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Chargé de communication Web / Journaliste Web / Auteur / Conférencier

Antoine Dupin

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Chargé de Communication Web - Journaliste Web spécialisé dans les médias sociaux. Auteur de 'Communiquer sur les Réseaux Sociaux', blogueur et conférencier

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Le blog d'Antoine Dupin

Entreprise 2.0; personal branding et medias sociaux

Fin du blog

15/02/2011

Faut-il s’abrutir pour survire ou se laisser mourir par orgueil ? Vous avez la réponse. Je ne réaliserais plus qu’une veille maintenant, je serais currator ! On se retrouve donc sur http://www.antoine-dupin.com !

Anonymat sur le web, vous pensiez être tranquille ?

15/02/2011

Note : je me suis permis de reprendre à ma manière et d’apporter mes réflexions à l’article de Technology Review

D’après Technology Review une équipe de l’INRIA a étudié plus de 10 millions d’identifiants type Bibi-du-56 au travers des profils Google, Ebay et d’autres sources. Selon l’article, Claude Castelluccia, le directeur de la recherche sur les questions de sécurité et de vie privée affirme que « Les résultats montrent que certains utilisateurs peuvent être profilés uniquement à partir de leurs noms d’utilisateurs ». Intéressant nan ?

Les chercheur ont mis au point une technique permettant de déterminer à quel point un identifiant est unique et une méthode pour connecté les noms d’utilisateurs à des informations publiés sur des sites tiers. Ceci a démontré que plus vous avez un nom distinctif et unique (à savoir que vous l’utilisez pour vous identifier sur un ensemble de sites web), plus il devient facile aux marketeurs et aux escrocs (non non ce n’est pas la même chose arrêtez … ) de vous traquer, à savoir de recueillir des informations sur vous. En gros, si l’avatarisation semble vous donner un anonymat d’apparence, vous demeurez une cible facile ! L’étude est disponible sur le site suivant, attention, ça envoi du très lourd … Bon rassurez vous toute l’étude ne porte pas uniquement sur ça :

Ce qu’il faut retenir, c’est que d’après cette étude, une grande partie des profils utilisateurs peuvent être reliés à d’autres informations présents sur d’autres supports ce qui permet de créer un prisme de votre personnalité numérique en ligne sans même savoir votre vraie identité.

Note : il serait intéressant d’étudier le comportement des personnes qui s’avatarisent. Ces dernières lâchent elles, du fait de cet anonymat d’apparence, plus d’informations ?  Deviennent elles décomplexées au elle pensent ne pas être relié à une identité réelle ?

Ce qui ouvre la voie à un nouveau métier, le profileur, qui peut, toujours selon Claude Castelluccia «  utiliser les noms d’utilisateurs pour identifier tous les sites (ici profils) qui appartiennent au même utilisateur, et par la suite utiliser toutes les informations contenus dans ces profils pour profiler une victime »

On imagine déjà l’escroc utiliser les informations pour faire du fisching, technique visant à tromper sur la nature d’un mail pour dérober des informations. « Oui oui Bibi-du-56, c’est votre fournisseur d’accès, vous pourriez nous donner votre carte bleu pour qu’on retire ce que vous nous devez ? » et hop !

COMMENT APPRÉHENDER SON NIVEAU DE PERMÉABILITÉ ?

Les chercheurs ont mis au point un outil en ligne permettant de définir à quel point vous êtes « menacé », ou du moins à quel point ce nom d’utilisateur fait de vous une personne unique.

« Nous avons construit un outil pour estimer le caractère unique et connectables des identifiants et l’avons rendu disponible sur cette page afin de vous permettre de vérifier (le votre). Par exemple, selon notre outil, « ladygaga »ou « 12345678″ ne comportent respectivement que 24 et 17 bits « d’entropie ». Ils ne sont donc pas susceptibles d’être unique sur l’Internet. D’autre part, les noms d’utilisateur comme «pdjkwerl»ou «yourejerky » contiennent environ 40 bits « d’entropie » et sont donc très facilement identifiables. »

CONCLUSION

Bon, on le savait, sur la toile l’anonymat est d’apparence. Cependant, les études récentes et les technologies montrent que nous sommes plus dans des phases d’avatarisation, et que le personnage, notre moi numérique, que nous construisons d’une plate forme à une autre, est également diffuseur d’informations pouvant refléter notre propre personnalité, voir des fois des côtés sombres que nous souhaiterions caché.

La difficile frontière entre vie professionnelle et personnelle nous pousse vers ces retranchement où nous nos accaparons des identifiants presque unique. Dans l’étude nommé ci dessus, 50% des profils sont identifiables, mais je pense que plus on avancer vers des logiques d’appréhension de la vie privé, plus tout un chacun souhaitera se draper dans un identifiant qui lui corresponde.

Si notre avatar nous relie à de nombreux profil et crée un prisme identitaire pouvant tant service les escrocs que les marketeurs, imaginons ce que cela donnera dans le cadre de la recherche d’emplois ou que sais je encore. J’ai un ami avec qui je discutais qui me disais à ce titre « Ouai bah moi j’ai un identifiant pour aller sur mes forums de moto ou sur d’autres supports donc les marketeux m’auront pas ». Je lui ai demandé l’adresse mail qu’il avait utilisé à l’inscription, il a rit jaune, c’est une adresse type nom.prenom@gmail.com. Oui, malgré l’avatarisation, certaines formes de votre vie réelle peuvent toujours vous rattacher, comme votre conjoint sur Facebook ou d’autres formes.

Au delà des aspects marketing et escroquerie, verra t on l’arrivée de nouveaux spécialistes, capables de démêler les traces numériques que l’on a laisser et de les relier à une présence IRL ? Des personnes disposant d’outils et d’une capacité technique de partir de Gérard Dupont (par exemple) pour arriver à Lapinou-Rose-24 ? Ca risque de jaser en entreprise !

« Monsieur, après avoir reçu votre candidature, notre expert certifié a remonté vos traces jusqu’à Marabout-23-Loutres qui semble être votre identifiant sur Second Life où vous appartenez à « la confrérie des Sandalettes » et à votre groupe Facebook « Les Tongues, c’est moche ». Comprenez que nous ne pouvons vous recruter au vu de vos aspirations en tant que directeur des magasins « Les Tongues, c’est ouai » ».

Après le Comminity Manager, Le Currateur verra t on arriver … le Social Media Profileur ?

ENFIN

Je vous recommande également ces lectures en Anglais :

- Les Groupes disent aux Hacker ce que vous êtes

- Les médias sociaux ont besoins de garde fou

[infographie] Résumé de la révolte égyptienne #janv25

14/02/2011

Une infographie reprenant les grands événements qui ont marqué la Révolte Egyptienne. Une intéressante mise en forme pour appréhender dans le temps l’évolution de ce mouvement qui en a surpris plus d’un (la CIA donnait par exemple 20% de chances que Moubarak parte) :

Source Penn Olson

Journalisme de source, l’exemple impressionnant de The Guardian

13/02/2011

Note : Je suis fortement attaché à la notion de Journalisme de Source, que j’évoquais dans mes billets précédents.

Qu’est ce que le Journalisme de Source ? Je pourrais le définir comme « la capacité d’utiliser un ensemble d’outils afin d’identifier et crédibiliser des sources d’information et de centraliser le tout en un ou plusieurs espaces afin de permettre aux internautes d’appréhender une situation en se basant sur une photographie en temps réels d’acteurs diversifiés (journalistes, blogueurs, citoyens)…  »

C’est ce que permettait les listes Twitter dédiés à des événements qui sont de plus en plus utilisées par les grands médias. Cependant, comment mettre en avant des sources lorsque l’on veut globaliser un mouvement tout en insistant sur l’aspect local car sujet à des enjeux et des problématiques différentes ?

