Dimitri Régnier

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Après 20 ans de carrière d’acteur, metteur en scène et communicant, j’ai pris le virage de l’entrepreneuriat. De ce parcours atypique, j’ai décidé de faire une force, pour accompagner toutes personnes confrontées à la prise de parole en public et qui souhaitent faire progresser leur leadership. Comme j'aime lire et écrire en français, je suis également cofondateur de la maison d'édition numérique Les Bookonautes.

Dimitri Régnier - Medium

Producteur d’émotions, blog personnel - Medium

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Sur scène, pas de seconde chance
16 nov. 2017

Le véritable enjeu d’un pitch.

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https://medium.com/media/ae45372332d59ec295bc7ad4db07df82/href

Ma prof de théâtre disait toujours :

“Sur scène il n’y a pas de seconde chance.”

Bonjour, 2e épisode des chroniques du Mégaphone sur le leadership, l’entrepreneuriat et la créativité.

Mercredi soir j’ai eu la chance d’être invité par SolidSkills pour me prêter à un exercice que je connais bien et que je n’aime pas beaucoup, pour son aspect normé et codifié qui empêche l’orateur de faire circuler naturellement ses idées. Je veux parler du pitch. Paradoxalement, c’est un exercice qui me plait bien plus, dès lors que je ne suis pas contraint par la forme, notamment par l’utilisation d’un support visuel auquel je ne crois pas. J’en ai d’ailleurs fait le sujet d’un article que je vous mettrai en description.

J’ai pu observer comment mes partenaires entrepreneurs ont abordés cette exercice et je vous livre ici mes observations. Parlons d’abord du contexte. SolidSkills s’est amusé à détourner le concept du pitch en l’organisant dans un bar, le Game Over à Nantes. Un shot de vodka était offert aux speakers, une façon amusante et conviviale de dédramatiser l’exercice. Chacun notre tour, nous devions boire un shot et présenter notre projet ou entreprise devant un auditoire composé d’une quarantaine de personnes.

Si je devais faire une analogie entre cet exercice et la vie réelle, je dirais qu’un pitch c’est un peu comme un première rencontre amoureuse.

Qu’on le veuille ou non, l’objectif est de donner la meilleure image de soi possible, et comme vous le savez dans ce contexte, il n’y a pas de seconde chance.

C’est pour cette raison que nous nous préparons, mettons nos plus beaux habits etc. avec cette agréable sensation de frisson.

Est-ce que je vais réussir à plaire à l’autre personne ?

Aborder une séance de pitch, c’est exactement la même chose. L’objectif est de donner la meilleure image possible de son projet en une fois. Si vous ratez la rencontre entre vos idées et une audience, c’est fichu.

Je vais vous paraître un peu sévère mais mis à part un seul entrepreneur, aucun autre n’a suffisamment mesuré l’enjeu d’un pitch. C’est à la fois un contexte, des contraintes techniques ou non, mais c’est surtout une forme, un corps qui parle.

Vous remarquerez que je ne m’intéresse pas aux personnes. En effet, un bon pitch ce sont d’abord des idées portées haut et fort. L’audience ne vient pas à la rencontre d’une personne, mais elle attends d’être ébloui par un projet. C’est au corps du speaker d’être la caisse de résonance et le porte-voix.

Les porteurs de projets ont hélas tendances à l’oublier et pensent que l’audience les juges. C’est faux. Comme au théâtre, une audience ne juge pas, elle attend et espère quelques chose va se produire.

N’ayant pas assez mesuré l’enjeux d’une bonne prise de parole, les entrepreneurs ont pratiquement tous traiter leur pitch sur un ton quotidien et neutre comme une conversation avec une seule personne. Du coup, l’impact sur l’ensemble de l’auditoire en a été considérablement amoindrie.

Le public devait parfois tendre l’oreille pour comprendre de quoi il s’agissait. Dans mon jargon d’ancien acteur cela s’appelle maltraiter un public.

