour vous.
Une vision paradoxale du travail
Si on devait résumer la problématique du travail aujourd'hui à la lueur de l'enquête Radio France, le constat est simple : il y a ceux qui n'ont pas de travail et ceux qui en ont trop. Mais l'enquête Radio France montre aussi qu'il y a des visions assez paradoxales de la valeur travail. Un regard d'abord un peu négatif sur le travail du XXIème siècle perçu comme un "tuyau de descente sociale" alors qu'il devrait contribuer à élever le niveau social d'une génération à l'autre. Ainsi, 50% des personnes interrogées estiment que leur situation n'est pas meilleure que celle de leurs parents. Et elles sont encore plus nombreuses (60,8%) à penser que la situation de leurs enfants va encore se dégrader. Une désillusion qui montre le "peu de confiance dans l'avenir" selon la sociologue Dominique Méda.
Des relations amoureuses au travail pour 25% des répondants
Autre point négatif : l'insatisfaction au travail due à l'absence de perspectives professionnelles, le manque d'effectifs et l'obsession de la rentabilité. Face à cette frustration, beaucoup de répondants envisagent alors de changer de travail (43,1%), de métier (17,7%) ou d'entreprise (10,6%). Dans ce contexte, la retraite apparaît également comme "une rupture positive pour démarrer une nouvelle vie". Mais en même temps, une majorité des personnes qui ont participé à l'enquête (55,1%) se disent contentes d'aller au travail le matin. Est-ce en partie parce qu'un quart de l'échantillon reconnaît avoir eu des relations amoureuses dans le cadre professionnel ?
Autre élément "positif". La situation au travail se serait améliorée ces dernières années. Et à la question "Quand vous pensez au métier de votre enfant, quelle est pour vous LA priorité ?" La réponse est claire : un métier épanouissant (75,4% des réponses), un métier sûr (8,6%) ou un métier utile pour la société (3,9%). Le bon niveau de salaire n'arrive qu'en 4ème avec 3,6% des réponses.
Un constat sévère... et après ?
Au final, l'enquête montre d'un côté, un diagnostic sévère sur le monde du travail, une critique féroce de la marchandisation du travail et de l'autre, une aspiration à une autre organisation de la vie sociale qui donnerait la priorité à la famille et au temps libre. Une "conception à la fois plus large et énigmatique" du travail selon le comité scientifique qui a piloté l'enquête.
Les politiques présents (Cécile Duflot, Marine Le Pen, Pierre Laurent, François Hollande et Xavier Bertrand) n'ont pas manqué de commenter ces résultats et d'avancer des propositions. Mais, et c'est un autre enseignement intéressant de l'enquête, la confiance dans l'action des politique pour améliorer les choses semble considérablement émoussée. A la question "à qui faites-vous le plus confiance pour assurer votre bien-être au travail ?" 1,6% seulement des personnes citent les responsables politiques. Ce qui a fait dire à François Hollande, non sans humour, "moins de 2% à se répartir avec tous les autres candidats, ça ne fait pas grand-chose..."
Le constat est le même au niveau de la lutte contre le chômage : 82% des personnes interrogées n'ont pas confiance dans les politiques pour régler le problème. Et le service public de l'emploi apparaît encore moins crédible quand on parle de recherche d'emploi : Pôle emploi est cité seulement par 1% des jeunes répondants comme un moyen de trouver leur premier emploi. A peine plus pour les autres tranches d'âge.
La course à la productivité mise en cause
Face à ce tableau un peu sombre, les intervenants présents lors du débat de lundi étaient à peu près unanimes. La course à la productivité, à la rentabilité du travail, entraîne une dégradation de la qualité du travail. Mal vécu par les salariés qui ont envie de bien faire, la baisse de la qualité du travail a des conséquences désastreuses : moins de temps pour faire le même boulot, plus de pression, des systèmes d'évaluation pilotés d'en haut... Les salariés en souffrent : burnout, tentatives de suicides, stress, insomnies et arrêts maladies se multiplient. Mais pour Yves Clot, psychologue du travail "c'est bien le travail qui est malade, pas les salariés".