Si l’on prend le cas des révolutions arabes qui se jouent actuellement, une liste Twitter « Révolutions Arabes » n’apporterait pas grand chose et ce serait rapidement un brouhaha incompréhensible, mélangeant Egypte, Tunisie, Algérie, Yémen … De même, créer une liste pour chaque pays entraîne les même complications. Il faut donc créer un outil dédié, capable de filtrer un ensemble pour appréhender un tout.

Car le Journalisme de Source, c’est également créer des outils pertinents et adaptés à des situations. C’est ce qu’a fait le Guardian en créant une cartographie permettant de filtrer les Tweet de sources qualifiées, identifiées et définies comme crédibles. Le Guardian parle à ce titre de son « réseau », englobant un ensemble d’acteurs.

En cliquant sur une région l’on affiche des Tweets de sources en temps réel.

Le principale problème que l’on soulèvera est que les sources ainsi authentifiées ne parlent ou ne parleront pas nécessairement de l’information qui pourrait nous intéresser. Si c’est un premier pas de mettre en forme les intervention, on regretta que le système n’ai pas utiliser la possibilité (donc de notre fait) de filtrer également par hashtags de type « #Egypt » pour faire apparaitre uniquement les tweet susceptibles de nous intéresser.

Nous allons nous diriger, je pense, vers des solutions d’indexation de source de plus en plus graphiques, comme le font déjà les datas et la mise en valeur de l’information.

Lien : The Guardian

16 Février – Les ateliers du web à la cantine numérique de rennes

13/02/2011

Le blog d’entreprise

Le blog est devenu un outil classique de la présence en ligne d’une entreprise. Bénéficiant d’une bonne réputation, certaines difficultés l’empêchent toutefois d’être utilisé systématiquement en complément du traditionnel site. Cette rencontre propose un tour d’horizon des avantages du blog entreprise, de son utilité, des erreurs à éviter ou encore des difficultés que l’on peut rencontrer dans sa mise en place

Intervenants :

  • Antoine Dupin, Chargé de communication web et auteur du livre « Communiquer sur les réseaux sociaux »
  • Priscilla Gout, rédactrice web pour RegionsJob et éditrice du blog Mode(s) d’emploi
  • Guillaume Thomas, Fondateur du site Aladom

Entrée libre et gratuite

Classification des données utilisateurs récoltées sur les médias sociaux

10/02/2011

Une excellente analyse d’Altimeter en la personne de Jeremiah Owyang sur les social data, ces données laissées par les utilisateurs sur les médias sociaux et qui deviennent de plus en plus stratégiques pour les marketeurs.

Selon l’auteur ce tableau est organisé sur trois niveaux selon leur ancienneté. L’objectif étant de se servir des nouvelles données qu’offrent les médias sociaux pour appréhender au mieux sa cible, et par conséquence, la segmenter un maximum.

  • Le premier niveau représente les données marketing éprouvées depuis des années et qui ont fait leurs preuves, la démographie et le produit. C’est la base « historique »
  • Le second niveau est constitué des nouveaux enjeux du marketing digital que les professionnels cherchent à appréhender, comme ce que l’on pourrait traduire comme « la représentation (graph) de l’esprit (psycho) « ,  la relation d’un internaute à un environnement (behavioral)  , et ses références.
  • Le dernier étage est constitué de données qui correspondent aux usages expérimentaux, ceux dont les entreprises n’ont pas encore intégrées les principes ou qui sont difficilement qualifiable

PREMIER NIVEAU

Produit : l’auteur prend exemple des produits similaires qui sont proposés sur les sites de e-commerce. Le produit est une donnée important qui permet d’avoir des informations sur la typologie de consommation de l’internaute.

Démographie : la démographie est l’ensemble des données constituant les utilisateurs, comme le genre, l’âge, la localisation. Ces données sont d’autant plus facile à récupérer sur les médias sociaux qu’avec les anciens formulaires, longs et fastidieux à décrypter.

Pour l’auteur, la donnée comme le produit trouve une plus profonde pertinence lorsqu’elle est associée aux seconds niveaux, comme les références ou encore sa relation à l’environnement.

SECOND NIVEAU

Psychographic : correspond aux passions, aux hobbies etc … Les utilisateurs sont aujourd’hui plus prompt à s’auto-segmenter. Par exemple, ils vont devenir fan des huitres Bretonnes ou encore des peluches Bisounours. Bref, l’on est encore dans un nouveau champs, qui ne se base plus sur l’humain (au sens démographique), mais sur son psyché (au sens passionnel). Une fois ces données appréhender, le message, voir la communication, peut être plus adaptée. (Pour plus d’informations, lire cet autre article de l’auteur)

Behavioral : correspond aux comportements utilisateurs, à la manière dont ils surfent. Que ce soit par les cookies, par Facebook Connect ou d’autres technologies, les habitudes de surf déterminent des comportements, des codes. En proposant des contenus en fonction de ces habitudes, les marketeurs seront plus efficace. Par exemple, sur Amazon, vous achetez un produit, l’on vous en propose un autre similaire. Mais également en fonction des articles que vous avez regardé.

Referal : Correspond aux recommandations, aux notes, aux commentaires ou aux actions sociales type « like bouton ». Cela permet d’avoir une certaine vision de l’appréhension des internautes vis à vis des produits. Encore une fois, Amazon pousse vers ses clients par exemple les articles qui ont reçu de bonnes notations.

TROISIÈME NIVEAU

Location : Cela va pas tarder à arriver dans les entreprises, ce sont toutes les données liées à la localisation, aux check in,  type Foursquare ou Facebook Places. Imaginez les perspectives de pouvoir pousser une publicité en fonction de l’endroit où le consommateur est situé. Vous êtes en bas de la statue de la liberté ? Vous tchequer et hop, on vous pousse un restaurant en publicité.

Intention : La donnée qui pour l’instant fait peur, car difficilement définissable par son caractère volatile. Dès lors que l’on pourra la qualifier, l’on pourra prédire les comportements consommateurs. Impossible ?

Bon maintenant que nous avons vu tout cela, imaginez de pouvoir combiner cet ensemble de données afin de déterminer des comportements à venir et de répondre selon un ensemble de données propre à une personne, tant sur ses caractéristiques physiques que psychiques ? Homme 27 ans bloguant dans un MacDo ayant acheté récemment et noté positivement un DVD de « GoodBye Bafana  » et venant de se mettre dans un groupe sur Facebook « les gens qui viennent de finir un film et qu’aimeraient en savoir plus sur le protagoniste » … ah tiens je viens de recevoir une publicité comme quoi ils vendaient la biographie de Mandela dans la FNAC du coin ?

Voilà, des questions ?

LOPPSI 2 : Rencontre avec le Parti Pirate

08/02/2011

Rencontre avec Harpalos, secrétaire du Parti Pirate.

  • Bonjour, pouvez vous vous présenter ?

Je webmestre amateur depuis 1997, autant dire un peu avant le début du web francophone. Dès le début j’ai vu le potentiel de cet objet, l’internet. Je suis aujourd’hui ingénieur en informatique, en fin de trentaine, avec des enfants.

  • Qu’est ce que le Parti Pirate ? Pourquoi a-t-il été crée ?

