Céline Réveillac
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Rendez-vous sur Com&Greenwashing.fr
10/10/2011
Com&Greenwashing s'est affranchi et a migré sur une nouvelle plateforme. Ça se passe maintenant ici: comandgreenwashing.fr
Du cashback éthique et solidaire
05/10/2011
Voici un site Internet de cashback d'un nouveau genre: www.cap-territoire.com. CAP pour Capacité d'Action de Proximité, un nom qui parle peu mais pourtant CAP Territoire est un portal Internet qui permet de booster durablement l'économie locale. Et pour une fois ce ne sont pas des beaux mots marketing mais bien des mots utilisés à leur juste valeur. Les sites de cashback tels que Mailorama, Igraal, Fabuleos et autres ont un modèle économique très simple: les internautes récupèrent une partie du montant de leurs achats en ligne en monnaie qui s'accumule dans une tirelire pendant que le portail verse une commission au site Internet marchand. Une fois que l'internaute a récupéré suffisamment de gains, il récupère son argent pour faire d'autres achats. Et la boucle est bouclée.
Avec CAP Territoire, on rajoute dans la boucle des entreprises de notre région et on participe à leur évolution. Dans la région Sud Ouest par exemple on va pouvoir capitaliser dans des entreprises de l'aéronautique et de l'espace, de la santé et nutrition mais aussi dans le tourisme, la culture ou la gastronomie. On devient acteur de la vie locale économique et on enclenche une démarche positive sur l'économie de notre région.
Concrètement, comment ça fonctionne? J'avoue ne pas avoir tout compris dès le premier coup d'oeil! Mais vous allez voir, c'est assez emballant!
En faisant votre shopping sur les sites Internet de vos enseignes préférées (parmi pas moins de 350 enseignes) via le site www.cap-territoire.com, vous avez accès à des "Remises C.A.P" pouvant aller jusqu'à 40 % de votre montant d'achat. Pour chaque achat, un certain pourcentage du montant de votre achat (pourcentage du montant HT!) sera transformé en "Remises C.A.P". Attention, comme tout site de cashback il faut passer par votre portail CAP-Territoire pour vous rendre sur votre site e-commerce et que les Remises C.A.P soient comptabilisées!
Avec le portail CAP-Territoire, plutôt que de récupérer votre argent en monnaie sonnante et trébuchante, vous pouvez investir vos "Remises C.A.P" dans le capital des entreprises de votre région (TPE et PME). Soyez rassurés, vous n'effectuez pas vous-même l'investissement, c'est une société d'investissement (PAN CAP) qui prend "l'engagement de faire une adéquation entre l'épargne générée sur une région et le montant des investissements faits". Puis vous pourrez suivre en détails les investissements effectués et voir l'évolution et la vie des entreprises dans lesquelles vous avez investi. Petit bonus, si l'entreprise a de bons résultats, vous pourriez même très certainement gagner de l'argent!
Une petite question en suspens tout de même: à quel point est-ce que mes achats contribuent à aider les entreprises de ma région? J'ai fait un petit calcul: si je dépense dans l'année 500€ chez La Redoute, avec 4% de cashback je reverse 120€ . Est-ce que ma contribution va réellement aider à dynamiser ma région? Si nous sommes nombreux à utiliser le système de CAP Remises je n'en doute pas, et c'est pour ça que je vous invite à découvrir ce site et vous y inscrire!
Dossier de presse C.A.P Territoire
Site Internet: www.cap-territoire.com
Page Facebook
Billet sponsorisé (mais authentique)
9ème Université d’été de la Communication pour le Développement Durable
18/09/2011
Com&Greenwashing est au repos depuis quelques semaines et n'a pas encore fait sa rentrée! En attendant mon retour je vous propose de vous plonger sur le site Internet www.communicationdeveloppementdurable.com pour découvrir ce qu'il s'est passé durant la 9ème Université d’été de la Communication pour le Développement Durable.
180 experts et acteurs du développement durable et/ou de la communication y étaient réunis les 30 et 31 août pour débattre autour du thème : « Consommer ? Posséder ? Prospérer ? ».
180 experts et acteurs du développement durable et/ou de la communication y étaient réunis les 30 et 31 août pour débattre autour du thème : « Consommer ? Posséder ? Prospérer ? ».
Vous pourrez y trouver les thèmes abordés, les ateliers, des images et des vidéos.
A très vite, c'est promis!
La campagne prospectus la plus verte du monde
26/08/2011
Une campagne de communication responsable qui ne génère aucun déchet ça n'existe pas, on est tous d'accord? Si vous savez faire laissez-moi votre numéro il faut qu'on se rencontre! L'objectif d'une campagne de communication responsable est de tendre vers le mieux, c'est d'ailleurs pourquoi chacun jugera différemment le degré de responsabilité de la campagne dite et que de longs débats peuvent naître (...). En Hongrie, l’agence Akció 360 et le WWF ont réalisé une campagne qui tend vers ce fameux mieux en imprimant un seul et unique prospectus. Mais pour obtenir des résultats à la hauteur vous vous doutez bien qu'il y a un truc. Pour que ça fonctionne il vous faut:
- 2 pandas
- 1 escalator double sens (entendez par là pas d'escalator qui monte sans son congénère qui descend)
- 1 prospectus doté d'un message simple
- 1 caméra
- 1 bon réseau pour que la vidéo fasse le buzz
Pour le réseau, c'est facile, le WWF est mondialement connu (apprenez que ça ne sert à rien de faire une petite vidéo virale si on s'appelle Trucmuche, un buzz qui fonctionne n'est jamais un "vrai buzz", il est toujours savamment orchestré et pour que les instruments jouent le jeu il faut jouer dans la cour des grands). La caméra, le prospectus, ça devrait aller. Les escalators, c'est dans les centres commerciaux qu'on en trouve le plus. Quant aux pandas c'est plus complexe. Mais l'agence a eu la géniale idée de recruter des volontaires déguisés en pandas (plus sécure que des vrais animaux).
Une fois que l'on a réuni tous ces éléments, voici ce qu'il se passe:
Un des pandas se situe en bas de l'escalator et donne le tract à un passant qui s'apprête à monter. Attention, le prospectus doit être conçu de façon à ce que le message se lise rapidement, en 1 minute maxi pour que la personne ai compris le message quand elle arrive en haut des escalators. Et vous l'aurez deviné, en haut se trouve le deuxième panda qui récupère le flyer et le donne à une personne qui descend, le premier panda récupère alors le flyer et ça continue comme ça jusqu'à ce que le prospectus ne ressemble plus à rien.
Puis la vidéo est balancée (si vous m'avez bien lue c'est un peu plus complexe que ça) sur le web, et hop quasiment 290 000 personnes touchées par la campagne en 2 semaines.
Le principe est très sympa, et colle assez bien avec le message (un appel aux dons pour le WWF qui propose de faire un don correspondant à 1% du montant de ses impôts) mais si ça a marché c'est parce que c'est la première en son genre. Inutile de copier, va falloir trouver une autre idée!
Bleu Blanc Coeur, et si c’était pas du flan ?
02/08/2011
Depuis quelques jours ce spot tv m’exaspérait (campagne TV du 18 Juillet au 7 août). « Bleu Blanc Cœur, le monde bouge, l’agriculture à vocation santé aussi ». J’imaginais un énième label marketing. J’étais prête à exprimer mon indignation face à ce logo pour attrape-nigaud. Mais il semble que je vais devoir me réfréner dans mes ardeurs car ce « label », plébiscité par les experts de la santé et nutrition, semble faire l’unanimité.Les blogs et sites Internet font la part belle à la filière Bleu Blanc Coeur et encouragent depuis plusieurs années les consommateurs à réclamer des produits estampillés auprès de leurs petits commerçants.
Bleu-Blanc-Cœur (BBC) est une association qui organise, depuis déjà 10 ans, une agriculture « à vocation santé » en réintroduisant des sources végétales traditionnelles et riches en Oméga 3 dans l’alimentation des animaux. Ainsi, le logo BBC garantit des produits issus d'animaux nourris à base de farine de lin, en alternative aux farines animales. En effet les vertus diététiques de cette graine qui est très riche en Oméga3 amélioreraient la qualité nutritionnelle des produits ainsi que la santé des animaux.
L’année dernière ce programme a été reconnu par les ministères de la santé et de l'agriculture comme une démarche de progrès nutritionnel en phase avec les objectifs du Programme National Nutrition Santé.
Cerise sur le gâteau, la démarche BBC a reçu une reconnaissance officielle de son impact bénéfique pour l'environnement : plus il y a d'Omégas 3 dans son lait, moins une vache aura émis de méthane. Avec la reconnaissance de cette méthode, les agriculteurs adhérents pourront prouver la moindre émission de méthane de leur troupeau, leur permettant alors de générer des "crédits carbone" et donc d'être rémunéré pour les réductions d'émission.
Alors BBC serait-il un label digne de ce nom ? Je ne m’y connais pas assez pour aller fourrer mon nez dans le cahier des charges que doivent appliquer les adhérents… mais premier bon point, les cahiers des charges (car il en existe pus d’une vingtaine, pour chaque production concernée) sont disponibles sur simple demande. Transparence, ok.
Par contre il semble peu impartial que le comité de contrôle soit composé des membres de l’association elle-même. Parallèlement aux contrôles internes, un organisme tiers (Certis) se charge d’examiner et certifier ces inspections, mais jusqu’à quel point ?
Deuxième interrogation, la démarche est-elle dénuée de tout intérêt financier ? Car derrière cette association se cache Valorex, une société bretonne qui en1993 a eu l’idée de réintroduire le lin dans l'alimentation animale. L’association Bleu-Blanc-Cœur est donc une démarche collective et globale réunissant tous les maillons de la chaîne alimentaire, mais également et surtout un outil de promotion et de développement pour Valorex.