A travers les témoignages des auditeurs, lus sur scène par Ariane Ascaride et Philippe Torreton, le monde du travail apparaît effectivement comme une machine qui s'emballe, parfois jusqu'à l'absurde. Comme dans les Temps modernes de Charlie Chaplin qui illustre la couverture du livre synthétisant l'enquête de Radio France.
Comment faire alors pour transformer le travail ? Chaque mouvement politique avance des pistes. Un "contrat de génération" pour faciliter l'embauche des jeunes et le maintien dans l'emploi des seniors du côté du candidat socialiste qui propose aussi une notation sociale des entreprises. Du côté des écologistes, Cécile Duflot avançait elle l'idée d'un "malus temps partiel" pour les entreprises et une révolution écologique de l'économie qui pourrait créer un million d'emplois. Mais le vrai problème (et la solution) est ailleurs.
Peu ou pas de démocratie dans l'entreprise
Pendant les débats, tous les intervenants ont reconnu que la démocratie en entreprise restait à construire. Et que justement, pour régler le problème de la "qualité empêchée" du travail, il valait mieux demander leur avis aux salariés eux-mêmes. Or, d'après les nombreux témoignages des auditeurs et les questions dans la salle du théâtre de Jean-Michel Ribes, il est aujourd'hui très difficile pour les salariés d'exprimer leurs avis librement. Sauf peut-être dans les PME où la communication est plus "directe", comme le soulignait Jean-François Roubaud, président de la CGPME.
Le slogan "travailler plus pour gagner plus" ne remporte plus les suffrages
Dialogue social et changement concerté seraient ainsi les maîtres-mots d'une transformation collective du travail. Et pour réduire l'écart entre le travail prescrit (celui qu'on demande aux salariés) et le travail réel (celui qu'ils sont matériellement capables de faire), il n'y a pas 36 solutions. Il faut partager le travail. Pour Pierre Larouturou, la solution, expérimentée avec succès dans l'entreprise Mamie Nova par exemple, c'est la semaine de quatre jours.
Réduire le temps de travail pour le partager et créer de l'emploi... On en revient à l'éternel débat sur la réduction du temps de travail. D'ailleurs, dans l'enquête Radio France, un autre chiffre mérite d'être signalé : 74,5% des personnes interrogées se disent favorables aux 35h. Il serait peut-être temps d'en reparler ? A condition de sortir du débat politique caricatural qu'on a eu à ce sujet. Cela signifie aussi en termes plus politique que le fameux slogan "Travailler plus pour gagner plus" ne fait plus recette. Seulement 4% des personnes interrogées y adhèrent encore. "Travailler autant pour autant d'argent, mais travailler avant tout" remporte plus de suffrages : 51,2%, soit une courte majorité.
Les résultats complets de l'enquête sont disponibles sur le site de Radio France où on peut aussi consulter les témoignages des auditeurs. Le livre "Quel travail voulons-nous" est lui aussi disponible depuis lundi. (Editions les Arènes, 250 pages, 18,50 euros).
Les auto-entrepreneurs victimes d'une fraude massive
24/01/2012
Après des appels à cotisations indues, les auto-entrepreneurs sont aujourd'hui victimes d'une fraude estimée entre 6 et 10 millions d'euros par la Fédération des auto-entrepreneurs (FEDAE). "La méthode est simple : envoyer à ces chefs d'entreprise des formulaires à l'en-tête du régime social des indépendants (RSI), le régime social des indépendants chargé de collecter leur cotisation retraite et maladie, avec un appel à versement. Ces documents, en apparence officiels, sont en fait de simples publicités sur des factures proforma, et les cotisations, des sommes à fonds perdus", indique la FEDAE. Une arnaque qui aurait touché entre 5 à 6% du million d'auto-entrepreneurs (AE) inscrits en France pour des sommes comprises entre 250 et 600 euros, révèle Le Parisien-Aujourd'hui en France.