Le Parti Pirate est né en Suède en 2006. Un groupe d’internautes, avec parmi eux un certain Rick Falkvinge, se lamentait de la criminalisation du partage :  » quand je pense que, nous autres citoyens qui ne demandons qu’à partager le savoir et la culture, les puissants et politiciens de tous poils ne cessent de nous traiter de Pirates ! «   Ce qu’on appelle partage de fichier, c’est lorsque quelqu’un a un fichier (en général une œuvre de l’esprit, donc par exemple de la musique ou un film), et il décide de le partager, c’est-à-dire d’en faire profiter les autres, c’est-à-dire de laisser les autres en faire une copie. C’est un geste normal dans la vie courante que de partager, donc ils trouvaient ça normal de partager aussi des fichiers. Mais ceux qui sont ayant droit de l’œuvre contenue dans le fichier (on parle là de l’éditeur ou des société de gestion de droit d’auteur genre SACEM), ils appellent ça du piratage. Ils traitent de voleur celui qui laisse copier et celui qu’il copie. Et ces ayants droit, riches et puissants avaient l’oreille des hommes politiques, et donc le pouvoir d’imposer leur point de vue. Le terrain était donc politique. Sous forme de farce au début, ce groupe d’internaute a décidé de lancer l’idée d’un « Parti pirate », et l’idée a pris immédiatement sur internet. Leur intuition était bonne. Car avec internet qui révolutionne tout, ce sont les choix de société qu’il faut revoir.

Rapidement, ils ont affiné leur idéologie. Réforme du droit d’auteur, protection des libertés fondamentales de plus en plus fragilisées depuis l’émergence d’Internet, protection de l’internet et du numérique (interdiction des brevets logiciels, et aujourd’hui protection de la neutralité du réseau), lutte contre les monopoles privés.

La situation étant la même partout, l’idée à fusé. Dans d’autres pays, des personnes se sont investies de la tâche de monter sur le terrain politique avec ces idées, et ont fondé leur Parti Pirate (on en compte maintenant 44).

Le but du jeu étant de faire de la politique, les partis pirates sont de vrais partis politiques, assujettis à la législation de leur pays. Ils se distinguent donc des groupes d’activistes insurgés ou de ceux qui appellent aux manifestations numériques plus ou moins agressives, comme les Anonymous par exemple.

Il n’y a que dans les pays où les partis politiques sont interdits ou trop opprimés que les partis pirates sont réduits à rester clandestins. De l’autre côté, ils ne nous ont pas attendus. Alors même que le partage sur internet ne nuit pas à l’industrie culturelle (de nombreuses études le prouvent), des ayants droit, en fait principalement des syndicats ou des lobbies d’éditeurs, de producteurs de l’industrie culturelle ou des société de gestion de droits d’auteur, ont usé de leur influence pour faire changer les lois pour empêcher ou interdire ces échanges. Par exemple, avant, il était interdit de diffuser une œuvre protégée par le droit d’auteur sans autorisation. Maintenant, il est interdit aussi d’être, en connaissance de cause, un intermédiaire utilisé pour le partage, ce qui explique que des administrateurs de moteurs de recherche ou de sites d’échanges de liens soient poursuivis alors même qu’ils n’hébergent pas un seul de ces fichiers.

Alors que c’est l’inverse qui aurait dû se passer, ces gens auraient dû être mis en sourdine, forcés d’accepter les règles du jeu, priés innover et d’adapter leur modèle économique, pour permettre au plus grand nombre de profiter du progrès qu’offre internet.

  • Pouvez vous nous présenter la Loppsi 2 ?

La LOPPSI est une loi à visée sécuritaire. Elle contient plusieurs volets qui relèvent de domaines différents (police, justice, vidéosurveillance, internet, habitat), mais qui sont tous abordés selon le même axe, en vue de réduire la protection du citoyen, d’augmenter le pouvoir coercitif et de surveillance de l’État, de rendre la justice plus expéditive.

  • En quoi cette loi est elle dangereuse pour les libertés individuelles ?

Tous les éléments dénoncés sont très inquiétants. D’une part parce qu’ils touchent à l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif (le gouvernement, la police) et le judiciaire, d’autre part parce que la réduction des libertés publiques n’est accompagnée d’aucun garde-fou. Il y a donc un risque de dérive, voir même une brèche installée à dessein en vue de se débarrasser de la protection dont le citoyen bénéficiait sur tous ces domaines.

Cette argumentation semble déconnectée, mais c’est justement parce que ce texte touche à des droits fondamentaux qu’il est néfaste, et sans ce recul, il est facile de tomber dans le travers d’approuver quelques-unes de ces réformes qui sont en fait toutes de fausses bonnes idées.

Par exemple, ce texte donne la possibilité au parquet de faire des vidéo-jugements. C’est à dire que l’inculpé pourra être jugé depuis son lieu de détention, et communiquera avec le juge par vidéo. Son avocat aura le choix d’être avec lui ou au tribunal. Là, on pense à « Brazil ».

Par exemple, ce texte donne le droit à toutes les sociétés d’installer des caméras de surveillance sur la voie publique. De l’épicier du coin à la multinationale, tout le monde pourra filmer devant chez lui les allées et venues des passants. Déjà le développement à outrance de la vidéosurveillance par les pouvoirs publiques est dérangeante, mais là elle se privatise.

Par exemple aussi l’article 4. Sous prétexte de lutter contre la pédophilie, il est dit que le Ministère de l’Intérieur pourra décider de bloquer tel ou tel site pédo-pornographique. Bloquer c’est à dire exiger des FAI que ce site ne soit pas consultable par leurs abonnés. Ça semble une bonne idée, sauf qu’en fait, l’autorité en question n’aura à répondre à personne des sites qu’elle veut bloquer, et que les critères de blocages sont flous, et donc déterminés par le gouvernement. Ce n’est pas à un fonctionnaire qu’on peut donner le droit de faire bloquer un site sans possibilité de défense ni de recours, sans même notifier le site visé. Si on veut vraiment faire bloquer un site, on doit obtenir, y compris en urgence (procédure de référé), une injonction judiciaire, émise par un juge qui vérifiera l’illégalité du site en question, et jugera de la nécessité de le faire bloquer sans entendre au préalable la défense de l’intéressé (qui, s’il en avait la possibilité, pourrait par exemple arguer que l’État se trompe, que son site est légal).

  • Selon Numérama, le filtrage australien ne contiendrait pas que des sites pédophiles. Pensez vous que cela peut arriver en France ? Des sites comme Wikileaks peuvent ils être en danger ?

Dans le cas de l’Australie, la liste des sites filtrés avait fuitée, et on y a trouvé dedans du porno adulte, des sites de piratage, de jeu en ligne… Donc des sites jugés illégaux (ou immoraux) par les censeurs mais pas du tout pédopornographiques. Ils y aussi des sites qui auraient dû être considérés comme légaux (des sites sur l’euthanasie) et d’autres qui étaient inoffensifs : agence de voyage, site d’un dentiste… Peut-être y avait-il en gros plan la bouche d’un enfant ?

C’est exactement ce qui se passera dans tous les pays qui emprunteront cette voie. Si on laisse à une autorité administrative, sans contrôle, les commandes de la machine à bloquer, on va se retrouver avec des sites bloqués juste parce qu’ils dérangent. Si on utilise des détecteurs de contenus (des robots) pour remplir automatiquement la liste, alors on aura de nombreux cas de blocage indu (des erreurs d’évaluation par le logiciel détecteur de pédopornographie).

