Bérénice Paquier

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Après plusieurs expériences en conduite de projet pour le jeu vidéo et Internet, je recherche un poste polyvalent à forte valeur humaine, dans lequel je peux mettre à profit mon sens qualité, ma créativité, ma curiosité et mon goût pour la communication.

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Pixels gourmands

Sélection savoureuse de découvertes (jeux, recettes, lectures, design...) par Bérénice Paquier (une geekette -^_^-).

http://www.pixel-gourmand.fr/leblog/index.php?
PES - Fresh Guacamole
08 févr. 2015

Court-métrage "Fresh Guacamole" de PES, frame 386

Adam Pesapane, alias PES, est un vidéaste américain adepte de la stop-motion.
Il aime les films ultra-courts, la cuisine italienne de sa mère (et ses pâtes al dente) et utiliser des objets détournés. Autodidacte, il a commencé par filmer dans Roof sex les fols ébats de deux fauteuils. Si vous voulez en savoir plus sur PES, je vous conseille une interview (en anglais) dans Wired.

Quant à l'image ci-dessus, elle est tirée de Fresh Guacamole :


Ce film a été nominé en 2013 aux Oscars dans la catégorie "Courts-métrages d'animation" ; c'est d'ailleurs avec ses cent secondes l’œuvre la plus brève jamais sélectionnée.
Vous pouvez y admirer les mains de PES lui-même (il a été aidé par un co-animateur, Dillon Markey). Ils ont tout réalisé à deux, PES s'est chargé de l'habillage sonore (le sound design aide vraiment à créer cette ambiance particulière), et la production proprement dite a pris quatre mois (lire l'interview en anglais sur l'Animation World Network).
Étrangement, ce film me donne faim... Suis-je la seule ?


Un petit bonus qui date d'il y a quelques années (mais difficile de faire l'impasse sur un court dédié aux jeux vidéo rétro !) :


Reconnaissez-vous les jeux originaux ?

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Bonne année 2015 !
26 janv. 2015


Dancers among us - Alexander Peters à Philadelphie

2014 aura été une année muette sur le blog - à la réflexion, mon fil Twitter n'a pas été très bavard non plus. Je me suis amusée à composer de nombreuses chansons pour les Tut Tut Bolides et les Tut Tut Animo, ai été interviewée par William Audureau pour Gamekult, avancé dans la conception de deux jeux de société, écrit un poème dracophile et me suis remise à l'écriture de manière générale.
D'où mon retour sur le blog ^_^

Dancers among us - Adrienne Hayes au Fort Tryon Park, à New York

Pour commencer cette année en douceur et avec le sourire, quelques photographies du projet "Dancers among us" ("Des danseurs parmi nous") de Jordan Matter.

Cet artiste américain s'est attaché à réenchanter notre quotidien grâce au soutien de danseurs qu'il met en scène dans tous nos lieux communs.
Il a principalement travaillé aux États-Unis, mais il est parti l'été dernier en Corée, voyage qui a l'air d'avoir été très inspirant.




Un jour, alors qu'il regardait son fils jouer de tout son être à se raconter des histoires, il s'est posé une question : où sont passés l'enthousiasme et la passion de l'enfance ?
Ces moments vécus pleinement se sont effacés au profit du cynisme, de l'ennui, de l'indifférence.

Dancers among us - Jeffrey Smith dans le métro à Time Square (NY)

Redécouvrons le bonheur d'une vie réellement vécue.

SOYONS passionnés joyeux euphoriques intenses en colère présents VIVANTS


C'est tout ce que je nous souhaite pour cette année*.


Dancers among us - Rebecca Balbach à Nyack (NY)


(* Et la santé, aussi ^_-)

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Galettes vertes céréales & légumes
18 oct. 2013

(Attention, digression geek).
Les jeux vidéo ont la capacité de simuler notre réalité avec plus ou moins de bonheur. Ainsi, dans Skyrim, on peut récupérer des peaux d'ours pour les transformer en cuir. Une fourrure pesant 3 livres donne après traitement quatre morceaux de cuir - qui pèsent chacun 2 livres.
Les jeux vidéo, c'est magique.
(Octobre 2013 : je n'ai toujours pas fini ce jeu d'ailleurs. Fin de la digression.)

Dans notre réalité, hélas, un produit transformé génère de nombreux déchets.

C'est ainsi que l'autre jour (ce billet a été commencé en juin 2012) je regardais tristement ma botte d'oignons verts et mon sac de betteraves crues, sans parler de la laitue qui commençait à se recroqueviller dans le bac à légumes.
Et puis je me suis reprise en main, et, STFW!, suis tombée sur le blog De la Fourchette aux Papilles Estomaquées. Là, on vous explique très gentiment que vous jetez plein de choses qui sont comestibles, et qui en plus peuvent servir d'ingrédients pour de bons petits plats (oui, lisez là).

Et c'est alors que j'ai décidé d'étrenner mon mixer.


Galettes vertes céréales & légumes

  • 200 à 300 g de vert de légumes*
  • 300 g d'un mélange de graines**
  • 175 g de flocons d'avoine
  • 150 g de chapelure
  • 200 g de fromage râpé
  • 6 à 7 œufs
  • Fines herbes (persil, ciboulette, sauge...)
  • Huile, sel (une cuillère à café) et poivre
  • éventuellement thon en boîte (1 ou 2)


(*) feuilles d'épinard, de salade, de céleri, vert d'oignon nouveau ou de poireau, fanes de carottes, de betterave, de radis, etc.
(**) pignons de pin, noix, graines de courge et de tournesol, par exemple.

La recette :

Rassemblez tous vos (restes de) légumes.
Rincez-les, hachez grossièrement les tiges (1 à 2 cm) puis cuisez-les sans les noyer d'eau pendant une quinzaine de minutes ou jusqu'à ce qu'ils soient cuits (en commençant d'abord par les légumes les plus longs et en finissant à la toute fin à feu doux par les feuilles d'épinards et de salade).