Et oui, chaque personne qui a fait le déplacement mérite d’entendre, y compris celle du fond qui est a coté d’un bar bruyant. Voilà le véritable enjeux. Capter l’attention de l’ensemble de l’audience, pour maximiser l’impacte de son pitch car la nature nous a donné un don unique qui n’appartient qu’aux hommes. La parole.

Hélas, beaucoup de mes amis entrepreneurs ont oubliés mercredi soir que la nature leur à aussi donner un corps pour porter cette parole.

S’effacer derrière un microphone est sans doute la dernière chose à faire pour porter un propos. Je terminerai donc sur un conseille aux entrepreneurs et aux speakers : apprenez à vous servir de votre instrument corporel, car le public ne juges pas votre personne. Il ne faut donc pas en avoir peur. Il veut juste vous entendre et être ébloui.

Comme pour un premier rendez-vous, sachez écouter ce que vous recommande la nature, et vous provoquerez une belle rencontre entre un auditoire bienveillant et vos idées.

Si vous avez aimé cette chronique, n’hésitez pas à mettre un petit coeur sur SoundCloud et des étoiles sur iTunes, cela m’aide énormément. À bientôt.

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Du leadership sans en voir l’air
18 oct. 2017

Exemple d’une conférence d’Oussama Ammar.

Oussama Ammar cofondateur de The Family

Version audio sur SoundCloud

https://medium.com/media/4c7c67fe11410b7de2f996d3deb59cd2/href

Ma prof de théâtre disait toujours,

« la parole de ne se donne pas elle se prend. »

Bonjour, nouveau format pour mon podcast. J’ai décidé d’aller un plus loin dans les thématiques qui me sont chères en ce moment, leadership, entrepreneuriat et créativité. Aujourd’hui, je voudrais vous raconter comment j’ai vécu un pur moment de leadership et le décrypter pour vous.

J’ai assisté à une conférence pour les 25 ans de la cité des congrès de Nantes. Le thème : la transformation numérique et ses applications dans l’événementiel par Oussama Ammar cofondateur de The Family. Retenez bien le thème de la conférence, j’y reviendrais dans un instant. Je ne m’étendrais pas sur le CV d’Oussama Ammar, google est votre ami. Ce qui m’intéresse ici, peu de gens dans la salle s’en sont aperçus. C’est la démonstration quasi parfaite de ce que doit être une bonne prise de parole de leader inspirante et agréable pour l’audience.

Détaillons un peu. Une prise de parole de leader s’exerce d’abord sur le terrain des idées, ce n’est pas un show. Monsieur Ammar porte un discours clair depuis plusieurs années sur un sujet qu’il maîtrise parfaitement, mais surtout il porte une conviction, c’est d’ailleurs pour ça qu’on l’invite. Quel que soit le contexte où il est amené à prendre la parole (et ce n’est pas la première fois que je l’écoute), c’est systématiquement cette force de conviction qui est mise en avant. À tel point que dans son discours d’hier, il a proprement ignoré la thématique qui lui était proposée.

Une sympathique escroquerie qui passe comme une lettre à la poste tellement la posture, les idées et la conviction de celui qui la porte sont forte. Alors comment s’y est-il pris ? L’audience n’y a vu que du feu, et de surcroit, tout le monde était ravi alors qu’il n’a jamais évoqué le sujet proposé.

Je vous donne le contexte. D’abord Oussama Ammar n’utilise pas de support visuel, pas de PowerPoint pas de slides, rien. Il n’utilise pas de notes papier, et durant sa prise de parole il ne perd JAMAIS son audience des yeux. C’est d’ailleurs la première chose qu’il a faite. Poser son regard sur l’audience pendant quelques secondes pour rapidement déterminer qui il avait en face de lui. Et pour confirmer son intuition d’orateur, il utilise un petit truc tout simple qui a 2 intérêts pour lui. Il fait un rapide sondage en posant 2 ou 3 questions à l’audience avant son discours.