Perception VS performance, ou communication VS réalité
28/07/2011
Toyota vient d'être proclamée "Best global green brand" de l'année. Comprenez "marque la plus verte" ou "marque la plus éco-responsable". Étonnant pour un constructeur automobile!Encore plus étonnant, ce sont les activités de l'automobile et de l'électricité qui dominent largement ce classement, édité par Interband. En 2ème et 3ème position on trouve 3M et Siemens, et parmi le Top 10 Volkswagen et Honda, suivis de près en 11ème et 12ème place par Hyundai et BMW.
Cette étude mondiale combine la perception du grand public sur les aspects environnementaux et développement durable des marques de 10 pays (USA, Italie, Brésil, France, Allemagne, Japon, Chine, Inde, Espagne et UK) avec la politique de l'entreprise en terme de développement durable. Ainsi 10 000 personnes ont été interrogées sur la crédibilité des allégations environnementales des entreprises. Puis Interband a corrélé les informations collectées avec les performances écologiques réelles de ces entreprises, en prenant en compte des critères tels que le système de management environnemental, les mesures de réduction visant à réduire les émissions de CO2 ou encore la politique d’achat durable.
Ce qui rend cette étude intéressante n'est donc pas le classement des marques mais l'écart entre la perception des consommateurs vis-à-vis des entreprises et l'engagement réel dans une politique de développement durable. On découvre alors (ou l'on re-découvre) que communication environnementale et performance écologique ne font pas forcément bon ménage. Est-ce que l'on n'appelle pas ça une corrélation négative?
Top 50 marques
Top 50 marques
Certaines marques peuvent donc avoir un score de perception bien supérieur au score de performance, et vice versa. Coca-Cola et Mc Donald's bénéficient donc d'une image environnementale très positive, trop positive au regard de leurs performances alors qu'au contraire L'Oréal et Nokia ne semblent pas faire connaitre suffisamment leurs pratiques environnementales auprès du grand public qui les notent en deçà de leurs engagements .
Ce classement pourrait être recoupé avec Global 100, un classement des 100 entreprises les plus engagées en faveur du développement durable dans le monde. Ce projet annuel lancé à l’initiative de Corporate Knights (magazine du capitalisme responsable) en 2005 a pour objectif de reconnaître les entreprises les plus proactives en matière d'environnement, responsabilité sociale et gouvernance.
Toyota, qui souvenez-vous, vient d'être proclamée marque la plus verte, est pourtant reléguée à la position 82 dans le classement de l'année 2011!
Rio Loco, pas encore le parfait éco-festival
02/07/2011
Connaissez-vous Rio Loco ? Arts visuels, rock touareg, mambo caliente, funk vaudou psychédélique, fièvre africaine, jazz rock éthiopique, rap funk, blues malien... ce festival des musiques du monde est un rendez-vous annuel Toulousain. Cette année, suite à la décision de la ville de Toulouse de se retirer des événements liés à l’Année du Mexique en France, la programmation était exceptionnellement riche en voyages. L'événement a lieu en juin à la Prairie des Filtres, le poumon vert de la ville rose, un espace de plus de 6 hectares qui se voudrait plus vert que vert. Mais les efforts déployés, bien qu'ils aient le mérite d'exister, restent limités et sont peu innovants. Pour preuve, voici les actions mises en place pour tenter de limiter l'impact des quelques 110 000 festivaliers:
- Les verres sont consignés pour être réutilisés puis recyclés (avec Ecocup).
Impact: 6 fois moins de déchets, 25 fois moins polluants que les gobelets jetables, Un site plus propre, 3 fois moins d’émission de gaz à effet de serre (car moins de production de gobelets je suppose?).
- Les supports de communication (flyers, programmes…) diffusés par le festival sont imprimés sur du papier recyclé et garanti par le label Imprim'Vert.
- Mise en place du tri sélectif (depuis 2005, en partenariat avec Eco Emballages) avec des containers de tri (plastique, papier et carton) et des containers classiques dans l’enceinte et aux abords du festival.
Cependant la majorité des festivals et événements de ce type font la même chose. Rien de nouveau, rien d'innovant, rien de très engageant. Pas de quoi se proclamer donc.
Certes, le village "Eco loco" vient apporter un peu d'animation dédiée à l'éthique environnementale mais on se demande pourquoi seulement 4 associations participent, c'est bien trop peu pour se proclamer festival écolo.
La 17e édition de Rio Loco aurait mérité un peu plus d'audace en matière d'initiatives éco-responsables, à suivre l'année prochaine!
www.rio-loco.org
Espace "festival écolo"
Galerie photos
Vidéothèque
www.rio-loco.org
Espace "festival écolo"
Galerie photos
Vidéothèque
Greenpeace ou le détournement de publicité à l'âge du web 2.0
29/06/2011
Vous avez tous vu la pub de Volkswagen qui met en scène un petit Dark Vador. Dévoilée lors du Superbowl, elle a ensuite été diffusée sur les chaînes françaises et a été visionnée plus de 40 millions de fois sur YouTube. Greenpeace, juste après s'être attaqué à Mattel en mettant en scène la rupture de Ken et Barbie, s'en prend maintenant au constructeur automobile Volkswagen grâce au détournement de cette publicité connue de tous.
On y voit des Jedi voulant arrêter Dark Vador et "l'étoile noire" portant le logo de Volkswagen qui veut détruire les Jedi. Il n'y a pas à dire, l'ONG sait frapper fort et bien pour faire entendre ses appels.
Car encore une fois la campagne de Greenpeace est très percutante et fait le buzz, le film se propageant à toute vitesse sur le web.
On se souvient également du film contre Kit-Kat qui reprenait le même scénario que la publicité originale en y ajoutant quelques petites touches "choc" (film original - film détourné). Le buzz a été tellement important que la publicité de Kit-Kat est difficile à retrouver sur la toile (lire le très bon article Greenpeace et Nestlé: l'art de la guerre)!
Il y a 3 ans, c'est la marque Dove qui avait fait l'objet d'un détournement. Le film retraçait le parcours d’une petite fille devenant une femme victime de la société de consommation et de ses codes… Comme la plupart des publicités qui fonctionnent, la publicité avait été reprise et détournée à plusieurs reprises, Greenpeace s'était donc emparée du phénomène imaginant un spot bien moins gentillet (film original - film détourné)!
Il y a 3 ans, c'est la marque Dove qui avait fait l'objet d'un détournement. Le film retraçait le parcours d’une petite fille devenant une femme victime de la société de consommation et de ses codes… Comme la plupart des publicités qui fonctionnent, la publicité avait été reprise et détournée à plusieurs reprises, Greenpeace s'était donc emparée du phénomène imaginant un spot bien moins gentillet (film original - film détourné)!
Film détourné "Volkswagen: le côté obscur":
Volkswagen : le côté obscur from Greenpeace France on Vimeo.
Mais Greenpeace ne se contente pas de balancer des vidéos pour le plaisir de faire rire. Une véritable stratégie web 2.0 est mise en place autour de chaque buzz, tout est calculé, orchestré, structuré avec soin. Des sites Internet sont créés en plusieurs langues sur lesquels on retrouve des informations adaptées et digestes mais également des pétitions ou autres actions très simples à mettre en place (exemple de lettre/email à écrire pour envoi massif aux sociétés concernées), des pages Facebook et Twitter sont également créées, fournissant des contenus un peu différents et permettant aux internautes d’interagir. Greenpeace centralise également tout logo, slogan, image ou vidéo détournés créés par les internautes eux-mêmes.
Pour la campagne contre VW, Greenpeace a réalisé un site qui nous fait plonger dans l'univers Star Wars: www.vwdarkside.com, dans lequel nous jouons un "jeune initié" invité à franchir les différentes étapes pour aider Greenpeace, l'Alliance Rebelle, à "faire changer Volksvagen et sauver l'avenir de notre minuscule planète". Plus qu'un site, donc, un véritable jeu qui fait sortir le Jedi qui est en nous.

Des campagnes qui ont pour résultat de faire réagir les marques accusées par l'association et qui décident souvent de modifier leur comportement, de peur de représailles de la part des internautes. Nestlé a par exemple annoncé très rapidement qu'il allait arrêter d'acheter de l'huile de palme à Sinar Mas, un des producteur indonésiens accusé de déforestation. Greepeace reproche à Volkswagen d'exercer des pressions sur Bruxelles pour empêcher l'Union Européenne de fixer à 30% les objectifs de réduction des émissions de CO2 (détails en cliquant sur R2D2). Pour le moment le constructeur automobile allemand dit ne pas comprendre ces attaques, mais je ne doute pas un instant que les revendications de Greenpeace seront écoutées.
Le web 2.0 offre un terrain de jeu illimité aux détournements, et Greenpeace comme d'autres s'en donnent à coeur joie, créant une connivence entre l'ONG et l'internaute.
Surfons solidaire
27/06/2011
Qu'est-ce qu'un moteur de recherche solidaire? Dit comme ça, ça ne veut pas dire grand chose. Un moteur de recherche solidaire permet de surfer tout en contribuant à des actions sociales solidaires au lieu de remplir les poches des multinationales. zutopi a choisi de reverser 50% de ses revenus à des associations, dans 4 domaines d'intervention différents:
- « Économie solidaire » : soutien de micro-entrepreneurs situés dans les pays en voie de développement par le financement de micro-crédits avec Babyloan.
- « Préservation de la biodiversité » : appui à la campagne « Non à l’or illégal » du WWF en Guyane.
- « Amélioration des conditions de vie » : participation à la campagne « Des Écoles pour l’Afrique » de l’UNICEF œuvrant au Mozambique pour l’éducation en faveur de 300 000 enfants.
- « Réchauffement climatique» : soutien au projet de "reforestation communautaire en Colombie" avec le programme Action Carbone de la fondation GoodPlanet.
- « Réchauffement climatique» : soutien au projet de "reforestation communautaire en Colombie" avec le programme Action Carbone de la fondation GoodPlanet.
En gros, à chaque recherche effectuée vous améliorez l'éducation en Afrique ou au Mozambique, ou encore vous aidez des micro-entrepreneurs dans les pays en voie de développement.
