En bref

Un petit billet pour vous dire que nous n'avons pas le temps de mettre à jour notre blog en ce moment. Je sais, c'est lamentable mais, à quelques semaines du lancement de la plate-forme DoYouBuzz, toute l'équipe est vraiment surbookée.

Néanmoins, voici en bref les dernières news que nous aurions aimé traiter plus longuement :

1/ Le Silicon Sentier ouvre La Cantine, un espace de travail vraiment sympa pour les porteurs de projet et entrepreneurs nomades. Nous étions présent à la soirée de lancement le 30 janvier dernier où nous avons aperçu le maire de Paris et le président de la Région Ile de France. Du beau monde et une soirée très réussie. Je vous conseille vivement d'aller vous poser là-bas pour travailler et faire un peu de réseau, que vous soyez Parisien ou simplement de passage.

2/ Facebook s'ouvre encore un peu plus. L'objectif de leur nouvelle API est de permettre aux utilisateurs d'ajouter les activités de leurs autres réseaux sociaux sur le flux de Facebook, permettant ainsi de centraliser toutes les activités d'une personne en un seul endroit. Conséquence direct pour les réseaux sociaux secondaires : pouvoir bénéficier du trafic de Facebook pour augmenter sa notoriété et son propre trafic (sans avoir à créer obligatoirement d'application Fb).

3/ Rencontre de l'équipe de MonNuage.fr à la soirée des blogueurs de l'Ouest (soirée très réussie d'ailleurs !). Une statup 2.0 à Nantes que nous n'avions même pas identifié, ce qui souligne la nécessité de créer une structure et un réseau dédié au web à Nantes. On en reparlera ;)

4/ Chez DoYouBuzz, en parallèle des développements techniques et commerciaux, nous commençons à préparer notre levée de fonds. La recherche d'investisseurs débute à peine et les pistes son nombreuses.

A très bientôt pour des billets plus conséquents ;)

 

faberNovel s’associe à DoYouBuzz

C'est avec grand plaisir que nous vous annonçons l'entrée du groupe faberNovel au capital de DoYouBuzz. faberNovel est basé à Paris et San Francisco et développe une véritable plate-forme d'innovation : elle conseille les grandes entreprises en terme de stratégie et de management de l'innovation (filiale faberNovel Consulting) et mène des expérimentations diverses pour elle-même ou pour le compte de ses clients (faberNovel XP). faberNovel est à l'origine d'un certain nombre de start up dont digitick qui a accueilli récemment Partech, le CIC et SFR à son capital.

faberNovel participe également à Paris au lancement du projet Quartier Numérique et à la création de la Cantine à travers l'association Silicon Sentier dont Stéphane Distinguin, fondateur et dirigeant de faberNovel est président.

Notez que faberNovel (activité Consulting) est à l'origine de plusieurs research papers remarqués sur Facebook (pdf), les réseaux sociaux (pdf) ou encore les modèles économiques du libre (pdf).

   

Citons aussi af83, une société de développement web de pointe, filiale de faberNovel. D'ailleurs, AF83 vient de créer un framework open source très puissant dont nous vous reparlerons très bientôt :)

Nous voila donc très bien entourés pour mener à bien le projet DoYouBuzz ! Et justement, je pense qu'avoir de bons associés est un élément indispensable lorsque l'on crée une startup innovante, en particulier lorsqu'il s'agit de sa 1ère société. Pour avoir travaillé avec les dirigeants et l'équipe faberNovel, profitant de leurs compétences et de leur expérience, je pense que nous ne pouvions pas trouver de meilleure association.

N'oublions pas l'aide précieuse que nous apportent nos deux autres associés, Oscar Productions et le groupe Intuiti / Artiss qui nous accompagne au jour le jour pour gérer au mieux la société, pour définir la stratégie commerciale, etc. Merci à eux tous pour leur implication et leurs conseils ! A nous maintenant de prouver qu'ils ont eu raison de nous faire confiance ;)

Les événements marquants de la semaine

Allez, c'est le week-end ! On peut déconnecter du twitter, arrêter de checker son newsfeed, éteindre son portable, et laisser tranquillement son Google Reader accumuler les billets (il nous les recrachera bien ordonné dès lundi, faut pas s'inquiéter). Bref, c'est le moment de revenir sur la semaine qui s'est écoulée et de se demander… qu'est-ce qui s'est passé au fait ??

Sur le web

Sur le web, le Scoblegate s'est transformé en intérêt massif pour la microformats et l'ouverture des données. On parlait du problème dimanche dernier sur ce blog, et deux jours plus tard, le mouvement commençait avec Google + Facebook + Plaxo, puis Linked In, tandis que Flickr annonçait au CES le support de l'OpenId. S'agit-il d'une belle intox marketing de la part des géants pour redorer leur blason sur le dos de l'inter-opérabilité ou bien d'une réelle volonté d'ouverture ? L'avenir nous le dira !