Ainsi il confirme son intuition, pour avoir une rapide typologie de la salle et co-construire son discours pour cette audience spécifique. Premier intérêt pour lui. En introduisant son discours par ce sondage rapide, il réveille l’audience pour s’assurer qu’il a bien toute notre attention. Deuxième intérêt. Fort de ces informations, il peut donc dérouler son propos en restant en permanence sur l’audience y compris lorsqu’il réfléchit à son argumentation ou a des exemples. Du grand art oratoire !

Le moment qui m’a le plus frappé et qui a confirmé mon intuition qu’Oussama Ammar se comporte comme un leader inspirant, c’est à la fin de son discours que je l’ai eu, lorsque le journaliste présent lui a posé une question.

Au lieu de regarder le journaliste, il s’est immédiatement retourné vers l’audience, pendant sa réponse il a même judicieusement interpellé une personne de sa connaissance pour confirmer que tout le monde l’écoutait. Tout cela il le fait naturellement.

Parlons un peu des réactions de l’audience, phénomène intéressant, j’ai pu observer quelques réactions dubitatives au début de son intervention. Normal, tout le monde ne connait pas ce garçon. Il faut donc un temps d’adaptation aux idées qu’il propose. Et je dis bien PROPOSE, il n’impose jamais.

Son objectif n’est pas de nous convaincre, mais de faire circuler sa thèse au travers de ses convictions. À tel point qu’il utilise des exemples ou des chiffres pas toujours très précis, mais ça n’est pas grave. Du moment que cela soit impactant, voire spectaculaire.

Comme tout orateur, il sait parfaitement qu’il n’emportera pas 100% d’adhésion, personne ne le peux. Mais en captant notre attention au maximum, et en incarnant fortement son propos il sait que les idées qu’il aura émises auront un impact longue traine sur l’audience, ne serait-ce que dans notre souvenir.

Vous remarquerez que je n’ai pas du tout parlé du fond, ce n’est pas mon propos, en effet une bonne prise de parole de leader c’est d’abord une forme. Malgré son physique imposant Oussama Ammar est vertical, il se tient droit sa voix est claire et si ce n’était la contrainte du micro je suis sûr qu’il gagnerait encore en impact sur son auditoire s’il n’en utilisait pas.

Voilà ainsi s’achève cette première chronique, comme vous l’aurez compris un leader qui veut inspirer c’est d’abord un regard une posture et bien entendu une forme. Fort de tout cela, Oussama Ammar, a pu exercer son leadership sur le terrain des idées qu’on soit d’accord ou non avec le fond, les idées ont bel et bien circulé entre l’orateur et l’audience et c’est tout ce qui compte. Même s’il ne fut jamais question une seconde des applications de la transformation numérique dans l’événementiel ce n’est pas très grave…

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Je n’aime pas les bullets-points
05 juin 2017

Ou l’art de la pensée en conserve.

Ciceron n’avait pas Powerpoint.

Il y a quelques jours, j’ai été invité à faire le pitch de mon entreprise dans le cadre convivial de La Cordée, un espace de coworking nantais. La contrainte était la suivante : faire une présentation de son offre sans slides et en une minute.

Préparé comme je l’étais depuis de nombreuses semaines à l’exercice du pitch dans un format long ; j’ai dû réduire drastiquement la structure de mon discours. Après avoir demandé de l’aide à l’un de mes associés, je suis allé au rendez-vous dans un état de relative confiance. La répétition avait été un échec. Je n’avais pas réussi à descendre en dessous de deux minutes et encore, en quasi-apnée.

Une fois sur place, impossible de me débarrasser de mon plan qui tournait dans ma tête. À mon tour, je me suis lancé en déroulant ledit plan qui ne demandait qu’à sortir. Le début se passa bien. Puis vinrent les 30 dernières secondes, et là, mon cerveau délivra un galimatias informe. La structure de mon pitch s’était envolée. Conséquence sans surprise, les gens n’ont rien compris.