Pendant ce temps-là, rassemblez tous les autres éléments dans votre saladier et mixez-les.

Quand les légumes sont prêts, égouttez-les et pressez-les bien pour en extraire l'excès d'eau, puis ajoutez-les petit à petit dans votre bol, jusqu'à ce que vous ayez tout mixé. Vous obtiendrez alors une pâte collante brun-verdâtre plus ou moins appétissante (un peu violette si vous avez une option "betterave").

Galettes vertes - pâte terminée

Galettes vertes - début de la cuisson
Faites chauffer une poêle avec un peu d'huile si nécessaire.
Formez des boules de pâte à l'aide de deux cuillères à soupe - vous devriez pouvoir loger quatre à six galettes par tournée.

Aplatissez chaque boulette à l'aide d'une spatule jusqu'à ce que vous formiez des galettes de la taille d'un steak haché.
Faites ensuite cuire 5 minutes de chaque côté. (La tournée sur la photo a été un peu oubliée sur le feu, je dois l'avouer).



Galettes vertes - mise en forme

Ces galettes se congèlent très bien une fois cuites (à réchauffer au four). Généralement, nous les mangeons avec une salade. On peut aussi les servir à l'apéritif si on les fait de la taille de bouchées, c'est original et bon !

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Chris McVeigh - Brick Sketches
13 oct. 2013

Chris McVeigh / Powerpig - Pikachu en Brick Sketch

Chris McVeigh, alias powerpig, est un auteur, illustrateur et photographe américain, fan de design et de Lego. Il a notamment réalisé des illustrations en briques pour le site gizmodo.com.

Devant les croquis au marqueur que publiaient régulièrement ses connaissances, il s'est senti obligé de faire de même. Sauf que lui... n'utilisait pas exactement les mêmes outils :

Chris McVeigh / Powerpig - R2D2 en Brick Sketch

Chris McVeigh / Powerpig - Batman en Brick Sketch

Chris McVeigh / Powerpig - divers Brick Sketches
De nombreuses autres réalisations sur son fil Instagram.

Via Visual News.

Sinon, je vais bien, j'ai déménagé à un endroit plus verdoyant, je travaille maintenant dans le jouet, et j'ai un chat =^_^=

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Kirinyaga, une utopie africaine - Mike Resnick
15 juin 2012

D'habitude, je n'apprécie pas trop les recueils de nouvelles, car pour moi, ils ne sont pas assez cohérents sur le fond : j'aime me plonger dans un univers, et voir la pensée de l'auteur progresser, se préciser au fil de l'ouvrage. Ce problème serait en partie résolu si je pouvais revenir à ma guise dans les histoires, mais comme j'emprunte beaucoup à la bibliothèque, tel n'est pas le cas le plus courant. :)
Kirinyaga est donc exceptionnel sous trois aspects. Tout d'abord, même si chaque épisode est paru de manière indépendante, Mike Resnick avait esquissé la totalité du livre dès le départ. Ensuite, j'en possède un exemplaire, hélas acheté à la liquidation de la librairie Double Page à Niort. Une petite pensée pour ce magasin qui m'a accueillie toute ma jeunesse... Enfin, c'est l'ouvrage de science-fiction le plus récompensé, ses nouvelles ayant reçu prix Hugo, Nebula ou Locus.


"Kirinyaga" est le nom que donnait les Kikuyus au Mont Kenya avant qu'ils ne soient viscéralement occidentalisés. Il désigne maintenant un planétoïde artificiel voué à la sauvegarde de leurs coutumes ancestrales, sur lequel Koriba, un intellectuel, le fondateur, est le sorcier le plus respecté de leur peuple. La nouvelle-chapitre "Toucher le ciel", dont est issu l'extrait suivant, voit ses positions menacées par la jeune Kamari.

"Autrefois, les Kikuyus n'avaient pas de langage écrit et ne savaient pas lire, et vu qu'ici, sur Kirinyaga, nous essayons de créer un monde kikuyu, il est normal que notre peuple n'apprenne ni à lire ni à écrire.
-- Mais qu'y a-t-il de bien à ne pas savoir lire ? Ce n'est pas parce qu'il en était ainsi avant l'arrivée des Européens que c'est mal.
-- Lire t'ouvrira les yeux sur d'autres façons de penser et de vivre, et après, tu ne seras plus satisfaite de ta vie sur Kirinyaga.
-- Mais toi, tu lis, et tu es satisfait.
-- Je suis le mundumugu. Je suis assez avisé pour savoir que les choses que je lis sont des mensonges.
-- Mais les mensonges ne sont pas toujours mauvais, insista-t-elle. Tu en racontes tout le temps.
-- Le mundumugu ne ment pas à son peuple, rétorquai-je, sévère.
-- Tu les appelles des histoires, comme celle du lion et du lièvre, ou celle de la naissance de l'arc-en-ciel, mais ce sont des mensonges.
-- Ce sont des paraboles, corrigeai-je.
-- Qu'est-ce qu'une parabole ?
-- Une sorte d'histoire.
-- Est-ce une histoire vraie ?
-- D'une certaine manière.
-- Si elle vraie d'une certaine manière, elle est fausse d'une autre, non ? " Elle poursuivit sans me laisser le temps de lui répondre : "Et si je peux écouter un mensonge, pourquoi ne puis-je pas en lire un ?
-- Je te l'ai déjà expliqué.
-- Ce n'est pas juste, répéta-t-elle.
-- Non, reconnus-je. Mais c'est fidèle aux traditions et, au bout du compte, c'est pour le bien des Kikuyus.
-- Je ne comprends toujours pas pourquoi c'est bien, se plaignit-elle.
-- Parce que nous sommes les seuls qui restent. Autrefois, les Kikuyus ont essayé de devenir quelque chose qu'ils n'étaient pas, et nous sommes devenus non pas des Kikuyus des villes, ni de mauvais Kikuyus, ni des Kikuyus malheureux, mais une toute nouvelle tribu qu'on appelle les Kenyans. Ceux d'entre nous qui sont venus sur Kirinyaga l'ont fait dans l'intention de préserver les vieilles traditions ; et si les femmes se mettent à lire, certaines ne seront plus satisfaites et partiront, jusqu'au jour où il ne restera plus de Kikuyus."