On regrettera seulement les liens sponsorisés, inévitables pour l'entreprise car seule source de rémunération.
Autres moteurs de recherche solidaires et éthiques: doona.fr, ecosia.org, Hoosheek.com. (mais Zutopi est bien sur le meilleur ;) )
Cannes Lions, c'est parti!
19/06/2011
Le Festival mondial de la publicité Cannes Lions (du 19 au 25 juin) enregistre cette année un record de campagnes inscrites, ce qui une grande nouvelle car la crise était passée par là et depuis 2008 on sentait un essoufflement.Et la France enregistre une spectaculaire croissance: 80% de campagnes en plus que l'année dernière (1617 travaux contre 900).
Comme à son habitude, Act Responsible investira les lieux avec son exposition itinérante qui rassemble cette année 240 publicités créées au nom de 210 associations, ONG et institutions.
Par ailleurs, avec le soutien d'Interpublic Group, l'exposition "Hommage au Japon", qui réunit des travaux de soutien au peuple japonnais sera révélée.
Nicolas Bordas partage sur son blog sa sélection pour le Grand Prix TV et parie sur Nike et sa campagne "Write the future".
Quant à moi j'ai un gros faible pour Volkswagen et sa Passat Darke Vador.
Certains pensent déjà à "L'après greenwashing"
11/06/2011
Après les bancs de Sciences Po Paris lors du grand débat « Urgence sociale, urgence environnementale : faut-il choisir ? » avec Jean-Marc Jancovici et Jean-Marc Borello (podcast sur Radio Ethic, compte-rendu de Anne Serra), j'ai testé les bancs de la Sorbonne avec le débat organisé par l'association de la Sorbonne "Penser l'après greenwashing". Alors certes, il n'y avait pas l'accent de Jean-Marc Borello pour me rappeler mon doux pays mais la salle était plus intimiste. Venant de terminer l'ouvrage de T. Libaert "Communication et environnement, le pacte impossible", j'ai pu suivre ce débat la tête remplie de nouvelles idées! Jacques-Olivier Barthes (dir. de la Communication du WWF-France et porte parole de l’Observatoire Indépendant de la Publicité), Laurent Terrisse (Président de l’agence LIMITE et co-fondateur du Collectif des pulicitaires éco-socio-innovants) , Coralie Savin, dir. associée d’Euro RSCG&CO), Christine Shmitte Prouin (responsable développement durable de la Française des Jeux) et Stéphane Rozès (Président de Cap et enseignant à HEC et Sciences-po) ont échangé leurs points de vue sur la communication et l'environnement avec pour thème central "Penser l'après greenwashing". Attention, ne vous y méprenez pas, ce titre n'annonce pas la fin du greenwashing!
Plusieurs questions ont été abordées: Où en est-on des relations entre communication et environnement ? Quelles en sont les tendances ? Qu’est on en droit d’attendre des marques en matière de développement durable? Les marques sont-elles sur le point de s’imposer comme des interlocuteurs indispensables en matière d’environnement, au même titre que les pouvoirs publics? Qu’en est il des attentes du consommateur, du prosumer ? Où place t’il l’engagement de l’entreprise dans ses critères d’achat ? Quid du point de vue des associations, des ONG quant à la communication responsable ? Quelle avenir pour les partenariats entreprises-secteur non-marchand ?
Je n'ai malheureusement pas pu rester bien longtemps, mais les tweets m'ont permis de suivre à distance la 2nde partie:
RomainBishop Romain Levesque
"Les points de ventes qui créent de la valeur sont ceux où on ne forme pas à vendre mais à faire revenir les individus" S.Rozès #commenv
NTenad Nicolas Tenad
Rozès : arrive l'aire de la conversation des marques, qui doivent donc se découvrir au public et être plus exigeantes avec elles #commenv
RomainBishop Romain Levesque
Ca commence à s'énerver. J-O Barthès de @WWFFrance attaque Euro RSCG C&O sur la pub AREVA #CommEnv
RomainBishop Romain Levesque
Pour sortir du #greenwashing Il faut aussi former les Créatifs et les étudiants d'école de Commerce à la déontologie J-O Barthès #commenv
xavierg_ Xavier Gay
L. Terrisse en mode prospectif en réponse à la question "la pub traditionnelle est-elle morte ?". Ça parle (enfin) un peu du web #commenv
xavierg_ Xavier Gay
L. Terrisse : En tant que publicitaire, je pense que la multiplication des espaces pub est nuisible ! #commenv
NTenad Nicolas Tenad
L. Terrisse : il faut diminuer le niveau global de production publicitaire qui noie les messages et ne favorise pas la profession #commenv
etc... il serait peut-être plus simple de suivre le débat en vidéo? C'est prévu, je vous fait signe dès qu'elle est disponible!
Edit 20 Juin 2011
Comme promis voici une vidéo, malheureusement la qualité du son ne vous permettra de suivre correctement le débat. Si vous en avez le courage, vous trouverez sur ce lien l'ensemble des vidéos des interventions.
Plus de pub #03
29/05/2011
Cette série Plus de pub sera consacrée aux campagnes "grandes causes" de ces dernières semaines. Le Musée des Arts décoratifs s'était penché l'année dernière sur le sujet avec l'exposition "La publicité au secours des grandes causes"montrant l'évolution de cette communication. Pour ceux qui l'aurait loupée, un ouvrage est disponible (pour le feuilleter ou l'acheter c'est ici). Et pour un peu plus d'actualités c'est sur cette page!
Amnesty International (La Chose)
Amnesty International a célébré son 50e anniversaire avec un spot intitulé "Projection". Cet anniversaire date déjà 2 mois et demi mais je trouve ce film magnifique.
Reporters sans frontières (Publicis Bruxelles)
Comité National Contre le Tabagisme (Euro RSCG 360)
FRANCE ADOT (CLM-BBDO)
France Adot est une fédération d'associations dont la mission est d'informer et sensibiliser sur la cause du don d'organes, de tissus et de moelle osseuse. Elle a fait appel à CLM-BBDO pour sensibiliser le grand public à cette cause nationale et l’encourager à prendre leur carte de donneurs d’organes. Encore une fois, tout l'enjeu de cette campagne a été de ne pas culpabiliser. L'angle choisi est finalement tout simple: le donneur est sauveur. C'est une très belel campagne, seule la signature me chagrine un peu car peu accrocheuse: « Des milliers de personnes doivent la vie à des donneurs d’organes. Prenez votre carte de donneur sur France-adot.org ».
SOS Enfants (Scanbucks)
Amnesty International (La Chose)
Amnesty International a célébré son 50e anniversaire avec un spot intitulé "Projection". Cet anniversaire date déjà 2 mois et demi mais je trouve ce film magnifique.
Reporters sans frontières (Publicis Bruxelles)
En Belgique, Reporters sans Frontières a fait parler les dictateurs... ou presque. Les portraits de Mouammar Kadhafi, Vladimir Poutine et de Mahmoud Ahmadinejad ont été publiés en pleine page du quotidien Libre Belgique. Le QR code invitait les lecteurs à prendre un cliché de cette page, puis en plaçant leur smartphone sur la bouche du dictateur, les lèvres d'un journaliste se superposent et on l'entend dire la vérité sur la situation du pays concerné, illustrant ainsi l'état de la liberté de la presse de la Libye, la Russie ou l'Iran.
Le film s'achève sur la signature: “parce qu'il y a des bouches dont la vérité ne sortira jamais”, ainsi qu’un appel à soutenir Reporters Sans Frontières.
Cette campagne, accessible depuis le site de l’opération, fait écho à la publication du rapport annuel de RSF consacré aux 38 chefs d’Etat ou chefs de guerre "qui sèment la terreur parmi les journalistes".
La Croix Rouge (Fuse/OMG?)
Exit Adriana et Robert, et le côté un peu déjanté des campagnes de la Croix-Rouge française , l'association souhaite recentrer sa communication sur un unique message: "Sans don, pas d'action". Pour amorcer la Quête Nationale annuelle, le spot réalisé est donc moins léger.
Et cette année, une application Facebook permet de faire ses dons en ligne mais surtout de collecter des donneurs auprès de son réseau avec bien sûr le jeu-concours de celui qui aura ramené le plus de monde. Parce que sans cette carotte, comment vous croyez que la page aurait réuni 50 000 likers ?
Exit Adriana et Robert, et le côté un peu déjanté des campagnes de la Croix-Rouge française , l'association souhaite recentrer sa communication sur un unique message: "Sans don, pas d'action". Pour amorcer la Quête Nationale annuelle, le spot réalisé est donc moins léger.
Et cette année, une application Facebook permet de faire ses dons en ligne mais surtout de collecter des donneurs auprès de son réseau avec bien sûr le jeu-concours de celui qui aura ramené le plus de monde. Parce que sans cette carotte, comment vous croyez que la page aurait réuni 50 000 likers ?
Institut National du Cancer (La Chose)
Dans sa nouvelle campagne de communication, l’Institut National du Cancer a mis l'accent sur la volonté de personnes atteintes de cancer de ne pas vouloir être traitées différemment et avec distance par leur entourage et valorise les avancées de la recherche sur les cancers. Le dispositif est composé d'un spot TV, d'une dizaine d'affiches que l'on peut voir en ce moment un peu partout et d'un web documentaire (qui sera mis en ligne dans un second temps).
Comité National Contre le Tabagisme (Euro RSCG 360)
Intitulée "L’envers du décor", la nouvelle campagne de sensibilisation du Comité National Contre le Tabagisme dénonce l’enrichissement des fabricants sur la santé des personnes, le profit de l’industrie du tabac sur ces personnes, notamment les jeunes.
Avec le claim « Les fabricants de tabac ont besoin de nouveaux fumeurs… Si vous êtes jeune et en bonne santé, ils comptent sur vous», on trouve là un discours inédit dans la communication anti-tabac, habituellement culpabilisateur.