Certains militent pour créer des listes de blocage partagées entre les pays et les agences et alimentées par la société civile ou le milieu associatifs. Des communautés sont déjà constituées qui publient des listes pour les logiciels de contrôle parental, et serviraient donc de source. Mais ce « milieu associatif » peut être noyautés par des lobbies ou des groupes religieux. Nous avons le cas avéré de la secte catholique de l’Opus Dei qui a le contrôle d’OPTENET, un logiciel de contrôle parental, partie prenante des discussions avec l’AFNOR pour le filtrage européen du Net. À ce compte là, la liste de blocage finirait par être alimentée par des extrémistes religieux.

Je pense que si ces articles de la LOPPSI2 passent, des mises à jour de la loi arriveront plus tard pour rajouter aux critères de filtrage toutes autres sortes de délits comme les propos racistes, la diffamation, la diffusion ou le partage d’œuvre sans autorisation des ayant droits, les délits de presse, les atteintes à l’autorité de l’État… Toutes sortes de délits difficiles à qualifier, et les ciseaux seront dans les mains d’un groupe d’agents du Ministère de l’Intérieur. La liste des sites bloqués sera confidentielle, et, par la suite, les gens qui publieront des méthodes de contournement seront criminalisés, poursuivis, et leurs sites bloqués à leur tour.

Donc oui, Wikileaks aurait été rapidement bloqué en France, mais pas seulement. Mediapart aussi, ainsi que The Pirate Bay, Megaupload, Rapidshare. (Mediapart est le journal en ligne qui a diffusé des révélations mettant en cause Eric Woerth lors de l’affaire Bettancourt). Pourquoi pas aussi bloquer les caricatures de Mahomet, le témoignage de Vincent Humbert ? Vu que tout sera laissé à l’appréciation du gouvernement, on peut tout craindre.

Dès qu’un ayant droit criera « au voleur » ou qu’un homme politique criera « diffamation » ou qu’une personne influente criera au racisme ou à l’insulte envers sa religion, il sera tellement plus facile de bloquer que de discuter au tribunal.

Sarkozy a indiqué son intention de « civiliser Internet ». Cette loi lui en donne les pleins pouvoirs.

  • La Loppsi 2 vise à lutter contre la pédophilie sur le web. Le filtrage est il efficace ?

Ce sera pire qu’inefficace, ce sera contre-productif. La LOPPSI va favoriser la pédopornographie.

Les blocages de site internet ne sont efficaces que contre ceux qui ne cherchent pas à les passer. Ils sont très faciles à contourner, même par quelqu’un n’ayant pas de connaissances en informatique. Changer de DNS, passer par un proxy ou un VPN se configure avec une petite procédure sans avoir à installer quoi que ce soit, c’est aussi facile que d’ouvrir un compte sur un réseau social.

Donc les pédophiles continueront à aller voir leurs fournisseurs et ne seront pas gênés par le filtrage.

Une fois le site bloqué, la police n’ira pas chercher plus loin, et n’essaiera pas de le faire fermer, ni d’arrêter ses opérateurs ni ses fournisseurs, qui continueront à prospérer avec leurs clients français ou étrangers, et à violer les enfants qu’on n’aura pas cherché à sauver.

Tout ceci alors même que les sites de pédopornographie du web, qui sont très rares, sont très faciles à faire fermer. Il y a peu de tolérance sur le sujet ; si on cherche à les faire fermer, 98% des sites pédopornographiques sont effacés en moins d’une semaine, certains en moins d’une journée, même dans les pays où la loi ne les y oblige pas. Il suffit pour cela de s’adresse aux autorités locales ou aux prestataires (hébergeurs, fournisseurs d’accès).

Le vrai marché de la pédopornographie qui existe sur internet se trouve dans des réseaux parallèles, furtifs, impossibles à bloquer. En se focalisant sur le web, ce texte ignore complètement cette réalité et ne cherche pas à lutter contre.

La liste de blocage contiendra tous les sites web pédopornographiques répertoriés par les autorités françaises. Un sacré annuaire ! D’autant plus quand on sait que ces sites, très rares, sont aussi difficiles à trouver puisque leur survie dépend de leur discrétion. Cette liste devra être diffusée et implémentée par chaque FAI, et à chaque nœud du réseau. Il est impossible qu’elle ne fuite pas. Une fois fuitée, elle servira à tous les pédophiles, leur offrant de nouveaux sites à visiter, et offrant à ces sites une publicité gratuite.

En laissant prospérer, en mettant à jour des annuaires, en faisant de la publicité gratuite aux sites pédopornographiques, la loi LOPPSI2va bel et bien favoriser la pédopornographie et le commerce de la pédophilie.

Combiné au fait que le blocage par les FAI sera contournable par les pédophiles, on se rend compte que cette loi sera inutile au regard de ce à quoi elle est sensée servir. En fait, ils se sont payés là une machine à censurer. Ils pourront désormais faire bloquer des sites sans avoir à démontrer à la justice qu’il y a là quelque-chose d’illégal, exactement comme ils auraient bien voulu faire pour Mediapart ou Wikileaks.

  • Acta, Hadopi, Loppsi … cela ne sent pas bon. Pensez vous que l’Etat Français réponde à des vraies problématiques sociétales, que nous sommes dans le lobby pure ou que nos élus n’ont tout simplement rien compris ?

Là, on va sortir un peu du cadre de LOPPSI. La réponse c’est « un peu des trois ».

En premier oui, l’État répond à des vraies problématiques sociétales. Il y a des régulations à faire, des règles de jeu à définir si on veut une société saine dotée d’un internet sain. Nos élus n’auraient pas eu le besoin, ou reçu l’injonction de faire des lois, si ce n’était pas le cas.

Mais le pouvoir répond mal. Au lieu de prendre acte de la révolution apportée par internet et le numérique, et de chercher comment adapter la législation pour que la société en profite au mieux, ils décident de renforcer des systèmes inadaptés, basés sur des modèles économiques ou des paradigmes obsolètes.

En plus de cela, le pouvoir se sent menacé. Le Cablegate (la révélation des câbles diplomatiques par Wikileaks) et la révolution en Tunisie montre bien qu’avec Internet, le contrôle de la presse est vain, et qu’internet peut être un outil de contre-pouvoir ayant la capacité de renverser un régime (Internet n’a pas fait tout seul cette révolution, mais en a été un ingrédient nécessaire). Ça ne veut pas dire qu’Internet va renverser la 5e République, ça veut dire qu’ils doivent maintenant partager le pouvoir avec les citoyens. De ce point de vue, on ne peut pas dire qu’ils n’ont rien compris ; ils l’ont compris et ça les énerve, voire ça les panique. La LOPPSI2 avec son cheval de Troie de la censure de l’internet, dénote d’une certaine compréhension de l’internet. Il reste à savoir sur le grand public va laisser bloquer son accès à Internet ou s’il va contourner massivement et sanctionner dans les urnes.

Oui aussi sur le deuxième point (lobbysme). On constate que les personnes au pouvoir sont victimes d’un lobbysme effréné. Les lobbies et syndicats de l’industrie du divertissement vont régulièrement pleurnicher auprès d’eux, réclamant plus de subventions et plus de férocité contre les « pirates ». Alors même qu’au global l’industrie de la musique et du cinéma se porte mieux que jamais (seule la vente de disque est menacée, car le disque est un format devenu obsolète).