Heureusement, le retour bienveillant des personnes présentes et la séance de questions qui suivirent me permirent d’expliciter, cette fois sans contraintes et sans bullet-points mentaux, la proposition de valeur de mon entreprise. Débarrassé du cadre, j’ai pu pleinement laisser s’exprimer mon corps et interagir de façon naturelle avec le public présent. À ma grande surprise, je n’ai pas spécialement eu l’impression d’être beaucoup plus long ; mais surtout cette fois, tout le monde avait compris.

Avec le recul, je crois que mes réflexes de survies d’ancien acteur ont joué en ma faveur. Je pense être un bon orateur, et cet échec m’a fait prendre conscience de quelque chose de plus grand que moi. Comme je le dis depuis longtemps, je suis au service de mon projet. Mon corps, ma voix, mon regard sont les instruments d’une pensée en mouvement. Or dans le cas présent, en voulant être un bon élève et respecter la consigne. J’ai mis mon argumentation en conserve dans des bullets-points.

En une minute, j’ai balancé ma rhétorique encapsulé à la figure de tout le monde et débrouillez-vous avec ça.

Ce que j’ai appris : prendre la parole ou s’exprimer en public n’est pas un exercice strictement intellectuel, c’est d’abord une interprétation. Un orateur, comme un comédien, se doit de mettre son appareil corporel au service du message qu’il délivre en interaction permanente avec son audience. Une fois soulagé de la règle, je me suis connecté avec le public, et j’ai déroulé le story-telling et la proposition de valeur de mon entreprise. Sans m’en rendre compte, je me suis appuyé sur l’auditoire par le regard, en détectant instinctivement les micro-réactions et en ajustant le contenu de ma présentation en conséquence.

Bref, j’ai construit avec ceux qui m’écoutaient une vision, non pas pour convaincre le public, mais pour faire comprendre au présent ce que ce projet représentait pour moi, et cela bien au-dessus de ma personne.

Je tiens donc à remercier, Simon, Fabrice, Cécile et tous les autres pour leur patience et leur gentillesse, et je promets la prochaine fois de mieux préparer mon pitch. Mais surtout, tâcher de l’oublier une fois devant ceux qui me feront l’honneur de l’écouter.

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Si la prise de parole, la voix et tout ce qui à un rapport avec l’expression orale vous intéresse, Le Mégaphone est la newsletter réjouissante et décalée qu’il vous faut.

Le Mégaphone de Dimitri Régnier


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Pan-Amerikan Rally de Spike Bonham-Carter
05 avr. 2017

Walrus-books a décidé de ressusciter les titres de Bang Bang Press, un éditeur américain de pulps, voici le résumé :

Dans un univers apocalyptique et dégénéré à la « Mad Max » où le pétrole et le dollar sont les rois, une course s’organise sous l’œil des caméras du monde entier. Les meilleurs pilotes (mais aussi les plus sadiques et les plus têtes brûlées) des cinq continents viennent s’affronter au cours du Pan-Amerikan Rally, une course à mort à travers tout le continent au volant d’engins blindés surarmés, dangereuse et sanglante, dont un seul pilote pourra se tirer vivant.

Tout un programme

Nous avons affaire là à de la pure distraction ; de l’action, des meurtres, des filles faciles et un brin d’anticipation. On apprend qu’en 2012 un changement climatique bouleverse notre écosystème. Plus étonnant :

« En 2011, une catastrophe nucléaire se déroule au Japon. L’énergie atomique est remise en cause ; elle était la seule capable de permettre l’émergence de l’énergie électrique » (sic).

L’auteur s’est beaucoup inspiré du film Death Race 2000 sorti en 1975, l’atmosphère générale est plutôt trash, ça suinte l’essence, la poudre et le sang à toutes les pages ou presque. Il fallait choquer et donc vendre, à ce titre l’écriture ne s’embarrasse pas de fioritures du tout. Le livre est d’ailleurs très court et les amateurs de belles-lettres passeront leurs chemins.