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Aujourd'hui, j'identifie mes cables !
22 mai 2012

Cord Identifiers de Dotz


CapsuleID - une multiprise claire

A la maison, il y a beaucoup de multiprises. C'est moins la faute au réseau électrique qu'à notre appétence, nous autres geeks, pour tous ces bidules qui clignotent et bourdonnent.
Rien que pour ce bureau où je suis installée, il faut compter : une unité centrale, un écran, des enceintes, un combiné scanner/imprimante, une box internet, un téléphone fixe... et les deux chargeurs de téléphone portable. Juste à côté, une lampe et la chaine hifi.
Et je ne veux même pas parler du coin télé.

CapsuleID - les icônes disponibles
Comme donc beaucoup de personnes, je jongle avec les différents emplacements, ce qui peut créer des microdrames.
Un exemple totalement éloigné de mon expérience personnelle : retirer la fiche de la SNES au lieu d'une console non allumée, et perdre des heures de jeu.

Oui, ces moments sont difficiles.
Mais avec mon dernier achat, ils appartiendront bientôt au domaine des seuls souvenirs de jeunesse !


Ces petites merveilles à clipser sur les câbles d'alimentation m'ont séduite par leurs couleurs vives et bien différenciées, et par la possibilité d'ajouter une étiquette de son choix bien protégée dans la capsule.
Pour 10€ les 10 avec 2 jeux d'icônes + 1 vierge, le choix était vite fait (Cord Identifiers, Dotz).


En faisant des recherches pour ce billet, j'ai trouvé quelques autres produits intéressants.

The Mark Brothers de Peleg, chez PA Design


The Mark Brothers de Peleg Design, un identifiant de cable ludique

Celui-ci est carrément ludique et fun - rien d'étonnant de la part du studio Peleg Design. J'aime beaucoup leurs créations, et je vous parlerai un autre jour d'un de mes coups de cœur.
13€ les 5 à personnaliser, The Mark Brothers de Peleg Design, édité chez PA Design.


Plug Tags d'Alife Design Plug Tag d'Alife, des étiquettes pour cables

Partons maintenant à Séoul, en Corée du Sud, pour trouver ces petites étiquettes à prise électrique.

Celles-ci sont colorées et en pur caoutchouc. On dirait presque des porte-clés. Par contre elles ne sont pas personnalisables, et viennent en trois séries distinctes, chacune dédiée à un univers : le bureau, la cuisine, et le salon.

Les Plugs Tags d'Alife Design, 3 sets différents, environ 8€* le set de 6 tags.
(* prix estimé par recoupement de plusieurs sites étrangers).


Braille Electric Plug Tags de Chen Shuwen

Braille Electric Plug Tags, concept de Chen Shuwen
Ce concept -ci, lauréat d'un red dot award, prend en compte la population de plus en plus élevée de malvoyants. Des dizaines de millions de gens sont aveugles.

Ces étiquettes en tissu renforcé se ferment facilement par velcro et proposent au recto le nom de l'objet en braille, tandis qu'au verso sont placés une icône en relief et l'abréviation anglaise.

Braille Electric Plug Tags de Chen Shuwen, concept non encore édité à ma connaissance.
Plus de visuels disponibles sur yankodesign.


DIY mode

Sinon, rien ne vous empêche de fabriquer les vôtres !

Cable ID à faire soi-même avec des attaches à sachet Je vous déconseille d'utiliser des étiquettes tenues par des fils, mais vous pouvez simplement prendre du ruban adhésif de masquage allié à un morceau de carton, ou des petites pinces en métal colorées (style double-clip à dessin).

Aux USA (et dans d'autres pays anglophones), vous pouvez réutiliser les attaches fermant les sachets de pain de mie par exemple.


Et vous, quel système avez-vous adopté ?

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Super Strict Farmer - Benjamin Soulé (Bumdum)
13 mai 2012

Le milieu du jeu vidéo organise de nombreux évènements créatifs rassemblant des développeurs passionnés, qu'il s'agisse de pros, d'étudiants, ou d'amateurs éclairés. Citons pour mémoire la Global Game Jam ou la Ludum Dare (pour les curieux, je vous renvoie vers l'article plus exhaustif de Pierre Corbinais sur Merlan Frit). Leurs points communs : créer un jeu en un temps donné (très) court.

Super Strict Farmer - écran titre
Aujourd'hui, je vais vous parler de Super Strict Farmer qui a été conçu fin avril à l'occasion de la 23ème Ludum Dare. Ce jeu répond aux trois critères suivants : un thème imposé, "Monde minuscule", une réalisation en 48 heures, et un seul concepteur. Ici il s'agit de Benjamin Soulé, l'un des fondateurs de Motion-Twin.

Pourquoi vous parler de ce jeu ?

  1. son gameplay est basé sur l'excellent jeu de plateau allemand Agricola, et j'adore les jeux de société ;
  2. il est addictif en diable (bon, ça découle du point 1) ;
  3. on peut jouer en solo contre une IA, ou à deux sur le même ordinateur ;
  4. il est très sympa graphiquement.


Super Strict Farmer - partie en cours

Les règles

Préambule

Le petit monde de l'agriculture est sans merci ! Il vous faudra survivre et développer votre exploitation du mieux possible.
Votre but : avoir le plus de points de victoire à la fin des 12 tours de jeu.

Comment jouer ?

Vous débutez le jeu avec deux fermiers (les bleus si vous jouez en solo). Chaque fermier peut accomplir une seule action par tour, et consommera une unité de nourriture à sa fin.
Cliquez sur un endroit libre pour que votre fermier s'y rende et accomplisse l'action contextuelle (récupérer une ressource ou utiliser la fonction d'un bâtiment).