Un film est diffusé sur Internet (Dailymotion, YouTube, Twitter, Facebook et sites des partenaires du CNCT) mais également au cinéma. De plus un appel à une mobilisation de toutes les générations pour refuser les stratégies marketing des cigarettiers qui recrutent de nouveaux jeunes fumeurs et ainsi dénoncer les profits de l’industrie via une pétition en ligne. Objectif: 5 000 signatures (l'année dernière 1000 signatures avaient été récoltées)
Un film est diffusé sur Internet (Dailymotion, YouTube, Twitter, Facebook et sites des partenaires du CNCT) mais également au cinéma. De plus un appel à une mobilisation de toutes les générations pour refuser les stratégies marketing des cigarettiers qui recrutent de nouveaux jeunes fumeurs et ainsi dénoncer les profits de l’industrie via une pétition en ligne. Objectif: 5 000 signatures (l'année dernière 1000 signatures avaient été récoltées)
FRANCE ADOT (CLM-BBDO)
France Adot est une fédération d'associations dont la mission est d'informer et sensibiliser sur la cause du don d'organes, de tissus et de moelle osseuse. Elle a fait appel à CLM-BBDO pour sensibiliser le grand public à cette cause nationale et l’encourager à prendre leur carte de donneurs d’organes. Encore une fois, tout l'enjeu de cette campagne a été de ne pas culpabiliser. L'angle choisi est finalement tout simple: le donneur est sauveur. C'est une très belel campagne, seule la signature me chagrine un peu car peu accrocheuse: « Des milliers de personnes doivent la vie à des donneurs d’organes. Prenez votre carte de donneur sur France-adot.org ».
SOS Enfants (Scanbucks)
L'association s'est associée à Scanbucks, une application mobile gratuite imaginée par Distribeo, qui a été récompensée par le prix de la meilleure application mobile Commerce aux App Awards 2011. Elle permet aux consommateurs de scanner le code-barres de certains produits et de cumuler des points dans plus de 10 000 magasins en France. Une fois les points acquis, les utilisateurs peuvent les convertir en cadeaux ou décider d’en faire des dotations caritatives. Point important, le cumul des points de fait sans aucune obligation d’inscription ou d’achat.
SOS Enfants et Scanbucks proposent ainsi aux consommateurs qui ont cumulé des points obtenus en scannant les codes-barres des produits partenaires (L’Oréal Paris, Garnier, Gemey-Maybelline, Coca-Cola, Fanta, Burn, Powerade, Ocean Spray, SEB, Hansaplast) de faire convertir leurs points en repas pour les orphelins du sida.
Le Prix COAL Art&environnement
26/05/2011
Mardi soir avait lieu la remise du prix COAL Art&Environnement, qui récompense l’engagement des artistes contemporains sur les enjeux environnementaux actuels. Quatorze projets d’artistes étaient en compétition, eux-même sélectionnés parmi 349 projets candidats provenant du monde entier. Pour sa 2e édition, le jury, composé de personnalités du monde de l’art contemporain et du développement durable a remis le prix à Stefan Shankland pour son projet Marbre d’Ici.
Il y des chances que vous ne connaissiez pas encore ce prix, ni l'association qui a été créée en 2008 à l'initiative de Alice Audoin, direcrice DD chez Havas Média et Alexis Botaya, directeur de Nowideas. COAL "coalition pour l'art et le développement durable" est une association qui rassemble des professionnels de l’art contemporain, du développement durable et de la recherche. En Juillet 2009 elle a lancé avec l’appui du Ministère de la Culture et du Centre National des Arts Plastiques le Projet COAL, un appel à projet auprès des artistes contemporains sur le thème de l’environnement, qui a donné naissance à ce Prix en 2010. Lors de sa première édition, 150 candidatures avaient été déposées, contre 349 cette année.
Le projet COAL Art vise à :
- inciter l’implication et l’engagement du monde de l’art sur les enjeux environnementaux et sociétaux actuels - valoriser le rôle de l’artiste comme partie prenante, favoriser l’échange et leur mise en réseau avec les acteurs du développement durable (ONG, Institutions Internationales, Collectivités, Entreprises, Syndicats...) - soutenir la production et la diffusion d’œuvres signifiantes ; Leur offrir une visibilité auprès d’acteurs publics et privés.
Ce Projet est unique en son genre. Lorsque l'on regarde les projets présentés, on ne peut pas dire "c'est beau/c'est moche" ou bien "j'aime/j'aime pas". Pas tout à fait des oeuvres d'art, pas non plus des projets culturels ou purement symboliques... mais plutôt des projets pluridisciplinaires (science, architecture, urbanisme, poésie, écologie, solidarité...) intégrant une démarche globale et s'appuyant sur les trois piliers du développement durable: le social, l’économique et l’environnement.
- l'édition d’un ouvrage de référence présentant les projets sélectionnés dans le cadre de cet appel
- l'organisation d'un cycle de séminaires thématiques autour des projets et d’une journée d’étude multi parties prenantes autour de projets sélectionnés
- la remise d'une bourse à un lauréat récompensé par le jury d’experts. Le lauréat bénéficie également de l’accompagnement de COAL pour la mise en réseau nécessaire au développement de son projet.
Stefan Shankland a ainsi reçu 10 000 € pour la conception de son projet: Le Marbre d'Ici, un matériau réalisé à partir des gravats du chantier de la ZAC du Plateau, à Ivry-sur-Seine (94), et utilisé sur place, avec une première réalisation en avril 2012 : la construction du nouvel espace public. Cette matière première locale a été prévue pour remplacer les matériaux usuels de construction (granit…) habituellement importés.
Au carrefour de l’art, de l’urbanisme et de l’environnement, elle s’inscrit dans le programme TRANS305, prototype de la démarche HQAC, également initiée par l’artiste.
Dans le cadre de l’Année Internationale de la Forêt, le prix Coal 2011 comportait une mention spéciale afin de faire émerger et récompenser des projets sur ce thème. Elle a été attribuée à Art Orienté Objet pour leur projet Folia Apotropaïca et à Ackroyd & Harvey pour Beuys’ acorns, des projets alliant poésie, science et écologie.
Plus de détails sur ces 2 projets
Durant la remise du prix, qui se déroulait au Laboratoire à Paris nous avons bien sûr dégusté du vin bio mais aussi des biscuits au look étrange (Hédonie)que j'aurais du prendre en photo !
Site Internet: www.projetcoal.org
ACT Responsible lance un appel aux créatifs pour aider le Japon
22/05/2011
ACT Responsible a lancé un appel aux créatifs du monde entier afin qu’ils créent des annonces en soutien à la population japonaise.
L’objectif de cette initiative est d'offrir à la communauté publicitaire à travers les 5 continents, un moyen de d’exprimer sa solidarité avec les Japonais après les catastrophes qui ont frappé le pays en mars dernier.
L’objectif de cette initiative est d'offrir à la communauté publicitaire à travers les 5 continents, un moyen de d’exprimer sa solidarité avec les Japonais après les catastrophes qui ont frappé le pays en mars dernier.
Quelques jours après que le tremblement de terre et le tsunami dévastateurs ont frappé le Japon, de nombreux artistes se sont associés pour une oeuvre commune dans un même élan de solidarité vers ce pays et son peuple. Une collection virtuelle de créations d'artistes venant du monde entier est déjà visible sur la toile.
«Donner notre meilleur atout, c’est à dire notre talent permettra d’ exprimer notre solidarité. Notre idée est de mobiliser le milieu de la publicité à travers le monde, afin qu’il utilise sa force principale: la puissance de la persuasion créative” explique Hervé de Clerck, Dream dirigeant de AdForum.com et fondateur de l'ACT Responsible.
ACT Responsable - Advertising Community Together – est une initiative à but non-lucratif dont la mission est de fédérer, promouvoir et inspirer les bonnes pratiques de la publicité et de la communication en faveur de la responsabilité sociale et du développement durable. À travers sa collection, ACT Responsable montre comment les professionnels de la communication peuvent utiliser leur talent, la créativité, pour jouer un rôle positif sur les grands enjeux actuels.
ACT Responsable - Advertising Community Together – est une initiative à but non-lucratif dont la mission est de fédérer, promouvoir et inspirer les bonnes pratiques de la publicité et de la communication en faveur de la responsabilité sociale et du développement durable. À travers sa collection, ACT Responsable montre comment les professionnels de la communication peuvent utiliser leur talent, la créativité, pour jouer un rôle positif sur les grands enjeux actuels.
Une exposition des travaux sera dévoilée à Cannes pendant les Cannes Lions dans l’exposition ACT Responsible – 19-24 Juin au Palais des Festival.
Pour participer cliquez ici
D'autres initiatives:
Pray4Japon
Le site, édité par un étudiant japonnais, récolte des clichés en temps réel grâce à Twitter. On y trouve des photos de la catastrophe mais aussi des messages de soutien. La carte Google Maps permet de localiser la provenance des clichés. A chaque tweet envoyé, la carte bouge pour que l'on trouve tout de suite le nouveau cliché sur la carte.
Le projet Tsunami
Un collectif a regroupé des dessinateurs pour mettre en oeuvre un savoir faire commun afin de venir en aide aux victimes de la catastrophe de façon effective en reversant les bénéfices de chaque action à Give2Asia, une association de soutien aux victimes de la catastrophe.
Une vente aux enchères des dessins originaux réalisés pour l’occasion a ainsi permis de récolter 31 550€ et un artbook composé des illustrations du site sera en vente à partir de septembre 2011 (préventes disponibles ici!). Enfin, une exposition itinérante permet de populariser ces actions.
D'autres initiatives:
Pray4Japon
Le site, édité par un étudiant japonnais, récolte des clichés en temps réel grâce à Twitter. On y trouve des photos de la catastrophe mais aussi des messages de soutien. La carte Google Maps permet de localiser la provenance des clichés. A chaque tweet envoyé, la carte bouge pour que l'on trouve tout de suite le nouveau cliché sur la carte.