Saluons l’effort de l’éditeur pour parsemer cette version numérique de clins d’œil rétro très sympa comme la typographie de titres de chapitre ou cette coupure amusante au moment d’une scène sexy, un décompte apparaît précédé du mythique « Continue ? » des bornes de jeux vidéo d’arcade de cette époque.

Voilà donc une petite distraction littéraire revigorante que j’ai lu honteusement, mais avec une réelle délectation et pour 2,99 € ce serait dommage de s’en priver.

Cliquez là, c’est bon pour votre karma.

Pan-Amerikan Rally


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Une journée sans internet
02 avr. 2017

et pas n’importe laquelle, le dimanche

Tranmautritam — Pexels CC0 License

Pour une raison tout à fait personnelle j’ai décidé de ne pas avoir internet à mon domicile. Je me contente actuellement de mon forfait mobile. Cela suffit à mes besoins courants, mais ce n’est pas ce qui motive cet article. Non, un incident banal a provoqué cette décision et les conclusions que j’en tire ci-dessous sont assez surprenantes.

Ayant tout juste dépassé mon forfait mobile, je me vois contraint de ne plus utiliser internet pour une petite journée. Comme je ne souhaite pas payer un surcroit de consommation de données mobiles auprès de mon opérateur, j’ai donc décidé d’autorité de couper mon flux de data 4G, en attendant ma nouvelle facturation.

Durant les premières heures de la matinée, j’ai senti une sensation d’isolement voire de légère angoisse de ne pas regarder ce qui se passait sur Facebook. Était-ce un symptôme d’addiction ? Je n’en sais rien.

Quelques minutes plus tard, l’impression que le temps m’appartenait de nouveau. L’envie de passer un coup de fil à un ami, de lire, d’écrire le présent article, de cuisiner de profiter différemment de la journée qui s’offrait à moi. J’ai eu soudain le réflexe de mettre un peu de musique, de me faire un café, de rester un peu plus longtemps dans la salle de bain, voire carrément de travailler à des projets personnels que j’ai délaissés. Bref, tout un tas de petites choses courantes que j’aurai remis « à plus tard », accroché comme je l’aurais été au web comme une bernique à son rocher.

Cette coupure inopinée d’internet s’avère donc un bienfait inattendu. Il va sans dire que je ne suis certainement pas un cas isolé de prise de conscience soudaine de l’emprise de la toile et particulièrement des réseaux sociaux sur notre précieux temps.

Plus incroyable encore, en mon for intérieur je suis le jouet d’un état des choses contre lequel je lutte dans le cadre de ma propre entreprise !

En effet, je suis porteur d’un projet entrepreneurial depuis quelques mois, dont la proposition de valeur est de résoudre le problème suivant : le manque de temps et la concurrence des loisirs numériques (réseaux sociaux, jeux vidéos, etc.), sont les principaux freins à la lecture.* Et je prends soudain conscience que j’en suis la première victime.

Naïvement, j’avais cru, il y a quelques mois, que ne plus avoir de poste de télévision aurait été suffisant pour retrouver du temps pour moi. Grave erreur, j’ai simplement remplacé un écran par un autre et comme je vis seul, la tentation est grande d’aller « au plus simple » pour s’occuper le dimanche.

Depuis quelques minutes que je rédige ce post, d’autres idées se bousculent et je sens que la conclusion est proche. Je crois que je vais poursuivre l’expérience au-delà de cette journée particulière. En attendant, je vous laisse, je ne voudrais pas abuser de votre temps, car j’ai un risotto qui déboîte à faire, suivi d’un grand ménage de printemps.

Si vous aussi, vous avez déjà ressenti cette impression soudaine que votre temps vous appartenait à nouveau suite à un éloignement du web, accidentel ou non. N’hésitez pas à mettre un ❤ à cet article.