Si vous connaissez suffisamment l'anglais pour comprendre les info-bulles, vous pouvez jouer dès maintenant ! Je vous conseille tout de même de lire la dernière section sur les astuces et bugs.


Super Strict Farmer - barre des ressources

Les ressources

Les ressources disponibles dans le monde s'incrémentent d'une à deux unités chaque début de tour ; il n'y a pas de limite maximale à ma connaissance.
Vous trouverez l'état actuel des ressources possédées par chaque joueur dans la barre en haut du jeu.

Les fermiers

Super Strict Farmer - drapeau d'initiative
A savoir : pour savoir qui commence le tour, regardez la couleur du drapeau.
Utilisez son action pour acquérir l'initiative les tours suivant.


Avoir plus d'actions par tour

Pour cela, il vous faut plus de fermiers ! Au début d'un tour, si vous possédez au moins une maison vide, vous recevrez un fermier supplémentaire. Pour construire une nouvelle maison, il faut posséder 3 bois et 1 céréale, qu'il y ait une maison à construire parmi les cartes du bas, et se rendre à l'atelier ("workshop").

La famine

Attention, plus de fermiers signifie plus de besoins en nourriture ! Vous pouvez avoir par exemple 4 fermiers, mais cela signifie 4 portions de nourriture en moins à chaque tour. S'il n'y a pas assez de nourriture, les fermiers se nourriront chacun d'une portion de céréales, et si ce n'est pas suffisant, entameront votre éventuelle réserve de points de victoire. Si elle est vide, les fermiers en trop mourront.

La nourriture

La nourriture est primordiale si vous souhaitez faire de nombreuses actions par tour et donc possédez plus de fermiers.
N'oubliez pas que les fermiers peuvent également consommer des céréales voire des points de victoire en cas de famine.

Les sources immédiates de nourriture

  • la pêche : 2 unités de base, cumulables à chaque tour,
  • la cantine de l'école ("school") : 2 unités chaque tour,
  • le marché : 2 unités, si et seulement si vous n'avez aucune place dans vos champs pour un animal.

Les bâtiments à construire

  • la boulangerie ("bakery") : 1 céréale pour 5 unités - 1 action gratuite à la construction ;
  • le foyer ("fireplace") : 1 mouton pour 2 unités ;
  • l'abattoir ("slaughterhouse") : 1 bœuf pour 3 unités.

Les à-côtés

Construisez respectivement la barque ("boat"), le verger ("grove"), le poulailler ("henhouse"), pour recevoir 1 portion de nourriture à chaque visite au lac, à la forêt et au silo à grains ("granary").

Transformer la nourriture en points de victoire

Le restaurant, bâtiment à construire, permet de troquer 3 portions de nourriture pour 2 PV.
De plus, à la fin de la partie, vous gagnerez 1 PV par tranche de 4 portions de nourriture.


Super Strict Farmer - constructions disponibles

Les bâtiments constructibles

Construire

Les bâtiments disponibles à la construction sont listés en bas du jeu sous forme de cartes. Ils peuvent être différents d'une partie à l'autre.
La construction de chaque bâtiment nécessite des ressources indiquées en haut de la carte.
Si vous disposez des matériaux, rendez-vous à l'atelier ("workshop") puis cliquez sur la carte correspondante.
Vous pourrez également utiliser la grue ("crane") comme substitut à l'atelier dans les parties où elle est disponible.

Effets des constructions

Certains bâtiments ont un ou plusieurs effets dès la construction : ils peuvent vous donner automatiquement des points de victoire (leur nombre est alors précisé en dessous du coût) ou générer un effet suivant les ressources que vous possédez encore.

  • Bâtiments à effet permanent

Une fois construits, ils seront réservés à votre seul bénéfice. Outre les maisons ("house"), c'est le cas de la barque ("boat"), du verger ("grove"), du poulailler ("henhouse"), qui vous apportent plus de nourriture quand vous vous rendez respectivement au lac, à la forêt et au silo à grains ("granary").

  • Bâtiments à effet unique

C'est le cas de la statue ou du tisserand ("weaver"), qui vous apportent une seule fois des points de victoire.

  • Bâtiments à actions

Ils débloquent de nouvelles options de jeu et, à l'exception du foyer, sont utilisables par les deux camps. Le joueur qui les a construits récupère cependant les éventuels points de victoire associés et bénéficiera automatiquement d'une action gratuite et immédiate.


Super Strict Farmer - abattoirAdmettons que vous construisez l'abattoir (voir l'image ci-contre).

Vous gagnerez aussitôt de 2 à 3 points de victoire : 2 PV pour la construction en tant que telle, et, si vous aviez un bœuf, + 1 PV et + 2 portions de nourriture pour son action que vous réalisez gratuitement.


Les céréales

Le blé est un élément-clé dans le jeu, car il est utilisé pour de nombreux buts : matériau pour les construction ou source de nourriture secondaire.
Vous pouvez également échanger 1 céréale contre 5 portions de nourriture à la boulangerie ("bakery") une fois cette dernière construite.
A la fin du jeu, le blé est également pris en compte : vous gagnerez 1 point en bonus par tranche de 4. Il est également échangeable contre des points de victoire au moulin ("watermil") ou au pont ("bridge") avec un mouton et un bœuf.

Vous pouvez également semer du blé. Créez un champ grâce à la charrue ("plough") au cours d'un tour précédent. Si vous disposez d'au moins 1 céréale, et que votre champ est toujours libre, vous pourrez l'ensemencer (plusieurs champs peuvent l'être simultanément). Vous récolterez alors 1 céréale les 3 prochaines phases de fin.

Le bétail

Le bétail (bœufs et moutons) est disponible au marché. Il n'a heureusement pas besoin de nourriture, mais vous devez avoir au moins un champ avec de la place pour le récupérer.
Pour créer un nouveau champ, rendez-vous à la charrue ("plough").

Super Strict Farmer - petit élevage
Jusqu'à quatre animaux identiques peuvent être parqués dans un même champ.