Le projet Tsunami
Un collectif a regroupé des dessinateurs pour mettre en oeuvre un savoir faire commun afin de venir en aide aux victimes de la catastrophe de façon effective en reversant les bénéfices de chaque action à Give2Asia, une association de soutien aux victimes de la catastrophe.
Une vente aux enchères des dessins originaux réalisés pour l’occasion a ainsi permis de récolter 31 550€ et un artbook composé des illustrations du site sera en vente à partir de septembre 2011 (préventes disponibles ici!). Enfin, une exposition itinérante permet de populariser ces actions.
Le commerce équitable peut-il être bio et local?
17/05/2011
La Quinzaine du commerce équitable (du 14 au 29 mai) sera différente cette année. Tristan Lecomte a quitté Alter Eco mais surtout, les ventes des produits estampillés Max Havelaar se sont effondrées en 2010 (5% de croissance contre 13% l’année dernière). Ca n’est pas un manque de notoriété puisque 93% des Français connaissaient le commerce équitable en 2008 (Ipsos). Si le contexte de crise économique et la flambée du coût des matières premières jouent un rôle important dans le choix des consommateurs, la locavor’attitude a fait son chemin, ce qui n’arrange pas les affaires du commerce équitable.
Le commerce équitable a été défini en 2001 comme étant « un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du Commerce Equitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel.» FINE (coordination informelle des acteurs du commerce équitable réunissant les grands réseaux internationaux tels que FLO, WFTO, EFTA)
Le thème de cette année s’éloigne cependant cette définition pour sélargir à la consommation dite responsable: « Local, bio, équitable, mes choix pour la planète ».
Plusieurs raisons à cet essoufflement. Bien sûr, le pouvoir d'achat a baissé. Mais il y a aurait également un effet de seuil: les consommateurs à convaincre ne le sont plus, les autres ne sont pas encore prêts. Mais un autre phénomène explique cette perte de vitesse. La sur-médiatisation de la problématique du réchauffement climatique et de la nécessité de réduire notre impact carbone n’incite pas à consommer des produits qui viennent des pays lointains et aujourd'hui les consommateurs semblent clairement privilégier la consommation locale ou le bio à l’équitable.
On reproche au mouvement équitable de faire circuler les marchandises par bateau ou avion et d’oublier les paysans locaux.
Pourtant 45% des 3 500 produits certifiés Max Havelaar disposent du label bio,et d’autres démarches de certification (Bio Equitable ou la marque ESR d’Ecocert) intègrent la double certification dans leur cahier des charges.
Quant au local, des gammes équitables, bio et locales ont vu le jour (Alter Eco et Ethiquable) et le débat est plus qu’ouvert sur l’équitable Nord-Nord. La relocalisation de l’économie, le développement des circuits courts, des filières locales ou régionales, ainsi que le commerce équitable de proximité se développent sur l’axe Nord/Nord mais également Sud/Sud.
Le commerce équitable local, une contradiction? Peut-être. Mais nous ne sommes plus à une contradiction près. Rappelez-vous que les produits du commerce équitable se trouvent en grande surface, et que certains produits MDD sont estampillés Max Havelaar sans aucune indication d'origine du produit.
Cette quinzaine du commerce équitable permet donc de faire un petit bilan et de ré-ajuster le tir, d'où ce nouveau thème de
Tout ça devient un peu compliqué mais tant mieux, ça fait du boulot pour la com' !
Sites Internet:
Site officiel de la quinzaine du commerce équitable: http://www.quinzaine-commerce-equitable.fr/
Supports de marketing direct innovants et (plus ou moins) responsables
11/05/2011
Il est très facile de critiquer, dénoncer, accuser... comme par exemple la campagne Adopte un déchet de Dop ou encore les innombrables campagnes de com' de Leclerc, devenu le défenseur de l'écologie alors que la logique même de la grande distribution va à l'encontre de l'écologie. Mais on ne peut pas cracher sur ces initiatives, même si, ne nous fourvoyons pas, leur but premier est d'améliorer l'image de marque et non de répondre à des préoccupations environnementales ou sociales.
Pour qu'on ne m'accuse pas de n'être bonne qu'à critiquer, voici deux supports de marketing direct intéressants pour les campagnes qui se veulent (plus ou moins) responsables: les clean-tags et les serviettes publicitaires.
Pour qu'on ne m'accuse pas de n'être bonne qu'à critiquer, voici deux supports de marketing direct intéressants pour les campagnes qui se veulent (plus ou moins) responsables: les clean-tags et les serviettes publicitaires.
Les clean-tags ou comment faire de la pub tout en nettoyant les rues
Du street-marketing original, respectueux de l'environnement, personnalisable et peu coûteux, ça existe! L'agence Fresh Green Ads, aux Pays-Bas, n'utilise que des matériaux naturels tels que le sable, l'eau de pluie ou la poterie. L'impact environnemental serait donc minimal tout en donnant des résultats assez impressionnants. "serait" car cela reste pour moi discutable selon les supports. Le Water Drop Advertising, une chute d'eau dans laquelle apparaît le message, peut être très consommateur d'eau, si la chute d'eau n'existe pas au préalable. Autre exemple, transporter du sable jusque dans un centre commercial, est-ce vraiment écolo? Utiliser des matériaux naturels ne veut pas dire limiter l'impact environnemental!
Inspirés par une des campagnes repérée aux Pays-Bas, où les tags propres sont omniprésents , les fondateurs de CS Value proposent de taguer des logos, messages, visuels sur les trottoirs, réalisés uniquement avec de l'eau grâce à un nettoyeur haute pression et... des pochoirs! Ces "clean-tags", qui durent de 1 à 3 mois selon la rue et la fréquentation, fonctionnent donc sur le contraste entre l'encrassement trottoir et la propreté du tag. Déjà quelques clients à leur actif: Body One, Levi's Store de Reims, l'ISC Paris, Solidays...
Les serviettes nouvelles génération
Sequoia, réseau de pressings nouvelle génération, a fait appel à Green Pub pour promouvoir ses pressings écologiques à travers une campagne de marketing direct. Je ne vais pas m'attarder sur le concept de ces pressings qui semble tout à fait honorable et plein de bon sens (voir le dossier de presse et leurs engagements), mais sur le support proposé par l'agence, qui est transposable à l'infini: une serviette en papier écologique. Le principe n'est pas du tout révolutionnaire, il n'est pas non plus écolo en soit. Mais les cendriers ayant disparu des lieux de restauration, les serviettes semblent être un bon substitut: support de proximité, ciblage précis, fort taux de mémorisation.
200 000 serviettes logotypées Sequoia, ont ainsi été distribuées dans des restaurants à proximité des pressings Sequoia. Recyclées et dégradables, ces serviettes comportent un flashcode qui permet à tous les propriétaires d’iPhone ou de Blackberry d’obtenir une réduction de 20 % sur le nettoyage à sec dans un pressing Sequoia. Le flashcode nécessite que la cible soit en possession de smartphones, cela peut donc restreindre la portée de l'opération. Cependant si le découpage a été fait correctement, les serviettes auront été distribuées dans des restaurants dont la clientèle est jeune, ou à revenus élevés. Dans un secteur comme La Défense on peut par exemple être sûr que 99% de la population peut lire ces flashcodes!
Débarquement imminent des écrans publicitaires numériques
08/05/2011
Les écrans publicitaires numériques font partie du quotidien boulot-métro-dodo des parisiens. Les écrans sont partout: métro, magasins, mais aussi dans les lieux où l'on est censé partager du temps avec ses amis et nouer des liens sociaux: fast-food, bistros PMU glauquissimes, bars et pubs branchés et brasseries et bons restaurants! A la Défense un immense écran surplombe le centre commercial. Mon petit frère trouve ça génial mais il a tout de même eu la réflexion suivante: "Mais Céline, à quoi ça sert, y a même pas de son!?"
Et bien petit frère, ça sert à te désocialiser, à endormir ton cerveau, le paralyser, le lobotomiser. Cette prolifération des écrans va continuer encore, jusqu'à son paroxisme. Pollution mentale, visuelle et environnementale.
Plus de visibilité, optimisation du ciblage marketing, réduction de la main d'œuvre, augmentation de turn-over des messages publicitaires... ce type d'affichage est le nouveau eldorado des afficheurs.
Une tribune de Rue89, écrite par Les Déboulonneurs, est consacrée à ces écrans:
Les écrans numériques installés dans le métro nécessitent chacun l'équivalent de la consommation électrique de trois foyers moyens. Il produisent autant de CO2 que dix affiches papier 4Χ3.
Des panneaux bien plus grands actuellement installés en extérieur ont des consommations dix fois supérieures.[...]
A l'heure où les économies d'énergie sont sur toutes les lèvres et alors que l'actualité tragique nous oblige plus que jamais à réfléchir à nos modes de vie, le gaspillage énergétique étalé au grand jour n'est tout simplement pas acceptable.
On nous répondra que des progrès technologiques feront baisser la consommation de ces écrans. On verra même probablement JC Decaux investir dans l'énergie solaire ou éolienne pour compenser.[...]
Dans le cadre du Grenelle II, ne réforme de l'affichage publicitaire est en cours (lire Une tentative contre l'envahissement publicitaire) mais rien n'est prévu pour réguler la croissance exponentielle de ces écrans. C'est ce qu'on appelle la schizophrénie d'État.
aDOPte un déchet, du bidon?
06/05/2011
Le site événementiel Adopte un déchet de Dop , créé pour le lancement de sa nouvelle gamme Dop Nature, est un vif succès: plus de 90 000 visiteurs et l’objectif d’une tonne de déchets initialement prévu a très vite été dépassé. Alors l'objectif a été revu à 2 tonnes. Pour chaque "tout mignon déchet" adopté sur le site, Dop s’engage à reverser de l’argent pour aider au financement du nettoyage des plages françaises de la communauté de communes d’Oléron. Il s'agit donc d'une initiative rigolote, décalée, et qui se veut utile. Mais cette campagne, vous vous en doutez déjà, me dérange.