Dimitri Régnier - Producteur d'émotions numériques


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Le web sur votre liseuse kobo avec pocket
06 août 2016

Le web sur votre liseuse Kobo avec Pocket

Crédit : Alejandro Escamilla (freebiesxpress.com) modifiée.

Comment sauvegarder les liens d’articles repérés sur internet pour les lire plus tard

Les possesseurs de tablette et smartphone Androïd ou autres i-machins connaissent certainement les services comme Readability, Instapaper ou même Evernote. Ces derniers permettent de sauvegarder les liens d’articles repérés sur internet pour les lire plus tard. Mais, saviez-vous qu’il en existe aussi un service similaire pour votre liseuse Kobo ? Il s’appelle Pocket, il est gratuit, évidemment compatible avec les machines précédemment cités, mais dans ce tutoriel on s’attardera sur notre liseuse favorite.

Configuration

D’abord se rendre à cette adresse https://getpocket.com/ pour ouvrir un compte. Une fois ceci fait vous pouvez intégrer un raccourcis sur votre navigateur web que vous trouverez ici : getpocket afin d’ajouter des liens plus facilement sur votre compte Pocket. Il existe même un plug-in pour le navigateur chrome que vous trouverez là : plug-in pocket.

Utilisation

Lors de votre navigation quotidienne, une fois que vous avez sauvegardé vos premiers liens, allumez votre liseuse et rendez-vous dans les paramètres > comptes. Choisissez Pocket et ajoutez vos pseudo et mot de passe. Cette opération est unique vous n’aurez plus à y revenir ensuite.

Lecture

Désormais sur la page de garde de votre Kobo il vous suffira simplement de choisir Sync (chaque fois que vois serez à porter d’un point Wi-Fi). Vos liens mis de côté seront alors téléchargés sur votre liseuse. Il ne vous reste plus qu’à profiter de vos articles remis en forme automatiquement. On appréciera au passage le nettoyage des pubs et autres bannières, Pocket favorisant l’expérience de lecture en ne gardant que le texte et les photos éventuellement contenus dans les articles. C’est particulièrement utile si vous êtes un lecteur assidu sur Médium.

Conclusion

Ma liseuse ne me quittant pas beaucoup, voilà une fonctionnalité que j’utilise très régulièrement. Notamment avant de prendre les transports en commun. Lors de ma veille quotidienne, devant mon café, je sélectionne 2 ou 3 articles qui m’intéressent, je les ajoutent à mon Pocket, je synchronise ma liseuse, et hop le tour est joué !


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Streamer sa musique avec Google Play Music Desktop Player
01 août 2016

Le moins que l’on puisse dire avec Google Play Music, c’est que c’est un excellent service pour stocker et diffuser sa musique partout ou l’on a au minimum une connexion internet.

J’ai récemment fait l’acquisition d’un Chromecast version audio (bien meilleur que son homonyme vidéo/audio), afin de me permettre de streamer (Google appelle ça “caster”) le contenu de mon compte Google Play Music, y compris mes propres fichiers musicaux sur mon ampli de salon. Le résultat est tout fait probant, mais surtout d’une rare simplicité.

Chromecast audio par Google

Mais, il me manquait une petite pierre à l’édifice pour que mon expérience musicale soit parfaite : une intégration un peu plus poussée pour me permettre le confort d’utiliser un logiciel natif directement de mon ordinateur, en lieu et place de la version en ligne de Google Play Music.

GPMDP pour Google Play Music Desktop Player

C’est désormais chose faite avec GPMDP, il s’agit d’un logiciel non-officiel, open-source et cross plateforme (Windows, Mac et Linux) qui intègre toutes les fonctions de base d’un player musical. Comble du chic, il fonctionne avec le service Google cast. Une fois téléchargé et lancé, il suffit de vous identifier avec votre compte Google et c’est parti !