Important :
Si vous avez au moins un couple d'animaux et de la place dans un champ approprié, vous obtiendrez également un nouvel animal en vous rendant au silo à grains ("granary").

Attention, si vous possédez déjà un champ vide et avez une céréale en réserve, alors vous sèmerez en utilisant la charrue.

Règles de priorité

Lorsque vous récupérez du bétail au marché, les bœufs sont prioritaires par rapport aux moutons : par exemple, si vous ne possédez qu'un seul champ vide, et qu'il y a un bœuf et cinq moutons au marché, vous ne garderez que le bœuf.
Par contre, c'est l'inverse pour la reproduction : si vous avez 4 bœufs et 4 moutons, et un seul champ de vide, vous obtiendrez un cinquième mouton en vous rendant au silo.

Transformer le bétail en nourriture

C'est uniquement possible avec l'équipement nécessaire : il vous faut le foyer ("fireplace") pour les moutons, et l'abattoir ("slaughterhouse") pour les bœufs. Ces deux lieux doivent être construits.
Petite subtilité : les foyers sont personnels et cumulables, alors que l'abattoir est disponible pour tous.


Comment gagner des points de victoire ?

Si vous construisez certains bâtiments avec le symbole "point de victoire" sur leur carte, vous recevrez aussitôt le nombre de points de victoire correspondant.
La statue rapporte ainsi quatre points de victoire. Elle est inutile par ailleurs.

L'action de certains bâtiments déjà existants ou à bâtir peuvent vous rapporter également des points, parfois au prix de ressources. Voici la liste de ces bâtiments (à construire si soulignés) et le coût des points :

  • le moulin ("watermill") - 1 céréale = 1 PV,
  • le pont ("bridge") - 1 céréale + 1 mouton +1 bœuf = 4 PV,
  • l'église ("church") - 1 action = 1 PV,
  • l'abattoir ("slaughterhouse") - 1 bœuf = 1 PV + 3 portions de nourriture,
  • le restaurant - 3 portions de nourriture = 2 PV.

A noter, le tisserand ("weaver") est très intéressant à construire en fin de partie si vous possédez quelques moutons, puisqu'il vous rapporte alors 1 point de victoire par tête.

Super Strict Farmer - bonus de fin de partieVous recevrez également après le douzième tour des points de victoire bonus :

  • 1 PV par bœuf,
  • 1 PV par couple de moutons,
  • 1 PV par tranche de 3 céréales,
  • 1 PV par tranche de 4 portions de nourriture.


Astuces et bugs

Bugs découverts

J'ai fait de nombreuses parties, si bien que j'ai découvert quelques problèmes. Ainsi, la création d'un champ : au-delà de 4 pour le camp bleu, les champs seront affichés à de mauvais emplacements mais seront fonctionnels. Il est également possible de créer plus de 6 champs, mais ils seront tous empilés sur la montagne, et leur fonctionnement sera erratique.
Au niveau des bonus : les points de victoire finaux correspondant au bétail sont bien affichés, mais ne sont pas comptabilisés pour la mention "victoire" ou "défaite".
Enfin, il peut arriver qu'un joueur bénéficie d'actions supplémentaires (par exemple ses fermiers auront droit à deux actions successives en fin de tour) ; dans ce cas-là, ces mouvements seront également comptés pour la nourriture consommée.

Petites astuces

  • Seuls s'activent les bâtiments dont vous pouvez payer le coût : ne les oubliez pas pour le reste de la partie !
  • Attention à ne pas cliquer par mégarde sur l'atelier : vous serez obligez de construire quelque chose, même si ça ne vous intéresse pas pour le moment !
  • Méfiez-vous des actions gratuites qui vont de pair avec une construction : le restaurant par exemple peut vous faire perdre 3 portions de nourriture pour seulement 2 points de victoire.
  • Hormis le dernier tour, la céréale que vous utilisez pour ensemencer le champ ne sera pas perdue, puisqu'elle sera immédiatement compensée par la première récolte. D'ailleurs, la moisson s'effectue avant le repas des fermiers.
  • Enfin, le douzième et dernier tour n'est pas un tour complet, dans le sens où il manque toute la partie résolution automatique : ainsi, vos fermiers ne mangeront pas, mais vos champs ne seront pas non plus moissonnés. A vous d'en tenir compte dans votre stratégie !
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Le Jardin d’Hiver – Dillies & La Padula
14 nov. 2011

Couverture de Le Jardin d'Hiver - Dillies & La Padula
De nos jours, dans une ville anonyme, où la verticalité des bâtiments répond à la pluie qui tombe sans cesse...

Sam traîne sa vie entre un boulot minable et un appart' miteux. Seule sa relation avec Lili apporte un peu de beauté dans son quotidien.
Mais pourtant le jeune homme a du mal à s'ouvrir à elle : il n'aime pas se lier avec les autres. Ne serait-ce que discuter avec ses collègues ou ses voisins.

Et puis, un soir, une fuite d'eau l'oblige à franchir le pas...




J'aime beaucoup Renaud Dillies.

J'avais rencontré un jour Sumato, l'un de ses albums, sous les néons blafards d'un Cultura. Je l'avais dévoré debout, selon mon habitude, et (comme parfois) je me suis retrouvée les larmes aux yeux dans la grande surface. Si bien que lorsque j'ai croisé son auteur au Festival de la Bande dessinée d'Angoulême, je lui ai demandé une dédicace. Et ainsi, trois années d'affilée, j'ai collectionné ses dessins. C'était une sorte de rendez-vous sacré pour moi :)
Ses albums mêlent toujours mélancolie et musique, et sont toujours emplis de poésie. Par contre, les scénarios sont souvent très légers, et laissent la part belle aux atmosphères et aux sentiments qui prennent la largeur des planches pour s'exprimer.
Le Jardin d'Hiver ne fait pas exception, pourtant ce n'est pas Dillies qui est l'illustrateur, mais Grazia La Padula.