Autres news : le lancement de Wikia Search,  le moteur social lancé par Jimmy Wales. Les réactions ont été plutôt mauvaises au lancement, mais à l'instar de Pierre Chappaz, il me semble difficile de juger si tôt un moteur qui a besoin d'une communauté encore inexistante.

Et vous prendrez bien un peu de Facebook avant de partir ? Dernières nouvelle controversée, la traduction du site sera donc faite par la communauté, via une application Facebook… ça se bataille sec sur Techcrunch pour savoir si c'est une idée brillante ou foireuse !

Dans le e-recrutement

Dans le monde du recrutement, ça se cherche et ça se rachète ! Une rumeur fait état du rachat de Monster par NewsCorps, tandis qu'Adenclassifieds serait en passe de manger CadresOnline.

Hors news, mais à linker tout de même, cette intéressante vidéo offerte par marketing-perso.net, sur l'utilisation professionnelle des réseaux sociaux. Hervé Bloch y décrit sa vision et sa méthode de networking pro, et distingue trois outils essentiels pour le self marketing : un profile, un blog et un réseau :

Aujourd'hui, on peut mettre une initiative au coeur de soi et faire en sorte que le marketing qu'on développe dans une entreprise, on peut aussi le déployer pour soi : créer une identité numérique, publier une expertise à travers un blog ou mettre en place un profil et des connexions qui sont pertinente pour soi et pour les autres, donc clairement aujourd'hui on peut se retrouver au coeur de son marketing personnel

Chez DoYouBuzz, ça nous rappelle vaguement  quelque chose … :)

L’abus de self-marketing peut nuire à votre carrière

arash Sur la blogosphère, le gros buzz de ce début d'année concerne la nomination bidon du français Arash Derambarsh en tant que "président de Facebook Monde". Il s'agit là du plus gros canular jamais vu sur Facebook, peut-être même sur un réseau social !

Cet homme de 28 ans a réussi à tromper la quasi-totalité des grands médias français, télé, radio et presse confondues en se faisant passer pour le président de Facebook Monde. On retrouve l'intégralité de sa couverture presse décortiquée sur le site Arrêt sur Images.

Voila ce qu'on peut lire sur la fiche Wikipedia d'Arash Derambarsch : "Début janvier 2008, il connaît une notoriété soudaine en affirmant avoir été élu président de Facebook, via une application non-officielle, pour un mandat de quatre mois, de janvier à avril 2008. Cette élection est critiquée par des médias spécialistes de l'Internet et des réseaux sociaux. En effet, l'élection ayant été organisée par le biais d'une application tierce à Facebook, les déclarations de Arash Derambarsh sur le pouvoir que lui confère son élection (« Personne sur Internet ne peut toucher autant de monde que moi ! ») sont infondées, de même que la légitimité de ce statut du fait du faible nombre de votants (il a recueilli 9 148  voix sur un nombre d'utilisateurs total de Facebook supérieur à 50 millions).

Arash Derambarsh admet également s'être trompé en affirmant que le « président » de Facebook peut « pendant quatre mois envoyer des messages à volonté aux autres membres de Facebook » et estime avoir été induit en erreur par la mention du nom Facebook dans l'application qui a servi à son élection."

On a donc vu de nombreux bloggers pousser un coup de gueule contre les journalistes qui se sont fait bernés par cet homme à la fois mythomane et mégalo (vois les articles d'Ouriel, de Pierre Chappaz, de Loic Le Meur, de Thierry Bézier ou encore Emmanuel Parody).

Il y a donc une certaine forme de justice. Lui qui voulait devenir célèbre en quelques jours est aujourd'hui complètement grillé auprès des journalistes pour avoir trompé leur confiance. Et le plus drôle dans cet histoire est qu'Arash est étudiant en droit et engagé au niveau politique depuis plusieurs années ! Il y a donc de fortes chances pour que ce malheureux épisode marque la fin de sa jeune carrière, au moins au niveau public et politique… C'est un peu l'histoire de la grenouille qui voulait devenir aussi grosse qu'un boeuf (cf "Je touche deux fois plus de monde que Sarkozy")… et qui explose en vol.

Moralité, si le fait de se mettre en valeur, notamment au niveau professionnel, est plutôt un atout dans la vie, il ne faut pas non plus jouer avec le feu… Le self-marketing est un jeu qui requiert un peu de subtilité. A consommer avec modération !

Facebook et Google prêts à ouvrir les données personnelles ?

Et voici la bonne nouvelle du début d’année ! Facebook et Google rejoignent le groupe de travail sur la portabilité des données. On en parlait sur le blog de DoYouBuzz il y a quelque jours à peine, et Techcrunch nous annonce l’info ce matin.

Les grands prennent donc leur responsabilité, notamment Facebook, qui fait ici son premier pas vers l’ouverture. Attendons de voir ce que ça donne, mais c’est un signe extrêmement positif !

La guerre du graphe social

L'histoire a fait le tour de la blogosphère : Robert Scoble, le célèbre blogueur, s'est vu supprimer son compte Facebook en allant récupérer automatiquement les données de ses contacts (toute l'affaire sur Techcrunch FR).