Google Play Music Desktop Player version Linux

Créer et organiser, des playlists, utiliser sa bibliothèque musicale qui, au passage est parfaitement reconnue. Il ne manque pas grand-chose à ce player pour vous permettre de profiter de votre musique et/ou de votre compte Google Play Music.

Évidemment cela nécessite l’investissement d’un Chromecast, mais lorsqu’on est un amateur de musique un tant soit peu exigeant, le jeu en vaut la chandelle, surtout si vous vous souhaiter une solution simplissime.

Alors, n’hésiter plus, GPMDP est disponible gratuitement sur le lien ci-dessous, vous ne le regretterez pas.

Google Play Music Desktop Player


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La proposition de valeur des Bookonautes
23 juil. 2016
Photo de couverture : Erik Vanden, Passing Through The Lines. Flickr modifiée CC by-2.0

Ou comment résoudre un problème plutôt que rendre un service

Suite à un mini débat avec mes amis sur Facebook, je me suis dis qu’il serait intéressant d’éclaircir la proposition de valeur des Bookonautes et pourquoi j’ai choisi des phrases d’accroche si différentes.

Voici selon moi la proposition la plus optimum :

Accédez au quotidien à de la fiction littéraire en ligne quelque soit le temps dont vous disposez.

Ce serai d’ailleurs un parfait sous-titre…

Cette proposition de valeur répond à un problème simple, le manque de temps pour lire de la fiction au quotidien et son corrolaire, la perte de temps sur les devices mobiles dans les situations d’attentes.

Vous allez me dire, puisque cette proposition de valeur est parfaitement exprimée pourquoi ne pas l’utiliser comme phrase d’accroche sur notre futur landing-page ? Pour une raison simple : elle s’adresse à un public extrêment large ! Un public que je serai dans l’incapacité de servir si lesbookonautes.fr ouvrait demain.

Photo : Mo Riza, On the platform, reading. Flickr modifiée CC by-2.0

Stop playing, Start reading

Actuellement et faute de mieux, c’est ma préférée, car c’est la plus radicale. Elle peut paraître négative notamment vis à vis des joueurs (d’ailleurs elle l’est un peu, mais j’assume) mais s’adresse à une portion très petite (une niche) de gens concernés par le problème évoqué. Pour ma part, elle me séduit particulièrement car elle laisse sous-entendre que lire c’est aussi amusant que jouer. Le segment visé ce sont les personnes qui plus d’une fois ce sont dit qu’elles feraient bien autre chose (sous entendu de plus intelligent) que de perdre du temps, jeux ou autre, sur leur device mobile. Le service n’ayant pas encore démarré, viser une niche la plus petite possible me semble la voie à suivre.

Un livre captivant, c’est une station raté !

C’est une des dernière que j’ai trouvé, elle a d’ailleurs eu beaucoup de succès auprès de mes amis qui ce sont tous reconnus. En effet quel lecteur n’a jamais raté (ou failli rater) une station de bus ou de métro à cause d’une bonne histoire. Certes cette phrase d’accroche est amusante et s’adresse clairement à des lecteurs, mais je ne suis pas certain qu’elle réponde véritablement au problème évoqué plus haut.

64 % des français voudraient lire plus souvent, et vous ?

Cité un chiffre officiel comme phrase d’accroche n’est pas dès plus sexy, au mieux cette phrase pourrait servir pendant mon pitch-user pour expliciter une partie du problème, mais je suis loin d’être convaincu de sa portée. De plus elle a l’inconvénient elle aussi de s’adresser à un grand nombre de personnes.

Mettez de la fiction dans votre quotidien

Sans doute une des moins percutante et la plus consensuelle c’est un appel claire à la lecture mais Amazon, ou n’importe quel autre distributeur de livre en ligne pourrait en dire autant. Second problème la notion de temps est à peine esquissée, hors c’est le coeur même de la proposition de valeur des Bookonautes.