Pourquoi je recommande Le Jardin d'Hiver

Déjà, le design est intéressant. Je n'aime pas ces trognes déformées, ces couleurs brun-gris délavé qui sentent la déprime et les remugles d'arrière-cour, mais le dessin sert efficacement le propos. L'ambiance est tout de suite posée. Je suis sûre que pour certains, la couverture va tout de suite vous attirer, alors que pour d'autres, dont je fais partie, elle pourrait au contraire rebuter, mais passez outre, pour l'histoire.
Le scénario est peut-être faiblard, avec de surcroît un personnage principal apathique, sans désir, mais de quelle maestria Dillies sait-il faire la preuve dans la description des sentiments, et dans la trouvaille des petits instants de magie du quotidien, qui donnent toute la valeur de la vie !
C'est rien que pour cela que je vous invite à lire cet album : pour l'émerveillement. Pour le soleil après la pluie. Pour la beauté du premier pas hors du chemin tout tracé :)


Les quatre premières planches


Le Jardin d'Hiver - Dillies & La Padula, planche 1



Le Jardin d'Hiver - Dillies & La Padula, planche 2



Le Jardin d'Hiver - Dillies & La Padula, planche 3



Le Jardin d'Hiver - Dillies & La Padula, planche 4

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Total Khéops - Jean-Claude Izzo
11 févr. 2011

Je ne connais pas Marseille. Mes premiers contacts avec cette ville datent de la primaire, alors que j'ânonnais en cours les noms des plus grandes villes de France. Mais jamais, petite, je ne suis allée dans le Sud. Jusqu'à peu, j'avais toujours évité le quartier sud-est de l'Hexagone. Fille de l'Atlantique, je me sentais peu concernée par la Méditerranée, hormis pour ses grands récits et son histoire plus tumultueuse que ses flots.

J'ai retrouvé Marseille à vingt ans, toujours en classe - d'architecture cette fois-ci. Nous devions voir la ville dans les romans, avec des classiques comme Nantes et La Forme d'une ville de Julien Gracq, mais aussi Total Kheops de Jean-Claude Izzo. Adieu langue classique, bonjour polar. Le prof aimait ce livre, c'était visible, si bien que je mis la référence dans un coin de ma tête jusqu'au jour où je le dénichais chez le bouquiniste.


Le ferry pour Ajaccio quitta la darse 2. Le Monte-d'Oro. Le seul avantage de mon bureau miteux de l'Hôtel de Police est d'avoir une fenêtre ouvrant sur le port de la Joliette. Les ferries, c'est presque tout ce qu'il reste de l'activité du port. Ferries pour Ajaccio, Bastia, Alger. Quelques paquebots aussi. Pour des croisières du troisième âge. Et du fret, encore pas mal. Marseille demeurait le troisième port d'Europe. Loin devant Gênes, sa rivale. Au bout du môle Léon Gousset, les palettes de bananes et d'ananas de Côte-d'Ivoire me semblaient être des gages d'espoir pour Marseille. Les derniers.
Le port intéressait sérieusement les promoteurs immobiliers. Deux cents hectares à construire, un sacré pactole. Ils se voyaient bien transférer le port à Fos et construire un nouveau Marseille en bord de mer. Ils avaient déjà les architectes et les projets allaient bon train. Moi, je n'imaginais pas Marseille sans ses darses, ses hangars vieillots, sans bateaux. J'aimais les bateaux. Les vrais, les gros. J'aimais les voir évoluer. (...)

Le ferry s'était engagé dans le bassin de la grande Joliette. Il glissa derrière la cathédrale de La Major. Le soleil couchant donnait enfin un peu de chaleur à la pierre grise, lourde de crasse. C'est à ces heures-là du jour que La Major, aux rondeurs byzantines, trouvait sa beauté. Après, elle redevenait ce qu'elle a toujours été : une chierie vaniteuse du Second Empire. Je suivis le ferry des yeux. Il évolua avec lenteur. Il se mit parallèle à la digue Sainte-Marie. Face au large. Pour les touristes, qui avaient transité une journée à Marseille, peut-être une nuit, la traversée commençait. Demain matin, ils seraient sur l'île de Beauté. De Marseille, ils garderont le souvenir du Vieux-Port. De Notre Dame de la Garde, qu'elle domine. De la Corniche, peut-être. Et du palais du Pharo, qu'ils découvriraient maintenant sur leur gauche.
Marseille n'est pas une ville pour touristes. Il n'y a rien à voir. Sa beauté ne se photographie pas. Elle se partage. Ici, il faut prendre partie. Se passionner. Être pour, être contre. Être, violemment. Alors seulement, ce qui est à voir se donne à voir. Et là, trop tard, on est en plein drame. Un drame antique où le héros, c'est la mort. À Marseille, même pour perdre, il faut savoir se battre.

Et moi aussi je me mis à aimer Marseille. Des mots brûlants, la violence de la vie, la tristesse de la mort et des amitiés enfuies.

Mais je ne connaissais toujours pas Marseille.

Cela changea en 2009. Suite à mon stage chez Mindscape, je trouvai un poste dans le Sud, à Hyères. Mon premier contact fut de neige et de palmiers. Indéniablement, j'étais ailleurs''.

Je dus un jour me rendre à Marseille pour le travail. Je partis avec une collègue dans ma Twingo. Voyage sans encombre, et même une place de stationnement proche du lieu de notre rendez-vous, du côté de la gare, à la Belle-de-Mai, une ancienne friche industrielle en reconversion. Nous étions en avance, et décidâmes d'aller prendre un morceau. Nous descendîmes la rue encombrée de voitures des deux côtés (les vertus du stationnement gratuit), tournâmes à droite, fîmes encore quelques deux-cents mètres jusqu'à un kebab. Attente, commande, attente... Et là, coup de fil : "Bonjour, je viens de retrouver votre sac dans la rue". En moins de 15 minutes, des voyous avaient remonté la rue entière, fracassant les vitres, forçant les portières et rayant les carrosseries.