Des documents équivoques
Des pratiques déjà bien connues de créateurs d'entreprises escroqués. Des sociétés jouent en effet de l'ambiguïté de leur nom, proche des appellations officielles, pour percevoir des sommes non justifiées. "J'ai moi-même reçu un courrier d'une de ces sociétés, explique à Mode(s) d'Emploi François Hurel, président de l'Union des auto-entrepreneurs (UAE) et rédacteur des statuts de l'AE. Cette dernière voulait me faire payer des cotisations retraite soi-disant obligatoires". Des chefs d'entreprises moins bien informés se font régulièrement piéger.
Informer les auto-entrepreneurs
D'autres stratagèmes sont également utilisés pour berner les chefs d'entreprises. "Parfois, certaines sociétés demandent des frais pour aider les auto-entrepreneurs à s'inscrire, alors que l'inscription en ligne est totalement gratuite. Certains ont également reçu des formulaires leur demandant des charges sociales qu'ils n'avaient pas à payer", poursuit François Hurel. Devant ces arnaques à répétition, le président de l'UAE plaide "pour une meilleure information des créateurs d'entreprises".
Dans tous les cas, face à l'ampleur de la dernière fraude, le directeur du régime social des indépendants, Stéphane Seiller, promet des "actions judiciaires à la fois au pénal et au civil". Du côté de l'UAE on s'engage également, "dans la semaine", à recevoir les plaintes des victimes et à les porter en justice. Reste que la fraude pourrait être difficile à prouver : les formulaires envoyés sont en effet juridiquement valables.
Vous avez reçu une offre commerciale douteuse, et vous cherchez à vous faire rembourser ? Laissez, ci-dessous, votre commentaire.
Les réseaux sociaux bénéfiques pour l'entreprise
23/01/2012
Facebook n'est pas seulement bon pour le moral, il l'est aussi pour le travail. Le cabinet KPMG vient de publier une étude internationale selon laquelle l'utilisation des réseaux sociaux au bureau serait "bénéfique" pour les entreprises. Leur accès aurait en effet des conséquences plus que positives sur la motivation et le bien-être des salariés. Mais pas seulement : du point de vue économique, ses avantages directs et indirects sont multiples.
Alors déjà dépassé le spectre de l'insécurité informatique ? Pas tant que cela puisque plus de la moitié des entreprises interrogées par KPMG ont mis en place une politique visant à régir l'utilisation des réseaux sociaux au travail. Cela ne les empêche pas d'y être de plus en plus présentes.
Que craignent les dirigeants finalement ?
L'insécurité informatique est le risque principal encouru selon 49,2% des dirigeants et salariés interrogés. 61,6% des entreprises ont d'ailleurs mis en place une politique de sécurité informatique. Vient ensuite la consommation de bande-passante, la baisse de productivité des salariés, la diffusion de données sensibles et enfin le fait de véhiculer une image négative de l'employeur. D'où l'intérêt pour elles de former les employés : plus de la moitié de ceux (57%) qui ont reçu une formation sont susceptibles de diffuser des messages positifs sur l'entreprise (contre 39% qui n'en n'ont pas eu).
Bloquer l'accès n'est pas la solution, les dirigeants le savent : cela génère de la frustration chez les employés, même si seuls 40% d'entre eux sont vraiment au courant du contrôle exercé par leur employeur sur leur utilisation de Facebook, Twitter et compagnie.... Avec une formation adaptée, les salariés peuvent finalement devenir les meilleurs ambassadeurs des entreprises.
Bien-être et avantages multiples...
Car avoir accès aux réseaux sociaux rend les salariés heureux. Le niveau de satisfaction des 2 016 employés que KPMG a interrogé est en effet plus élevé dans les entreprises autorisant l'accès aux réseaux sociaux que dans celles qui le restreignent. Aujourd'hui, 70% des entreprises dans le monde y sont présentes et les trois quarts indiquent que leur profil public a été amélioré grâce à la participation des salariés eux-mêmes. Autres avantages invoqués : le partage des connaissances, l'amélioration du bien-être, l'entretien d'un réseau relationnel, ainsi que les gains de productivité.