Premier point, Dop envoie une aide financière de 5€/kilo de "déchet adopté". Mais le comptage des déchets se fait en grammes, la marque ne prend pas le risque d'exploser son budget d'autant plus elle s'est couverte en annonçant reverser 10 000€ maximum. A vue de nez l'investissement pour la campagne en elle-même est plus important que l'aide financière reversée.
Deuxième point, et de taille, le manque de fond. Un joli site, des jolies photos un relais sur Facebook... ça ils savent faire! Mais cette opération aurait au moins pu avoir une visée pédagogique: combien de temps ce bidon va-t-il mettre pour disparaître totalement de la nature? En comparaison avec l'opération La loterie de la vie les informations sont bien pauvres... voire inexistantes!
Troisième point, quelle est la légitimité de Dop dans cette opération? Quel est le lien? Alors oui la gamme Dop Nature s'engage à concevoir des shampoings aux ingrédients bio, sans silicon, sans paraben, etc... et puis dans "adopte" il y a "DOP". Mais c'est bien léger tout ça pour rendre légitime cette opération! Il manque clairement un engagement de la marque par rapport à la problématique des déchets. On aurait bien aimé voir Dop proposer des solutions pour réduire l'impact des ses emballages. On aurait bien aimé voir des emballages plus grands, des "shampoings-recharge", des packs à base de matériaux recyclés ou encore une politique de gestion des déchets au niveau de la fabrication... des initiatives qui donnent du sens à cette opération! Parce qu'au final, les emballages Dop, gamme nature ou pas, vont se retrouver eux aussi sur les plages de l'île d'Oléron.
L'Oréal aurait pu se contenter de faire du mécénat, mais non, c'est bien mieux d'aller raconter une belle histoire pour faire croire qu'on s'implique pleinement! Dop est partenaire de l'Office National des Forêts, pourquoi ne pas expliquer en quoi il consiste?
Cette opération est ludique et rigolote mais rien d'autre. Aucun message, aucun réel engagement.
L'étiquetage environnemental est en préparation
29/04/2011
J'ai assisté cette semaine à une présentation de Greenext, l’occasion pour moi de revenir sur l'étiquetage environnemental qui sera expérimenté, comme le prévoit le Grenelle II, à partir du 1er juillet 2011 sur un millier de produits de grande consommation.168 entreprises expérimenteront pendant un an l’affichage de l'impact écologique de leurs produits à côté du prix commercial. L'objectif est d'informer le consommateur des conséquences écologiques qu’ont la fabrication et le conditionnement des produits. Mais aussi de responsabiliser les entreprises et les inciter à faire des efforts pour réduire leur impact écologique. Cette expérimentation se fera sur 1000 produits du secteur alimentaire mais également,équipement, papeterie, habillement, boissons, et cosmétiques.
L'étiquetage environnemental est une mesure phare du Grenelle II. Selon une étude (TNS et Ethicity), «54% des Français se montrent de plus en plus méfiants vis-à-vis des arguments écologiques utilisés dans les publicités» alors que 74% d'entre eux affirment vouloir connaître l'impact environnemental des produits. De plus plusieurs expériences montreraient que 10 à 30% des consommateurs modifient leur décision d’achat dès lors qu’un produit est noté sur son impact environnemental, ce critère figurant aujourd’hui parmi les 3 premiers qui motivent un achat .
Prévu pour le 1er janvier 2011, l'instauration du dispositif a été repoussé pour démarrer finalement le 1er juillet, avec une une phase expérimentale de un an. Cette phase servira notamment à affiner la méthodologie et répondre à plusieurs questions qui se posent encore.
Quel emplacement pour cette étiquette?
Car les producteurs s'inquiètent de la multiplication des mentions sur les emballages. Ils souhaiteraient virtualiser cette donnée en orientant le consommateur vers un site Internet plutôt que de saturer leur packaging déjà bien rempli par les informations sur les contenus alimentaires et nombreux logos et labels. La ministre de l'écologie suggère quant à elle un affichage mixte: données de base sur le produit et renvoi vers un site web. Cependant tout est à envisager: packaging, site web, tickets de caisse mais également flash code pour les smartphones.
Quelles informations?
L’Unité Environnement et Industrie de la Commission européenne estime qu'il faut d’abord développer la convergence carbone, pour ensuite éventuellement compléter avec d’autres critères. En outre, la norme ISO sur laquelle travaillent 45 pays depuis deux ans, n’est elle aussi centrée que sur l’empreinte carbone des produits. Cependant la France souhaite aller au-delà de l’affichage CO2 en instaurant un affichage multicritères: impacts sur l’eau, l’air, la biodiversité ou les ressources naturelles selon la pertinence pour le produit.
« La seule mesure du CO2 ne suffit pas, elle peut même trahir la réalité, souligne Nathalie Kosciusco-Morizet. Par exemple, une vache élevée dans un hangar produit moins de C02 que si elle est élevée en plein air ; en revanche elle a moins d’impact positif sur la biodiversité et la qualité sanitaire ». Heureuse de vous l'entendre dire!
Comment collecter les informations?
Enfin, comment collecter les informations et mettre en place cet affichage environnemental? Ce problème semble résolu, puisque l’Ademe et l'Afnor accompagneront les entreprises et les aideront à établir une méthodologie selon leur secteur. De plus une base de données de référence doit être mise à disposition. Des start-ups ont dors et déjà commencé à développer des outils de calcul des impacts environnementaux dont Greenext qui participe déjà, avec certains distributeurs à la mise en place de l'affichage carbone sur l'étiquette de 20 000 produits alimentaires.
Dossier de presse Greenext
Suite à cette expérimentation un rapport d'évaluation qui sera remis au Parlement permettra de décider de généraliser ce type d'affichage ou pas, et comment.
Suite à cette expérimentation un rapport d'évaluation qui sera remis au Parlement permettra de décider de généraliser ce type d'affichage ou pas, et comment.
Casino (en collaboration avec Bio Intelligence Service) et Leclerc (avec Greenext) proposent déjà un affichage de l'impact environnemental de quelques uns de leurs produits. Carrefour a quant à lui mis en place un étiquetage "sans OGM".
Cependant rappelons que l’université de Cergy-Pontoise et Ecoeff ont publié en mars dernier une étude qui remettait en cause l’étiquetage environnemental des produits électroménager (mis en vigueur en 1995). La question posée était la suivante : Peut-on se fier aux promesses vertes présentes sur les produits d’électroménager et de IT ?Et le résultat est plutôt négatif : un tiers des appareils électriques domestiques présentés comme " verts " ne se distinguent pas par une qualité écologique supérieure. A l'inverse près des deux tiers produits respectueux de l'environnement du point de vue technique ne sont tout simplement pas facilement identifiables en magasin.
L’étude se concentrait notamment sur les lave-linges : sur 4 références présentées comme "verte", trois ont des émissions de CO2 lors de l'utilisation supérieures à la moyenne. Tandis que cinq produits (sur 44 au total) ne développent aucun argument écologique, et ce malgré de très bonnes performances.
Autre constat, les gains d’économies, argument de vente fort des constructeurs, sont très variables. Ainsi certains aspirateurs vendus plus de 200€ n'offrent pas d’économies significatives car le coût d'usage annuel reste peu élevé (environ10€).
Cette étude se basait sur un relevé effectué en décembre 2010 de l'ensemble des références de six catégories de produits dans une grande enseigne de la distribution. Il prend en compte la communication visible en magasin (étiquetage réglementaire, écolabels et auto déclarations) ainsi que les consommations en électricité et, le cas échéant, en eau et en consommables.
Réveil matin DD 2.0 #4
27/04/2011
C'est à cette question que vous propose de répondre l'ACIDD, dans le cadre l'un groupe de travail à l'occasion du 4ème Réveil matin DD 2.0. Rendez-vous donc jeudi 28 avril de 8h30 à 10h00 à Paris , 74 rue du Faubourg Saint Antoine.
Co-organisées par Cap Digital et ACIDD, les "réveils-matin" sont des rencontres mensuelles (c'était du moins l'objectif de départ!), autour du développement durable 2.0.
Chaque rencontre débute par un état des lieux lié à la thématique du mois. 2 contributeurs confrontent ensuite leur point de vue, suivi d'un débat et de présentation de technologie. Enfin, de ce rendez-vous, émergent des propositions d'actions, des idées...
A la lumière de récentes études menées sur les usages des consommateurs et de retours d’expériences clients et entreprises, ACIDD propose une approche créative mixant technologies et utilisateurs sur les tendances du développement durable.
Déroulé du réveil matin :
8h30-8h45 : état de l’Art présenté par Acidd
8h45-9h15 : témoignages et retours d’expériences- Greennext
9h15-9h45 : débat autour de « comment l’entreprise peut agir, comment le consommateur peut agir » par Jean-Baptiste Soufron de Cap Digital et Jerome Clauzure d’Acidd
9h45-10h00 : mise en perspective et calendrier du groupe de travail
Vous êtes une start-up dans le domaine des technologies et vous souhaitez vous développer dans le secteur de la croissance verte numérique,
Vous êtes un responsable communication ou marketing et vous souhaitez témoigner de votre expérience clients et développer une nouvelle approche,
Vous êtes étudiant, chercheur, enseignant et vous souhaitez participez aux travaux:
J'y serai, et vous?
Le JDP ne rejette pas toujours les plaintes
25/04/2011
Je râlais il y a peu de temps contre le JDP (Fin de l'épopée de l'énergie à Fuckushima) qui n'avait pas été capable de recaler une publicité assez peu respectueuse des règles déontologiques édictées par l’ARPP. Cependant de temps en temps des plaintes aboutissent.C'est le cas d'un encart publicitaire intitulé « supplément publicitaire » publié par EDF dans les pages du quotidien Sud Ouest, présentant le fonctionnement et les activités nucléaires de la centrale du Blayais (à côté de Bordeaux) à l’occasion de ses 40 ans (publié le 26 janvier 2011). L'association antinucléaire Tchernoblaye avait porté plainte, estimant que cet encart présentait un caractère trompeur sur sa nature publicitaire, que les limites réglementaires ne garantissait pas le respect de l’environnement et qu'elle contenait des revendications écologiques injustifiées.