De Marseille, finalement, je ne connais qu'un commissariat et qu'un réparateur auto. Et la gentillesse de certaines personnes.
Et une littérature noire, amère comme un café avalé à petites gorgées, qui arrache des grimaces mais réchauffe quelque part.

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Renaud Hallée - Sonar
16 oct. 2010


Rhythmic cycle w/ abstract animation.



Sonar est une animation 2D réalisée sous Flash par Renaud Hallée.
Elle fait notamment partie de la sélection officielle (hors compétition) du festival international d'animation d'Annecy de 2010.

En la visionnant, j'ai instantanément pensé aux expérimentations ludiques réalisées à l'ENJMIN. C'est toujours intéressant de voir comment est traitée la représentation du son (et sa génération interactive)...


Nota : j'ai créé ce billet fin mars. Oui oui, je suis toujours bel et bien vivante, et je préfère bloguer par plaisir que par remords :)

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SUGIMOTO & MANABE - 自主制作アニメーション (the TV show)
07 juil. 2010

Kousuke Sugimoto est un animateur autodidacte japonais spécialisé dans les clips musicaux. The T.V. show (sorti en 2009) est un très bon exemple de son talent. Attention, ça décoiffe !
La musique est signée Takayuki Manabe. Il a créé une électro rythmée, flirtant avec le chiptunes. Mais rien trouvé de probant sur lui en ligne :-/

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Janol Apin - Metropolisson
29 juin 2010

Bonjour !
Je n'écris pas en ce moment, je le reconnais. Je travaille beaucoup, passe une partie de mes week-ends en escapades, et je prends petit à petit mes marques dans le quartier. Pour preuve, je me suis inscrite à la bibliothèque ! (Mais je cherche toujours une excellente boulangerie, même si une échoppe proche vend de délicieux croissants.)
A part ça, je me bats encore régulièrement contre mon appartement ou le mobilier ; derniers conflits en date : le frigo à tendance perfectionniste ("on m'a dit de faire du froid, -10°C, je trouve ça encore juste"), et le gros PC sadique ("Tu ne joueras jamais à The Witcher, niark niark niark. Tiens, prends ce BSOD dans ta face !").


La Rue des Boulets vue par Janol Apin (Metropolisson)

Et Pixels gourmands dans tout ça ? Je n'oublie pas pour autant mon blog, j'entasse marque-pages sur signets et autres post-its. Je vagabonde moins sur la Toile, mais une résurgence épistolaire épisodique se fait suffisamment sentir, parfois, pour que je relance Dotclear.
Par exemple, là, ce n'est pas loin de mon nouveau chez-moi ; la coïncidence s'est liguée avec mon humeur pour se concrétiser en ce billet !


Janol Apin (je subodore le pseudonyme) est un photographe qui aime les figurines de plomb mises en situation (comme moi !), mais qui aime aussi suffisamment le métro parisien pour jouer avec quelques-unes de ses stations. C'est ainsi qu'est née la série Métropolisson dont vous voyez ici quelques extraits.

La bibliothèque François Miterrand vue par Janol Apin (Metropolisson)

La Gare du Nord vue par Janol Apin (Metropolisson)

La Porte de Vincennes vue par Janol Apin (Metropolisson)


Merci au Démotivateur qui m'a fait découvrir cette série de photos :)

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ordinary life magic - RainScapes ("pluiesages")
27 mai 2010


Rainscapes : enfin de la pluie naquit la beauté

Stephanie est une maman américaine adepte d'une éducation alternative. Ne me demandez pas comment j'ai atterri sur son blog, ordinary life magic, je ne m'en rappelle plus. Elle semble avoir beaucoup de plaisir à faire mille activités avec ses enfants, et j'ai été séduite par ses "pluiesages", des œuvres à réaliser avec l'intervention de la nature.


Rainscapes : au début étaient les pigments C'est très simple à réaliser (sauf avec le temps actuel ! - j'avoue, j'avais préparé cet article il y a quelques semaines).
Retrouvez des pastilles de peinture à l'eau, ou des vieux crayons aquarellables. Récupérez les pigments qui vous intéressent, en les broyant si nécessaire.


Rainscapes : puis la couleur tomba sur la feuille Puis disposez-les sur une feuille de papier épais type aquarelle. Vous pouvez frotter les pigments sur le papier ou simplement les parsemer. Essayez de rajouter du sel pour encore plus de pétillant !

Placez enfin votre feuille sous la douce pluie en surveillant son action. Quand votre pluiesage est à point, retirez la feuille pour la faire sécher tranquillement. Et voilà !

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Akiko Ida & Pierre Javelle - Minimiam
28 mars 2010


Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam - Bento break

Cette photo doit vous rappeler cet article sur Mike Stimpson.


Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam - Tarte imposée

Mon coup de cœur de la semaine dernière. Je cherchais des images de kiwis quand j'ai vu ces photos macros, improbables croisement entre les Little People de Slinkachu et les photos de bouffe dans les revues de cuisine ou les livres de recettes.

Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam (sans titre) variation Chaperon Rouge

Minimiam ? Que des choses que j'aime : un univers poétique, une démarche ludique, un vrai talent artistique, et du bon miam (certes pixelisé, mais c'est tout de même appétissant).

Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam - Paris-Brest

Si vous voulez des nouvelles fraîches d'Akiko Ida et de Pierre Javelle, les deux photographes derrière ce projet, je vous conseille leur blog, très régulièrement approvisionné avec des photos et des infos de derrière les fagots !

Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam - Les épépineurs

Akiko Ida et Pierre Javelle : Minimiam - Marshmallow fellows

Hop hop hop : C'est par qu'il faut aller ! -^_^-

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How to afford that $15 indie game (by Gamedrinkcode)
27 mars 2010

Encore un truc en anglais, mais quand c'est bien fait, pourquoi s'en priver ?

Le sujet : un joueur (américain) moyen est prêt à payer un jeu indépendant 10 USD, pas plus. Sauf que malheureusement, il peut y avoir un petit fossé (+50%...) entre le prix de vente et ce prix psychologique. Donc on pirate, ou on n'achète pas, tout simplement.
Mais après tout, cette hausse de 50% ne représente que 5 USD : ça doit bien être possible de les dénicher quand on voit le bénéfice, non ?