Le fait qu’ACTA ait été négocié en secret montre bien qu’il répond à des sollicitions suspectes et non pas aux besoins de la société. Plusieurs câbles révélés par Wikileaks montrent que le lobbying américain est passé par les ambassadeurs en Europe qui ont ensuite versé leurs demandes dans les cabinets gouvernementaux européens (France, Espagne, Suède), pour ensuite finir en projets de loi. Les lois européennes en matière de droit d’auteur sont pilotées par les industries américaines.

Oui aussi sur le dernier point (rien compris). Le nombre de fiascos qu’aligne le gouvernement sur Internet parle de lui-même. De jaimelesartistes.fr à la carte musique jeune. La mise en place de la HADOPI, par exemple, montre leur degré d’incompréhension de ce qu’ils ont en face.

Cette ignorance est inquiétante lorsqu’elle amène les députés à voter des lois où ils n’y comprennent rien. Si les enjeux leur avaient été expliqués correctement, ils auraient voté en connaissance de cause, et on n’en serait pas au désastre actuel.

  • Comment voyez vous Internet tel qu’il est parti ? Quelles peuvent être les dérives qu’entrainent ce genre de lois ?

C’est difficile à dire, car plusieurs acteurs ont leur rôle à jouer, mais c’est assez sombre.

D’abord, le partage va continuer, avec des modes d’échange de plus en plus chiffrés, furtifs et décentralisés. Cette « course aux armements » va rendre Internet de plus en plus opaque aux enquêtes policières (les vraies, celles pour arrêter les vrais criminels).

Ne pouvant pas bloquer les sites, l’industrie du divertissement n’aura pas d’autres idée que de persévérer dans le punitif. Jusqu’où iront-ils ? Il y aura des internautes arrêtés, des peines de prison, des gens seront ruinés sur la place publique, pour l’exemple. Les fournisseurs, les prestataires techniques, les éditeurs de plates-formes communautaires (réseaux sociaux, partage de vidéos, forums, et tout ce qui sera inventé d’ici là) seront rendus responsables des activités de leurs usagers. Les webmestres seront rendus responsables des fichiers pointés depuis leur site. Les internautes seront rendus responsables du contenu des fichiers qu’ils téléchargent. Parler positivement de partage ou publier des listes d’œuvres pourra vous mener au tribunal. Les internautes seront dans une constante insécurité juridique et un bain de surveillance généralisée, opéré même pas par la police, mais par des groupes privés comme TMG ou des milices de victimes autoproclamées (éditeurs, producteurs, sociétés de gestion des droits d’auteurs type SACEM…). Ce sera la faillite de l’État de droit avec surveillance et fichage sans contrôle, arrestations et saisies arbitraires, condamnation sans preuve. Toutes ces méthodes médiévales sont déjà en germe dans des textes comme DADVSI, ACTA, HADOPI et LOPPSI.

L’État ne fait aucun effort pour améliorer la sécurité informatique des institutions ou des internautes, pour lutter contre le SPAM ou les botnets (les légions de PC infectés par des virus et contrôlés à distances). Les hackers qui publient des failles sont poursuivis et les ministères laissent leurs systèmes informatiques percés même après avoir été prévenus. L’État manipule l’opinion afin que les gens sabotent eux-mêmes la sécurité de leur machine pour que la HADOPI puisse les surveiller. Au lieu de chercher à développer le logiciel libre, l’État laisse le marché se faire accaparer par des systèmes d’exploitation de piètre qualité que l’usager ne peut ni auditer, ni améliorer (sous peine de poursuite). C’est un peu comme habiter dans un immeuble dont personne ne peut ni n’a le droit de savoir de quoi sont faits les murs ni comment sont les fondations… Imaginez ça dans une zone sismique…

Cette friche de sécurité informatique constitue un terrain propice au développement de la criminalité, la vraie (vol de n° de carte, siphonage de comptes bancaires, collecte de fichiers privés et de secrets industriels, vol d’identité, prise de contrôle ou perturbation de systèmes industriels ou de réseaux de service public). Le tout favorisé par une police scientifique rendue impuissante par l’opacité d’Internet évoquée plus haut. La présence de cette criminalité servira d’excuse à encore fermer et policer internet.

Mais le contenu de l’internet se développe comme un tissu vivant. Là où certaines veulent un jardin propre avec les fleurs d’un côté et les légumes de l’autre, c’est plutôt une jungle foisonnante d’innovation et d’évolution darwiniste. Ils auront beau essayer de contenir, de nous pourchasser, il y aura toujours des réalisations fabuleuses à y dénicher. Le problème est que, par le sécuritaire, par la perte de la neutralité du réseau, par la censure, par la peur de surfer en dehors des sentiers battus… le grand public risque d’être écarté de cette merveille ; c’est pour ça que nous nous battons.

Par Harpalos, propos recueillis par Antoine Dupin, publiés sous  licence Creative Commons Paternité 2.0 France.

Les nouvelles logiques de communication ou le rôle fumeux de certaines agences

06/02/2011

ATTENTION : vue les premiers retours, je rappelle que je parle de « certaines » agences et pas toutes les agences. Merci de pas prendre pour généralité mon avis vis à vis de ces dernières. Secundo, merci de ne pas vous focaliser sur leur rôle, mais bien sur les nouvelles logiques de communication abordées :)

Il ne faut pas se leurrer, une grande partie des entreprises arrivant sur les médias sociaux échouent dans la mise en pratique de leurs actions de communication.

Il existe trois facteurs expliquant cette incapacité à mettre en place des stratégies cohérentes :

Avant : il faut être lucide, trop peu d’entreprises débutent avec une véritable stratégie, et ne se contentent que d’un phénomène de mimétisme. Comme je l’expliquais, il faut différencier le réflexe de la réflexion et par conséquent ne pas tomber dans le piège des phénomènes de mimétisme.

Pendant : trop d’entreprises restent ancrées dans des logiques traditionnelles là où les médias sociaux sont relationnels. Cette incapacité à modifier son appréhension de sa relation au consommateur explique en partie les échecs que l’on peut constater.

Après : enfin, l’impossibilité de mettre une valeur quantifiable sur quelque chose de qualifiable explique cet échec. Le ROI ne peut être calculé, soyons clairs.

Parallèlement à ce triste constat, les entreprises sont à mon sens mal conseillées par des agences qui ne jouent pas le bon rôle. Hors, le jour où les entreprises se réveilleront et ouvriront les yeux, certaines de ces agences se prendront une sacrée baffe.

Mimétisme

Les entreprises ne comprennent pas toujours qu’il n’y a pas que Twitter ou que Facebook, mais que les médias sociaux sont une galaxie répondant à des besoins précis. Cette attitude s’explique par deux dynamiques. D’une part parce qu’elles sont de plus en plus confortées à des analyses, des ouvrages ou des ebooks entièrement dédiés à ces plates formes et mettant en avant les réussites de tel ou tel groupe international mais également parce que les médias ne parlent que de ce qui est visible, aux phénomènes de société, liés à la taille des membres.

Résultat, les entreprises ne font pas de veille sur les autres supports existant et s’engouffrent dans ces eldorados d’apparence. Il faut se renseigner sur l’existence de supports moins visibles mais plus pertinents, comme les réseaux sociaux verticaux, les réseaux sociaux d’affaires ou que sais je.

Il faut par conséquent penser usage avant technologie, communautés ciblées avant communautés de masses.  Le mimétisme est le grand facteur d’échec des entreprises lorsqu’elles pensent leur communication. Aucune analyse d’environnement externe ou interne, pas de benchmark sur les opérations des concurrents ou d’acteurs du secteur ayant réussi, les sociétés restent dans le global là où l’on doit se positionner dans le spécifique.