Le JDP a reconnu le 23 mars dernier comme «partiellement fondée» la plainte soulevée «en ce qui concerne la méconnaissance» de sept points précis de la recommandation développement durable de l'ARPP.
Voir la publicité EDF / CENTRALE NUCLEAIRE DU BLAYAIS
Un publi-info annoncé suffisamment clairement
Sud Ouest a été mis hors de cause, les mentions «publicité» et «publi-info» figurant clairement sur les éditions papier et internet du 26 janvier 2011.
L'encart de quatre pages comportait en effet en haut de chacune de ces pages la mention « Publicité » écrite en caractères particulièrement visibles et sur la première page, cette mention était accompagnée des termes clairement lisibles « supplément publicitaire ». En bas de cette première page figurait également l’indication clairement visible « Supplément publicitaire gratuit du Journal Sud Ouest du mercredi 26 janvier 2011. Ne peut être vendu séparément. » .
La décision de l'année dernière au sujet d'un publi-rédactionnel dans les magazines Mon Quotidien et L'actu aurait-elle servi d'exemple? Pour rappel, le Jury avait estimé que la mention « En collaboration avec Areva » était ambiguë (voir décision du JDP).
Voir la publicité EDF / CENTRALE NUCLEAIRE DU BLAYAIS
Un publi-info annoncé suffisamment clairement
Sud Ouest a été mis hors de cause, les mentions «publicité» et «publi-info» figurant clairement sur les éditions papier et internet du 26 janvier 2011.
L'encart de quatre pages comportait en effet en haut de chacune de ces pages la mention « Publicité » écrite en caractères particulièrement visibles et sur la première page, cette mention était accompagnée des termes clairement lisibles « supplément publicitaire ». En bas de cette première page figurait également l’indication clairement visible « Supplément publicitaire gratuit du Journal Sud Ouest du mercredi 26 janvier 2011. Ne peut être vendu séparément. » .
La décision de l'année dernière au sujet d'un publi-rédactionnel dans les magazines Mon Quotidien et L'actu aurait-elle servi d'exemple? Pour rappel, le Jury avait estimé que la mention « En collaboration avec Areva » était ambiguë (voir décision du JDP).
Mais un contenu trop général
Certaines expressions n'ont cependant pas plu au jury, les considérant trop générales et ne correspondant pas aux exigences de proportionnalité, de clarté et de mesure:
- "les limites réglementaires qui garantissent le respect de l’environnement sont toutes très largement respectées"
- "investissements importants qui garantissent un haut niveau de sûreté"
- "les limites réglementaires qui garantissent le respect de l’environnement sont toutes très largement respectées"
- "investissements importants qui garantissent un haut niveau de sûreté"
Effectivement l'ARPP stipule que :
- la publicité ne doit pas induire le public en erreur sur la réalité des actions de l’annonceur,
- le message publicitaire doit être proportionné à l’ampleur des actions menées en matière de développement durable et qu'il ne saurait suggérer indûment une absence totale d’impact négatif.
Dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (écologique, vert, éthique, responsable, préserver, équitable, durable), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que "contribue à".
- la publicité ne doit pas induire le public en erreur sur la réalité des actions de l’annonceur,
- le message publicitaire doit être proportionné à l’ampleur des actions menées en matière de développement durable et qu'il ne saurait suggérer indûment une absence totale d’impact négatif.
Dans le cas où il serait impossible de justifier des formulations globales (écologique, vert, éthique, responsable, préserver, équitable, durable), la publicité doit les relativiser en utilisant des formulations telles que "contribue à".
La décision a été communiquée mercredi dernier à l’association plaignante, à EDF, au groupe Sud Ouest et publiée sur le site internet du JDP.
Et après?
«Même si elle est symbolique, cette décision égratigne la déontologie d'EDF», s'est félicité le président de Tchernoblaye, Stéphane Lhomme. Je n'en suis pas si sûre car on en a peu entendu parlé dans les médias! Vous avez vu passé l'info, vous?
Et après?
«Même si elle est symbolique, cette décision égratigne la déontologie d'EDF», s'est félicité le président de Tchernoblaye, Stéphane Lhomme. Je n'en suis pas si sûre car on en a peu entendu parlé dans les médias! Vous avez vu passé l'info, vous?
Le WWF se lance dans le e-commerce
22/04/2011
Curieuse, je suis allée voir comment et pourquoi le WWF avait pu se lancer dans le e-commerce. Le site Internet We Want Furniture se présente comme tout site de vente en ligne, mais plutôt haut de gamme. Soft, épuré, pas de superflu, le site est vraiment qualitatif.
Une bibliothèque Alizée déstockée à 30€ contre 190€ et livrée gratuitement?!
Dans l'onglet Livraisons on peut lire (cliquez sur l'image si vous avez de mauvais yeux):
Paradisiaque!
Un petit tour sur la page A propos:
On peut également lire: L'appellation de palissandre regroupe différentes essences de bois poussant sous les tropiques, notamment au Brésil et en Inde, parmi lesquelles l'espèce la plus rare et la plus recherchée est le « palissandre de Rio » dont la coupe est interdite pour tous les spécimens coupés après 1992. C'est un bois à la fois solide et très facile à sculpter. C’est pourquoi nous l’importons.
En quelques clics la bibliothèque est commandée. Et c'est là que l'on découvre qu'on n'est pas sur un site de e-commerce classique. Je vous laisse aller voir >WeWantFurniture.com
Voilà un buzz viral qui me semble pas mal du tout. (orchestré par l'agence Marcel). Si le site pouvait avoir un super SEO, et s'afficher sur la première page avec la recherche "acheter meubles teck" cela permettrait de rappeler l'existence de la déforestation sauvage des forêts primaires et le commerce illégal de bois exotique, une fois sur un véritable site web l'internaute y réfléchira peut-être à deux fois.
Pour rappel, 2011 est l'année internationale des forêts. Objectif du WWF: Zéro déforestation nette en 2020
Les blogs ne semblent pas en parler, je n'ai pas trouvé de communiqué de presse. Étrange... Peut-être s'agit-il d'un teasing qui n'a pas encore été dévoilé? Alors chuuut ne dites rien!
Fin de l'épopée de l'énergie à Fukushima
16/04/2011
Le JDP (Jury de Déontologie Publicitaire) a validé le 8 mars dernier la publicité Areva conçue par Euro RSCG, baptisée "L'épopée de l'énergie". L'association Sortir du nucléaire avait déposé une plainte, à laquelle le JDP a décidé ne ne pas donner suite (voir la décision publiée). Quatre jours après, le séisme puis le tsunami déclenchaient une explosion dans la centrale nucléaire de Fukushima. Ironie de cette catastrophe, que dis-je, tragédie nucléaire, la publicité d'Areva mettait en scène une centrale nucléaire plantée au bord de la mer, à côté de laquelle d'insouciants humains festoyaient au rythme de la musique.
L’ARPP préconise aux publicitaires « d’indiquer clairement et lisiblement les dangers pouvant résulter le l’utilisation, même normale, des produits et de ne pas donner ou paraître donner une garantie complète de sécurité dans les messages publicitaires. »
Ni l'ARPP ni le JDP n'ont pu arrêter la diffusion des la publicité des 10 ans d'Areva. «Les messages publicitaires en cause ne méconnaissent pas les dispositions de la recommandation développement durable», estime le JDP, qui ajoute: «La présentation sur le même plan du solaire, éolien et nucléaire ne fait que refléter l'offre de produits d'Areva.»
Ni l'ARPP ni le JDP n'ont pu arrêter la diffusion des la publicité des 10 ans d'Areva. «Les messages publicitaires en cause ne méconnaissent pas les dispositions de la recommandation développement durable», estime le JDP, qui ajoute: «La présentation sur le même plan du solaire, éolien et nucléaire ne fait que refléter l'offre de produits d'Areva.»
Le storytelling a donc vaincu! Ce film en 3D avait pour objectif d'associer une image positive au nucléaire. Mais depuis la catastrophe au Japon, la campagne publicitaire a disparu des écrans télévisés. L'épopée de l'énergie se terminera à Fukushima.
Cette histoire me laisse un goût amer, un sentiment de mal-être que d'appartenir à cette caste de publicitaires. Areva va devoir sacrément travailler sur son problème d'image, mais c'est son métier même qui entache cette image, la tâche est doncnaturellement nucléairement fastidieuse. Les publicitaires et communicants, eux, ont aussi un problème d'image. Les français n'ont pas confiance et rejettent le discours publicitaire. Mais c'est pourtant notre métier que de contrôler l'image que l'on veut qui soit perçue. Ne dit-on pas que les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés?
Cette histoire me laisse un goût amer, un sentiment de mal-être que d'appartenir à cette caste de publicitaires. Areva va devoir sacrément travailler sur son problème d'image, mais c'est son métier même qui entache cette image, la tâche est donc
Villes durables et urbanisme de demain, enfin un espace 2.0: éco-quartiers.fr
14/04/2011
Hier soir avait lieu un apéro vert sur les énergies vertes en villes: Les villes sont un enjeu fondamental de production comme de consommation d'énergie. Où en sont les énergies renouvelables? Tout comme le précédent apéro sur la mode éthique et le précédent précédent le précédent sur la communication responsable, je n'ai pas pu m'y rendre, la faute à des israéliens, ne me demandez pas pourquoi. Mais pour ceux qui n'ont pas le temps de se déplacer, qui vivent en province, ou encore pour ceux qui n'aimeraient pas les apéros vous pouvez vous informer, comprendre, échanger et surtout, depuis quelques jours, débattre sur le site Internet eco-quartiers.fr.Quoique prometteuse, la démarche éco-quartier, dont se réclament plus de 200 projets en France, n’en reste pas moins complexe. Elle nécessite plus que jamais d’être partagée, expérimentée, débattue, au sein d’un espace ouvert à tous, aux opérationnels de la conception et de l’aménagement mais aussi aux usagers, qui restent jusqu’ici les grands oubliés du sujet. Un blog dont les contributeurs sont impliqués dans l'urbanisme durable (avec bien sur la possibilité d'interagir), des études de cas d'éco-quartiers, des outils de sensibilisation, des documents à destination des professionnels de l'aménagement .... que vous soyez expert ou néophyte, eco-quartiers.fr est une plateforme collaborative destinée à ouvrir le débat sur l'urbanisme de demain et les éco-quartiers. En bref, un outil pédagogique, collaboratif, destiné au débat.