How to afford that $15 indie game (by Gamedrinkcode)

Attrapée au vol chez Gamedrinkcode.

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Chamallions (les trucs ignobles aux pseudos-chocapics)
23 mars 2010


Chamallions, le résultat final

  • céréales croustillantes, type Cocopops, Frosties ou Chocapic,
  • chocolat (une tablette soit 100 grammes),
  • chamallows ou petits oursons à la guimauve,
  • carambars caramel classiques,
  • un peu d'eau,
  • un chouïa de beurre (pas nécessaire).



Chamallow + barre Lion = Chamallion

J'avais un reste de céréales Chocapic noname qui trainait sur mes étagères. Elles ne me tentaient pas - de plus je n'ai jamais été une très grande amatrice de ce type-là. Je me suis donc résolue à les utiliser dans une recette plutôt que de les bazarder ignominieusement. Et comme la société de consommation est bien faite, en voulant éviter le gaspillage, j'ai fait le plein de saloperies :


Chamallions, les ingrédients très... diététiques !

Oui, la junk food c'est mal...



Donc pour faire des "chamallions"...

Les ingrédients sont à utiliser à votre convenance (chocolat ou non...) et leurs proportions sont flottantes.
Évitez cependant de mettre trop de chamallows : le truc sera trop collant et impossible à démouler proprement si vous avez choisi l'option "mini-moule" comme moi. Clairement, quatorze c'était trop...

Petit rappel :

Chamallions, le résultat final

  • un bol de céréales croustillantes,
  • 100 grammes de chocolat (lait ou noir),
  • 10 chamallows ou petits oursons à la guimauve,
  • 6 carambars,
  • deux cuillères à soupe d'eau,
  • un chouïa de beurre (pas nécessaire).



Écrasez grossièrement vos céréales s'il s'agit de pétales.
Disposez-les en petits tas sur une plaque ou une assiette recouverte de papier sulfurisé / alu, ou dans des moules ; attention, vous devez pouvoir mettre les chamallions au froid ! Ne faites pas non plus de trop grosses portions, c'est vite écœurant.

Si vous avez des moules à mini-financiers, c'est le moment d'en profiter : vous obtiendrez des barres chocolatées type "Lion" maison :-)


Faites fondre le chocolat et les carambars avec l'eau ou le beurre (si vous prenez l'option "plaque électrique", choisissez un feu doux type 2 ou 3).
Rajoutez ensuite les chamallows (vous pouvez couper le feu).
Remuez pour bien homogénéiser la préparation.

Chamallions, la préparation

A l'aide d'une cuillère, versez une noix de pâte sur chaque tas de céréales.

Mettez au frigo pour 8 heures.
Dégustez en vous léchant les doigts...


Où as-tu trouvé une recette aussi débile / écœurante / peu appétissante ?

Je me suis inspirée de deux recettes : une recette chamallows/carambars/chocapics relevée chez 750g, et une autre chocolat/guimauve/cocopops sur un blog abandonné : "Princesse Papille".
Voilà, vous savez tout ;-)

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Closure - Tyler Glaiel
11 mars 2010


Parce que les papillons sont attirés par la lumière...


Closure - écran d'introduction


Closure est un jeu autour de la lumière, de la perception de la réalité : si vous ne le voyez pas, c'est que ça n'existe pas.
Cloisons, plancher : tout n'est qu'illusion. Tout dépend de ce qui est éclairé ; le jeu consiste à manipuler l'emplacement des sources lumineuses, par le biais d'interrupteurs et de torchères mobiles.

Dans l'exemple ci-dessous, vous venez de traversez un mur...

Closure - le principe : sans lumière, pas de réalité


Le côté réflexion est très fort, et prend largement le pas sur l'aspect plateforme. Pas besoin d'un niveau de dextérité élevé ; le sens du timing est parfois sollicité, mais malgré l'ambiance très fantastique, vous ne rencontrerez pas ici de monstres.


Closure - écran-titre

Les contrôles se font via le clavier : les flèches Gauche et Droite pour se déplacer, la flèche Haut pour les sauts, la flèche Bas ou la barre Espace pour manipuler les objets (sphères lumineuses et clés). Et évidemment, vous ne pouvez porter qu'un objet à la fois...
A noter : un système de sauvegarde automatique (vous pourrez choisir à l'écran titre parmi tous les niveaux que vous avez débloqués).
Cliquez ici pour jouer.

Ce jeu est sorti en 2009 et a fait beaucoup de bruit. Il a raflé pas mal de prix, récompensant notamment son gameplay, son design, et sa programmation.
Pourtant, il ne s'agissait que d'un prototype en Flash : l'équipe souhaite en effet développer un jeu complet pour PC et Mac, rebaptisé "Closure: on the EDGE of reality™" ; livraison prévue courant 2010.
Voici une démo technique du travail en cours :


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Nojo - les Pokemons redessinés façon estampe
09 mars 2010


Malgré son petit côté Ōkami, l'estampe japonaise ci-dessous n'a pas été peinte par un membre du Studio Clover.


Le Typhlosion version estampe de Nojo

Le Tentacruel version estampe de Nojo

Le Raichu version estampe de Nojo


Et oui, il s'agit de Pokemons !
Les petites bestioles choupi kawaï ("mignon" en japonais) acquièrent un petit côté sombre grâce aux coups de pinceaux de Nojo, un Japonais dont le labeur (+ de 150 illustrations !) a été mis en valeur sur cette page.

Le Raichu version originale Le Tentacruel version originale Le Typhlosion version originale
Les versions originales de Typhlosion, Tentacruel et Raichu (dans l'ordre d'apparition dans ce billet) :


Et si vous avez un trou de mémoire face aux noms si bien trouvés des boules de poils, vous pouvez regarder ici...


Information récupérée via Gossip Gamers.

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