Et les agences dans tout ça ? Récemment j’ai reçu un mail d’une agence adressée à mon entreprise :

Twitter et Facebook s’imposent aujourd’hui comme outils professionnels.

Je souhaiterais vous faire une proposition pour créer des pages Twitter et Facebook dédiées à votre entreprise.

J’ai envie de dire … WTF ? Les agences sont dans le visible et l’apparence. Ici, et nous le verront plus tard, elles ne cherchent pas à répondre de manière intelligente aux entreprises mais se contentent de leur donner ce qui est visible, ce qui attire.

Pour moi le rôle d’une agence est avant tout de conseiller. Cela devrait être ici :

Aujourd’hui les médias sociaux s’imposent comme des solutions de plus en plus stratégiques dans votre relation avec vos clients. Je souhaiterais étudier et analyser avec vous la meilleure manière dont vous pourriez vous présenter.

Par exemple, je reste persuadé que des logiques d’affaires n’ont pas leur place sur Facebook mais plus sur des sites comme LinkedIn ou Viadeo.

Logiques relationnelles vs logiques traditionnelles

Une fois la plate forme définie, il convient de créer des échanges et d’engager les membres des communautés mises en place. Cependant, force est de constater qu’une fois encore, ici, les entreprises ratent souvent le virage. Si l’on fait abstraction de l’usage abusif de stagiaires ou l’externalisation à outrance de cette fonction d’animation, force est de constater que l’on est toujours dans des logiques traditionnelles.

Les logiques traditionnelles concernent des mécanismes de communication inhérents aux grands médias que sont la télévision, les journaux ou la radio. Les logiques relationnelles sont l’apanage des médias sociaux car reposent sur des technologies favorisant l’échange. Dans mon livre « Communiquer sur les Réseaux Sociaux » je dresse un tableau qui selon moi représente les grandes différences entre ces deux logiques.

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’aujourd’hui le consommateur est au centre de la communication, non plus le produit. Ce dernier doit donc s’ancrer dans une réalité, ne pas être transcendé comme c’est le cas par exemple pour Axe. L’objectif de la communication sur les médias sociaux est d’engager les membres de la communauté dans des processus d’interaction et de devenir des évangélistes de marque. Il faut donc être dans une stratégie de contenus dynamiques pouvant initié les internautes aux pratiques de l’entreprise (comment sont fabriqués les produits, philosophie etc). On ne reviendra pas sur le cas Nestlé qui n’a pas su prendre en considération les aspirations de ses consommateurs sur la fabrication de KitKat …

Hors, on constate très souvent des Fan Page sur Facebook vident, ne diffusant que l’information, sans interactions, avec un produit mystifié, disposant de caractéristiques salvatrices. Les entreprises se réveillent, et comprennent de plus en plus qu’elles disposent d’un véritable outil aux enjeux de plus en plus considérables.

Aujourd’hui, tout consommateur a autant de puissance que les marques. Elles doivent donc éviter ce que l’on appelle BadBuzz en faisant preuve de transparence, d’éthique, d’écoute et d’amélioration en conséquence.

La qualité vs la quantité ou l’impossibilité de définir un retour sur investissement

Difficile de quantifier ce que vaut une relation. Henry Ford disait par ailleurs à ce sujet :

« Les deux choses les plus importantes qui n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes »

Aujourd’hui les entreprises veulent quantifier le résultat de leurs actions sur du court terme, ce qui est aberrant. Car les médias sociaux sont avant tout relationnels et qualifiés, par conséquent s’inscrivent dans le long terme.

Les agences jouent ici à un jeu dangereux et le jour du grand réveil se révélera particulièrement houleux. Elles s’inscrivent dans une démarche dangereuse de répondre aux attentes des entreprises là où elles devraient se positionner dans le conseil et la formation et par conséquent expliquer les torts.

Pourquoi ? D’une part parce que cela est plus simple et rapide à mettre en place, mais également parce qu’elles peuvent leur soumettre des chiffres concrets, qui bien que n’étant que peu significatif en jette plein les yeux :

« Ouah regardez, grâce à notre jeu concours sur les Pokémontre, la fan page Bébé Couche a ramené 3 000 collégiens en plus … quoi c’est pas la cible ? Mais monsieur, c’est web 2.0, c’est social media curration strategy beaver là, c’est la hyper tendance du moment » …

Les inconnus dans un superbe sketch rappelaient la devise de tout communicant sans état d’âme (non non je vous jure on est pas tous comme ça) : « il ne faut jamais prendre les gens pour des cons, mais il ne faut pas oublier qu’ils le sont ».

Recrutement naturel vs recrutement artificiel

Les agences ont compris, je pense, dans leur grand ensemble les enjeux inhérents aux médias sociaux, mais continuent de répondre aux attentes des entreprises au lieu de les conseiller et cherchent de ce fait à gonfler les chiffres par des concours ou tout autres subterfuges.

Comme je l’expliquais à Flavien

Un exemple qui montre bien ces aberrations. J’ai un vieux copain qui travaille pour un de ces acteurs du web qui me demande de temps en temps de devenir fan d’une page d’un de ses clients sur Facebook. Personnellement, je trouve cela dramatique de débuter une communauté … par les amis du chargé de communication ! Moi, personnellement, je m’en cogne et surtout je ne suis pas la cible.

Le recrutement doit se faire naturellement et ne pas être gonfler par des artifices. Ce n’est pas pertinent d’avoir des milliers d’utilisateurs si ils ne sont pas là pour la marque ou le produit mais pour des raisons diverses (amis du community manager, concours …)

Attention, toutes les agences ne sont pas dans ce cas là, évidemment. Mais il faut se méfier.

Conclusion

2011 sera le jour du grand réveil (je sais ça fait un peu Seigneur des Anneaux et les prophéties mystiques) ou ne le sera pas. Néanmoins, le rôle de plus en plus prépondérant des agences dans la mise en application de stratégies ne répondant pas une réalité mais à des aspirations à de quoi inquiéter.

Evidemment, toutes les agences ne sont pas dans ce registre heureusement et ce billet n’est pas une chasse aux sorcières mais bien une remise en question des pratiques. Les entreprises ouvriront un jour les yeux, que diront ils face à une agence qui depuis des années lui vend … du vent ?

Pensez bien aux versus dont je vous parlais, et dites vous que votre communication et son application doivent reposer :

La stratégie doit être une réflexion et non un réflexe

L’application doit reposer sur une logique basée sur la relation, et non ancrée dans des mécanismes de tradition

L’appréhension du succès doit reposer sur une communication qualifiée qui ne saurait être quantifiée

La constitution de communautés doit répondre à un recrutement naturel et non artificiel

De même, le rôle des agences doit être avant tout dans l’accompagnement, la formation ou le conseil.

Alors entreprises, prêtes à modifier en conséquence votre approche consommateur ? Agences, prêtes à vous préparer au réveil de vos clients ? Sortez les fourches !

Prochain atelier : Cap-Com, 11 février

02/02/2011

Les 10 et 11 février 2011 à Rennes

Les deux premières éditions des rencontres communication & technologies nouvelles ont abordé la situation et l’impact du web 2.0 et des réseaux sociaux dans les collectivités territoriales.

Ce troisième volet va se centrer sur une question plus politique : pourquoi et comment les collectivités et les institutions de proximité ne peuvent et ne doivent pas manquer le rendez-vous avec les dynamiques générées par les citoyens connectés dans les villes, les régions et les territoires ?