Lire aussi simplement que de jouer sur mobile

Là c’est juste de la pub, alors qu’elle résume assez bien ce que pourra être lesbookonautes.fr, le coté “fun” du service en plus. Mais mettre une accroche simplement publicitaire ne constitue pas une réponse satisfaisante au problème.

À l’heure ou je souhaite publier une nouvelle landing-page pour lesbookonautes.fr je n’ai pas encore trouvé à mon sens de véritable baseline. Mais je crois qu’une explication sur le but que je poursuis s’imposait. Je ne vais pas me lancer dans un cours sur ce que doit ou ne doit pas être une bonne accroche (d’ailleurs si je le savais je serai déjà très riche). Mais je souhaitais partager avec vous mes réflexions dans ce sens. Cela m’aide à penser en “problème à résoudre” et plutôt qu’en “service à rendre”.

D’ailleurs si par malheur je découvrais que ce problème ne concerne que moi et mon envie de découvrir de la fiction littéraire courte sur mon mobile simplement et quand j’en ai envie, au lieu de me taper des news de 300 mots, des chatons et des jeux sur le web, je passerai à autre chose. Mais quelque-chose me dis que je suis loin d’être le seul à vouloir changer ça.


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Miami heat de Palmer McGrady
23 juil. 2016

Du vrai pulp américain, décomplexé et bougrement distrayant

Soyons honnête que recherchons-nous à la lecture d’un pulp comme Miami heat ? Se distraire avec des histoires polar, SF, ou fantastique (voire les 3 en même temps), rien de plus. Avec cet opus Walrus eBooks a ressorti des cartons 70’s d’un éditeur de Pulp américain aujourd’hui disparu, j’ai nommé Bang Bang Press, un petit roman pulp bien sympa.

Pourquoi il faut lire Miami heat ?

C’est le genre de gourmandise pas toujours bien écrite (mais on s’en fiche), qui vous colle une claque parce-qu’elle est bourrée de petites idées qui vont bien. Nous avons affaire à un polar ultra basique, mais le héros est un avocat/tueur à gages à chemise hawaïenne affublé d’un chimpanzé, et là ça démarre fort, jugez plutôt :

Armé d’une paire de dés, d’une batterie de flingues et accompagné par son chimpanzé domestique Chégé — une fine gachette et un fidèle acolyte — ce psychopathe de l’asphalte a la verve d’un hidalgo et le sang-froid d’un reptile. À eux deux, ils forment un duo sanglant et à la mécanique bien huilée… jusqu’au jour où un gros coup se monte autour de Simone, redoutable française aux courbes gracieuses et à l’esprit stratège. Dans le Miami de la grande époque du crime, Ramirez et Chégé font devoir la jouer subtile pour passer entre les balles !

Cela fait un moment que j’ai lu ce roman, mais je garde un très bon souvenir de ce volume sorti en 2012. Comme d’habitude chez Walrus le design-book est très soigné et participe grandement à l’immersion dans l’histoire.

Et en plus cet eBook il est pas cher…

Autant vous dire qu‘à ce prix là (voir ci-dessous) ce serait dommage de passer à coté de ce Miami heat, une parfaite distraction pour les transport en commun. Finalement, je n’ai qu’un seul regret : nous sommes en juillet 2016 et rien de nouveau n’est sorti des archives de Bang Bang Press. Mon impatience commence à se faire sentir depuis que j’ai chroniqué Pan-Amerikan Rally l’autre titre Bang Press diffusé par Walrus. Allez les gars, à quand la suite ?

Achetez-le ici !

Miami Heat


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Gérer efficacement sa bibibliothèque numérique avec Calibre
24 juin 2016

Je publie pour la première fois un tutoriel en vidéo sur les fonctionnalités de base de Calibre eBook Management un logiciel extrêmement complet, pour gérer efficacement sa bibliothèque numérique.

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Gérer efficacement sa bibibliothèque numérique avec Calibre was originally published in Dimitri Régnier on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.

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