Les entreprises interrogées déclarent utiliser les réseaux sociaux principalement à des fins commerciales, mais aussi pour améliorer la relation-client, valoriser leur image de la marque, dans le cadre de leurs recrutements et du développement de l'innovation.
...en interne comme en externe
"Les entreprises qui restreignent les connexions aux réseaux sociaux s'engagent dans une bataille perdue d'avance" rappelle KPMG. En plus d'établir un lien direct entre les sociétés et leurs marchés, les réseaux sociaux deviennent peu à peu "une alternative aux mails" au sein même de l'entreprise explique Marie Guillemot, Associée Responsable du secteur Technologie, Média, Télécommunications de KPMG France. Dans les pays émergents comme l'Inde, la Chine ou le Brésil, les entreprises utilisant les réseaux sociaux pour promouvoir leur activité sont 30% plus nombreuses que dans les pays émergents. Pour rester compétitives, les sociétés françaises vont devoir s'aligner et faire un peu plus "confiance" à leurs employés.
Etude réalisée d'avril à mai 2011 par KPMG via des entretiens individuels auprès de 1 850 cadres dirigeants et 2 016 employés intervenant dans les secteurs public et privé (finance, assurance, industrie minière, agriculture, science) dans le monde. Consultez les résultats en intégralité (en anglais) sur www.kpmg.com.
- Via Frenchweb
Télécharger le CV Megaupload de Bertrand Rocchi
20/01/2012
Vous le savez, le site Megaupload vient d'être fermé par les autorités américaines. Surfant sur cette chaude actualité du web, Bertrand Rocchi vient opportunément de créer un CV en ligne, reprenant le design du plus célèbre site d'échanges de fichiers. Une idée plutôt bienvenue pour ce créatif passionné du web et actuellement en recherche d'un stage de DA junior, webdesigner, ou graphiste pendant la période de juin à fin septembre 2012.
Sur ce CV au style Megaupload vous pourrez ainsi en savoir plus sur son parcours, sa formation, ses compétences et découvrir ses créations sur son portfolio. Un lien permet aux futurs recruteurs de le contacter tout simplement en "uploadant" leur offre de stage. Bien joué !
Télécharger (légalement) le MegauploadCV.
- Vu sur le Twitter de Korben. (Merci Anne-Laure pour l'info !).
Portraits de créateurs d’entreprises innovantes
20/01/2012
Ils sont neuf. Neuf doctorants passionnés par leur domaine d’expertises, mais surtout, neuf entrepreneurs dans l’âme. Leurs expériences ont été compilées dans l’ouvrage "Ces créateurs d’entreprises innovantes, quand doctorat se conjugue avec entrepreneuriat". Ecrit à quatre mains par Clarisse Angelier et Jeanne Courouble, ce livre fait le point sur le programme des conventions industrielles de formation par la recherche (CIFRE) et dresse le portrait de neuf chefs d’entreprises innovantes.
Pourquoi ce livre ?
"Le doctorant vit sa thèse comme une aventure intellectuellement très intense (…), l’excitation grisante de la recherche instille une addiction qui est sûrement à l’origine du souhait de 70% des jeunes docteurs d’intégrer la recherche publique", expliquent les deux auteurs en préambule de l’ouvrage. Elles en viennent ensuite au CIFRE, un dispositif conçu pour rendre perméable le monde de la recherche à celui de l’entreprise. Si ce programme a permis d’ouvrir les vannes entre ces deux mondes - aujourd’hui le nombre de chercheurs s’établit à 47% dans le privé - il n’en reste pas moins que seulement "1% (des doctorants) deviennent créateurs de leur propre entreprise". C’est à ce 1% que les auteurs ont décidé de s’intéresser.