Ce qui est intéressant, dans cette histoire, c'est la sévérité de la sanction de Facebook : une suppression pure et simple de toute les données d'un utilisateur. Pourquoi être aussi sévère ? Car l'enjeu est énorme ! Il s'agit de préserver des informations ultra sensibles. Ces connections entre les utilisateurs, ce qu'on appelle le graphe social, c'est un peu le trésor de guerre de Facebook, ce qui fait toute la valeur du réseau — même si pour le moment, on ne sait toujours pas si la valeur de ces données est élevée, ou très faible (en d'autres termes, on ne sait pas si les données sont vraiment exploitables, pour la publicité, notamment — c'était d'ailleurs la position de Tariq Krim quand la question a été soulevée au Web3).

opensocial-microformats

Open Social Vs. Microformats

Cette première polémique de l'année annonce probablement l'un des grands combats de 2008, celui de l'ouvertue du graphe social. Comme le disait Tim Berners-Lee dans son dernier billet, ce ne sont pas les sites de réseaux sociaux qui sont intéressants, c'est le Réseau Social en lui-même, le Social Graph. Si 2007 a été l'année des réseaux sociaux, 2008 sera-t-elle celle du graphe ? Un graphe ouvert, qui ne serait plus cloisonnés dans de multiples réseaux ? Il est peut être un peu tôt pour cela, mais on observera probablement les premiers mouvements à ce sujet.

Les mouvements autour du graphe social

Avec le lancement d'OpenSocial, Google a pris le problème de l'ouverture des données à bras le corps… mais à moitié seulement. Car si leur système permet d'échanger des données, rien ne dit que les réseaux accepteront de les partager. Autre problème : OpenSocial est un réseau propriétaire, qui permettra à Google d'accéder aux informations "sociales" auxquels ses GoogleBots n'ont pas accès. Un coup de maître stratégique, qui pose cependant un gros problème : ce sont les réseaux sociaux qui décideront de l'ouverture de leurs données, pas les utilisateurs — alors qu'en toute logique, ce devraient être aux utilisateurs de décider quelles données ils veulent pouvoir distribuer facilement, et ouvertement.

Actuellement, tout le monde passe par des sites de réseaux sociaux pour déposer ses informations et décrire ses interactions sociales. Ces sites sont les propriétaires des données, et bien sûr — comme nous l'a montré l'exemple de Facebook / Scoble — aucun site ne souhaitera les partager, car elles seront trop stratégiques, elles auront été acquises avec beaucoup trop de difficulté pour être diffusées ouvertement. On aura donc une grappe de réseaux où l'information sera dupliquée, mal synchronisée (c'est déjà le cas aujourd'hui). Finalement, cette information perda de sa valeur, car elle ne sera plus actualisé, et les utilisateurs, de leur côté, en auront assez de se répéter sans cesse, d'inviter leurs amis, d'épuiser leur capital social pour tester des nouveaux services.

On arrivera donc à un point où le seule remède sera d'ouvrir les données. Mais quand on y arrivera enfin, on aura perdu beaucoup de temps, et Google aura réussi à devenir le propriétaire des données personnelles de tout le monde.

Le vrai graphe social : les données mises à nue

Au final, on se rend bien compte qu'il y a quelque chose qui cloche : pourquoi laisser une société devenir propriétaire des mes données ? Pourquoi ne serait-ce pas moi, en tant qu'utilisateur, qui les posséderait ? Et si j'avais plutôt à ma disposition une carte d'identité sociale, une carte d'identité de tout ce qui me définit, personnellement et socialement ? Et que je choisissais d'en diffuser tout ou partie à différents services… ça simplifierait pas mal les choses, non ? Pas d'API, mais des données mises à nue !

C'est justement l'objet du web sémantique, des microformats, du mouvement dataPortability (que Scoble a rejoint après son aventure Facebookienne) et du — Bill of Rights for Users of the Social Web.

L'identité numérique 2.0 : maîtriser son graphe social

Le plus surprenant dans tout ça, quand on voit le bruit qu'a fait OpenSocial, c'est de voir que cette carte d'identité numérique existe depuis longtemps ! Le vocabulaire FOAF (Friend of A Friend) permet de se décrire et de décrire ses interactions d'une manière structurée, normalisée, et donc compréhensible par tout logiciel… et donc tout réseau social. Le langage APML, lui, permet de décrire ses goûts (explication détaillée ici), tout en maîtrisant la divulgation des informations.

Alors… quand l'utilisateur sera-t-il enfin maître de ses données ? Après les déboires de Facebook avec son projet Beacon et la question grandissante de la confidentialité des données, est-ce complètement illusoire de penser que chacun pourra maîtriser son identité numérique, non seulement en maîtrisant son name-googling (ça c'est presque facile) mais aussi, à l'avenir, en maîtrisant son graphe social (et ça, c'est plus dur) ?