J’interviendrais sur « Le pouvoir des foules »:

Rassemblements éclairs, actions politiques, festives ou artistiques coordonnées par téléphones mobiles et via les réseaux sociaux se multiplient sur l’espace public, à l’instar des célèbres « apéros facebook ». Comment suivre, faire face voire organiser ce type de rassemblement à des fins citoyennes ? Exemples et revue de cas d’usages.

  • Nicolas Maurice, chef de l’unité internet de la préfecture de Police de Paris
  • Grégoire du Pontavice, MP3 Expériment
  • Antoine Dupin, auteur du guide pratique « Communiquer sur les réseaux sociaux »

Je devrais également (à confirmer) tenir une séance de dédicaces pour mon livre « Communiquer sur les Réseaux Sociaux ».

=> Le programme

Dark Community Management : faire tomber les FanPages

31/01/2011

Introduction

Le cas de Kiabi ou encore plus récemment du Journal du Centre ont fait grand bruit sur la toile, créant le débat sur le rôle du community manager dans l’appréhension des outils qu’il utilise, notamment d’un point de vue juridique. Pour rappel des faits, les deux ont perdu leur fanpage Facebook pour non respect des CGU.

CGU ? Kesaco ? Ce sont les Conditions Générales d’Utilisation, à savoir toutes les choses que vous devez ou ne devez pas faire sous peine de se faire éjecter de la plateforme, ici Facebook.

Selon Facebook :

« Cette Déclaration des droits et responsabilités (« Déclaration ») est basée sur les Principes de Facebook et régit notre relation avec les utilisateurs et ceux qui interagissent avec Facebook. Votre utilisation de Facebook ou votre accès à Facebook indique votre acceptation de cette Déclaration. »

Il existe deux problèmes qui surviennent, l’un venant de l’utilisateur, l’autre de Facebook lui même.

  • Le premier est que l’on prend pour argent comptant ce que font les autres, et l’on considère de ce fait que si son voisin peut le faire, nous pouvons également le faire. Erreur, car lui ne s’est pas fait repérer tout simplement.
  • Le second problème, c’est que Facebook ne cesse de modifier ces CGU, et ce sans en prévenir les administrateurs de pages. Depuis le lancement du site, ces CGU n’ont cessé de gonfler, de se modifier sans que Facebook ne communique dessus réellement.
  • Enfin,  il y a l’éternel réflexe de ne pas lire les textes liés à l’utilisation, que cela soit lorsque l’on accepte une licence à l’installation d’un logiciel aux sites web. Que celui qui n’a jamais cliqué sur « j’accepte les conditions » sans en avoir lu une ligne me jette la pierre (ou un truc plus léger).

Vous êtes peut être dans ce cas là, celui d’enfreindre les règles d’utilisation, et vous ne le savez pas. Vous n’avez pas mis votre vrai nom ou prénom ? Votre photo est un avatar ? Vous risquez de vous faire éjecter. Le plus drôle dans tout ça, c’est que ça peut servir la concurrence ou des consommateurs insatisfaits si vous œuvrez pour votre entreprise.

Aujourd’hui, petit cours pour apprendre à anéantir les pages de ses concurrents ! Comment ça « enfoiré ! » ??? C’est avant tout préventif, ne vous inquiétez pas. De plus, pour en avoir fait les frais, je peux vous assurer que les entreprises ont parfaitement comprises l’astuce ! L’objectif, et je le répéterais assez pour que ça rentre, est de vous mettre face à vos responsabilités !

1 – Prenez connaissance des règles pour identifier les points névralgiques

Tout d’abord prenez connaissance des règles de base … et identifiez des comportements déviant facilement attaquables. Bon, ici l’objectif est de vous montrer la complexité des CGU de Facebook et les dates de modifications (note, cet article a été écrit en janvier 2011).

1 – Le premier règlement est « les termes et conditions » (http://www.facebook.com/terms.php), modifiées le 10 octobre 2010 (oui c’était il n’y a pas si longtemps).

Ce qui donne par exemple :

Point important : « Vous ne fournirez pas de fausses informations personnelles sur Facebook et ne créerez pas de compte pour une autre personne sans son autorisation. »

En gros : Tout personne avec un faux nom et prénom, ou même un avatar, peu se faire supprimer son profil.

Point important : « Si vous sélectionnez un nom d’utilisateur pour votre compte, nous nous réservons le droit de le retirer si nous le jugeons inapproprié (par exemple, lorsque le titulaire d’une marque de commerce porte plainte concernant un nom d’utilisateur qui ne correspond pas au nom réel de cet utilisateur). »

En gros : Vous devez vraiment vous nommer

2 -Le second est relatif aux conditions de promotion modifiées en décembre 2010 (http://www.facebook.com/promotions_guidelines.php)

3- Le troisième est relatif aux conditions publicitaires modifiées en septembre 2010 (http://www.facebook.com/ad_guidelines.php)

4- Le quatrième est relatif aux conditions d’utilisations des pages modifiées en septembre 2010 (http://www.facebook.com/terms_pages.php)

Après avoir lu le tout, vous devenez une vraie bête noire pour vos concurrents héhé

Bon vous l’avez compris, c’est tellement imbuvable et modifié tellement de fois que tous les CM du monde n’ont pris connaissance de ces règles. Pourtant méfiez vous !

2 – Un peu de Dark CM ou comment faire tomber les pages de vos concurrents

Aujourd’hui, on va comprendre comme attaquer les pages des concurrents dans le but de les faire tomber. Je sais, ce n’est pas vraiment sympa de vous filer l’info, mais vu ce que j’ai déjà pu voir, de nombreuses entreprises semblent avoir compris le principe.

Ici, l’objectif est avant tout de vous montrer les faiblesses de la plate-forme plutôt que de vous inciter à réellement le faire.

Sachez que Facebook ne cherche pas à savoir « Mais quequi se passe monsieur ? » mais vous zappe directement, grosse ou petite entreprise. Contrairement à certaines idées reçues, Facebook ne prévient pas, il coupe. Après à vous de vous galérer pour récupérer le tout.

A) ATTAQUE DE LA PAGE ?

Beaucoup d’entreprises pensent que leur fan page est la seule chose attaquable. De ce fait, elles concentrent leur attention sur le respect des CGU liées à cette dernière. Il est vrai que faire tomber une FanPage est difficile. Dans le cadre de mon travail, malgré mes mails pour faire supprimer une fan page qui n’était pas du fait de mon entreprise, cette dernière demeure. De plus généralement les pages évitent de transgresser les CGU et surtout Facebook est moins alerte. Mais vous pourrez toujours tenter.

Le principe est simple. Une fois sur la FanPage, allez en bas à gauche, bouton signaler et hop. Vous remarquerez le superbe « suicide à son propre encontre » (oui sinon ça ne serait pas suicide/blessure mais suicide ou blessure).

COMMENT ÇA JE SUIS UN ENFOIRÉ QUI DONNE DES IDÉES AUX AUTRES … non mais oh. Bon ok, maintenant vous avez compris qu’il ne faut pas se fier aux apparences mais bien suivre de manière stricte les CGU et se tenir informer de leurs évolutions.

En fait le gros problème c’est que vous vous bercez d’illusions. Ce n’est pas parce que votre FanPage est conforme que vous ne pouvez subir une fermeture. En effet, généralement une fanpage est reliée à un profil utilisateur. C’est ce dernier qui peut être un vrai danger

A) ATTAQUE DE LA SOURCE « Luke je suis absolument pas ton père »

Il est très très simple de faire tomber les pages de ses concurrents si l’on s’attaque directement à la source. Sachez qu’une fan page est en effet généralement liée à un profil utilisateur, et que si ce dernier tombe … la page tombe. C’est aussi simple que ça. Et faire tomber des profils, c’est très facile, beaucoup plus que les FanPages.