Quand doctorat rime avec entrepreneuriat
"Créer mon entreprise a été, tout comme ma thèse, une véritable exaltation. J’y ai vécu l’envie, l’espoir, le doute, le découragement, la curiosité, l’acharnement, l’obsession, la passion, le dépassement de moi !". Un cri du cœur lancé par un des neufs entrepreneurs présentés dans le livre. A l’image d’Emmanuel Bois, docteur en optoélectronique mais aussi directeur de la société Cézanne, spécialisée dans les automates pharmaceutiques, aujourd’hui filiale du leader américain Thermo Fischer Scientific. Il fait part de son expérience de créateurs, de ses déboires. Ou encore Marina Cavassilas qui déclare "Mon entreprise, c’est ma vie !". Multicarte, elle est diplômée d’un master en philosophie avant de passer un doctorat en CIFRE orienté marketing. Elle s’est intéressée à la création d’entreprise car elle n’était pas "faite pour être salariée". Elle aussi livre son témoignage : modèle économique, relation aux clients, choix des collaborateurs…
L’ouvrage "Ces créateurs d’entreprises innovantes" offre un plongeon dans le monde de l’entreprise. Un repère pour tous ceux qui veulent monter leur structure, innovante ou non.
"Ces créateurs d’entreprises innovantes, quand doctorat rime avec entrepreneuriat", par Clarisse Angelier et Jeanne Courouble, édité par Eyrolles, Edition organisation. 154 pages, 17 euros.
Nouvelle campagne de recrutement de la Marine nationale pour 2012
19/01/2012

La Marine nationale lance dimanche 22 janvier sa nouvelle campagne de recrutement pour 2012. L'objectif est d'intégrer 3000 jeunes de 16 à 29 ans cette année (200 officiers, 770 officiers mariniers, 1.300 matelots, 180 mousses et 550 volontaires) sur des profils allant du niveau 3ème à Bac+5.
Cette nouvelle campagne sera visible un peu partout dans les médias, à la TV, sur le web en radio et dans la presse. Avec un nouveau slogan : "et si vous étiez marin sans le savoir ?". Le concept est décliné dans les vidéos qui mettent en scène des jeunes en civils aux côté de marins en uniformes.
Tous les spots sont déjà visibles sur la page Dailymotion de la Marine. Et à partir du 30 janvier, une nouvelle application sera disponible sur la page Facebook pour en savoir plus sur les métiers de la Marine. Des métiers à découvrir aussi sur le site êtremarin.fr
Cette campagne sur le soldat qui sommeille en chacun de nous, avec des civils "embedded" sur le terrain de la guerre, rappellera sans doute aux gamers les spots pour le jeu vidéo Call of Duty. Mais ça n'a rien à voir...
Bref, je veux l'égalité femmes-hommes
19/01/2012
Le collectif "Osez le féminisme !" lance aujourd'hui sa campagne « 2012 : L’égalité maintenant ! » et nous gratifie d'une sympathique parodie de Bref, qui nous rappelle que les inégalités nous touchent tous et toutes, directement ou indirectement.
Pour rappel, le réseau "Osez le féminisme" est né en juin 2009, créé par quelques militantes et militants qui s’étaient mobilisés pour défendre le Mouvement Français pour le Planning Familial dont les crédits budgétaires menacés de suppression en janvier 2009. Régulièrement, le collectif, via son blog Vie de meuf, propose des vidéos pour faire bouger les mentalités : en mai 2011, il inversait les rôles dans "L'égalité vous l'avez !". Sur le blog, on peut aussi lire des anecdotes sur le modèle de "Vie de merde" qui en disent long sur les inégalités qui subsistent en France, dans le quotidien des femmes... Bref, l'égalité c'est pour quand ?
- Via le Modérateur
Sommet social, crisebox, candidature gonzo... le plein d'infos sur l'emploi
18/01/2012
L'emploi est au coeur des débats, pas seulement parce que c'est encore la crise ou que l'élection présidentielle se profile. Mais bien parce que c'est un sujet qui nous concerne tous. Entre le sommet social qui se déroule aujourd'hui à l'Elysée, les perspectives de recrutement pour l'année 2012 et l'évolution des métiers, il y a beaucoup à dire. Petit tour du web pour vous présenter les infos qu'il ne fallait pas rater ces derniers jours.