Inddigo, ICOM et le groupe Evolution, qui sont à l'origine du projet, ont imaginé, conçu et mis en œuvre cette plate-forme de ressources pour encourager, accompagner et entretenir le dialogue sur ce nouveau phénomène de société. Bruno LHOSTE, Directeur Général d’Inddigo résume ainsi ce projet: « nos trois entreprises appartiennent au même écosystème. Nous innovons ensemble, au travers d’événements, de missions communes ou de projets de développement. C’est en échangeant sur nos expériences respectives d’éco-quartiers que nous avons compris qu’eco-quartiers.fr devait voir le jour, notamment pour élargir le partage des connaissances et des expériences de façon aussi large que possible autour de nous, et faciliter le dialogue. »
Edit du 21/04/2011
Eco-quartiers nous fait découvrir un éco-quartier au coeur du Mexique, à Cholula, ville dans laquelle j'ai passé quelques mois de découvertes et rencontres plus qu'enrichissantes. Je ne pouvais pas ne pas partager cet article:
Non loin de Cholula, à quelques 200km de Mexico, se dresse cette "Container city", faite de 50 containers répartis sur près de 4500 m². Créée à l’initiative d’un collectif d’entrepreneurs, le projet souhaitait dès le départ offrir un lieu différent promouvant un mix d’activités créatives, dont des galeries, des restaurants bios, un bar à jus, des boutiques de design, des espaces de vie pour travailleurs indépendants, et même quelques appartements.
Les containers ont donc été disposés, empilés pour créer des places, des cours ou encore des ruelles, permettant d’agencer le tout comme un véritable petit village. Les containers ont ensuite été peints de couleurs vives, et aménagés comme tout autre espace avec le confort nécessaire (éclairage, cuisines, etc.)
Au final, Container City, sorte de centre commercial à l’esprit un peu différent, accueille de 10h à 20h ceux qui veulent aller se dépayser, voir quelques concerts, ou encore l’avant-garde du design au Mexique,
Le projet a été développé par Gabriel Esper Caram (designer à l’Université de Las Americas, Puebla). L’origine du projet se base sur une étude concernant la planification et le développement d’îlots urbains à l’intérieur des grandes métropoles. Gardant à l’esprit les quartiers comme Soho à New York ou encore le Condesa District à Mexico, Gabriel Esper Caram et ses équipes ont voulu produire un espace artistique qui puisse se démarquer, autant architecturalement que culturellement, tout en entrant dans la continuité des faubourgs de Puebla, cette ville mexicaine de près de 3 millions d’habitants.
Pour lire l'article intégral, c'est ici
Edit du 21/04/2011
Eco-quartiers nous fait découvrir un éco-quartier au coeur du Mexique, à Cholula, ville dans laquelle j'ai passé quelques mois de découvertes et rencontres plus qu'enrichissantes. Je ne pouvais pas ne pas partager cet article:
Non loin de Cholula, à quelques 200km de Mexico, se dresse cette "Container city", faite de 50 containers répartis sur près de 4500 m². Créée à l’initiative d’un collectif d’entrepreneurs, le projet souhaitait dès le départ offrir un lieu différent promouvant un mix d’activités créatives, dont des galeries, des restaurants bios, un bar à jus, des boutiques de design, des espaces de vie pour travailleurs indépendants, et même quelques appartements.
Les containers ont donc été disposés, empilés pour créer des places, des cours ou encore des ruelles, permettant d’agencer le tout comme un véritable petit village. Les containers ont ensuite été peints de couleurs vives, et aménagés comme tout autre espace avec le confort nécessaire (éclairage, cuisines, etc.)
Au final, Container City, sorte de centre commercial à l’esprit un peu différent, accueille de 10h à 20h ceux qui veulent aller se dépayser, voir quelques concerts, ou encore l’avant-garde du design au Mexique,
Le projet a été développé par Gabriel Esper Caram (designer à l’Université de Las Americas, Puebla). L’origine du projet se base sur une étude concernant la planification et le développement d’îlots urbains à l’intérieur des grandes métropoles. Gardant à l’esprit les quartiers comme Soho à New York ou encore le Condesa District à Mexico, Gabriel Esper Caram et ses équipes ont voulu produire un espace artistique qui puisse se démarquer, autant architecturalement que culturellement, tout en entrant dans la continuité des faubourgs de Puebla, cette ville mexicaine de près de 3 millions d’habitants.
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Un dimanche au Salon Planète Durable
07/04/2011
Le Salon Planète Durable était un des grands événements de la Semaine du développement durable. "La quatrième édition du salon Planète Durable 2011 en est un excellent témoin : le développement durable fait désormais partie de notre quotidien. Chaque citoyen peut aujourd’hui adopter une démarche de consommation responsable et respectueuse de l’environnement. Il ne s’agit plus d’un projet ou d’un rêve d’avenir : les outils sont là, à notre disposition. [...]" dixit Nathalie Koscisko-Morizet, ministre de l'Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, dans l'édito du livret du salon.Je ne trouve pas franchement que tous les outils soient à la disposition du consommateur pour faire des choix éclairés, mais soit, un édito se doit d'être encourageant.
J'ai rencontré dimanche quelques uns des exposants, en voici une sélection:
J'ai rencontré dimanche quelques uns des exposants, en voici une sélection:
FYE, For Your Earth. Je veux des FYE!!!! Des Fye, ce sont des baskets éco-conçues mais branchées qui respectent l’environnement, le consommateur et les conditions de travail.Un modèle en coton biologique, l'autre en polyester recyclé réalisé à partir de bouteilles. Semelle composée à 50% de chaussures recyclées et 25% de caoutchouc naturel et 25%. Lacets et doublure intérieure en coton biologique. Colles traditionnelles toxiques remplacées par des colles à l'eau non toxiques. Etc... je vous laisse découvrir le reste sur leur site web www.foryourearth.com. A noter que la PLV est bien sûr entièrement réalisée à partir de matériaux recyclés et recyclables.
Alors ok, ces baskets ne sont pas fabriquées en France. Mais comme me l'a expliqué le p'tit gars, leur stratégie est de s'aligner sur les prix des concurrents, et permettre ainsi aux gens d'acheter des baskets éco-conçues au même prix qu'une paire de Nike. Complètement convaincue (faut dire aussi qu'ils faisaient une super remise sur le salon), j'ai décidé qu'il me manquait une paire de baskets fun ... mais forts de leur succès il n'avaient plus ma pointure. Tant pis, ça sera pour une prochaine fois les baskets éco-conçus!
Marron Rouge. «Il y a deux formes d’achat. Celui qui nous fait plaisir et celui qui nous fait vraiment plaisir parce qu’il a du sens » clament les fondateurs de Marron Rouge. Derrière ce site Internet de vente en ligne d’objets de décoration et d’accessoires de mode issus du commerce éthique et/ou équitable (très chics!), se cache la mise en place d’une filière de commerce éthique entre l’Inde et la France. Tous les fournisseurs sélectionnés en Inde sont des acteurs dont l’éthique est conforme à leurs attentes : conditions de travail décentes, pas de travail d’enfants, si possible des produits écologiques, produits issus de l’économie sociale et solidaire. Les collections de Marron Rouge sont donc designs, chics et originales mais en plus elles portent un superbe projet.
Les bougies écolonomiques. Il s'agit de bougies réutilisables à vie grâce à de l'huile végétale, qu'on a tous dans notre cusine, qui constitue le carburant de la bougie et une mèche réalisée... avec du papier toilette!!! Un véritable gadget... qui n'a apparemment aucun projet environnemental, social ou éthique. Dommage.
J'ai également assisté à une chronique radio diffusée sur Fréquence Terre dans laquelle Loic Fel, directeur du développement durable de BETC euro RSCG, était interrogé par Mathieu Juvet de Marcel Green. Ont notamment été abordé Ecopublicité, un outil d'évaluation environnementale des campagnes média et Ecopack.... je n'ai pas écouté ce que c'est!! Et aucune info sur le web.
Enfin j'ai croisé Florence Dottin Alma, la scénariste-réalisatrice de Planète Bureau la web série Caméra Café du dd dont je vous avais parlé lors de son lancement en novembre (ici). Au fait, ils sont à la recherche de partenaires financiers pour tourner la suite!
Une société de soda, présente sur le salon et dont je tairai le nom a d'ailleurs du faire face à des manifestations de protestation car son unité de fabrication est implantée dans une colonie israélienne, Ma’ale Adumim, colonie illégale au regard du droit international; mais aussi parce que cette société ne respecte pas les critères sociaux posés par la Charte d’éthique. N'ayant pas obtenu gain de cause après avoir demandé le retrait du stand, des prospectus ont été distribués pour dénoncer les procédés peu éthiques de cette société, qui a pourtant eu du monde sur son stand... grâce à deux pauvres hôtes (on dit hôtesse pour une femme, mais pour un homme?!) qui se promenaient dans le salon, accoutrés pour l'un de la fameuse machine à soda, pour l'autre d'un écran TV... accrochés au dessus de leur tête... Je n'avais pas eu le prospectus d'appel au boycott que je savais déjà que cette société avait peu de scrupules pour ses employés!
J'allais oublié, j'ai enfin rencontré Réductor, le monstre de l'Ademe!
