Dans un premier temps il faut identifier l’auteur de la page, ce qui peut être compliqué mais pas impossible.

  • Vous le connaissez, ou vous l’avez repéré sur d’autres pages d’entreprises du secteur, soit sur des groupes de discussions utilisateurs …
  • Vous pouvez également taper le nom de la marque que vous souhaitez faire tomber et regarder si dans les résultats de personnes il n’y aurait pas un profil suspect (genre pas vraiment de nom et prénom, mais plus un avatar et un « de chez ») … En effet, beaucoup de CM créent de faux comptes pour pouvoir différencier leur vie réelle de leur vie professionnelle (ce qui est normal), ou tout simplement pour pouvoir passer la main au cas où. Résultat … un faux profil arg ! Ou plutôt « héhé »

  • Vous pouvez effectuer une recherche Google sur les termes « trouver administrateur  de fan page » afin de voir les bidouilles expliquées par des pros tout simplement. D’ailleurs il semblerait que vous soyez nombreux à le faire, bande de petits malins

NOTE IMPORTANTE : Je viens de trouver assez facilement le profil du Community Manager d’un grand groupe avec avatar et surnom, ce qui est effectivement prohibé. Malgré mes nombreux messages, ils n’ont toujours rien changé. Ainsi lorsque l’on tape le nom du groupe, le premier résultat qui vient est un profil avatarisé, avec logo. Lorsque l’on regarde ce profil, l’on se rend compte qu’il n’a pour intérêt qu’uniquement  la FanPage du groupe … il y a de fortes chances que ce soit effectivement le Community Manager de cette dernière. Voilà, identifié … facilement et réaction tardive … badaboum ?

Dans le cadre du journal du Centre dont je parlais en introduction, ce dernier explique :

« Facebook exigerait que la personne physique qui tient le compte soit identifiée »

Et oui c’est dans les CGU. Je pense, personnellement, qu’il y a eut une petite dénonciation. Facebook ne saurait superviser l’ensemble de sa communauté, d’ailleurs regardez vos contacts et vous comprendrez. C’est ce qui m’est arrivé.

Alors comment le bloquer une fois que vous l’avez identifié, ce maudit CM ? Simple, en bas du profil, n’hésitez pas à cliquer sur « signaler une personne » pour motif de faux profil. Au bout d’un moment, Facebook le virera et la fan page avec. Diablement efficace, après pour rattraper … Bon allez pas faire tomber toutes les pages hein, c’est uniquement pour vous montrer vos faiblesses !

2 – Pas de panique, pour récupérer votre page …

Cela vous est donc arrivé ? Pas de panique, n’oubliez pas que chez Facebook, c’est rien ne se perd, rien ne se détruit, tout se garde et se monnaie. Une page qui disparait n’est pas une page détruite mais une page qui ne s’affiche plus. En clair, ils peuvent la réactiver mais pour cela vous devez les motiver.

Pour récupérer votre Page, cela ne sert à rien d’aller gémir auprès de Facebook, ils s’en fichent. Ce qu’ils veulent, ce n’est pas que des entreprises créent des Fan Pages gratuites, mais qu’elles investissent dans les ads. Et c’est par là que vous allez pouvoir récupérer votre page, par l’appât du gain !

Utilisez le formulaire de contact pour les pubs (il faut fouiller un peu) dans Facebook. Actuellement, en janvier 2011, il faut se rendre à cette adresse :

http://www.facebook.com/help/?page=861#!/help/?faq=14715

Puis cliquez sur « Remplir ce Formulaire ».  (attention, votre question doit être en Anglais). Présentez vous, expliquez votre situation et dites que vous voulez investir énormément pour promouvoir votre FanPage, que vous allez changer et que Mark Zuckerberg est un gars vraiment cool. Si cela ne marche pas, continuez à les harceler. Si cela ne marche toujours pas, fouillez le site en quête d’un autre formulaire lié à d’autres questions. Si ça marche, vous me devrez un godet.



3 – Tu la vois mon éthique ? Où la nécessité de former

Il est très très important de créer et de mettre en place une charte éthique au sein de son entreprise afin :

  • que ces pratiques n’arrivent pas et de rester éthique dans l’appréhension de ses concurrents sur la toile
  • de former les personnes en charge de la communication sur les médias sociaux des différentes problématiques qu’ils pourraient rencontrer
Il faut impérativement prendre également en considération le profil lié à la FanPage dans sa stratégie de communication car c’est LE point faible de tout communication sur Facebook, et les entreprises commencent de plus en plus à devenir agressives.

En interne, cela passe par des Guide Lines (en anglais ça fait toujours mieux) qui peuvent se scinder en deux parties, comme c’est le cas dans de nombreuses entreprises Etats – Uniennes.

La première partie concerne donc les obligations. Généralement, ces obligations sont en corrélation avec la relation entreprise – consommateurs (ne pas les insulter par exemple … oui je sais c’est tentant mais non) mais n’oubliez pas la relation entreprise- concurrents. Il ne faut pas négliger, à mon sens, le rôle primordial de ces derniers et de notre relation vis à vis d’eux. Si vous êtes capable de les fourber en cliquant sur bannir, alors vous ne valez rien (désolé). Pensez éthique et transparence dans votre communication. L’objectif n’est pas de faire tomber les pages des autres mais bien d’améliorer nos rapports aux consommateurs.

La seconde partie concerne les trucs et astuces, et sont plus de l’ordre de la recommandation (qui nécessite des fois une formation). Il s’agit de former ses employés aux abus et dérives et de leur apporter des solutions précises en cas d’attaque de cet ordre.

Pour voir toutes les GuideLines des autres entreprise et vous en inspirer je vous conseil ce site qui les recense :

http://socialmediagovernance.com/policies.php

=> Un exemple chez FORD

Ford Social Media Guidelines

Conclusion

Beaucoup d’entreprises pensent qu’en respectant certaines CGU directement sur leur FanPage elles seront à l’abri des concurrents ou même des consommateurs. Cependant le profil utilisateur reste un gros point noir car trop souvent oublié.

De même, de nombreux autres sites dit « web 2.0″ ont développé une application permettant de signaler des contenus inappropriés. Ces fonctions ont vite trouvé une utilité pour les consommateurs mécontent ou pour les concurrents. On se rappelle ainsi le cas de Frédéric Lefebvre qui avait été expulsé par les internautes grâce au bouton « report spam » de chez Twitter (voir l’excellent article de Rue89 )

Personnellement, il m’est arrivé ce genre de choses. J’ai crée un compte avatarisé, au bout d’une semaine il était mystérieusement fermé (je soupçonne fortement une intervention externe qu’un zèle de Facebook qui n’a pas que ça à faire). Heureusement, l’appât du gain a été le plus fort, la page et le profil était de retour. Comme quoi rien n’est perdu et je pense qu’il est important que les Community Manager soient informés.

Si il y a une chose à retenir, c’est que vous êtes vulnérable, car les CGU évoluent et qu’il existe des méthodes dès lors pour vous faire tomber

  • Tenez vous au courant des évolutions, soyez alertes
  • Ne prenez pas pour acquis ce que font les autres mais bien ce que Facebook vous dit
  • Soyez éthique
  • Formez vos employés aux CGU et à ne pas user de mauvaises pratiques

Des questions ?