On commence évidemment avec le sommet social qui réunit le gouvernement, les syndicats et le patronat aujourd'hui à l'Elysée. Difficile de dire s'il en ressortira quelque chose (on se souvient du précédent sommet social de 2009...). Beaucoup de propositions ont été faites ces derniers jours autour du chômage partiel, du temps et du coût du travail. La TVA dite "sociale" sera elle aussi au menu. La palme de la suggestion la plus absurde revient tout de même à Luc Châtel qui voulu remettre en cause la 5ème semaine de congés payés. Rapidement recadré par ses pairs, l'idée de Châtel, en forme de ballon d'essai, a quand même fait tache deux jours avant le rendez-vous au sommet. Et un oubli de taille aussi : les régions, en première ligne sur le terrain de l'emploi et de la formation, n'ont pas été invitées.
- Mais au fait puisqu'on parle des futures mesures en faveur de l'emploi, qu'en est-il du budget de l'Etat consacré à ces sujets au sommet ? D'après le blog et voilà le travail, il va baisser de 10% en 2012. Le tout est illustré en une infographie interactive très complète. Bel exemple de data-journalisme.
- Quelques nouvelles du Pôle emploi qui serait "au bord de l'implosion" avec l'augmentation du chômage. Le Parisien a consacré un dossier complet sur le sujet. On y apprend que chaque conseiller suit en moyenne 115 demandeurs d'emploi, un chiffre qui peut monter jusqu'à plus de 500 dans certaines agences. Difficile d'imaginer un suivi personnalisé dans ces conditions.
- "Journée de merde, temps de merde, boulot de merde, boîte de merde, chefs de merde" : en 2010 un employé de Webhelp se lâchait sur Facebook. Résultat une condamnation pour injure publique. Il faut dire que c'était sur un profil public animé par des salariés de l'entreprise.
- Un évènement à ne pas rater lundi prochain le 23 janvier au Théâtre du Rond-Point à Paris avec les résultats de la grande enquête de Radio France, "quel travail voulons-nous ?". L'occasion d'un grand débat qui promet d'être intéressant. Il y aura François, Eva, peut-être l'autre François, Xavier et Marine aussi. Mode(s) d'emploi ira faire un tour...
- Comment rater une lettre de motivation ? Un bel exemple avec un courrier pas piqué des vers de Hunter Thompson, le défunt pape du gonzo journalisme et auteur de Las Vegas Parano, quand il postulait à un journal canadien. Un document exhumé par Boing Boing et reperé par le blog Big Browser.
On reste dans l'humour et le décalage avec chez Golem 13 des parodies de coffrets-cadeaux pour période de crise. Des "crisebox" sur les " journées privilège " à Pôle emploi ou un séjour de 45 minutes dans un appartement bourgeois, ça ne fait pas rire tout le monde.
- Ailleurs dans le monde, le monde du travail fait parler. En Allemagne, les patrons songent même à interdire les pauses cigarettes. En Angleterre, Lego veut embaucher des enfants pour son hôtel et en Nouvelle-Zélande, une chômeuse a décidé de vendre ses fesses à des tatoueurs pour arrondir ses fins de mois. What else ?
- Si vous êtes arrivés jusque-là vous avez bien besoin d'un peu d'énergie. Voilà de quoi vous réveiller : la plus grande tasse à café du monde vous coûtera un peu plus de 47 dollars. L'équivalent de 20 tasses pour vous et vos collègues.
- N'oubliez pas après tout cela d'aller jeter un coup d'oeil à nos autres blogs. Pour s'informer sur les métiers, rendez-vous sur notre blog des métiers pour découvrir notamment en vidéos les jobs d'ergothérapeute ou de chef de marché marketing. Sur le blog Modes RH, dédié à l'actualité des Ressources Humaines vous en saurez plus sur le Wanagement, le management côté obscur. Enfin sur le blog du modérateur participez au débat du mois consacré à la gestion de l'identité numérique.
- On termine avec une initiative qui a fait parler d'elle pendant Noël et après, celle de Guillaume Ruchon et son cv chanté parodiant une pub de Canalsat. Grâce à cette candidature décalée baptisée "Un job pour Noël", il a décroché plusieurs entretiens, dont un à Canal Plus à la fin du mois. On lui souhaite bonne chance !